Greffe d'ovaire ?

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Papé Robert
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Re: Greffe d'ovaire ?

Message non lu par Papé Robert »

olive a écrit :Qu'aurait fait Jésus ? Je suis de toute façons d'accods avec Lui . :)
Tous ceux qui vivent en sa compagnie pourraient lui poser la question...
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Raistlin
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Re: Greffe d'ovaire ?

Message non lu par Raistlin »

Papé Robert a écrit :
olive a écrit :Qu'aurait fait Jésus ? Je suis de toute façons d'accods avec Lui . :)
Tous ceux qui vivent en sa compagnie pourraient lui poser la question...
Pourriez-vous clarifier votre propos ? Je sens comme une pointe d'ironie... :/
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DavidB
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Re: Greffe d'ovaire ?

Message non lu par DavidB »

C'est gros comme un troupeau d'éléphant qu'il s'agit d'ironie et d'ailleurs ce genre d'ironie ne sert strictement à rien, pas plus que d'y répondre. Mais des fois que d'autres se poseraient la question : "est-ce possible de savoir ce que Jésus ferait", la réponse est oui. Nous avons un corpus littéraire qui témoigne de Jésus et en analysant les cas de figure, éliminer celles qui sont évidemment opposées à ce témoignage sur Jésus, c'est pourquoi, chez les catholiques, la tradition a beaucoup d'importance. Elle sert aussi à considérer ce qui a été interprété du témoignage sur Jésus et cherche la cohérence avec la réalité de chaque génération. Lorsqu'une coïncidence se fait, ou qu'il n'y a pas de dissidence évidente, il y a tout lieu de croire que c'est conforme à ce que Jésus ferait ou pourrait faire, puisque c'est cohérence avec le témoignage que nous en avons reçu. Comme il s'agit d'un travail assez difficile, demandant la capacité de synthétiser des siècles et chez les catholiques, des millénaires de traditions, bien sur, ce genre de question passe par le magistère, qui s'est vu reconnu de génération en génération, comme apte par leurs prédécesseurs, à maintenir le droit chemin.


David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
Papé Robert
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Re: Greffe d'ovaire ?

Message non lu par Papé Robert »

Bonsoir David

"C'est gros comme un troupeau d'éléphant qu'il s'agit d'ironie et d'ailleurs ce genre d'ironie ne sert strictement à rien, pas plus que d'y répondre."

Bien sûr ! Ironie bien anodine qui ne mérite pas qu'on en fasse un fromage !
J'ai cru bon de rappeler qu'il est de pratique courante de faire parler les morts. " De son vivant, Untel n'aurait jamais toléré ça..." Ou bien " il vous aurait dit comme moi, que..." Voir le gaulisme posthume par exemple !

En l'occurence, c'est le rôle de l'Eglise de définir la position cohérente avec l'Evangile. Mais l'expression "qu'aurait fait Jésus ?" me parait maladroite...
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Fée Violine
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Re: Greffe d'ovaire ?

Message non lu par Fée Violine »

alice2 a écrit : Vous avez raison, Fée violine, quand je disais que ça revenait au même, je ne pensais pas à la production hormonale mais uniquement au principe de reproduction.
(...)
Un enfant à tout prix.... il est là le problème il me semble.
Autrement dit, il y a là plusieurs problèmes distincts, et notamment les deux évoqués ci-dessus. Sur le problème de l'enfant à tout prix, ça peut revenir à considérer l'enfant comme une chose, à laquelle on a "droit".
Mais pour le premier problème, je voudrais défendre l'importance de la féminité. Supposons le cas inverse : si un homme, ayant perdu sa virilité, avait la possibilité de se faire greffer un testicule, ne serait-il pas heureux de redevenir un homme, même sans intention de paternité ?
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Christophe
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Re: Greffe d'ovaire ?

Message non lu par Christophe »

Papé Robert a écrit :En l'occurrence, c'est le rôle de l'Église de définir la position cohérente avec l'Évangile.
Entièrement d'accord avec vous, Robert. Voici d'ailleurs ce que dit Dei Verbum (§10) : "la charge d'interpréter authentiquement la parole de Dieu écrite ou transmise a été confiée au seul Magistère vivant de l'Église, dont l'autorité s'exerce au nom de Jésus-Christ."

Mais il se trouve précisément que l'Église s'est prononcée sur le sujet de ce fil, comme je l'ai déjà signalé plus haut : le Catéchisme qualifie de "gravement déshonnêtes" (§2376) les techniques qui - à l'instar de la greffe d'ovaire - "provoquent une dissociation des parentés, par l’intervention d’une personne étrangère au couple".

Si, comme l'évoque Fée Violine, il s'agit d'une greffe sans visée procréative, je pense que le péché n'est pas constitué. Mais s'il s'agit, comme dans l'exemple cité en ouverture de ce fil, de lutter contre la stérilité, il me semble clair que le Magistère condamne ce procédé.

D'autre part, il faut distinguer la moralité du procédé - jugée négativement par l'Église - et la dignité humaine des enfants qui en résultent. Ainsi, la fornication, l'inceste, l'adultère, la viol, le clonage, la fécondation in vitro, etc. sont moralement condamnés ; mais les enfants qui naissent de ces unions illégitimes ou de l'utilisation de ces techniques immorales sont néanmoins considérés comme pleinement humains, et pleinement dignes. Pour preuve, je me contenterai de citer l'instruction Donum Vitae (1987).
Donum Vitae, §I.5 a écrit :Les embryons humains obtenus in vitro sont des êtres humains et des sujets de droits.- Leur dignité et leur droit à la vie doivent être respectés dès le premier moment de leur existence. Il est immoral de produire des embryons humains destinés à être exploités comme un " matériau biologique " disponible.
La différence entre l'adoption et la greffe d'ovaire, c'est que dans le premier cas, c'est le droit de l'enfant qui est privilégié, dans le second, c'est un pseudo-droit à l'enfant qui est revendiqué. L'adoption n'est pas un bien absolu : tant que les parents sont en vie et sont en capacité de remplir peu ou prou leur rôle d'éducation, les enfants sont laissés à la garde de leurs parents naturels ; ce n'est que lorsqu'il y a absence ou défaillance des parents que l'adoption est envisagée pour le bien de l'enfant. Mais l'enfant n'est pas conçu en vue de l'adoption (sauf les cas de mères porteuses, également condamnée par le Magistère) ! Dans le cas d'une greffe d'ovaire, c'est le droit à l'enfant qui prévaut, par l'utilisation d'une technique moralement illicite de guérison de la stérilité.

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Re: Greffe d'ovaire ?

Message non lu par Zvjezdana62 »

Mais c'est aussi le cas de la mère dotée d'un ovaire étranger.
Un tel enfant est un bâtard, selon la terminologie populaire: il n'a pas l'hérédité chromosomique de ses deux parents
Quand même !?
Dans le cas cité par Christopher le pauvre gosse serait fils/fille de son père et neveu/nièce de sa mère et il ne sera pas bâtard. Bâtard on dit pour un enfant né en dehors d’un mariage.
J'avoue que je partage un peu l'opinion de Papé Robert... Je ne vois pas en quoi est la différence entre la greffe d'ovaire et l'adoption.
Parce que l’enfant a naître serait au moins fils/fille de son père et neveu/nièce de sa mère.
On sait que le corps de la femme réagit parfois à l'ovule fécondé comme contre un corps étranger... ??
Oui comme le corps humain peut réagir a chaque élément étranger au corps, organique ou pas, mais
La transplantation gémellaire offre l'avantage d'éviter tout rejet immunitaire et assure aussi la naissance d'un bébé au patrimoine génétique "identique" à celui de la mère.
Dans le cas cité c’est justement le fait qu’il s’agit de deux jumelles qui rend la chose beaucoup moins risquée.
"Invoque-moi, je te répondrai, je te révélerai de grandes choses, des choses inaccessibles que tu ne connais pas."

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Re: Greffe d'ovaire ?

Message non lu par Nanimo »

Je ne crois pas que la problématique du don d'ovocytes, de la greffes d'ovaires et de toutes les techniques de procréation contre nature, soit celui des parents véritables. Un enfants à tout prix.... il est là le problème il me semble.
C'est un fil qui date, mais il serait bon de le relire. La question n'était décidément pas facile à traiter.
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