Re: La violence des extrémistes musulmans
Publié : sam. 23 août 2008, 17:02
Quelques précisions de vocabulaire qui ne doivent pas être interprétées autrement !
Dommage collatéral n'est pas exactement synonyme de bavure, ne serait-ce que (et c'est terrible ce que je vais écrire) parce que la bavure est toujours involontaire, alors que le dommage collatéral peut être prévu ! "Ceux qui réparent ou décident d'une attaque doivent : ... s'abstenir de lancer une attaque dont on peut attendre qu'elle cause incidemment des pertes en vies humaines dans la population civile, des blessures aux personnes civiles, des dommages aux biens de caractère civil, ou une combinaison de ces pertes ou dommages, qui seraient excessifs par rapport à l'avantage militaire concret et direct attendu." (art. 57, § 2-a-iii du Protocole I de 1977, additionnel aux Conventions de Genève de 1949). L'existence de dommages collatéraux oblige à prendre en amont des précautions quant aux choix des moyens et des méthodes d'attaque. Question : que faire lorsque des mouvements se moquant ouvertement des conventions internationales et de l'humanitaire se servent de femmes et d'enfants pour se protéger ? Je pense que tout le monde convient que cet usage de populations innocentes pour échapper à des menaces existe et est contraire à toute morale ! Que faire lorsque des pièces de mortier sont installées en pleine ville ou dans des écoles ? Que faire lorsque des mosquées sont utilisées comme dépôts d'armes, et qu'on y enferme des civils ? Bref, il y a un immense dilemme entre le principe de précaution et les principes d'humanité et de préservation de l'innocent, lorsque l'innocent sert d'ôtage à servir à la presse mondiale dès lors que l'on a subi un échec militaire ! C'est le dilemme du chef (et je l'écrivais dès 2001, donc avant le discours de Sarkozy...) !
Frappe chirurgicale est un terme récent, il est vrai totalement ridicule, car il vaudrait mieux dire frappe la plus précise techniquement possible. Ce terme ne concerne pas que les seuls bombardements !
La guerre préventive est, elle, effectivement toujours offensive, et à ce titre interdite par les articles 49 à 51 (notamment) de la Charte des Nations Unies (cf. S. Bonnefoi, L'environnement juridique de la riposte américaine, in : Defense, Paris, n° 95, octobre 2001, pp. 49-52). Le débat reste moralement posé uniquement lorsque l'on sait que des innocents vont être immédiatement massacrés, la doctrine catholique restant partagée dans ce seul cas, condamnant tous les autres... Pourtant, l'idée de prévention n'est pas négative, très loin de là ! En effets, les réponses militaires actuelles ne sont plus applicables à toutes les menaces, la diplomatie préventive devant prendre le pas, mais il est très difficile de vendre aux politiques des conflits qui n’existent pas encore. La diplomatie préventive reste très difficile à faire admettre car on ne peut souvent prouver que l’on avait raison que lorsque l’on a échoué; mais elle a pourtant déjà porté ses fruits, notamment dans les Pays baltes, en Macédoine, et avec le Pacte de Stabilité. Pourquoi donc ne parler que de ses échecs à son sujet ? Car, une question : s’est-on donné les moyens de répondre aux crises contemporaines de manière préventive ?
Enfin, le terrorisme existe bien, n'est-ce pas ? Ou alors c'est que j'ai loupé une étape ! Alors, ne nous laissons pas enfermer dans un cas particulier pour ne pas systématiquement assimiler guerre contre le terrorisme et guerre pour le pétrole ! Qu'il y ait eu dans certains cas confusion volontaire (et pas que dans l'histoire immédiate), Oui ! Mais que ceci s'applique dans tous les cas, Non ! Affirmer que la lutte contre le terrorisme est une lutte pour le pétrole fait le jeu des terroristes, rien d'autre ! Alors, un "chouïa" de modération, ou alors, citons clairement les conflits considérés ! Ce genre de confusion est identique à l'identification Islam/islamisme, Islam/terrorisme ! Or, ce n'est pas la réalité ! Mais nous sommes aujourd'hui dans la politique internationale au point d'achèvement complet de la pensée nietzschéenne : Hélas ! Voici que nous devons embrasser le contraire de la vérité, ce n’est qu’à présent que l’erreur devient mensonge !
Dans tous les cas, démonstration est faite que si les étasuniens savent finir les guerres que les autres ont commencé, ils sont totalement incapables de finir celles qu'ils engagent ! Il est vrai que les notions de rétablissement de la paix, de sortie de crise, etc... étaient totalement inconnues dans leur doctrine voici encore très peu de temps !
Et ceci n'est pas du politiquement correct, d'autant plus que vous savez pertinemment tous ici que je suis le premier à condamner la mort d'innocents et la guerre elle-même, car, comme l'écrivait déjà Pindare bien avant Végèce ou Erasme : Douce chose, la guerre aux inexperts, mais qui l’a éprouvée frémit à son approche en son cœur au plus haut point (Hyporchèmes aux Théliens) !
Dommage collatéral n'est pas exactement synonyme de bavure, ne serait-ce que (et c'est terrible ce que je vais écrire) parce que la bavure est toujours involontaire, alors que le dommage collatéral peut être prévu ! "Ceux qui réparent ou décident d'une attaque doivent : ... s'abstenir de lancer une attaque dont on peut attendre qu'elle cause incidemment des pertes en vies humaines dans la population civile, des blessures aux personnes civiles, des dommages aux biens de caractère civil, ou une combinaison de ces pertes ou dommages, qui seraient excessifs par rapport à l'avantage militaire concret et direct attendu." (art. 57, § 2-a-iii du Protocole I de 1977, additionnel aux Conventions de Genève de 1949). L'existence de dommages collatéraux oblige à prendre en amont des précautions quant aux choix des moyens et des méthodes d'attaque. Question : que faire lorsque des mouvements se moquant ouvertement des conventions internationales et de l'humanitaire se servent de femmes et d'enfants pour se protéger ? Je pense que tout le monde convient que cet usage de populations innocentes pour échapper à des menaces existe et est contraire à toute morale ! Que faire lorsque des pièces de mortier sont installées en pleine ville ou dans des écoles ? Que faire lorsque des mosquées sont utilisées comme dépôts d'armes, et qu'on y enferme des civils ? Bref, il y a un immense dilemme entre le principe de précaution et les principes d'humanité et de préservation de l'innocent, lorsque l'innocent sert d'ôtage à servir à la presse mondiale dès lors que l'on a subi un échec militaire ! C'est le dilemme du chef (et je l'écrivais dès 2001, donc avant le discours de Sarkozy...) !
Frappe chirurgicale est un terme récent, il est vrai totalement ridicule, car il vaudrait mieux dire frappe la plus précise techniquement possible. Ce terme ne concerne pas que les seuls bombardements !
La guerre préventive est, elle, effectivement toujours offensive, et à ce titre interdite par les articles 49 à 51 (notamment) de la Charte des Nations Unies (cf. S. Bonnefoi, L'environnement juridique de la riposte américaine, in : Defense, Paris, n° 95, octobre 2001, pp. 49-52). Le débat reste moralement posé uniquement lorsque l'on sait que des innocents vont être immédiatement massacrés, la doctrine catholique restant partagée dans ce seul cas, condamnant tous les autres... Pourtant, l'idée de prévention n'est pas négative, très loin de là ! En effets, les réponses militaires actuelles ne sont plus applicables à toutes les menaces, la diplomatie préventive devant prendre le pas, mais il est très difficile de vendre aux politiques des conflits qui n’existent pas encore. La diplomatie préventive reste très difficile à faire admettre car on ne peut souvent prouver que l’on avait raison que lorsque l’on a échoué; mais elle a pourtant déjà porté ses fruits, notamment dans les Pays baltes, en Macédoine, et avec le Pacte de Stabilité. Pourquoi donc ne parler que de ses échecs à son sujet ? Car, une question : s’est-on donné les moyens de répondre aux crises contemporaines de manière préventive ?
Enfin, le terrorisme existe bien, n'est-ce pas ? Ou alors c'est que j'ai loupé une étape ! Alors, ne nous laissons pas enfermer dans un cas particulier pour ne pas systématiquement assimiler guerre contre le terrorisme et guerre pour le pétrole ! Qu'il y ait eu dans certains cas confusion volontaire (et pas que dans l'histoire immédiate), Oui ! Mais que ceci s'applique dans tous les cas, Non ! Affirmer que la lutte contre le terrorisme est une lutte pour le pétrole fait le jeu des terroristes, rien d'autre ! Alors, un "chouïa" de modération, ou alors, citons clairement les conflits considérés ! Ce genre de confusion est identique à l'identification Islam/islamisme, Islam/terrorisme ! Or, ce n'est pas la réalité ! Mais nous sommes aujourd'hui dans la politique internationale au point d'achèvement complet de la pensée nietzschéenne : Hélas ! Voici que nous devons embrasser le contraire de la vérité, ce n’est qu’à présent que l’erreur devient mensonge !
Dans tous les cas, démonstration est faite que si les étasuniens savent finir les guerres que les autres ont commencé, ils sont totalement incapables de finir celles qu'ils engagent ! Il est vrai que les notions de rétablissement de la paix, de sortie de crise, etc... étaient totalement inconnues dans leur doctrine voici encore très peu de temps !
Et ceci n'est pas du politiquement correct, d'autant plus que vous savez pertinemment tous ici que je suis le premier à condamner la mort d'innocents et la guerre elle-même, car, comme l'écrivait déjà Pindare bien avant Végèce ou Erasme : Douce chose, la guerre aux inexperts, mais qui l’a éprouvée frémit à son approche en son cœur au plus haut point (Hyporchèmes aux Théliens) !