Re: Guerre en Ukraine
Publié : lun. 04 avr. 2022, 16:30
La liberté de parole en Russie ? En public, vous pouvez oublier. Beaucoup de Russes n’osent même plus répondre aux journalistes étrangers par peur des représailles.
La liberté de la presse ? Le dernier journal indépendant a cessé son activité il y a quelques jours.
La liberté de penser ? Elle subsiste, de la même manière que ceux qui en avaient les moyens pouvaient encore « penser » de façon critique sous Staline, sous Hitler, sous Mao. Mais les autres ? La masse des Russes est abrutie par les flots de propagande haineuse que déversent 24 heures sur 24 les chaînes de télévision et les radios du pays.
Il est difficile de s’en rendre compte sans parler la langue, mais le site français de « Sputnik » fait figure d’un lieu de profonds débats entre grands intellectuels universitaires, comparé à la télévison russe.
Et je ne parle même pas des opposants empoisonnés ou abattus en pleine rue, des personnes condamnées à des années de prison pour avoir déplu au tsar ou à ses sicaires, des attentats déguisés (commis par le FSB) de 1999 pour prétexter une intervention militaire, et ainsi de suite.
C’est ce modèle-là que vous défendez, amis poutiniens, devenant ainsi les « idiots utiles » d’un dictateur au sang froid qui n’hésiterait pas une seule seconde à vous éliminer si la longueur de votre nez lui déplaisait.
Souvenez-vous en la prochaine fois que vous chanterez les louanges du Kremlin.
Une dernière chose, concernant la tactique de Poutine.
Il essaie d’impressionner ses adversaires. C’est les méthodes du KGB : la guerre se gagne sur le terrain psychologique. Regardez mes missiles balistiques intercontinentaux, voyez comme je suis puissant, je vais prendre Kiev en trois jours. En réalité, Poutine ne veut pas qu’on lui fasse de l’ombre. Ce n’est pas un militaire, c’est quelqu’un qui a toujours travaillé dans des bureaux, et il a peur qu’un général devienne plus populaire que lui. En conséquence, l’armée russe est commandée directement depuis Moscou, là où les officiers ukrainiens ont une large autonomie pour prendre des décisions sur le terrain. On a vu le résultat.
Poutine méprise les Occidentaux (à raison), il sent bien que ce sont des faibles, des larves sans courage. Mais lui-même n’est pas particulièrement courageux. Il cultive une image d’homme viril, de judoka, etc., mais c’est de la poudre aux yeux. Il faut regarder derrière : ce sont encore des manipulations de tchékiste. En réalité Poutine est un paranoïaque qui a tellement peur du covid (ou de ses généraux… voire des deux) qu’il fait s’asseoir ses collaborateurs à dix mètres de lui, à l’extrémité d’une table immense. Il ne lui viendrait pas non plus à l’esprit de provoquer un adversaire plus fort que lui comme Xi Jinping, par exemple. Au contraire : il lui transfère des technologies militaires et des hydrocarbures à bas prix. La relation russo-chinoise est clairement humiliante pour les Russes. Erdogan également lui tient tête sans problème.
Bref : fort avec les faibles, faible avec les forts, telle est la devise de Poutine.
Il n’aurait jamais attaqué l’Ukraine s’il avait pensé que les Occidentaux interviendraient. Or Joe Biden a dit dès le début qu’il n’engagerait « jamais » l’Amérique en Ukraine ! Si vous faites ça au poker (abattre toutes vos cartes) vous n’irez pas bien loin.
La liberté de la presse ? Le dernier journal indépendant a cessé son activité il y a quelques jours.
La liberté de penser ? Elle subsiste, de la même manière que ceux qui en avaient les moyens pouvaient encore « penser » de façon critique sous Staline, sous Hitler, sous Mao. Mais les autres ? La masse des Russes est abrutie par les flots de propagande haineuse que déversent 24 heures sur 24 les chaînes de télévision et les radios du pays.
Il est difficile de s’en rendre compte sans parler la langue, mais le site français de « Sputnik » fait figure d’un lieu de profonds débats entre grands intellectuels universitaires, comparé à la télévison russe.
Et je ne parle même pas des opposants empoisonnés ou abattus en pleine rue, des personnes condamnées à des années de prison pour avoir déplu au tsar ou à ses sicaires, des attentats déguisés (commis par le FSB) de 1999 pour prétexter une intervention militaire, et ainsi de suite.
C’est ce modèle-là que vous défendez, amis poutiniens, devenant ainsi les « idiots utiles » d’un dictateur au sang froid qui n’hésiterait pas une seule seconde à vous éliminer si la longueur de votre nez lui déplaisait.
Souvenez-vous en la prochaine fois que vous chanterez les louanges du Kremlin.
Une dernière chose, concernant la tactique de Poutine.
Il essaie d’impressionner ses adversaires. C’est les méthodes du KGB : la guerre se gagne sur le terrain psychologique. Regardez mes missiles balistiques intercontinentaux, voyez comme je suis puissant, je vais prendre Kiev en trois jours. En réalité, Poutine ne veut pas qu’on lui fasse de l’ombre. Ce n’est pas un militaire, c’est quelqu’un qui a toujours travaillé dans des bureaux, et il a peur qu’un général devienne plus populaire que lui. En conséquence, l’armée russe est commandée directement depuis Moscou, là où les officiers ukrainiens ont une large autonomie pour prendre des décisions sur le terrain. On a vu le résultat.
Poutine méprise les Occidentaux (à raison), il sent bien que ce sont des faibles, des larves sans courage. Mais lui-même n’est pas particulièrement courageux. Il cultive une image d’homme viril, de judoka, etc., mais c’est de la poudre aux yeux. Il faut regarder derrière : ce sont encore des manipulations de tchékiste. En réalité Poutine est un paranoïaque qui a tellement peur du covid (ou de ses généraux… voire des deux) qu’il fait s’asseoir ses collaborateurs à dix mètres de lui, à l’extrémité d’une table immense. Il ne lui viendrait pas non plus à l’esprit de provoquer un adversaire plus fort que lui comme Xi Jinping, par exemple. Au contraire : il lui transfère des technologies militaires et des hydrocarbures à bas prix. La relation russo-chinoise est clairement humiliante pour les Russes. Erdogan également lui tient tête sans problème.
Bref : fort avec les faibles, faible avec les forts, telle est la devise de Poutine.
Il n’aurait jamais attaqué l’Ukraine s’il avait pensé que les Occidentaux interviendraient. Or Joe Biden a dit dès le début qu’il n’engagerait « jamais » l’Amérique en Ukraine ! Si vous faites ça au poker (abattre toutes vos cartes) vous n’irez pas bien loin.