Gehennam a écrit :Moui cette disctinction est subjective et ?
Et rien du tout. Sauf que c’est absurde. Car personne n’agit comme si le bien et le mal étaient des notions subjectives. Et d’ailleurs, si le bien et le mal sont subjectifs, vous devez admettre que de votre propre point de vue, vouloir empêcher les homosexuels de se marier peut être considéré comme un bien.
Gehennam a écrit :Dans ma définition de la perfection, le mal est partie intégrante et s'équilibre de fait avec le bien. Donc oui c'est une des facettes de la perfection. Cela ne veut pas dire que je n’exècre pas ce genre de comportements ou que je les tolère. Cependant, je pense que rien n'arrive par hasard (le hasard n'existe d'ailleurs pas, car, selon moi, le hasard n'est qu'une inconnue derrière laquelle nous dissimulons tous les paramètres que l'on ne peut prédire). Tout va bien dans le meilleur des mondes ? D'un point de vue personnel, non tout ne va pas bien. D'un point de vue objectif, il n'y a pas de mal, pas de bien, juste des actes qui s'équilibrent naturellement à un moment ou à un autre.
Et cette vision est absurde. Le mal nécessaire au bien ? Mais qui peut admettre cela lorsqu’il est frappé durement par le mal ? Vous parlez comme un occidental engoncé dans son confort et qui n’a jamais vraiment souffert. Non Gehennam, le mal est révoltant, il est un scandale. Prétendre qu’il serait le pendant du bien, cela voudrait dire, en toute logique, qu’il ne faut surtout pas combattre le mal, car alors on nuirait au bien. Belle logique en vérité !
Gehennam a écrit :La différence que je fais est que l'être né a une âme.
Argument ridicule, encore une fois. Avez-vous une preuve de ce que vous avancez ? La seule chose absolument certaine que l’on sache, c’est que dès la conception, l’être humain est constitué. Mais l’âme ? Allons, soyons sérieux. Certains esclavagistes ont tenté de nier que certaines races humaines avaient vraiment une âme, vous savez.
En outre, je récuse cette histoire d’âme arrivant dans le corps à la naissance comme une absurdité finie. L’être humain est UN. L’âme est le principe qui anime le corps. Donc puisque l’être humain est constitué dès sa conception, c’est dès sa conception qu’il possède une âme. Vous dites que l’âme arrive à la naissance ? Mais quid des bébés qui naissent à 6 mois ? L’âme viendrait-elle comme par « magie » avec le 1er souffle d’air ? Faut-il en déduire que l’enfant qui meure très près du terme n’avait pas d’âme ?
Vous savez, il y a un moment où il faut arrêter de croire n’importe quoi, surtout quand ça vous permet de légitimer le mal. Après Justine qui se pose la question de savoir en quoi priver un enfant de son père ou de sa mère biologique serait le priver d’un droit, voici Gehennam qui décide arbitrairement de quand l’âme doit « descendre » dans le corps humain.
Gehennam a écrit :Vous pensez que l'âme est créée à partir de la fusion entre le noyau du spermatozoïde et de l'ovule, je ne partage pas ce point de vue.
Je pense que l’être humain est créé dès sa conception. Et que comme l’être humain est un tout unifié, corps et âme, il est créé entièrement dès le début. Et la biologie penche en ma faveur puisqu’elle confirme que TOUT, absolument TOUT, est disponible dès la conception. Il n’y a plus qu’à laisser développer.
Au demeurant, même en admettant que mon point de vue ne soit pas meilleur que le vôtre, le principe de précaution devrait s’appliquer. Car si l’on suit mon point de vue, même s’il est faux, on ne risque rien, jamais on ne tuera qui que ce soit. En revanche, si l’on suit votre point de vue, et si vous êtes dans l’erreur, alors on commet d’horribles meurtres, en tuant des êtres humains faibles et innocents. Dans tous les cas, mon point de vue est donc d’un point de vue moral supérieur au vôtre.
Gehennam a écrit :Je vous remercie de me comparer à Hitler, c'est plaisant

. Blague à part, il souhaitait, si je souviens correctement de mes cours d'histoire, "épurer" la race humaine pour ne garder qu'une "élite". En quoi mon raisonnement est similaire ?
C’est très simple : Hitler partait du principe que certains êtres humains étaient moins « dignes » que d’autres, voire moins « humains ». Bien entendu que vous n’êtes pas comme lui, mais en partant du principe que la dignité humaine n’est pas une constante, et dépend de certaines conditions subjectives, vous vous situez dans la même logique.
Gehennam a écrit :Un nourrisson est conscient de ce qu'il se passe autour de lui (les enfants sont de vraies "éponges" sentimentales).
Mais qui vous dit que le fœtus n’a pas une forme de conscience ? Avez-vous déjà entendu parler des traumatismes intra utérins ? En outre, pour quelle raison faudrait-il soutenir que la conscience est le critère suprême qui définit un être humain ? Pourrait-on alors considérer qu’un homme dans le coma n’est plus un être humain (et donc par exemple faire des expériences sur lui) ?
Cette histoire de conscience comme seul critère définissant un être humain est encore un choix subjectif. Un généticien vous parlera plutôt d’ADN, par exemple. Vous n’avez donc pas le droit de décider de la nature humaine ou pas d’un individu sur vos seuls critères subjectifs.
Gehennam a écrit :Une personne dans le coma, bien que je m'avance certainement sur ce point et que rien n'étaye mon hypothèse, est également consciente de son entourage (ne dit-on pas que les personnes dans le coma entendent ce qu'on leur dit ?).
Vous ne vous avancez pas, et en même temps émettez des hypothèses invérifiables. Pensez au principe de précaution.
Gehennam a écrit :Qui fixe les conditions ? De mémoire, il existe dans notre société des comités d'éthique qui ont justement cette fonction
Des comités d’éthique qui vont donc raisonner non pas sur des faits objectifs mais sur du subjectif. Donc si demain un comité d’éthique décidait que les Noirs étaient moins « dignes » que les Blancs, ça vous irait ?
Gehennam a écrit :L'épanouissement n'est possible que si notre interaction avec le monde, que si nos actes et donc par extension l'usage que l'on fait de notre liberté est en accord avec notre conscience.
Pour revenir encore et toujours à cet exemple, Hitler avait probablement une conscience tranquille. Les témoignages des nazis sont formels : ils ne se sont pas rendu compte de l’horreur de ce qu’ils faisaient. La conscience doit donc être éclairée sinon, tout en étant en accord avec elle, vous ferez le mal.