> Mercury
J'aurais envie de dire, non pas "soyez patiente", mais "soyez charitable" :
à vous lire - je me doute que ce n'est pas réellement ce que vous voulez dire, mais c'est ce qu'il peut en ressortir... et cela n'est peut-être pas tout à fait un hasard... -, on a l'impression qu'il y a pour vous soit des athées ouverts, généreux, bons et charitables mais menant une vie morale dissolue, soit des catholiques fermés, aigris, agressifs, mornes, pas du tout ouverts,...
en fait pas comme vous, qui apparemment êtes tout à la fois généreuse, ouverte, active, réaliste, efficace, et en même temps pieuse, compréhensive, chaste, et bien d'autres choses encore.
Soit, soit, j'en rajoute, mais relisez vous : on a l'impression que vous servez de référence et qu'il s'agit de trouver un homme qui partage toutes vos qualités et soit (comme vous ?) sans défauts... ;-)
Chaste mais sachant pimenter la relation, fidèle mais ayant un comportement séducteur attrayant, catholique convaincu, catholique en acte, mais capable d'accepter les idées du temps pour s'ouvrir, ne perdant pas ses moyens, toujours classe et phlegme en public, le mot qu'il faut quand il faut, sachant d'emblée avant même de bien vous connaître ce qu'il faut vous dire au moment où vous voulez l'entendre dire... holà, holà...

Vous pensez vraiment que c'est cela le mariage ?
Je remarque d'ailleurs que les "reproches" que vous faites aux "hommes catholiques" que vous avez rencontrés sont d'ordres extrêmement divers, il serait bon de bien différencier :
on ne peut pas du tout mettre sur le même plan par exemple, une attitude agressive ou méprisante comme vous les décrivez, ou un manque d'apostolat réel,
et une maladresse ou un manque de tact... ça n'est pas pareil !
Ce jeune homme "maladroit" au bar, qu'avez-vous à lui reprocher et qu'avez-vous motif de plainte, sinon comme vous le dites précisément, d'avoir dû "supporter" les rires des serveuses ? et alors ? Qu'est-cela sinon une bête blessure d'amour propre ?
Soyons clair : si vous recherchez un homme qui "fasse bien" en public, qu'on puisse promener au bras sans honte et avec classe, et qui vous mette en valeur, ça ne sont pas là du tout des critères de choix sérieux ni chrétiens pour un mariage.
Si quelqu'un pouffe dans le dos de mes amis, personnellement c'est au pouffeur que j'en demanderai compte.
Da la même façon, rechercher "l'originalité, l'imprévu" me semble un critère à la fois bien léger et dangereux. Dangereux parce que ça semble la croyance que le mariage et la fidélité (et l'amour) seraient avant tout une sorte de passion, d'engouement, de fascination, à entretenir à coup de nouveautés et de surprises. C'est l'image véhiculée dans tous les magazines "féminins" actuels, soit dit en passant. Et ça me semble une image du mariage plutôt faussée.
Si vous aimez une personne, vous l'aimez même dans ses moments "non séduisant"... dans lesquels d'ailleurs vous pouvez à terme trouver quelque chose de tout à fait "aimable" au sens premier du terme ("digne d'être aimé").
Vous exposez dans vos grief avant tout des blessures d'amour-propre, sans même trier entre celles qui seraient des fautes réelles, et celles qui seraient de la simple maladresse ; et vous exposez dans les valeurs positives des "athées" leur comportement de séduction distrayant et attractif.
Or, justement : ce n'est pas là-dessus, je crois, que l'on fonde une relation sérieuse et durable et vraie. Et si vous recherchez un comportement de séduction distrayant et attractif, c'est que vous ne cherchez pas encore le mariage, en fait.
Je vous assure qu'à vous lire, et à lire les "critères" exposés, on ne sait plus trop si vous souhaitez de connaître un homme avec qui vous pourriez envisager le mariage, ou si vous cherchez à "sortir avec" quelqu'un.
(Quant aux histoires de "communauté", là j'avoue n'y rien comprendre, pour le coup ça m'est vraiment totalement étranger. Pourtant élevé dans une famille catholique, une paroisse je sais ce que c'est, la communauté paroissiale ok... mais "la communauté" ou "la commu", là franchement je ne vois pas. Je ne peux donc rien en dire.)
Si je peux avancer un conseil : laissez tomber.

Non, mai, je veux dire : commencer des relations, puis une autre, puis une autre, en comparant chaque fois à un idéal qu'on a en tête, et en se demandant "est-ce que je préfère la vie chrétienne mais sans plaisirs ou la vie plaisante mais sans référence à Dieu ?", ça ne mène à rien de bon. C'est déjà mal parti.
Ne serait-il pas préférable de simplement maintenir et élaborer des amitiés vraies, durables, et solides ? Juste des amitiés, vraies, avec des personnes des deux sexes.. et vous verrez bien ce qui en sortira.
Non, je dis ça parce que moi-même j'ai pu être, un temps, tiraillé entre les exigences de la morale catholique que je ne mettais pas vraiment en pratique et que pourtant je professais, et des relations moins exigeantes, plus facilement et évidemment plaisantes (je ne dis pas "plus plaisantes", mais que le plaisir en est au premier abord plus immédiat et plus facile à voir)...
...et finalement à partir du moment où j'ai essayé de me dire que tout ça n'allait pas du tout... c'est vers une amie, "juste" une amie, une véritable amie, que je me suis tourné pour lui parler mariage... :-)
(elle-même n'étant au départ pas catholique pratiquante, juste d'éducation, et moi-même catholique pratiquant pas très bien... donc au final nous nous épaulons mutuellement dans notre conversion et notre cheminement vers Dieu...)
(soit dit en passant : l'avortement n'est pas "simplement immoral", c'est un crime, et un péché mortel. Y trouver des justifications pour se donner l'air "ouvert" devant une personne que l'on veut à tout prix trouver "fermé" n'est pas forcément une bonne idée.)