Re: Dire des "gros mots"
Publié : lun. 15 sept. 2008, 10:54
Je ne pense pas que ce soit un péché, mais à mon avis, avoir recours à la vulgarité est un manque de personnalité...
J'ai pas besoin de vulgarité pour en avoir, mais j'aime bien ajouter un peu de superflu, histoire de m'extérioriser un peu plus...Théophane a écrit :Je ne pense pas que ce soit un péché, mais à mon avis, avoir recours à la vulgarité est un manque de personnalité...
BonjourThéophane a écrit :Je ne pense pas que ce soit un péché, mais à mon avis, avoir recours à la vulgarité est un manque de personnalité...
Qu'entends-tu par "intériorité" ?MB a écrit : Dans le contexte contemporain, l'emploi des gros mots est donc plus qu'une affaire de péché ou d'absence de péché : il est le signe de la difficulté, aujourd'hui, de se concentrer, de réfléchir et de se taire. Il est le signe de notre manque croissant d'intériorité ; il est le signe aussi de notre connivence croissante autour de quelques expressions et attitudes figées, qui en général ne se signalent guère par leur sens de la compréhension du prochain. Je verrais donc plutôt ici le véritable danger de leur emploi : plus nous parlerons de cette manière, plus nous nous éloignerons d'une attitude favorable à la vie chrétienne.
Je crois que vous avez bien résumé le problème. Merci pour cette analyse très pertinente.Au-delà de ça, je pense qu'il y a, déjà, une énorme différence entre le "gros mot" employé VERS QUELQU'UN, pour l'insulter, ou le rabaisser (que ce soit sous l'emprise de la colère, par orgueil, envie, jalousie...) et le gros mot lancé en l'air, sous le coup de la colère aussi mais, dans un sens, pour la passer sur n'importe quoi d'autre que quelqu'un, jsutement (par exemple, l'autre jour, j'ai cassé une tasse ikéa, bon, et, heu.... enfin voilà. :-)
C'est tout à fait différent, et je pense que l'utilisation contre quelqu'un est effectivement un péché, mais contre un objet ou un événement, pas forcément.
...Après, cela dépend aussi de l'entourage : en présence d'enfants, cela devient un péché, parce que vous SAVEZ qu'ils ne seront que trop heureux de vous imiter, alors qu'ils n'ont pas de quoi distinguer les nuances décrites ci-dessus.
Donc, à mon avis, tout gros mot en présence d'enfants est, de fait, un péché (sauf dans les expressions qui l'exigent et qui feront leurs délices : "cul par-dessus tête", "comme cul et chemise", etc.. :-) (c'est bien aussi, d'ailleurs, de leur apprendre ainsi qu'il y a un cadre réservé à l'emploi de ces mots, et qu'ils ne sont vulgaires qu'en-dehors de ce cadre : très bon pour relativiser l'emploi des mots, montrer que leur valeur dépend de ce qu'ils expriment, mais aussi pour canaliser leur envie de se montrer vulgaire...)
Non, elles bénéficient d'un indult !Harfang a écrit :Question anecdotique : Les expressions désuètes comme bigre, fripouille...etc sont elle aussi condamnables ?
Bonjour Harfang,Harfang a écrit :Question anecdotique : Les expressions désuètes comme bigre, fripouille...etc sont elle aussi condamnables ?
D'où l'utilité des mots du style "c.n" ou "p.tain", qui ne sont pas blasphématoires. (après, même si ces mots ont une éthymologie "sexuelle", ils n'ont plus du tout cette connotation aujourd'hui)Balade a écrit : - Pardi ! = abrévation de pardieu (par Dieu)
- Morbleu ! = par la mort de Dieu
- Palsembleu ! = par le sang (de) Dieu
- Parbleu ! = par Dieu
- Sacrebleu ! = sacré Dieu
- Sapristi ! = de sacristi (sapré= sacré)
- Saperlipopette ! = de saperlotte = de sacrelote = de sacredieu.
- Scrogneugneu ! = déformation de « sacré nom de Dieu ».
- Diantre ! = altération du mot « diable ».
- Vindieu ou Vingt dieu.