Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2011-2012)
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- Véronique Belen
- Quæstor

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Re: Un langage nouveau
Je n'en ai pas la même lecture que vous...
A voir dans mes méditations.
A voir dans mes méditations.
www.histoiredunefoi.fr
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le discours sur l'Eucharistie
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,52-59.
Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.
Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Voilà ce que Jésus a dit, dans son enseignement à la synagogue de Capharnaüm.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Jésus dit en public, mais de façon voilée et volontairement choquante tout ce qui concerne l'Eucharistie. Il choque, car Il connaît les hommes et ils savent que ceux-ci se souviennent longtemps de ce qui les a choqués. Quelque chose de ce discours passe souvent inaperçu, et c'est qu'il a eu lieu, non à Jérusalem, peu avant la Passion, mais à Capharnaüm, après la multiplication des pains. Ce détail me révèle que dès le commencement de sa vie publique, Jésus avait en vue l'institution de l'Eucharistie comme cœur et centre de la vie spirituelle - et de la vie dans le monde, des futurs fidèles chrétiens.
Notre prêtre a dit quelque chose d'intéressant en nous rappelant que la notion de corps et d'esprit est issue d'une conception platonicienne qui s'est répandue partout. Mais pour les Juifs comme pour Jésus, la chair, le sang et l'esprit, tout est lié: les éléments semblent séparés et distincts, mais ils veulent toujours désigner le "moi". "Qui me mange vivra par moi". La finalité de l'Eucharistie, c'est pour le fidèle d'assimiler l'être même de Jésus dans son propre être. Au-delà des difficultés de compréhension, c'est une véritable mutation de l'être humain par le divin... mais cela ne se peut évidemment pas hors de la foi !
Ce qui choque les Juifs d'alors, choque aujourd'hui tous ceux et toutes celles que l'Esprit n'a pas appelés. Comment un homme moderne, instruit comme nous le sommes, pourrait-il croire à ces mythologies ?
J'ai entendu cela - et souvent - de la part de membres de ma propre famille. Un homme qui a la foi est pratiquement considéré comme un "doux dingue" ou un simple d'esprit... j'aime bien le simple d'esprit, car elle est incluse dans la première des Béatitudes. Or, c'est de nouveau rempli de gaieté surnaturelle que je suis sorti de cette messe...
Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.
Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Voilà ce que Jésus a dit, dans son enseignement à la synagogue de Capharnaüm.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Jésus dit en public, mais de façon voilée et volontairement choquante tout ce qui concerne l'Eucharistie. Il choque, car Il connaît les hommes et ils savent que ceux-ci se souviennent longtemps de ce qui les a choqués. Quelque chose de ce discours passe souvent inaperçu, et c'est qu'il a eu lieu, non à Jérusalem, peu avant la Passion, mais à Capharnaüm, après la multiplication des pains. Ce détail me révèle que dès le commencement de sa vie publique, Jésus avait en vue l'institution de l'Eucharistie comme cœur et centre de la vie spirituelle - et de la vie dans le monde, des futurs fidèles chrétiens.
Notre prêtre a dit quelque chose d'intéressant en nous rappelant que la notion de corps et d'esprit est issue d'une conception platonicienne qui s'est répandue partout. Mais pour les Juifs comme pour Jésus, la chair, le sang et l'esprit, tout est lié: les éléments semblent séparés et distincts, mais ils veulent toujours désigner le "moi". "Qui me mange vivra par moi". La finalité de l'Eucharistie, c'est pour le fidèle d'assimiler l'être même de Jésus dans son propre être. Au-delà des difficultés de compréhension, c'est une véritable mutation de l'être humain par le divin... mais cela ne se peut évidemment pas hors de la foi !
Ce qui choque les Juifs d'alors, choque aujourd'hui tous ceux et toutes celles que l'Esprit n'a pas appelés. Comment un homme moderne, instruit comme nous le sommes, pourrait-il croire à ces mythologies ?
J'ai entendu cela - et souvent - de la part de membres de ma propre famille. Un homme qui a la foi est pratiquement considéré comme un "doux dingue" ou un simple d'esprit... j'aime bien le simple d'esprit, car elle est incluse dans la première des Béatitudes. Or, c'est de nouveau rempli de gaieté surnaturelle que je suis sorti de cette messe...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
L'Eucharistie chaque jour ... sauf aujourd'hui !
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,60-69.
Jésus avait dit dans la synagogue de Capharnaüm : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. » Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, s'écrièrent : « Ce qu'il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l'écouter ! »
Jésus connaissait par lui-même ces récriminations des disciples. Il leur dit : « Cela vous heurte ? Et quand vous verrez le Fils de l'homme monter là où il était auparavant ?. . .
C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.
Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et celui qui le livrerait.
Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »
A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui.
Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint, le Saint de Dieu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
En disant ces mots : "C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.", Jésus indique véritablement, par avance, que sa passion, sa mort et sa résurrection se poursuivront jusqu'à la fin des temps dans le sacrement de l'Eucharistie.
Nous qui le savons, comme nous devrions aimer et chérir l'Eucharistie ! Nous avons ce trésor d'éternité déjà présent dans notre quotidien, mais combien d'entre nous n'en profitent pas assez ? J'en témoigne : depuis la fin de ma dépression en 1993 jusqu'à ce jour, j'ai communié chaque matin sans discontinuer.
Or, hélas, malheur ! : la seule exception apparaît en cette année 2012, et c'est aujourd'hui. Car du fait du manque de prêtres, la messe du samedi a lieu désormais le soir et est "anticipée" de celle du dimanche...
Or, je ne sais pas si ceux et celles qui liront ceci s'en rendent bien compte, mais cela veut dire que cet Évangile, d'aujourd'hui, qui, justement, nous confirme cet état bienheureux qui durera jusqu'au retour en gloire de notre Seigneur... eh bien, je n'aurai pas l'occasion de l'entendre dire. Tout ce que je peux faire, c'est suivre la messe sur le lien du jour du Seigneur, ce soir :
http://www.lejourduseigneur.com/Web-TV/ ... u-Seigneur
mais sans pouvoir communier. Quant à l’Évangile de demain, c'est celui du Bon Pasteur.
Je suis tellement surpris de constater ces choses que je conçois le projet d'envoyer une lettre à notre Évêque. Et je demande de l'aide : quelqu'un parmi vous pourrait-il m'aider à retrouver cette prophétie qui concernait "la fin du sacrifice perpétuel" ? Je ne l'ai pas retrouvée dans l'Apocalypse, et cela me tracasse beaucoup... qu'il y ait des vendredi 13, je m'en contrefiche, mais l'idée que l’Évangile d'aujourd'hui ne soit pas dit, c'est certainement un très mauvais signe...
Jésus avait dit dans la synagogue de Capharnaüm : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. » Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, s'écrièrent : « Ce qu'il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l'écouter ! »
Jésus connaissait par lui-même ces récriminations des disciples. Il leur dit : « Cela vous heurte ? Et quand vous verrez le Fils de l'homme monter là où il était auparavant ?. . .
C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.
Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et celui qui le livrerait.
Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »
A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui.
Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint, le Saint de Dieu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
En disant ces mots : "C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.", Jésus indique véritablement, par avance, que sa passion, sa mort et sa résurrection se poursuivront jusqu'à la fin des temps dans le sacrement de l'Eucharistie.
Nous qui le savons, comme nous devrions aimer et chérir l'Eucharistie ! Nous avons ce trésor d'éternité déjà présent dans notre quotidien, mais combien d'entre nous n'en profitent pas assez ? J'en témoigne : depuis la fin de ma dépression en 1993 jusqu'à ce jour, j'ai communié chaque matin sans discontinuer.
Or, hélas, malheur ! : la seule exception apparaît en cette année 2012, et c'est aujourd'hui. Car du fait du manque de prêtres, la messe du samedi a lieu désormais le soir et est "anticipée" de celle du dimanche...
Or, je ne sais pas si ceux et celles qui liront ceci s'en rendent bien compte, mais cela veut dire que cet Évangile, d'aujourd'hui, qui, justement, nous confirme cet état bienheureux qui durera jusqu'au retour en gloire de notre Seigneur... eh bien, je n'aurai pas l'occasion de l'entendre dire. Tout ce que je peux faire, c'est suivre la messe sur le lien du jour du Seigneur, ce soir :
http://www.lejourduseigneur.com/Web-TV/ ... u-Seigneur
mais sans pouvoir communier. Quant à l’Évangile de demain, c'est celui du Bon Pasteur.
Je suis tellement surpris de constater ces choses que je conçois le projet d'envoyer une lettre à notre Évêque. Et je demande de l'aide : quelqu'un parmi vous pourrait-il m'aider à retrouver cette prophétie qui concernait "la fin du sacrifice perpétuel" ? Je ne l'ai pas retrouvée dans l'Apocalypse, et cela me tracasse beaucoup... qu'il y ait des vendredi 13, je m'en contrefiche, mais l'idée que l’Évangile d'aujourd'hui ne soit pas dit, c'est certainement un très mauvais signe...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
L'initiative de la grâce divine
Livre des Actes des Apôtres 11,1-18.
S'ils ont reçu de Dieu le même don que nous, en croyant au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l'action de Dieu ? »
Psaume 42(41)
Mon âme a soif de Dieu,
le Dieu vivant ;
quand pourrai-je m'avancer,
paraître face à Dieu ?
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,1-10.
Jésus parlait ainsi aux pharisiens : " Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit.
Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir.
Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et elles le suivent, car elles connaissent sa voix.
Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s'enfuiront loin de lui, car elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus. »
Jésus employa cette parabole en s'adressant aux pharisiens, mais ils ne comprirent pas ce qu'il voulait leur dire.
C'est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : je suis la porte des brebis.
Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés.
Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage.
Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance.
Dans l'homélie, notre prêtre a relevé les points des trois lectures qui se rejoignent pour manifester que la grâce de Dieu précède toujours les sacrements. La grâce est bien ce que le mot en dit : un don gracieux, parfaitement gratuit. C'est ainsi que Dieu 'fonctionne' et tous hommes, tout au long de l'Histoire, qui se sont imaginés avoir prise sur Dieu, d'une manière ou d'une autre, en multipliant les sacrifices, en gravant leurs ceinturons ou leur monnaie avec une mention de Dieu... en ont été pour leur frais : ce n'est pas ainsi que Dieu est à l’œuvre dans le monde.
Dans l’Évangile, plus particulièrement, les démarches strictement humaines sont dénoncées comme étant celles des voleurs et des bandits qui pillent, égorgent, détruisent... C'est que, souvent, les hommes se trompent au sujet de Dieu - tout simplement par manque d'humilité. Le croyant novice (et même les convertis) se disent : puisque j'ai foi en Dieu, tout ce que j'entreprendrai réussira. La formule "Aide-toi, le Ciel t'aidera" est une erreur typique - qui est encore renforcée par celle-ci : "Dieu n'aide que ceux qui s'aident eux-mêmes".
Eh bien, pas du tout: il n'y a pas de mode d'emploi, la Bible et les Évangiles ne sont pas des notices de montage !
La bonne démarche, celle qui permet à coup sûr de rencontrer Dieu, consiste à être attentif à ce que Dieu veut nous donner, mais aussi au dessein, au projet qu'il a sur nous, celui pour lequel, de toute éternité, nous avons été "pensés" par Lui. N'est-ce pas extraordinaire de songer à cela ? Je suis convaincu - et si je le suis, c'est à cause de mon bonheur quotidien, que je devais devenir simple petit bouquiniste... mais un petit bouquiniste qui excellerait à partager son goût des livres et des mots. Une dame m'a un jour fait ce compliment qui m'est allé droit au cœur : "Cette nuit, j'ai rêvé que de votre boutique: vos livres s'ouvraient et commençaient à bavarder entre eux. Leurs pages s'ouvraient toutes seules et des mots en sortaient pour aller vers d'autres livres, qui leur rendaient la pareille"... Superbe et fantastique image ! C'était bien ce que voulait le Seigneur pour moi - et puis d'ailleurs, tous les livres que j'ai lus avant ma conversion m'ont immanquablement reconduit à la Bible.
Il y a une autre chose de ma vie que je voudrais rapporter. Lors de ma visite à Lisa, mon amie de Caroline du Sud... Pour moi, il s'agissait de vivre une grande aventure, après l'armée. Mais ce qui est arrivé qui vaut la peine d'être retenu, c'est que ma correspondante, que je n'ai donc rencontrée qu'une seule fois, avait besoin d'entendre. Car elle était dans l'erreur lorsqu'elle m'a dit (à propos d'un secret qui la rongeait : un avortement) : "J'ai pris une vie, Dieu prendra la mienne". Eh bien, moi qui n'étais pas encore converti, j'ai trouvé les mots, en anglais, pour la convaincre et la persuader que le Seigneur n'est pas ainsi: Dieu ne se venge pas, Il ne sait même pas ce que c'est que la vengeance, puisqu'il est Amour. Et je me souviens qu'à un moment donné, elle fut si bien convaincue de la Miséricorde divine, qu'elle a fondu en larmes. Le jour de mon départ), elle m'a dit qu'elle s'était sentie revivre. Je ne l'ai jamais revue. Cependant, c'est vrai la grâce, par deux fois, a précédé les sacrements: pour moi, la conversion et le retour à la pratique régulière; et pour elle, une vie entièrement renouvelée.
Je suis convaincu que chacun d'entre nous pourrait rapporter de telles histoires.
S'ils ont reçu de Dieu le même don que nous, en croyant au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l'action de Dieu ? »
Psaume 42(41)
Mon âme a soif de Dieu,
le Dieu vivant ;
quand pourrai-je m'avancer,
paraître face à Dieu ?
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,1-10.
Jésus parlait ainsi aux pharisiens : " Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit.
Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir.
Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et elles le suivent, car elles connaissent sa voix.
Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s'enfuiront loin de lui, car elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus. »
Jésus employa cette parabole en s'adressant aux pharisiens, mais ils ne comprirent pas ce qu'il voulait leur dire.
C'est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : je suis la porte des brebis.
Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés.
Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage.
Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance.
Dans l'homélie, notre prêtre a relevé les points des trois lectures qui se rejoignent pour manifester que la grâce de Dieu précède toujours les sacrements. La grâce est bien ce que le mot en dit : un don gracieux, parfaitement gratuit. C'est ainsi que Dieu 'fonctionne' et tous hommes, tout au long de l'Histoire, qui se sont imaginés avoir prise sur Dieu, d'une manière ou d'une autre, en multipliant les sacrifices, en gravant leurs ceinturons ou leur monnaie avec une mention de Dieu... en ont été pour leur frais : ce n'est pas ainsi que Dieu est à l’œuvre dans le monde.
Dans l’Évangile, plus particulièrement, les démarches strictement humaines sont dénoncées comme étant celles des voleurs et des bandits qui pillent, égorgent, détruisent... C'est que, souvent, les hommes se trompent au sujet de Dieu - tout simplement par manque d'humilité. Le croyant novice (et même les convertis) se disent : puisque j'ai foi en Dieu, tout ce que j'entreprendrai réussira. La formule "Aide-toi, le Ciel t'aidera" est une erreur typique - qui est encore renforcée par celle-ci : "Dieu n'aide que ceux qui s'aident eux-mêmes".
Eh bien, pas du tout: il n'y a pas de mode d'emploi, la Bible et les Évangiles ne sont pas des notices de montage !
La bonne démarche, celle qui permet à coup sûr de rencontrer Dieu, consiste à être attentif à ce que Dieu veut nous donner, mais aussi au dessein, au projet qu'il a sur nous, celui pour lequel, de toute éternité, nous avons été "pensés" par Lui. N'est-ce pas extraordinaire de songer à cela ? Je suis convaincu - et si je le suis, c'est à cause de mon bonheur quotidien, que je devais devenir simple petit bouquiniste... mais un petit bouquiniste qui excellerait à partager son goût des livres et des mots. Une dame m'a un jour fait ce compliment qui m'est allé droit au cœur : "Cette nuit, j'ai rêvé que de votre boutique: vos livres s'ouvraient et commençaient à bavarder entre eux. Leurs pages s'ouvraient toutes seules et des mots en sortaient pour aller vers d'autres livres, qui leur rendaient la pareille"... Superbe et fantastique image ! C'était bien ce que voulait le Seigneur pour moi - et puis d'ailleurs, tous les livres que j'ai lus avant ma conversion m'ont immanquablement reconduit à la Bible.
Il y a une autre chose de ma vie que je voudrais rapporter. Lors de ma visite à Lisa, mon amie de Caroline du Sud... Pour moi, il s'agissait de vivre une grande aventure, après l'armée. Mais ce qui est arrivé qui vaut la peine d'être retenu, c'est que ma correspondante, que je n'ai donc rencontrée qu'une seule fois, avait besoin d'entendre. Car elle était dans l'erreur lorsqu'elle m'a dit (à propos d'un secret qui la rongeait : un avortement) : "J'ai pris une vie, Dieu prendra la mienne". Eh bien, moi qui n'étais pas encore converti, j'ai trouvé les mots, en anglais, pour la convaincre et la persuader que le Seigneur n'est pas ainsi: Dieu ne se venge pas, Il ne sait même pas ce que c'est que la vengeance, puisqu'il est Amour. Et je me souviens qu'à un moment donné, elle fut si bien convaincue de la Miséricorde divine, qu'elle a fondu en larmes. Le jour de mon départ), elle m'a dit qu'elle s'était sentie revivre. Je ne l'ai jamais revue. Cependant, c'est vrai la grâce, par deux fois, a précédé les sacrements: pour moi, la conversion et le retour à la pratique régulière; et pour elle, une vie entièrement renouvelée.
Je suis convaincu que chacun d'entre nous pourrait rapporter de telles histoires.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
« Fiat mihi secundum Verbum tuum. »
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,22-30.
On célébrait à Jérusalem l'anniversaire de la dédicace du Temple. C'était l'hiver.
Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon.
Les Juifs se groupèrent autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous laisser dans le doute ? Si tu es le Messie, dis-le-nous ouvertement ! »
Jésus leur répondit : « Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis.
Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Ce que veulent entendre les Juifs de la part de Jésus, c'est qu'il est bien le Messie qu'ils attendaient, c'est-à-dire un messie qui corresponde en tous points à l'idée qu'ils s'en faisaient. Puisque Moïse avait libéré le peuple du joug des Égyptiens en infligeant à Pharaon des fléaux terrifiants qui l'obligèrent à céder, de même le Messie doit chasser les Romains de leur terre et établir la domination juive sur toutes les nations de la terre. C'est cela qu'ils attendent et c'est la raison pour laquelle les signes que produit Jésus n'ont pas réussi à les convaincre.
Certes, il les a tous étonnés. Guérir d'un mot les malades, chasser les démons, purifier les lépreux, multiplier les pains et les poissons, et même ressusciter les morts... tout en étant capable de saisir ce qu'il y a dans le cœur de chacun, tout cela n'a finalement abouti qu'à exaspérer leur frustration.
Ce que Jésus leur répond ici ne pourra, en effet, que les pousser au comble de la désillusion. Car en prenant l'image du berger et de ses brebis, il leur rétorque aussitôt: "Je vous ai dit que je suis le Messie mais vous ne me croyez pas parce que vous ne faîtes pas partie du peuple que Dieu s'est choisi !"
Et pour chacun de nous comme pour ces Juifs, la question demeure et c'est une de celles que nul ne peut éluder. Si nous nous convertissons avec la pensée que Dieu est contraint d'exaucer nos prières, nous ne pouvons qu'être déçus. C'est de tout autre chose qu'il s'agit. Il nous faut sortir de notre sorte de "bergerie mentale" afin d'aller derrière Jésus vers ces pâturages célestes ... dont le monde ne peut donner aucune idée.
Dans l’Épitre aux Corinthiens, saint Paul le déclare ouvertement: "C'est bien une sagesse que nous proclamons devant ceux qui sont adultes dans la foi, mais ce n'est pas la sagesse de ce monde, la sagesse de ceux qui dominent le monde et qui déjà se détruisent." (1 Cor 2). Voilà bien la raison pour laquelle, du temps de Jésus comme aujourd'hui, tous et toutes sont appelés, mais seuls quelques-uns adhèrent au dessein de Dieu et s'en remettent à Lui, en tout et pour tout.
J'ai prié mon chapelet ce matin. Cela me paraît beaucoup plus adéquat en ce premier jour du mois de Marie ... que la 'fête du travail' ! Mon premier travail consiste à imiter la Vierge Marie dans son "Oui" posé dès le commencement, alors qu'elle ignorait tout à fait ce qui lui adviendrait. Oui, mon premier travail est de prononcer de tout mon cœur un 'Fiat' à la manière de Marie !
On célébrait à Jérusalem l'anniversaire de la dédicace du Temple. C'était l'hiver.
Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon.
Les Juifs se groupèrent autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous laisser dans le doute ? Si tu es le Messie, dis-le-nous ouvertement ! »
Jésus leur répondit : « Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis.
Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Ce que veulent entendre les Juifs de la part de Jésus, c'est qu'il est bien le Messie qu'ils attendaient, c'est-à-dire un messie qui corresponde en tous points à l'idée qu'ils s'en faisaient. Puisque Moïse avait libéré le peuple du joug des Égyptiens en infligeant à Pharaon des fléaux terrifiants qui l'obligèrent à céder, de même le Messie doit chasser les Romains de leur terre et établir la domination juive sur toutes les nations de la terre. C'est cela qu'ils attendent et c'est la raison pour laquelle les signes que produit Jésus n'ont pas réussi à les convaincre.
Certes, il les a tous étonnés. Guérir d'un mot les malades, chasser les démons, purifier les lépreux, multiplier les pains et les poissons, et même ressusciter les morts... tout en étant capable de saisir ce qu'il y a dans le cœur de chacun, tout cela n'a finalement abouti qu'à exaspérer leur frustration.
Ce que Jésus leur répond ici ne pourra, en effet, que les pousser au comble de la désillusion. Car en prenant l'image du berger et de ses brebis, il leur rétorque aussitôt: "Je vous ai dit que je suis le Messie mais vous ne me croyez pas parce que vous ne faîtes pas partie du peuple que Dieu s'est choisi !"
Et pour chacun de nous comme pour ces Juifs, la question demeure et c'est une de celles que nul ne peut éluder. Si nous nous convertissons avec la pensée que Dieu est contraint d'exaucer nos prières, nous ne pouvons qu'être déçus. C'est de tout autre chose qu'il s'agit. Il nous faut sortir de notre sorte de "bergerie mentale" afin d'aller derrière Jésus vers ces pâturages célestes ... dont le monde ne peut donner aucune idée.
Dans l’Épitre aux Corinthiens, saint Paul le déclare ouvertement: "C'est bien une sagesse que nous proclamons devant ceux qui sont adultes dans la foi, mais ce n'est pas la sagesse de ce monde, la sagesse de ceux qui dominent le monde et qui déjà se détruisent." (1 Cor 2). Voilà bien la raison pour laquelle, du temps de Jésus comme aujourd'hui, tous et toutes sont appelés, mais seuls quelques-uns adhèrent au dessein de Dieu et s'en remettent à Lui, en tout et pour tout.
J'ai prié mon chapelet ce matin. Cela me paraît beaucoup plus adéquat en ce premier jour du mois de Marie ... que la 'fête du travail' ! Mon premier travail consiste à imiter la Vierge Marie dans son "Oui" posé dès le commencement, alors qu'elle ignorait tout à fait ce qui lui adviendrait. Oui, mon premier travail est de prononcer de tout mon cœur un 'Fiat' à la manière de Marie !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
A la découverte de la Parole
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,44-50.
44 Jésus, lui, affirmait avec force : « Celui qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé ;
45 et celui qui me voit voit celui qui m'a envoyé.
46 Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
47 Si quelqu'un entend mes paroles et n'y reste pas fidèle, moi, je ne le jugerai pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.
48 Celui qui me rejette et n'accueille pas mes paroles aura un juge pour le condamner. La parole que j'ai prononcée, elle le condamnera au dernier jour.
49 Car ce que j'ai dit ne vient pas de moi : le Père lui-même, qui m'a envoyé, m'a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ;
50 et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l'a dit. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
[center]***[/center]
Ce que dit Jésus ici, l'apôtre Jean l'a décrit avec d'autres mot, dans d'autres passages de son Évangile. Je me suis dit d'abord : je vais les poser les uns par rapport aux autres et cela paraîtra clairement.
Mais une autre idée vient de m'être 'soufflée' - et je sais d'où vient cette inspiration: elle n'est pas pour moi mais pour celles et ceux qui commencent à lire les Évangiles et rencontrent des difficultés que j'ai connues moi-même autrefois. J'espère ainsi leur donner ce goût merveilleux qu'a ce petit livre - des Évangiles, dont il est dit, dans l'Apocalypse, qu'il faut le manger, c'est-à-dire l'incorporer à soi, avant d'en parler aux autres.
Bref, les versets 46 et 47 se retrouvent dans le même Évangile de Jean au chapitre 3, aux versets 19 à 21. Ce jugement qu'accomplit la Lumière, on le retrouve encore au chapitre 9 (toujours dans le même Évangile) aux versets 39 à 41.
Ce qu'il est dit de la condamnation, au verset 48, se retrouve encore chez les autres évangélistes, notamment en Matthieu, chapitre 12, versets 35 à 37.
Il y aurait de multiples correspondances à citer, puisque les épîtres de saint Paul contiennent le même message rapporté avec d'autres mots.
Ainsi, contrairement à ce que certains ont pu dire, les textes du Nouveau Testament ne se contredisent pas, mais ils se complètent les uns les autres. En fait, ceux qui cherchent sincèrement la Vérité sur leur propre vie, trouveront certainement, dans le Nouveau comme dans l'Ancien Testament, les textes qui les conduiront à la rencontre du Christ. Mais, par contre, tous ceux qui ouvrent les mêmes textes par simple curiosité, sans désir sincère, n'y trouveront rien du tout et refermeront leur Bible avec agacement. Ils diront: "C'est tout à fait incohérent et bourré de contradictions !" (mais il n'y a jamais de contradiction; il y a bien des paradoxes, mais ceux-ci sont là pour enrichir la recherche).
Je joins le lien du moteur de recherche de l'Aelf, qui permet de retrouver des textes à partir d'un "mot clé" :
http://www.aelf.org/bible-liturgie
Bonnes découvertes !
44 Jésus, lui, affirmait avec force : « Celui qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé ;
45 et celui qui me voit voit celui qui m'a envoyé.
46 Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
47 Si quelqu'un entend mes paroles et n'y reste pas fidèle, moi, je ne le jugerai pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.
48 Celui qui me rejette et n'accueille pas mes paroles aura un juge pour le condamner. La parole que j'ai prononcée, elle le condamnera au dernier jour.
49 Car ce que j'ai dit ne vient pas de moi : le Père lui-même, qui m'a envoyé, m'a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ;
50 et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l'a dit. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
[center]***[/center]
Ce que dit Jésus ici, l'apôtre Jean l'a décrit avec d'autres mot, dans d'autres passages de son Évangile. Je me suis dit d'abord : je vais les poser les uns par rapport aux autres et cela paraîtra clairement.
Mais une autre idée vient de m'être 'soufflée' - et je sais d'où vient cette inspiration: elle n'est pas pour moi mais pour celles et ceux qui commencent à lire les Évangiles et rencontrent des difficultés que j'ai connues moi-même autrefois. J'espère ainsi leur donner ce goût merveilleux qu'a ce petit livre - des Évangiles, dont il est dit, dans l'Apocalypse, qu'il faut le manger, c'est-à-dire l'incorporer à soi, avant d'en parler aux autres.
Bref, les versets 46 et 47 se retrouvent dans le même Évangile de Jean au chapitre 3, aux versets 19 à 21. Ce jugement qu'accomplit la Lumière, on le retrouve encore au chapitre 9 (toujours dans le même Évangile) aux versets 39 à 41.
Ce qu'il est dit de la condamnation, au verset 48, se retrouve encore chez les autres évangélistes, notamment en Matthieu, chapitre 12, versets 35 à 37.
Il y aurait de multiples correspondances à citer, puisque les épîtres de saint Paul contiennent le même message rapporté avec d'autres mots.
Ainsi, contrairement à ce que certains ont pu dire, les textes du Nouveau Testament ne se contredisent pas, mais ils se complètent les uns les autres. En fait, ceux qui cherchent sincèrement la Vérité sur leur propre vie, trouveront certainement, dans le Nouveau comme dans l'Ancien Testament, les textes qui les conduiront à la rencontre du Christ. Mais, par contre, tous ceux qui ouvrent les mêmes textes par simple curiosité, sans désir sincère, n'y trouveront rien du tout et refermeront leur Bible avec agacement. Ils diront: "C'est tout à fait incohérent et bourré de contradictions !" (mais il n'y a jamais de contradiction; il y a bien des paradoxes, mais ceux-ci sont là pour enrichir la recherche).
Je joins le lien du moteur de recherche de l'Aelf, qui permet de retrouver des textes à partir d'un "mot clé" :
http://www.aelf.org/bible-liturgie
Bonnes découvertes !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Par Jésus, en relation au Père
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,6-14.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres.
Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père.
Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Pour Philippe, comme pour Jacques, comme pour Paul et aussi pour beaucoup de nos contemporains, Jésus est quelqu'un d'extraordinaire. Une personnalité hors du commun, quelqu'un qu'il bon de connaître et de suivre. Mais aussi longtemps que l'on n'a pas franchi le petit pas de la foi, on en restera sur des considérations humaines. En effet, lorsque Philippe répond au Seigneur: "Montre-nous le Père, cela nous suffit", il fait de Jésus l'égal d'un autre être humain. Jésus est certes quelqu'un d'extraordinaire, mais fondamentalement, il demeure un homme comme tous les autres. Jean le Baptiste n'était-il pas aussi une voix prodigieuse à entendre, qui incitait réellement à des conversions et qui les obtenait ? Mais comme tous les autres, il est mort et ceux qui le suivaient sont restés orphelins.
Cette fois encore, Jésus doit reprendre un de ses disciples, tout comme il n'a cessé de reprendre les Juifs qui lui demandaient de leur manifester qu'il est le Messie. La difficulté de croire et de vivre de sa foi n'est-elle pas de tous les temps - du nôtre aussi ? Jésus nous propose, dès lors, non seulement de croire mais d'invoquer son nom devant Dieu pour toute demande que nous souhaitons formuler. Je sais bien que beaucoup disent : "J'ai prié mais je n'ai rien obtenu !", mais je leur réponds facilement: comment priez-vous ? Croyez-vous que vous avez vraiment prié ?
Pour moi-même, j'ai demandé au Seigneur de me délivrer, et Il m'a délivré. J'ai demandé au Seigneur de me guérir et Il m'a guéri. Je lui ai demandé de me préserver des tentations de ce monde, et il m'a fait annuler mon abonnement aux chaînes de télévision. Je lui ai demandé de me réconcilier avec des membres de ma familles, et cela s'est réalisé. Et j'ai demandé encore de supporter mes douleurs sans me plaindre, et Il m'a donné de devenir autre, de devenir serviteur dans le secret. Mais si l'on n'entre pas dans une relation intime avec Jésus, le fils du Père éternel, nous formulons cent demandes par jour et nous disons: "Je n'ai pas gagné à la loterie, j'avais pourtant prié !"
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres.
Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père.
Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Pour Philippe, comme pour Jacques, comme pour Paul et aussi pour beaucoup de nos contemporains, Jésus est quelqu'un d'extraordinaire. Une personnalité hors du commun, quelqu'un qu'il bon de connaître et de suivre. Mais aussi longtemps que l'on n'a pas franchi le petit pas de la foi, on en restera sur des considérations humaines. En effet, lorsque Philippe répond au Seigneur: "Montre-nous le Père, cela nous suffit", il fait de Jésus l'égal d'un autre être humain. Jésus est certes quelqu'un d'extraordinaire, mais fondamentalement, il demeure un homme comme tous les autres. Jean le Baptiste n'était-il pas aussi une voix prodigieuse à entendre, qui incitait réellement à des conversions et qui les obtenait ? Mais comme tous les autres, il est mort et ceux qui le suivaient sont restés orphelins.
Cette fois encore, Jésus doit reprendre un de ses disciples, tout comme il n'a cessé de reprendre les Juifs qui lui demandaient de leur manifester qu'il est le Messie. La difficulté de croire et de vivre de sa foi n'est-elle pas de tous les temps - du nôtre aussi ? Jésus nous propose, dès lors, non seulement de croire mais d'invoquer son nom devant Dieu pour toute demande que nous souhaitons formuler. Je sais bien que beaucoup disent : "J'ai prié mais je n'ai rien obtenu !", mais je leur réponds facilement: comment priez-vous ? Croyez-vous que vous avez vraiment prié ?
Pour moi-même, j'ai demandé au Seigneur de me délivrer, et Il m'a délivré. J'ai demandé au Seigneur de me guérir et Il m'a guéri. Je lui ai demandé de me préserver des tentations de ce monde, et il m'a fait annuler mon abonnement aux chaînes de télévision. Je lui ai demandé de me réconcilier avec des membres de ma familles, et cela s'est réalisé. Et j'ai demandé encore de supporter mes douleurs sans me plaindre, et Il m'a donné de devenir autre, de devenir serviteur dans le secret. Mais si l'on n'entre pas dans une relation intime avec Jésus, le fils du Père éternel, nous formulons cent demandes par jour et nous disons: "Je n'ai pas gagné à la loterie, j'avais pourtant prié !"
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: A la découverte de la Parole
Ma méditation sur le thème...
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,44-50.
44 Jésus, lui, affirmait avec force : « Celui qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé ;
45 et celui qui me voit voit celui qui m'a envoyé.
46 Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
47 Si quelqu'un entend mes paroles et n'y reste pas fidèle, moi, je ne le jugerai pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.
48 Celui qui me rejette et n'accueille pas mes paroles aura un juge pour le condamner. La parole que j'ai prononcée, elle le condamnera au dernier jour.
49 Car ce que j'ai dit ne vient pas de moi : le Père lui-même, qui m'a envoyé, m'a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ;
50 et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l'a dit. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il y a deux éléments à dégager de cet enseignement: le premier est l'union qui existe et demeure entre Jésus et Dieu, et que l'homme ne se représente pas a priori - c'est que l'Esprit saint, la troisième personne de la Trinité, y intervient à égalité et fait exploser le raisonnement binaire pour ouvrir au mystère.
Le second élément, c'est que Jésus est le Christ, le Messie, la Vérité, la Lumière qui éclaire tout homme qui vient dans le monde (Prologue de Jean, verset 9). Et dès le moment où la Lumière paraît, un jugement se produit de manière instantanée sur les œuvres de l'homme. Et je ne crois pas que ce jugement de la Lumière soit intervenu seulement à partir de la venue du Christ: mais il est intervenu de toute éternité et concerne tous les humains, qu'ils se disent croyants ou non. Saint Jean le décrit dans son Évangile au chapitre 3: "Le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu. »
Et donc, les hommes doivent bien faire attention lorsqu'ils s'imaginent pouvoir juger de tout par eux-mêmes et par leurs propres forces, car la Lumière est déjà dans notre conscience et nous permet de distinguer ce qui est bon de ce qui est mauvais.
Je viens de dire ces choses en les prenant par la négative; Jésus, quant à Lui, dit déclare de façon positive: "Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres."
Pour terminer, j'aie envie de citer ici Victor Hugo. Cela en étonnera plus d'un mais dans le poème "La Conscience", le poète donne une très juste image du jugement de la Lumière à l'égard de Caïn: la Lumière est comme un œil constamment ouvert sur nous œuvres, mais sa présence réjouit les uns tandis qu'elle fait fuir les autres :
La conscience
Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Echevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva
Au bas d'une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l'ombre fixement.
« Je suis trop près », dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l'espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,
Sans repos, sans sommeil; il atteignit la grève
Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
« Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr.
Restons-y. Nous avons du monde atteint les bornes. »
Et, comme il s'asseyait, il vit dans les cieux mornes
L'oeil à la même place au fond de l'horizon.
Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
« Cachez-moi ! » cria-t-il; et, le doigt sur la bouche,
Tous ses fils regardaient trembler l'aïeul farouche.
Caïn dit à Jabel, père de ceux qui vont
Sous des tentes de poil dans le désert profond :
« Etends de ce côté la toile de la tente. »
Et l'on développa la muraille flottante ;
Et, quand on l'eut fixée avec des poids de plomb :
« Vous ne voyez plus rien ? » dit Tsilla, l'enfant blond,
La fille de ses Fils, douce comme l'aurore ;
Et Caïn répondit : « je vois cet oeil encore ! »
Jubal, père de ceux qui passent dans les bourgs
Soufflant dans des clairons et frappant des tambours,
Cria : « je saurai bien construire une barrière. »
Il fit un mur de bronze et mit Caïn derrière.
Et Caïn dit « Cet oeil me regarde toujours! »
Hénoch dit : « Il faut faire une enceinte de tours
Si terrible, que rien ne puisse approcher d'elle.
Bâtissons une ville avec sa citadelle,
Bâtissons une ville, et nous la fermerons. »
Alors Tubalcaïn, père des forgerons,
Construisit une ville énorme et surhumaine.
Pendant qu'il travaillait, ses frères, dans la plaine,
Chassaient les fils d'Enos et les enfants de Seth ;
Et l'on crevait les yeux à quiconque passait ;
Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles.
Le granit remplaça la tente aux murs de toiles,
On lia chaque bloc avec des noeuds de fer,
Et la ville semblait une ville d'enfer ;
L'ombre des tours faisait la nuit dans les campagnes ;
Ils donnèrent aux murs l'épaisseur des montagnes ;
Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d'entrer. »
Quand ils eurent fini de clore et de murer,
On mit l'aïeul au centre en une tour de pierre ;
Et lui restait lugubre et hagard. « Ô mon père !
L'oeil a-t-il disparu ? » dit en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit : " Non, il est toujours là. »
Alors il dit: « je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On fit donc une fosse, et Caïn dit « C'est bien ! »
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l'ombre
Et qu'on eut sur son front fermé le souterrain,
L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn.
;
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,44-50.
44 Jésus, lui, affirmait avec force : « Celui qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé ;
45 et celui qui me voit voit celui qui m'a envoyé.
46 Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
47 Si quelqu'un entend mes paroles et n'y reste pas fidèle, moi, je ne le jugerai pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.
48 Celui qui me rejette et n'accueille pas mes paroles aura un juge pour le condamner. La parole que j'ai prononcée, elle le condamnera au dernier jour.
49 Car ce que j'ai dit ne vient pas de moi : le Père lui-même, qui m'a envoyé, m'a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ;
50 et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l'a dit. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
***
Il y a deux éléments à dégager de cet enseignement: le premier est l'union qui existe et demeure entre Jésus et Dieu, et que l'homme ne se représente pas a priori - c'est que l'Esprit saint, la troisième personne de la Trinité, y intervient à égalité et fait exploser le raisonnement binaire pour ouvrir au mystère.
Le second élément, c'est que Jésus est le Christ, le Messie, la Vérité, la Lumière qui éclaire tout homme qui vient dans le monde (Prologue de Jean, verset 9). Et dès le moment où la Lumière paraît, un jugement se produit de manière instantanée sur les œuvres de l'homme. Et je ne crois pas que ce jugement de la Lumière soit intervenu seulement à partir de la venue du Christ: mais il est intervenu de toute éternité et concerne tous les humains, qu'ils se disent croyants ou non. Saint Jean le décrit dans son Évangile au chapitre 3: "Le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu. »
Et donc, les hommes doivent bien faire attention lorsqu'ils s'imaginent pouvoir juger de tout par eux-mêmes et par leurs propres forces, car la Lumière est déjà dans notre conscience et nous permet de distinguer ce qui est bon de ce qui est mauvais.
Je viens de dire ces choses en les prenant par la négative; Jésus, quant à Lui, dit déclare de façon positive: "Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres."
Pour terminer, j'aie envie de citer ici Victor Hugo. Cela en étonnera plus d'un mais dans le poème "La Conscience", le poète donne une très juste image du jugement de la Lumière à l'égard de Caïn: la Lumière est comme un œil constamment ouvert sur nous œuvres, mais sa présence réjouit les uns tandis qu'elle fait fuir les autres :
La conscience
Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Echevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva
Au bas d'une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l'ombre fixement.
« Je suis trop près », dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l'espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,
Sans repos, sans sommeil; il atteignit la grève
Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
« Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr.
Restons-y. Nous avons du monde atteint les bornes. »
Et, comme il s'asseyait, il vit dans les cieux mornes
L'oeil à la même place au fond de l'horizon.
Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
« Cachez-moi ! » cria-t-il; et, le doigt sur la bouche,
Tous ses fils regardaient trembler l'aïeul farouche.
Caïn dit à Jabel, père de ceux qui vont
Sous des tentes de poil dans le désert profond :
« Etends de ce côté la toile de la tente. »
Et l'on développa la muraille flottante ;
Et, quand on l'eut fixée avec des poids de plomb :
« Vous ne voyez plus rien ? » dit Tsilla, l'enfant blond,
La fille de ses Fils, douce comme l'aurore ;
Et Caïn répondit : « je vois cet oeil encore ! »
Jubal, père de ceux qui passent dans les bourgs
Soufflant dans des clairons et frappant des tambours,
Cria : « je saurai bien construire une barrière. »
Il fit un mur de bronze et mit Caïn derrière.
Et Caïn dit « Cet oeil me regarde toujours! »
Hénoch dit : « Il faut faire une enceinte de tours
Si terrible, que rien ne puisse approcher d'elle.
Bâtissons une ville avec sa citadelle,
Bâtissons une ville, et nous la fermerons. »
Alors Tubalcaïn, père des forgerons,
Construisit une ville énorme et surhumaine.
Pendant qu'il travaillait, ses frères, dans la plaine,
Chassaient les fils d'Enos et les enfants de Seth ;
Et l'on crevait les yeux à quiconque passait ;
Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles.
Le granit remplaça la tente aux murs de toiles,
On lia chaque bloc avec des noeuds de fer,
Et la ville semblait une ville d'enfer ;
L'ombre des tours faisait la nuit dans les campagnes ;
Ils donnèrent aux murs l'épaisseur des montagnes ;
Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d'entrer. »
Quand ils eurent fini de clore et de murer,
On mit l'aïeul au centre en une tour de pierre ;
Et lui restait lugubre et hagard. « Ô mon père !
L'oeil a-t-il disparu ? » dit en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit : " Non, il est toujours là. »
Alors il dit: « je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On fit donc une fosse, et Caïn dit « C'est bien ! »
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l'ombre
Et qu'on eut sur son front fermé le souterrain,
L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn.
;
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: Par Jésus, en relation au Père
etienne lorant a écrit :Mais si l'on n'entre pas dans une relation intime avec Jésus, le fils du Père éternel, nous formulons cent demandes par jour et nous disons: "Je n'ai pas gagné à la loterie, j'avais pourtant prié !"
Un internaute ayant répondu à cette dernière ligne de mon commentaire par une citation judicieuse, je m'empresse de l'ajouter ici:
03 Vous n'obtenez rien parce que vous ne priez pas ; vous priez, mais vous ne recevez rien parce que votre prière est mauvaise : vous demandez des richesses pour satisfaire vos instincts.
04 Créatures adultères ! Vous savez bien que l'amour pour les choses du monde est hostilité contre Dieu ; donc celui qui veut aimer les choses du monde se pose en ennemi de Dieu. (Jc 4, 3-4)
Les choses que peut nous donner le Père valent en effet bien plus que les choses de ce monde, qui passe, tandis que Lui demeure !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Le chemin de la vérité qui conduit à la Vie
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,1-6.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ? Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi.
Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Thomas, ce cher saint Thomas, si proche de nous lorsqu'il dit: "Je ne crois que ce que je peux voir et toucher !" Il souffre de la même étroitesse d'esprit que Philippe lorsqu'il disait à Jésus: "Montre-nous le Père, cela nous suffit".
En réalité, s'ils croient que Jésus est issu de Dieu, tout en étant Dieu, où irait donc Jésus sinon vers le Père ? Toutes ces incompréhensions, qui demeurent chez les disciples de Jésus, ceux-là mêmes qui ont eu ce bonheur de le rencontrer et de vivre auprès de lui durant les trois ans de sa vie publique... proviennent directement du péché originel.
Car en Ève, aussitôt que les hommes ont cru à la possibilité d'être eux-mêmes comme Dieu, en connaissant le bien et mal, ils sont sortis de la relation d'amour du Père à l'enfant et de l'enfant au Père. C'est justement cela que le Messie est venu rétablir. En adhérant à Jésus, nous retrouvons par Lui l'enfance surnaturelle qui avait été perdue.
Je me demande si nous nous représentons bien ce qui nous est arrivé en nous au moment où nous avons cru au Christ. Quand bien même nous tiendrons un journal de notre vie de foi - et beaucoup l'ont fait, nous ne saurions décrire les "bouleversements en cascade" qu'entraîne dans le monde, dans l'univers entier, une seule conversion !
C'est Bernanos qui écrivait : "Je crois que si Dieu nous donnait une petite idée de la solidarité qui nous lie aux autres dans le bien comme dans le mal, nous ne saurions plus vivre". Bernanos avait surtout en vue la solidarité dans le mal, mais je le plagierais facilement en disant: "Si Dieu nous donnait une idée assez claire de la contagion du bien qui devient possible à partir d'un seul geste de miséricorde, nous deviendrions tous des saints et notre premier désir serait de rejoindre au plutôt le Royaume où le Seigneur nous a réservé une place"...
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ? Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi.
Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Thomas, ce cher saint Thomas, si proche de nous lorsqu'il dit: "Je ne crois que ce que je peux voir et toucher !" Il souffre de la même étroitesse d'esprit que Philippe lorsqu'il disait à Jésus: "Montre-nous le Père, cela nous suffit".
En réalité, s'ils croient que Jésus est issu de Dieu, tout en étant Dieu, où irait donc Jésus sinon vers le Père ? Toutes ces incompréhensions, qui demeurent chez les disciples de Jésus, ceux-là mêmes qui ont eu ce bonheur de le rencontrer et de vivre auprès de lui durant les trois ans de sa vie publique... proviennent directement du péché originel.
Car en Ève, aussitôt que les hommes ont cru à la possibilité d'être eux-mêmes comme Dieu, en connaissant le bien et mal, ils sont sortis de la relation d'amour du Père à l'enfant et de l'enfant au Père. C'est justement cela que le Messie est venu rétablir. En adhérant à Jésus, nous retrouvons par Lui l'enfance surnaturelle qui avait été perdue.
Je me demande si nous nous représentons bien ce qui nous est arrivé en nous au moment où nous avons cru au Christ. Quand bien même nous tiendrons un journal de notre vie de foi - et beaucoup l'ont fait, nous ne saurions décrire les "bouleversements en cascade" qu'entraîne dans le monde, dans l'univers entier, une seule conversion !
C'est Bernanos qui écrivait : "Je crois que si Dieu nous donnait une petite idée de la solidarité qui nous lie aux autres dans le bien comme dans le mal, nous ne saurions plus vivre". Bernanos avait surtout en vue la solidarité dans le mal, mais je le plagierais facilement en disant: "Si Dieu nous donnait une idée assez claire de la contagion du bien qui devient possible à partir d'un seul geste de miséricorde, nous deviendrions tous des saints et notre premier désir serait de rejoindre au plutôt le Royaume où le Seigneur nous a réservé une place"...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Véronique Belen
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Re: Le chemin de la vérité qui conduit à la Vie
Je vous cite Etienne :
Car en Ève, aussitôt que les hommes ont cru à la possibilité d'être eux-mêmes comme Dieu, en connaissant le bien et mal, ils sont sortis de la relation d'amour du Père à l'enfant et de l'enfant au Père.
Ça alors, et où est passé Adam ? La Genèse est pourtant tout à fait claire : "Elle en prit un fruit dont elle mangea, elle en donna aussi à son mari, qui était avec elle, et il en mangea."
Adam est là d'un bout à l'autre de la scène, et à aucun moment il n'esquisse le moindre mouvement de résistance face au serpent. Complice de sa tromperie jusqu'au bout...
Car en Ève, aussitôt que les hommes ont cru à la possibilité d'être eux-mêmes comme Dieu, en connaissant le bien et mal, ils sont sortis de la relation d'amour du Père à l'enfant et de l'enfant au Père.
Ça alors, et où est passé Adam ? La Genèse est pourtant tout à fait claire : "Elle en prit un fruit dont elle mangea, elle en donna aussi à son mari, qui était avec elle, et il en mangea."
Adam est là d'un bout à l'autre de la scène, et à aucun moment il n'esquisse le moindre mouvement de résistance face au serpent. Complice de sa tromperie jusqu'au bout...
www.histoiredunefoi.fr
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etienne lorant
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Prière de circonstance
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,7-14.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père.
Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Ce matin, j'ai accumulé en trois heures de temps des signes visibles de détresse économique. Le signe le plus visible, c'est cet homme handicapé qui a demandé de téléphoner, et qui au moment de me payer, s'est dérobé. J'ai joué de la "grosse voix", mais je ne pensais pas un mot de ce que j'ai dit. Du reste, j'ai reçu un courrier de ma banque, par lequel j'apprends de manière sûre et certaine... que les placements classiques, en assurance-vie, en vue de se constituer une rente à l'âge de la pension, font désormais partie des pièges à éviter. Plus question d'y verser un sou. Et je constate encore: dans ma boutique, au moment même où j'écris ces lignes, est assise dans un fauteuil une relation catholique... qui est d'un pessimisme noir et qui, je peux l'évaluer, influe sur mon caractère de façon parfois très négative.
En m'appuyant donc sur la Parole que j'ai citée, extraite de l’Évangile de ce jour, je demande donc au Seigneur, en invoquant le nom de Jésus, de me préserver dans la Joie. Ô Jésus, que ma vie se poursuive de la manière que tu m'as indiquée jusqu'à présent: dans la simplicité, le service, sans âpreté au gain et en m'attachant aux règles et aux pratiques de ma Congrégation. Préserve-moi des tentations du repli sur moi-même et des craintes, qui sont les plus répandue en ce temps. Mais je rends grâce à Dieu, qui m'a donné toutes les assurances dont un homme croyant peut avoir besoin.
Car c'est ainsi qu'il est écrit : "Quand j'étais avec eux, je les gardais dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné. J'ai veillé sur eux, et aucun ne s'est perdu, sauf celui qui s'en va à sa perte de sorte que l'Écriture soit accomplie.Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, en ce monde, pour qu'ils aient en eux ma joie, et qu'ils en soient comblés. Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu'ils ne sont pas du monde, de même que moi je ne suis pas du monde. Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais". (Jean 17)
Amen, Dieu soit béni !
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Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père.
Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Ce matin, j'ai accumulé en trois heures de temps des signes visibles de détresse économique. Le signe le plus visible, c'est cet homme handicapé qui a demandé de téléphoner, et qui au moment de me payer, s'est dérobé. J'ai joué de la "grosse voix", mais je ne pensais pas un mot de ce que j'ai dit. Du reste, j'ai reçu un courrier de ma banque, par lequel j'apprends de manière sûre et certaine... que les placements classiques, en assurance-vie, en vue de se constituer une rente à l'âge de la pension, font désormais partie des pièges à éviter. Plus question d'y verser un sou. Et je constate encore: dans ma boutique, au moment même où j'écris ces lignes, est assise dans un fauteuil une relation catholique... qui est d'un pessimisme noir et qui, je peux l'évaluer, influe sur mon caractère de façon parfois très négative.
En m'appuyant donc sur la Parole que j'ai citée, extraite de l’Évangile de ce jour, je demande donc au Seigneur, en invoquant le nom de Jésus, de me préserver dans la Joie. Ô Jésus, que ma vie se poursuive de la manière que tu m'as indiquée jusqu'à présent: dans la simplicité, le service, sans âpreté au gain et en m'attachant aux règles et aux pratiques de ma Congrégation. Préserve-moi des tentations du repli sur moi-même et des craintes, qui sont les plus répandue en ce temps. Mais je rends grâce à Dieu, qui m'a donné toutes les assurances dont un homme croyant peut avoir besoin.
Car c'est ainsi qu'il est écrit : "Quand j'étais avec eux, je les gardais dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné. J'ai veillé sur eux, et aucun ne s'est perdu, sauf celui qui s'en va à sa perte de sorte que l'Écriture soit accomplie.Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, en ce monde, pour qu'ils aient en eux ma joie, et qu'ils en soient comblés. Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu'ils ne sont pas du monde, de même que moi je ne suis pas du monde. Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais". (Jean 17)
Amen, Dieu soit béni !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Valeur du choix personne
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,21-26.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui. "
Jude lui demanda : « Seigneur, pour quelle raison vas-tu te manifester à nous, et non pas au monde ? »
Jésus dit alors à ses disciples : « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui.
Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi : elle est du Père, qui m'a envoyé.
Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ;
mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
La question que pose Jude, dont la vie nous est peu connue, manifeste encore, mais d'une autre manière, le manque de souplesse du point de vue humain. Tandis que Philippe disait à Jésus : "Pourquoi ne pas aller droit au but, droit à la fin ?", Jude intervient lui aussi pour proposer une solution immédiate et définitive. Que Jésus se manifeste à tous les hommes, dans le monde entier, et ce sera fait: tous les hommes croiront et le Royaume sera aussitôt sur la terre !"
Et Jésus, dont la patience ne s'est jamais démentie, répond par l'individualité - et notez bien que chaque converti a sa propre histoire à raconter, qui implique un lien personnel, tout à fait particulier, personnel, intime même, avec le Seigneur.
Le Royaume est celui de Dieu, et Dieu est Amour. Et il n'y a pas d'amour sans liberté. Puisque "le Royaume ne vient pas de manière à frapper le regard", il faut chaque âme y adhère de sa propre volonté, de son propre mouvement : "Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui." Chaque homme et chaque femme ont un choix libre à effectuer. Ceux qui ne veulent pas de Dieu, peut-être provisoirement, ne doit pas être écarté du Royaume.
Telle est la sagesse divine. Lorsque l'on y réfléchit un peu, on comprend aisément, car qui d'entre nous a jamais réussi à forcer son prochain à l'aimer ? Si vous tombez amoureux et que l'autre vous rejette, quand bien-même utiliseriez-vous la contrainte, cela ne sera jamais de l'amour.
Aujourd'hui, Jésus n'est plus présent dans son corps de chair et d'os et nombreux ceux qui voudraient cette présence 'palpable': nous sommes si 'pratiques' dans nos raisonnements ! Mais nous avons l'Esprit Saint et c'est tant mieux, car l'Esprit est partout et Son œuvre est constante, perpétuelle, immuable, et Il ne cesse de 'réactualiser' la présence de Notre Seigneur. Dieu soit béni !
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui. "
Jude lui demanda : « Seigneur, pour quelle raison vas-tu te manifester à nous, et non pas au monde ? »
Jésus dit alors à ses disciples : « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui.
Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi : elle est du Père, qui m'a envoyé.
Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ;
mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
La question que pose Jude, dont la vie nous est peu connue, manifeste encore, mais d'une autre manière, le manque de souplesse du point de vue humain. Tandis que Philippe disait à Jésus : "Pourquoi ne pas aller droit au but, droit à la fin ?", Jude intervient lui aussi pour proposer une solution immédiate et définitive. Que Jésus se manifeste à tous les hommes, dans le monde entier, et ce sera fait: tous les hommes croiront et le Royaume sera aussitôt sur la terre !"
Et Jésus, dont la patience ne s'est jamais démentie, répond par l'individualité - et notez bien que chaque converti a sa propre histoire à raconter, qui implique un lien personnel, tout à fait particulier, personnel, intime même, avec le Seigneur.
Le Royaume est celui de Dieu, et Dieu est Amour. Et il n'y a pas d'amour sans liberté. Puisque "le Royaume ne vient pas de manière à frapper le regard", il faut chaque âme y adhère de sa propre volonté, de son propre mouvement : "Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui." Chaque homme et chaque femme ont un choix libre à effectuer. Ceux qui ne veulent pas de Dieu, peut-être provisoirement, ne doit pas être écarté du Royaume.
Telle est la sagesse divine. Lorsque l'on y réfléchit un peu, on comprend aisément, car qui d'entre nous a jamais réussi à forcer son prochain à l'aimer ? Si vous tombez amoureux et que l'autre vous rejette, quand bien-même utiliseriez-vous la contrainte, cela ne sera jamais de l'amour.
Aujourd'hui, Jésus n'est plus présent dans son corps de chair et d'os et nombreux ceux qui voudraient cette présence 'palpable': nous sommes si 'pratiques' dans nos raisonnements ! Mais nous avons l'Esprit Saint et c'est tant mieux, car l'Esprit est partout et Son œuvre est constante, perpétuelle, immuable, et Il ne cesse de 'réactualiser' la présence de Notre Seigneur. Dieu soit béni !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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La Paix dans la persécution
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,27-31a.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez.
Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le prince du monde va venir. Certes, il n'y a rien en moi qui puisse lui donner prise,
mais il faut que le monde sache que j'aime mon Père, et que je fais tout ce que mon Père m'a commandé. Levez-vous, partons d'ici.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
La paix que Jésus donne, Il ne la donne pas à la manière du monde, mais c'est Sa paix. Elle est différente de la paix que le monde semble donner, que l'on pourrait nommer l'absence temporaire de conflits armés, mais qui n'est la paix d'aucune façon car ici-bas, puisque le prince du monde domine et fait la guerre aux âmes.
Nous voyons sur nos écrans les conflits qui se déroulent sur la planète, et il y en a tant que certains sont occultés car un attentat chasse un autre, car la libération d'un seul otage connu fait grimper le taux d'audience plus que le bombardement de populations civiles.
Mais il faudrait préciser mieux encore. De même que le Seigneur ne nous donne pas la paix à la manière du monde, de même la guerre que nous livre le monde ne prend pas seulement la forme de persécutions où le sang coule.
Dans la première lecture de ce jour, Paul s'est fait lapider. Eh bien, de nos jours également, l’Église se fait lapider ! Non seulement le Pape, les Évêques et les prêtres, mais les fidèles ont leur part. Le sang ne coule pas, mais simplement parce que l'expression 'jeter la pierre' n'est pas forcément à prendre au sens littéral.
Comme j'en parlais ce matin avec une des fidèles de ma messe quotidienne, elle me disait: "Au moins, nous sommes tranquilles dans nos familles !" Je lui ai répondu: "Mais de quelles familles parlez-vous ?" Et, en effet, combien de couples ne sont-ils pas écartelés entre huit heures de boulot pour elle comme pour lui, sans compter les déplacements ? Et comment éduquer les enfants quand les parents ne sont pas là ? Je connais au moins trois couples mariés à l'église, qui ne vont à la messe qu'une ou deux fois par an (Pâques ou Noël) car les dimanches et les jours de congé sont entièrement réservés aux retrouvailles. Mais la plupart des couples que je connaissais sont aujourd'hui "décomposés" et "recomposés". Et que dire encore de la persécution via les média ? Oui, le prince du monde est bien là !
La finale de cet Évangile donne un secret de santé spirituelle : pour ne pas tomber dans les pièges qui nous sont tendus, il faut faire comme Jésus l'ordonne aux disciples en leur disant: "Venez, partons d'ici !". Nous ne devons pas nous considérer comme établis ici-bas. Notre salut est dans le mouvement. J'ai reçu ces mots avec enthousiasme, car de jour en jour, je ne me reconnais plus dans les idées et les manières de vivre. Je vais devenir un excentrique - au sens propre de celui qui s'écarte du centre...
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A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez.
Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le prince du monde va venir. Certes, il n'y a rien en moi qui puisse lui donner prise,
mais il faut que le monde sache que j'aime mon Père, et que je fais tout ce que mon Père m'a commandé. Levez-vous, partons d'ici.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
La paix que Jésus donne, Il ne la donne pas à la manière du monde, mais c'est Sa paix. Elle est différente de la paix que le monde semble donner, que l'on pourrait nommer l'absence temporaire de conflits armés, mais qui n'est la paix d'aucune façon car ici-bas, puisque le prince du monde domine et fait la guerre aux âmes.
Nous voyons sur nos écrans les conflits qui se déroulent sur la planète, et il y en a tant que certains sont occultés car un attentat chasse un autre, car la libération d'un seul otage connu fait grimper le taux d'audience plus que le bombardement de populations civiles.
Mais il faudrait préciser mieux encore. De même que le Seigneur ne nous donne pas la paix à la manière du monde, de même la guerre que nous livre le monde ne prend pas seulement la forme de persécutions où le sang coule.
Dans la première lecture de ce jour, Paul s'est fait lapider. Eh bien, de nos jours également, l’Église se fait lapider ! Non seulement le Pape, les Évêques et les prêtres, mais les fidèles ont leur part. Le sang ne coule pas, mais simplement parce que l'expression 'jeter la pierre' n'est pas forcément à prendre au sens littéral.
Comme j'en parlais ce matin avec une des fidèles de ma messe quotidienne, elle me disait: "Au moins, nous sommes tranquilles dans nos familles !" Je lui ai répondu: "Mais de quelles familles parlez-vous ?" Et, en effet, combien de couples ne sont-ils pas écartelés entre huit heures de boulot pour elle comme pour lui, sans compter les déplacements ? Et comment éduquer les enfants quand les parents ne sont pas là ? Je connais au moins trois couples mariés à l'église, qui ne vont à la messe qu'une ou deux fois par an (Pâques ou Noël) car les dimanches et les jours de congé sont entièrement réservés aux retrouvailles. Mais la plupart des couples que je connaissais sont aujourd'hui "décomposés" et "recomposés". Et que dire encore de la persécution via les média ? Oui, le prince du monde est bien là !
La finale de cet Évangile donne un secret de santé spirituelle : pour ne pas tomber dans les pièges qui nous sont tendus, il faut faire comme Jésus l'ordonne aux disciples en leur disant: "Venez, partons d'ici !". Nous ne devons pas nous considérer comme établis ici-bas. Notre salut est dans le mouvement. J'ai reçu ces mots avec enthousiasme, car de jour en jour, je ne me reconnais plus dans les idées et les manières de vivre. Je vais devenir un excentrique - au sens propre de celui qui s'écarte du centre...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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La Joie et ses oeuvres
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,9-11.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Dans l'ancienne Alliance, il s'agissait d'abord d'être fidèle à la Loi. Du moment qu'un Juif était fidèle à la Loi, à ses rites, aux règles du sabbat, à la purification des plats, aux ablutions et à toutes les règles particulières qui régissaient son quotidien, il ne pouvait forcément qu'être juste devant Dieu !
Mais à partir du moment où il s'agit demeurer dans l'amour de Jésus, non seulement la loi est accomplie, mais elle s'ouvre sur l'infini. Il n'y a donc plus de limites aux œuvres que l'amour de Jésus nous inspirera.
A propos de ces œuvres, Jésus n'a pas hésité à dire : "Celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père." (Jean, XIV, 12)
Dès lors, je me demande souvent: "Eh bien, où sont mes œuvres à moi ? Qu'ai-je accompli jusqu'à ce jour, depuis ma conversion, qui ressemble de loin à l'une quelconque des œuvres accomplies par le Seigneur ?"
Cette pensée me plongerait rapidement dans un abîme de perplexité, si ce n'est de culpabilité, car en fait, je ne vois pas bien quels 'signes' j'ai pu accomplir... et j'en suis confus. Cependant, parmi ces œuvres que j'ai pu accomplir dans le nom de Jésus, je ne puis avoir conscience que de la principale: je ne suis plus celui que je fus ! Car tout a changé, tout a été renouvelé, et cela dure encore ! Certes, je porte le même nom, j'ai la même figure que sur mes documents d'identité, je continue d'exercer la même profession, mais il ne m'est plus possible de préciser les événements importants de mon passé.
A cause de ce qui se passe lors de l'Eucharistie quotidienne, les catégories d'événements (importants, pas importants, notables ou futiles) sont en quelque sorte soulevés par la Joie. Ce qui, autrefois, m'eût paru difficile, est devenu tout simple; je me sens plus vif à cinquante-cinq ans que je l'étais durant ma quarantaine. C'est ce que produit la joie - et tiens, je remarque que Jean cite deux fois la joie de Jésus dans l’Évangile de ce jour. Et donc tout cela est d'une autre nature, mais parfaitement cohérent.
Bénis sois-tu, Seigneur, à cause de la Joie !
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À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Dans l'ancienne Alliance, il s'agissait d'abord d'être fidèle à la Loi. Du moment qu'un Juif était fidèle à la Loi, à ses rites, aux règles du sabbat, à la purification des plats, aux ablutions et à toutes les règles particulières qui régissaient son quotidien, il ne pouvait forcément qu'être juste devant Dieu !
Mais à partir du moment où il s'agit demeurer dans l'amour de Jésus, non seulement la loi est accomplie, mais elle s'ouvre sur l'infini. Il n'y a donc plus de limites aux œuvres que l'amour de Jésus nous inspirera.
A propos de ces œuvres, Jésus n'a pas hésité à dire : "Celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père." (Jean, XIV, 12)
Dès lors, je me demande souvent: "Eh bien, où sont mes œuvres à moi ? Qu'ai-je accompli jusqu'à ce jour, depuis ma conversion, qui ressemble de loin à l'une quelconque des œuvres accomplies par le Seigneur ?"
Cette pensée me plongerait rapidement dans un abîme de perplexité, si ce n'est de culpabilité, car en fait, je ne vois pas bien quels 'signes' j'ai pu accomplir... et j'en suis confus. Cependant, parmi ces œuvres que j'ai pu accomplir dans le nom de Jésus, je ne puis avoir conscience que de la principale: je ne suis plus celui que je fus ! Car tout a changé, tout a été renouvelé, et cela dure encore ! Certes, je porte le même nom, j'ai la même figure que sur mes documents d'identité, je continue d'exercer la même profession, mais il ne m'est plus possible de préciser les événements importants de mon passé.
A cause de ce qui se passe lors de l'Eucharistie quotidienne, les catégories d'événements (importants, pas importants, notables ou futiles) sont en quelque sorte soulevés par la Joie. Ce qui, autrefois, m'eût paru difficile, est devenu tout simple; je me sens plus vif à cinquante-cinq ans que je l'étais durant ma quarantaine. C'est ce que produit la joie - et tiens, je remarque que Jean cite deux fois la joie de Jésus dans l’Évangile de ce jour. Et donc tout cela est d'une autre nature, mais parfaitement cohérent.
Bénis sois-tu, Seigneur, à cause de la Joie !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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