Publié : ven. 29 avr. 2005, 16:14
Plus sérieusement, quid de ces femmes qui ont suivi le Christ ?
"Le 28 octobre 1995, le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, déclarait que cette doctrine a été proposée "infailliblement par le magistère ordinaire et universel" et qu’elle appartient au dépôt de la foi. "guelfo a écrit :Il s'agit par ailleurs ici d'une question d'organisation interne, et non de foi.
"Soutenir la possibilité de l’ordination des femmes n’était pas une hérésie et n’encourait pas l’excommunication, mais que c’était une grave erreur contre la foi" donc "hérétique qui n'a plus qu'à quitter l'Eglise" : non, mais "égaré, aveuglé par une arrogance coupable" : sans doute...guelfo a écrit :je présume que je suis un hérétique qui n'a plus qu'à quitter l'Eglise, c'est bien cela ? Ou alors un esprit égaré, aveuglé par une arrogance coupable ?
[align=justify]Bien sûr ! ;-)omega a écrit :Jésus n'a choisi que des juifs pour former le collège des douze apôtres. Faudrait-il être juif pour pouvoir être prêtre ?
Saint Jean de la Croix a aussi été un réformateur, si je ne m'abuse...guelfo a écrit :Certaines vérités sont immuables, certes, mais il est parfois utile de réexaminer la solution traditionnelle à tel ou tel problème pratique à la lumière de ces vérités et voir si on ne s'est pas trompé. C'est d'ailleurs ce qu'ont fait de grands saints, comme Saint-François par exemple, ou encore Saint-Ignace. Et oui, l'Eglise peut se tromper, sinon pourquoi Jean-Paul II aurait-il demandé pardon pour ses erreurs ?
[align=justify]L'Eglise, qui est l'Epouse du Christ et le Temple de l'Esprit Saint, ne peut pas se tromper. Par contre, il est évident que les membres qui la composent, en tant que pécheurs, peuvent errer - y compris les pasteurs. C'est une distinction qu'il est nécessaire de faire, de même qu'il est toujours nécessaire de distinguer le péché (condamnable) du pécheur (pardonnable).guelfo a écrit :Et oui, l'Eglise peut se tromper, sinon pourquoi Jean-Paul II aurait-il demandé pardon pour ses erreurs ?
[align=justify]13 Vous êtes le sel de la terre; mais si le sel s'affadit, avec quoi le salera-t-on? Il n'est plus bon à rien qu'à être jeté dehors pour être foulé aux pieds par les hommes.
14 Vous êtes la lumière du monde : une ville, située au sommet d'une montagne, ne peut être cachée.
15 Et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
16 Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.[/align]
[align=justify]16 Les onze disciples s'en allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait désignée.
17 En le voyant, ils se prosternèrent; mais il y en eut qui doutèrent.
18 Et Jésus s'approchant leur parla ainsi : " Toutes puissance m'a été donnée dans le ciel et sur la terre.
19 Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fil et du Saint-Esprit,
20 leur apprenant à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous toujours jusqu'à la fin du monde. "[/align]
Or c'est l'Eglise qui a reçu la charge d'instruire le coeur des fidèles.[align=justify]24 Or un serviteur du Seigneur ne doit pas être disputeur, mais affable pour tous, apte à l'enseignement, patient dans le support du mal,
25 doux dans la réprimande des opposants, pour le cas où Dieu leur donnerait de se convertir à la connaissance de la vérité,
26 et où ils recouvreraient le sens droit hors des pièges du diable, qui les a pris vivants pour (les asservir à) sa volonté.[/align]
[align=justify]14 Je t'écris ces choses, tout en espérant aller bientôt vers toi;
15 (c'est), si je tarde, pour que tu saches comment il faut te comporter dans la maison de Dieu, qui est l'Eglise du Dieu vivant, colonne et base de la vérité.
16 Et sans contredit, grand est le mystère de la piété, (le mystère de) celui qui a été manifesté en chair, a été justifié par l'Esprit, a été vu des anges, a été prêché chez les Gentils, a été cru dans le monde, a été ravi dans la gloire.[/align]
[align=justify]Je n'ai pas le temps d'organiser ma réponse parce que je suis dans les examens et j'ai peu de temps pour le forum. En plus, c'est bientôt la messe, mais je tiens à vous dire que vous faîtes fausse route. Ce n'est pas l'ordination des femmes qui empêche la conversion des païens, c'est de ne pas connaître Jésus Christ. L'Eglise n'a pas à se conformer sur un monde matérialiste qui est en plein dans l'erreur. La raison est simple, le monde passera, mais pas l'Eglise de Dieu. Pour obtenir des conversions, c'est facile, le Christ nous indique comment faire. Il faut être assidu à la prière car Il a promis que les hommes de bonne volonté seraient exaucés, il faut assister souvent au saint sacrifice la messe source de grâce et de salut pour le monde entier, il faut s'en remettre aux moyens surnaturels, tout simplement. Il faut aussi tous nous sanctifier et réaliser des oeuvres de justice pour que les incrédules croient que la religion catholique est divine, qu'ils reconnaisent la vérité au feu brulant de la charité. Il faut sans cesse annoncer la bonne nouvelle du Royaume de Dieu où nous serons tous "comme des anges" selon la promesse même de notre Sauveur. Je ne comprends pas cette façon de vouloir remettre en question ce que l'Eglise a toujours cru. Et pour moi, bien loin de m'aider dans la foi, cela me pousserait plutôt à la perdre. Je crois que l'on fait bien plus pour la foi du monde en adorant le saint sacrement qu'en chicanant sans cesse ce que l'Eglise a toujours cru. A votre avis, imaginez un incroyant qui voit des disputes incessantes avec des gens qui ne cessent de contredire ce que l'Eglise a toujours enseigné, ça va lui donner envie de croire? Et bien non, ça va le faire fuir. Au contraire, imaginez un incroyant qui entre dans une église pour visiter et qui va trouver une communauté dans l'adoration du saint sacrement. Vous ne croyez pas qu'il va se dire qu'il y a dans cet Eglise quelque chose d'important, quelque chose qu'il n'a jamais vu, une chose si importante et dont on ne lui avait jamais parlé...[align=justify]18 Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle.
19 Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. "[/align]
Nous avons la chance de ne pas avoir un dogme du type "le Coran est la parole littérale de Dieu", qui a tant fait pour étouffer la théologie musulmane et qui encourage les aberrations salafistes (ou intégristes si vous préférez). Ce serait dommage de les introduire dans le catholicisme par le biais d'une vision anhistorique de l'Eglise selon laquelle tout ce qu'elle a affirmé à un moment ou à un autre serait vrai pour les siècles des siècles.
Mon cher Guelfo, attention à bien voir l'Eglise comme elle est et non pas comme vous voudriez qu'elle soit.[align=justify]11. Ce qui a été divinement révélé, et qui est contenu et exposé dans la Sainte Ecriture, a été consigné sous l'inspiration du Saint-Esprit. Les livres entiers tant de l'Ancien que du Nouveau Testament, avec toutes leurs parties, la Sainte Mère Eglise les tient, en vertu de la foi reçue des Apôtres, pour saints et canoniques, parce que, composés sous l'inspiration du Saint-Esprit (39), ils ont Dieu pour auteur, et ont été transmis comme tels à l'Eglise elle-même (40). Pour la rédaction des Livres saints, Dieu a choisi des hommes; il les a employés en leur laissant l'usage de leurs facultés et de toutes leurs ressources (41), pour que, lui-même agissant en eux et par eux (42), ils transmettent par écrit, en auteurs véritables, tout ce qu'il voulait, et cela seulement (43).
Puis donc qu'on doit maintenir comme affirmé par le Saint-Esprit tout ce qu'affirment les auteurs inspirés ou hagiographes, il s'ensuit qu'on doit confesser que les livres de l'Ecriture enseignent nettement, fidèlement et sans erreur, la vérité telle que Dieu, en vue de notre salut, a voulu qu'elle fût consignée dans les Saintes Lettres (44). C'est pourquoi " toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser, former à la justice: l'homme de Dieu peut ainsi se trouver accompli, équipé pour toute bonne oeuvre " (2 Tim. 3, 16-17 grec).[/align]
Aux administrateurs de droit divin, je me permets de rappeler les propos de guelfo ainsi que les miens :VexillumRegis a écrit :Tout cela pour dire que l'administration du forum n'acceptera pas que l'on remette radicalement en cause la doctrine traditionnelle de l'Eglise au nom d'un progrès ("il faut s'adapter...") en grande partie chimérique.
guelfo a écrit :Je précise que je n'ai pas d'opinion sur le sujet, mais je refuse par contre cette manière d'essayer d'étouffer le débat dans l'oeuf à coups d'arguments d'autorité.
Il est donc patent que nous sommes de dangereux révolutionnaires... :roll:Gaudeamus a écrit :Et pourtant je ne suis pas un partisan de l'ordination des femmes ou des hommes mariés.
Sur le principe, bien sûr que si, l'Eglise peut se tromper.VexillumRegis a écrit :L'Eglise, qui est l'Epouse du Christ et le Temple de l'Esprit Saint, ne peut pas se tromper.
Parlons clairement : estimez-vous que mes questions et remarques outrepassent ces limites ?VexillumRegis a écrit :L'Eglise, qui est l'Epouse du Christ et le Temple de l'Esprit Saint, ne peut pas se tromper. Par contre, il est évident que les membres qui la composent, en tant que pécheurs, peuvent errer - y compris les pasteurs. C'est une distinction qu'il est nécessaire de faire, de même qu'il est toujours nécessaire de distinguer le péché (condamnable) du pécheur (pardonnable).
Ceci dit, il me paraît utile de profiter de ce message pour faire une petite mise au point. Ce forum a une ligne très claire : la défense intégrale de la doctrine catholique, apostolique et romaine. Ni plus, ni moins. Certes, nous acceptons volontier d'aborder des points de morale ou de théologie controversés, mais cela doit toujours se faire dans un esprit d'humilité et de fidélité absolue au Magistère ecclésial, ce Magistère qui est la norme et le fondement de la foi et de la communion des fidèles. De ce fait, il apparait étrange qu'on en vienne à reprocher à un intervenant d'utiliser le site du Vatican, comme si cela dénotait de sa part une soumission aveugle envers l'autorité ecclesial, et comme une abdication de sa propre intelligence ! - Ne pas se fier aveuglément à l'autorité est une chose, surtout si celle-ci contredit une tradition bien établie ; c'en est une autre d'invoquer la caducité de l'argument d'autorité pour contester un point de doctrine reçu dans l'Eglise depuis des siècles ! N'oublions pas que l'Eglise n'est pas une simple institution peuplée de fonctionnaires plus ou moins bornés ; c'est le corps mystique du Seigneur, et ceux qui sont amenés à excercer une quelconque autorité dans ce corps bénéficient des dons de l'Esprit Saint.
Tout cela pour dire que l'administration du forum n'acceptera pas que l'on remette radicalement en cause la doctrine traditionnelle de l'Eglise au nom d'un progrès ("il faut s'adapter...") en grande partie chimérique. Les jugements à l'emporte-pièce tels que : "Tel dogme est faux" sont inadmissibles et ne seront jamais tolérés.
En espérant avoir suffisement pesé chaque mot pour ne froisser personne....
[align=justify]Lorsque vous avez déclaré (je cite) : "l'infaillibilité pontificale est de toute manière un (faux) dogme dont j'espère la disparition", oui, vous avez très clairement dépassé les limites de ce que nous pouvons et voulons accepter sur ce forum. Cette phrase malheureuse est d'ailleurs la principale raison de ma petite "mise au point". En dehors de ce cas précis, vos propos m'ont toujours semblé tout à fait corrects et intéressants.guelfo a écrit :Parlons clairement : estimez-vous que mes questions et remarques outrepassent ces limites ?
Christophe a écrit :[align=justify]Bonjour à tous
Puisqu'il ne semble y avoir personne pour défendre cette " grave erreur contre la foi " qui est de croire que l'Eglise aurait l'autorité de pouvoir ordonner des femmes à la prêtrise, je ne vois pas bien l'intérêt pour nos intervenants et nos lecteurs de poursuivre une discussion dans laquelle tout le monde est d'accord avec le Magistère multimillénaire de l'Eglise.
J'aimerai que l'on m'explique : y a t il réellement matière à débat ? Je ne veux étouffer aucun débat dans l'oeuf, juste comprendre où est exactement le débat...
La position de l'Eglise me semble claire : elle n'entends pas rompre avec la discipline instaurée par son divin fondateur. Dés lors, tout le débat - si tant est que l'on veuille absolument en chercher un - sera d'essayer de comprendre et d'expliquer cette décision de Notre Seigneur Jésus-Christ. Je rejoins la position de Charles : la question de savoir si l'Eglise - qui ne fait que perpétuer la Tradition révélée par le Christ - fait bien ou mal en la matière est une question impie puisqu'elle revient à se demander si Jésus a fait un choix louable ou répréhensible... Question blasphématoire, indubitablement.
Messieurs, je vous en prie, ne vous faîtes pas les fers de lance du matérialisme athée. ;-)
A tous je souhaite une bonne fête de Saint Joseph, patron des travailleurs.
Christophe[/align]
En quoi l'ordination de femmes serait-elle "ouvrir une brêche" ? En désacralisant la fonction. Comment cela ? En expulsant de l'Eglise et du monde l'historicité de Jésus et l'Incarnation elles-mêmes. En niant à la fois la divinité de Jésus et l'événement historique de son Incarnation sur lesquels se fonde l'Eglise par la succession apostolique. Et en arrachant l'Eglise, en la déracinant de son fondement christique, historique et divin. Car le temps de la vie du Christ est celui de l'Incarnation et le moment où l'Eglise s'enracine en Dieu, dans le Ciel. L'intention de nuire à l'Eglise et même de la nier dans son identité et existence mêmes, telle qu'elle se révèle par ce texte, est parfaitement pertinente. L'anti-clérical qui a écrit cela comprend très bien où il porte son attaque et les conséquences qui en résulteraient.un anti-clérical a écrit :L'enjeu, selon moi, est de briser une conception hierarchique et autoritaire de l'Église, pour redonner aux individus, la possiblité de vivre leur foi librement, plus comme un dogme apporté de l'extérieur, mais comme une recherche personnelle partagée. Je suis anti clérical, dans le sens ou, si je pense que des personnes peuvent prendre plus de temps que d'autres pour faire vivre l'Eglise et aider à progresser spirituellement, ils ne doivent pas être une autorité hierarchique. De ce point de vue, je pense que l'ordination des femmes et la mise en cause du célibat peuvent ouvrir des breches, et désacraliser la fonction... Vu comme ça, c'est vrai que le Pape est un avatar folklorique d'une époque révolue.
Le dogme apporté de l'extérieur, c'est du temps de la vie terrestre du Verbe Incarné et de l'extérieur du monde, de Dieu, qu'il est apporté. Et c'est cela qui est attaqué.un anti-clérical a écrit :L'enjeu, selon moi, est de briser une conception hierarchique et autoritaire de l'Église, pour redonner aux individus, la possiblité de vivre leur foi librement, plus comme un dogme apporté de l'extérieur