Re: Sans provocation aucune
Publié : dim. 14 juin 2009, 19:56
Je connais En route chère Anne : Notre-Dame de l'Atre (abbaye d'Igny, fondée par Guerric, ami de Saint Bernard) est à vingt kms de Reims : ma maman, enfant, allait chez les Cisterciennes à Pâques (acheter du chocolat !...). J'ai beaucoup aimé La Cathédrale, surtout au moment de ma "conversion" (j'avais pour ma part Notre-Dame de Reims sous les yeux qui me parlait un autre langage que celui des profs du lycée ou des curés gauchisés...). Aujourd'hui je n'arrive plus à goûter vraiment Huysmans, ce personnage égocentrique qu'est Durtal, décortiquant ses états d'âmes avec dilection, alimentant sa foi d'émotions artistiques très...byzantinisantes, bref la "pose esthétisante" me tape un peu sur les nerfs (peut-être parce que je ...m'y retrouve un peu).
Le langage rare, aux phrases ciselées, bizarres, contournées a un côté "fin de siècle" assez déprimant. C'est le coté passéiste à outrance qui m'énerve un peu chez l'auteur. Je crois que j'ai eu tendance à vouloir, à un certain moment de ma vie, me couper presque totalement du monde contemporain, j'aimais par ailleurs la violence et les outrances de Huysmans, comme celles de Bloy... Cela me semble un peu éloigné de la sainte simplicité et surtout, malgré de remarquables pages à la gloire de l'art sacré, d'un "médiévalisme" tellement exacerbé qu'il m'a, personnellement beaucoup découragé, surtout après le Concile où même les monastères semblaient contaminés par les dérives progressistes...
Mais là, ce n'est certes pas la faute à Huysmans, qui demeure tout-de-même un personnage qui a compté dans ma vie...
Cordialement in Christo !
Le langage rare, aux phrases ciselées, bizarres, contournées a un côté "fin de siècle" assez déprimant. C'est le coté passéiste à outrance qui m'énerve un peu chez l'auteur. Je crois que j'ai eu tendance à vouloir, à un certain moment de ma vie, me couper presque totalement du monde contemporain, j'aimais par ailleurs la violence et les outrances de Huysmans, comme celles de Bloy... Cela me semble un peu éloigné de la sainte simplicité et surtout, malgré de remarquables pages à la gloire de l'art sacré, d'un "médiévalisme" tellement exacerbé qu'il m'a, personnellement beaucoup découragé, surtout après le Concile où même les monastères semblaient contaminés par les dérives progressistes...
Mais là, ce n'est certes pas la faute à Huysmans, qui demeure tout-de-même un personnage qui a compté dans ma vie...
Cordialement in Christo !