Anne a écrit :Il y a un CD?!

Moi qui prévoyait un travail de moniale pour m'en graver un à partir des chants que je possède déjà pour accompagner les livres!!!
Vient-il avec, à part, comment se le procure-t-on!!???
Oubliez : il y a dans les HG des antiennes qui n'ont jamais été enregistrées, parce qu'elles sont le fruit de travaux de restitutions que Solesmes vient à peine d'éditer en version papier. Donc.... Ils sont vraiment très forts, ces séminaristes !
Olivier a écrit :Mais... Comment ont-ils fait rentrer tout ça sur un seul CD ??
En fait il y aura probablement plusieurs CD, effectivement. Pour en avoir parlé au maître de choeur de Candé, normalement il est livré à tous les souscripteurs.... Vous recevrez le coffre CD en même temps que vos 3 volumes.
J'espère seulement qu'ils seront dans les temps pour finir les enregistrements, pour le 11/11.
PS : Vu qu'il y a l'original latin, n'est-ce pas normal qu'il ait eu un "iuxta cum typicam" ??
En fait non, ce qu'il faut savoir, c'est qu'il n'y a pas d'original, pas d'édition typique. Pour bien comprendre : vous aurez souvent dans les HG des antiennes différentes de Liturgia Horarum. Parce que Liturgia Horarum, c'est un bréviaire. C'est fait pour être lu. Il y a, comme pour la messe, un "régime" différent pour les offices lus et pour les offices chantés. Et il n'y a pas d'édition typique de l'Antiphonale Romanum....
En fait on prend tout à l'envers, avec les livres de l'office à l'heure actuelle. Normalement, on aurait du sortir d'abord l'Antiphonale Romanum intégralement, en tirer l'Antiphonale Monasticum, puis en déduire les versions lues (les "bréviaires") de l'un et de l'autre. On a toujours fait comme ça pour la liturgie jusqu'ici.
Et ce qui s'est passé est en fait l'inverse : on a sorti assez vite Liturgia Horarum, qui est un bréviaire parce qu'il n'y a aucune note, en faisant des choix d'antiennes qui ne sont pas forcément toutes "réelles", c'est à dire pas toutes dans le répertoire du chant propre de l'Eglise. On en a "déduit" les versions en langues vernaculaires (par exemple "Liturgie des heures", notamment puis "Prière du Temps Présent", qui sont des éditions officielles et "valides" bien sûr mais avec des très grosses adaptations.... Pas toujours heureuses... Demandez à Boris !). Les moines ont continué à chanter l'ancien office en adaptant les antiennes des cantiques évangéliques à la nouvelle année liturgique et ausanctoral modifié, jusqu'à la promulgation de la néo vulgate. A ce moment là ils ont édité vite fait mal fait un "demi antiphonaire" mal foutu et sans autorisation aucune (
Psalterium Monasticum, dont il existe une version latin français, en 1983). En même temps, ils ont sorti un Liber Hymnarius qui a obtenu toutes les autorisations (1983 aussi), comme "Tomus alter" d'un Antiphonale Romanum commun aux usages romains et monastiques. Et on a attendu, attendu, attendu, en continuant d'utiliser dans l'usage monastique l'Antiphonaire de 1934 pour le sanctoral et le temporal, le psalterium pour l'ordinaire et l'hymnaire..... 20 ans après (2004), après moult batailles, et énervements fort du P. Abbé primat contre certaines personnes à la Curie, ils ont obtenu l'autorisation d'éditer - au forceps - un antiphonale monasticum dont le schéma était prêt depuis 30 ans. Il y a 3 tomes aujourd'hui (temporal, sanctoral et ordinaire), mais seulement pour l'office de jour, pas d'office de nuit).
Mais le blocage subsiste toujours aujourd'hui sur l'Antiphonale romanum... Le pape chante l'office sur des feuilles volantes. Les fidèles, quant à eux, ne chantent carrément pas ou alors des mélodies ridicules sur des paroles de La Tour Du Pin. C'est la déconfiture de l'office divin partout dans l'Eglise. Quelques héros cinglés cherchent à faire des adaptations entre l'Antiphonale Monasticum de 1934 et Liturgia Horarum (comme nous pendant un certain temps)... Certains d'entre eux ont eu l'héroïsme de tenter le tout pour le tout. L'approbation en 15 jours des Heures Grégoriennes obtenue par la Communauté Saint Martin tient tout simplement du miracle. Saint Martin sort un livre "iuxta cum typicam" (sans editio typica !) à partir du schéma préparé par Solesmes pour l'Antiphonale Romanum depuis 30 ans.... Pour son usage propre (ce n'est pas un livre "typique" de la liturgie romaine), mais en le proposant avec un format "pastoral" à tous ceux qui voudront en profiter... Et en propsoant pour la première fois des traductions françaises exactes pour les antiennes, les preces, les répons... Le Schéma en question s'écarte de façon importante pour le choix des antiennes, de celles qui sont dans Liturgia Horarum... Mais pas pour les hymnes, les lectures ou les répons brefs.
Adoramus Te a écrit :Entre parenthèses, j'ai entendu parler de la préparation d'un cinquième volume de
Liturgia Horarum, dont le Cal Arinze est responsable. Le travail a l'air d'avancer.
Il est question d'aditions à l'office des lectures...
Mais est-ce que cet office existait bel et bien dans l'ancien bréviaire ?
Si oui, pourquoi ne pas s'en inspirer plutôt que partir sur un office monastique ?
En fait, pour tout vous dire, l'usage monastique actuel est rigoureusement de prendre le schéma de l'office de nuit de l'ancien bréviaire romain. L'avantage, c'est qu'ils ont déjà fait tous les ajustements pour en donner la couleur de la liturgie actuelle. Donc pour "nous" qui voudrions en certaines occasions, utiiliser un office de nuit au choeur, il y a très peu d'ajustements à faire à l'usage monsatique actuel et ce que nous cherchons à réaliser.
Qu'est ce que c'est que cette rumeur ? Vous en savez plus ?
PS : Anne : vous n'êtes pas inscrite à la Societas Laudis ?