De l'art contemporain
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Lorsque l'on fait défiler petit à petit la page, que l'on admire les crucifixions magnifiques de Mantegna, de Rembrandt ou de Brunelleschi, le choc est grand lorsque l'on tombe sur l'oeuvre hideuse du dénommé Strubel (que je ne connaissais pas, par ailleurs).
On a d'un côté le supplice transfiguré par la beauté, beauté qui n'est rien d'autre que la victoire de la Vie sur la Mort, le signe annonciateur de la Résurrection. Je ne vois dans la laideur absolue de l'oeuvre de Strubel que l'apothéose de la mort; cela sent la pourriture de la charogne en décomposition. Rien de sacré là-dedans, bien au contraire : juste la matière totalement séparée du spirituel ; aucune transcendance.
On a d'un côté le supplice transfiguré par la beauté, beauté qui n'est rien d'autre que la victoire de la Vie sur la Mort, le signe annonciateur de la Résurrection. Je ne vois dans la laideur absolue de l'oeuvre de Strubel que l'apothéose de la mort; cela sent la pourriture de la charogne en décomposition. Rien de sacré là-dedans, bien au contraire : juste la matière totalement séparée du spirituel ; aucune transcendance.
Le Christ meurt sur la croix, c'est une mort réelle. Mais c'est une victoire et un triomphe de l'amour, de l'innocence et de la vérité.
Le Christ en croix est défiguré et torturé, il est beau non pas physiquement, mais plus profondément. Il n'a pas à être aussi beau qu'Apollon ni beau de la même manière comme dit Jean-Louis Chrétien (voir L'arche de la parole - PUF). Sa beauté vient de l'amour et de l'innocence qui triomphent en lui. Le crucifix de Strubel n'évoque rien d'autre que l'anéantissement ou plutôt une convulsion animale et de douleur où aucune vie de l'âme ne semble possible. Mais l'humanité n'est pas un état aussi inférieur. Le Christ n'a pas vécu la passion comme un animal qu'on aurait cloué à une croix, mais comme l'homme qu'il est. Ses dernières paroles sont humaines et il n'y a aucune place pour elles dans les réalisation de Strubel. L'homme est un animal, c'est certain, il a un corps sensible et il est mortel. Mais pourtant il est aussi étranger à tout ce qui est animal par son humanité :
"même si les souffrances du monde animal sont connues de l'homme et lui sont proches, ce que nous exprimons par le mot "souffrance" semble cependant particulièrement essentiel à la nature de l'homme. Le sens en est aussi profond que l'homme lui-même précisément parce qu'il manifeste à sa manière la profondeur propre à l'homme, et à sa manière la dépasse. La souffrance semble appartenir à la transcendance de l'homme ; c'est un des points sur lesquels l'homme est "destiné" à se dépasser lui-même, et il y est appelé d'une façon mystérieuse" ;
"la douleur, spécialement la douleur physique, est largement répandue dans le monde des animaux. Mais seul l'homme, en souffrant, sait qu'il souffre et se demande pour quelle raison ; et il souffre d'une manière humainement plus profonde encore s'il ne trouve pas de raison satisfaisante";
"L'homme de douleur de cette prophétie est vraiment "l'agneau de Dieu qui enlève le péché du monde". Dans sa souffrance, les péchés sont effacés, précisément parce que lui seul, comme Fils unique, a pu les prendre sur lui, les assumer avec un amour envers le Père qui surpasse le mal de tout péché ; en un certain sens il anéantit ce mal dans l'espace spirituel des rapports entre Dieu et l'humanité, et il remplit cet espace avec le bien." (Jean-Paul II, Lettre apostolique Salvifici doloris, 1984)
Le Christ en croix est défiguré et torturé, il est beau non pas physiquement, mais plus profondément. Il n'a pas à être aussi beau qu'Apollon ni beau de la même manière comme dit Jean-Louis Chrétien (voir L'arche de la parole - PUF). Sa beauté vient de l'amour et de l'innocence qui triomphent en lui. Le crucifix de Strubel n'évoque rien d'autre que l'anéantissement ou plutôt une convulsion animale et de douleur où aucune vie de l'âme ne semble possible. Mais l'humanité n'est pas un état aussi inférieur. Le Christ n'a pas vécu la passion comme un animal qu'on aurait cloué à une croix, mais comme l'homme qu'il est. Ses dernières paroles sont humaines et il n'y a aucune place pour elles dans les réalisation de Strubel. L'homme est un animal, c'est certain, il a un corps sensible et il est mortel. Mais pourtant il est aussi étranger à tout ce qui est animal par son humanité :
"même si les souffrances du monde animal sont connues de l'homme et lui sont proches, ce que nous exprimons par le mot "souffrance" semble cependant particulièrement essentiel à la nature de l'homme. Le sens en est aussi profond que l'homme lui-même précisément parce qu'il manifeste à sa manière la profondeur propre à l'homme, et à sa manière la dépasse. La souffrance semble appartenir à la transcendance de l'homme ; c'est un des points sur lesquels l'homme est "destiné" à se dépasser lui-même, et il y est appelé d'une façon mystérieuse" ;
"la douleur, spécialement la douleur physique, est largement répandue dans le monde des animaux. Mais seul l'homme, en souffrant, sait qu'il souffre et se demande pour quelle raison ; et il souffre d'une manière humainement plus profonde encore s'il ne trouve pas de raison satisfaisante";
"L'homme de douleur de cette prophétie est vraiment "l'agneau de Dieu qui enlève le péché du monde". Dans sa souffrance, les péchés sont effacés, précisément parce que lui seul, comme Fils unique, a pu les prendre sur lui, les assumer avec un amour envers le Père qui surpasse le mal de tout péché ; en un certain sens il anéantit ce mal dans l'espace spirituel des rapports entre Dieu et l'humanité, et il remplit cet espace avec le bien." (Jean-Paul II, Lettre apostolique Salvifici doloris, 1984)
Dernière modification par Charles le jeu. 09 sept. 2004, 16:13, modifié 2 fois.
Oui enfin bon, il peut y avoir différentes manières de représenter la mort du Christ. Selon telle époque, on privilégiera une mort glorieuse et prenant visiblement, immédiatement, une signification glorieuse ; à d'autres, on insistera plutôt sur la souffrance du Christ. Le retable d'Issenheim montre ainsi la crucifixion et la déploration sous un jour particulièrement sinistre (il est vrai que d'autres panneaux évoquent autre chose, et aussi la résurrection...).
Je ne connaissais pas ce Strubel, mais faire se suivre plusieurs oeuvres qui visiblement ne sont pas dans le même esprit (Pietà de M-A par exemple) avec celle-ci, me paraît de mauvaise foi ; il faudrait comparer, mettons, à des peintures de scènes macabres. On ne peut pas se contenter de dire que c'est "laid" : on expose bien, dans les musées, des gisants de la Renaissance et de la fin du Moyen-age exposant un corps à peine mort et bien "maquillé", ainsi qu'un cadavre en état avancé de décomposition et de putréfaction, avec des vers, etc. Et c'est très beau, du reste.
Cordialement
Je ne connaissais pas ce Strubel, mais faire se suivre plusieurs oeuvres qui visiblement ne sont pas dans le même esprit (Pietà de M-A par exemple) avec celle-ci, me paraît de mauvaise foi ; il faudrait comparer, mettons, à des peintures de scènes macabres. On ne peut pas se contenter de dire que c'est "laid" : on expose bien, dans les musées, des gisants de la Renaissance et de la fin du Moyen-age exposant un corps à peine mort et bien "maquillé", ainsi qu'un cadavre en état avancé de décomposition et de putréfaction, avec des vers, etc. Et c'est très beau, du reste.
Cordialement
Il faut comparer ses crucifix et ses Christ à d'autres crucifix et à d'autres Christ ni plus, ni moins.MB a écrit :Je ne connaissais pas ce Strubel, mais faire se suivre plusieurs oeuvres qui visiblement ne sont pas dans le même esprit (Pietà de M-A par exemple) avec celle-ci, me paraît de mauvaise foi ; il faudrait comparer, mettons, à des peintures de scènes macabres.
Bien à vous
Charles
Dernière modification par Charles le sam. 15 avr. 2006, 16:42, modifié 2 fois.
Bonsoir Charles !
Il n'y a pas de doute concernant la différence de qualité des oeuvres présentées. Mais si je pose la question de la justification de l'art dans les cultures non-chrétiennes, c'est pour d'autres raisons. Le kouros est beau, bien sûr (j'adore l'art de la Grèce archaïque, vous savez trouver les mots qui plaisent !
). Mais la question n'est pas là : ces statues avaient un but religieux, étaient postées sur l'Acropole en l'honneur d'Athéna. Et l'art ne semblait pas la préoccupation majeure des contemporains, puisque les sculptures d'avant l'invasion perse ont été enterrées lors de la réfection de l'Acropole (il y en avait trop,
... remarquez, ça a permis de les conserver). Leur efficacité religieuse semblait donc primer sur leur visibilité. On pourrait dire cela de bien d'autres cultures païennes (l'art de l'Egypte ancienne par exemple).
Donc : que penser, dans une optique chrétienne, de productions émanant de civilisations a-chrétiennes, et aux idéaux parfois bien éloignés des nôtres ?
Cordialement
Il n'y a pas de doute concernant la différence de qualité des oeuvres présentées. Mais si je pose la question de la justification de l'art dans les cultures non-chrétiennes, c'est pour d'autres raisons. Le kouros est beau, bien sûr (j'adore l'art de la Grèce archaïque, vous savez trouver les mots qui plaisent !
Donc : que penser, dans une optique chrétienne, de productions émanant de civilisations a-chrétiennes, et aux idéaux parfois bien éloignés des nôtres ?
Cordialement
Pas tout à fait (l'homosexualité était réprimée chez les nazis, et existait chez les Grecs). Au contraire, certaines statues grecques sont des appels pressants si j'ose dire : le couple de Tyrannicides par exemple (les deux amants qui assassinent le tyran d'Athènes). Enfin c'est une question assez vaste...
Un ouvrage sur le sujet a paru aux Editions Hutchinson
http://www.randomhouse.co.uk
"Hitler and the power of aesthetics" de Frederic Spotts, 2002, 488 p.
http://www.randomhouse.co.uk
"Hitler and the power of aesthetics" de Frederic Spotts, 2002, 488 p.
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wanderer
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Difficile d'entrer dans une telle conversation.
Il me semble que l'art est et sera toujours un moyen de comprendre l'époque. Et que penseront de notre époque dans mille ans ceux qui verront la fontaine de Duchamps? Ou ces crucifix. Pour la première fois depuis la venue du Christ, il y a des endroits dans le monde où après avoir été évangélisés, les hommes ont cru pouvoir s'affranchir des paroles du Christ. Bien pire, nous vivons dans une société non pas laïque, mais laïcisante voir athéisante. Cela, on le retrouve dans l'art contemporain, où la vie a perdu souvent son caractère sacré. Je crois que la crise de l'art dans des tas de domaines, et notamment la musique, n'est que le refflet de la crise morale de toute une partie du monde. Certains se demandent quoi faire de nouveau, mais je crois qu'ils se demandent surtout quelle sens donner à leur vie et à leur art.
Cependant, pour moi, l'art n'est pas uniquement aspiration vers le beau. Tout dépend le sens que l'on donne au mot beau en fait. Il y a des oeuvres comme le cri de Munch, qui sont laides d'un point de vue visuel, mais qui révèlent une telle souffrance, une douleur si profondément humaine, qu'elles ont selon moi une part de transcendance. Je crois qu'il n'est pas interdit de montrer la douleur et une certaine laideur si l'on s'y prend bien. Le problème des crucifix montrés, c'est qu'ils sont sclérosés et sans âme. Même la douleur du Christ, on ne la sent pas, quant à la vie et à la lumière, je n'en parle pas. Cela dit, même si je ne connais pas d'exemple, il me paraît possible de faire un crucifix ou une représentation du Christ très axée sur sa douleur et moins sur la vie qui renaît par Lui. Cela peut être pour un artiste une façon d'exprimer ses doutes par rapport à la foi par exemple et qui un jour n'a pas manqué de foi?
La démarche de Duchamps permet de poser le problème de la portée de l'oeuvre d'art. Qu'est-ce que c'est une oeuvre d'art? Pour moi, très souvent, l'art contemporain se contente de poser cette question et d'y répondre par une crise identitaire, par un vide béant qui est celui de l'athéisme. Cependant, ne nous refermons pas et ne jugeons pas trop vite. Il y a de la vie dans la musique de Berg et Schoënberg. Si tout homme est créé par le beau et disposé au Bien, il ne faut pas oublier que parfois il ne sait pas l'atteindre, et on a le droit de représenter la laideur et une souffrance sans espoir.
cordialement, Wanderer
Il me semble que l'art est et sera toujours un moyen de comprendre l'époque. Et que penseront de notre époque dans mille ans ceux qui verront la fontaine de Duchamps? Ou ces crucifix. Pour la première fois depuis la venue du Christ, il y a des endroits dans le monde où après avoir été évangélisés, les hommes ont cru pouvoir s'affranchir des paroles du Christ. Bien pire, nous vivons dans une société non pas laïque, mais laïcisante voir athéisante. Cela, on le retrouve dans l'art contemporain, où la vie a perdu souvent son caractère sacré. Je crois que la crise de l'art dans des tas de domaines, et notamment la musique, n'est que le refflet de la crise morale de toute une partie du monde. Certains se demandent quoi faire de nouveau, mais je crois qu'ils se demandent surtout quelle sens donner à leur vie et à leur art.
Cependant, pour moi, l'art n'est pas uniquement aspiration vers le beau. Tout dépend le sens que l'on donne au mot beau en fait. Il y a des oeuvres comme le cri de Munch, qui sont laides d'un point de vue visuel, mais qui révèlent une telle souffrance, une douleur si profondément humaine, qu'elles ont selon moi une part de transcendance. Je crois qu'il n'est pas interdit de montrer la douleur et une certaine laideur si l'on s'y prend bien. Le problème des crucifix montrés, c'est qu'ils sont sclérosés et sans âme. Même la douleur du Christ, on ne la sent pas, quant à la vie et à la lumière, je n'en parle pas. Cela dit, même si je ne connais pas d'exemple, il me paraît possible de faire un crucifix ou une représentation du Christ très axée sur sa douleur et moins sur la vie qui renaît par Lui. Cela peut être pour un artiste une façon d'exprimer ses doutes par rapport à la foi par exemple et qui un jour n'a pas manqué de foi?
La démarche de Duchamps permet de poser le problème de la portée de l'oeuvre d'art. Qu'est-ce que c'est une oeuvre d'art? Pour moi, très souvent, l'art contemporain se contente de poser cette question et d'y répondre par une crise identitaire, par un vide béant qui est celui de l'athéisme. Cependant, ne nous refermons pas et ne jugeons pas trop vite. Il y a de la vie dans la musique de Berg et Schoënberg. Si tout homme est créé par le beau et disposé au Bien, il ne faut pas oublier que parfois il ne sait pas l'atteindre, et on a le droit de représenter la laideur et une souffrance sans espoir.
cordialement, Wanderer
Re à tous
Si vous permettez, je me risquerai à une petite remarque concernant Duchamp, Picabia et tous ceux qui les suivent jusqu'à aujourd'hui (que j'ai le "bonheur" de voir au "centre de création contemporaine" au palais de Tokyo... ceux qui savent comprendront). Lorsque le premier met en scène un urinoir, il y a un questionnement ironique adressé au spectateur - et la chose ne prend son biais que par ce sens - sur le statut d'oeuvre d'art, etc. Duchamp réagit à l'idolâtrie de l'oeuvre d'art, de l'objet exposé dans le musée, etc. , et joue avec cela ; il ne fait pas de "travail" sur la création, sur l'esthétique, mais sur le discours ; il fait donc oeuvre de communication et non pas d'art (en le sachant très bien). C'est ce qu'ont fait d'autres à la suite, certains surréalistes et jusqu'à bcp aujourd'hui ("l'art contemporain" au sens péjoratif comme le dit Charles). Vous avez certainement remarqué la parenté d'esprit entre ces réalisations et les campagnes de publicité, les images-chocs, les rapprochements directs et inventifs (parfois très bien fichus, là n'est pas la question) qu'on trouve dans les affiches et les spots. J'ai l'impression que c'est pareil ; j'ai l'impression que les publicitaires se sont inspirés, justement, de Duchamp et consorts, peut-être sans le savoir. En tout cas, ils sont dans le même état d'esprit.
Mais si on désigne ces "réalisations" par le terme de communication ; si on voit dans la communication la valeur cardinale des mécanismes sociaux actuels ; alors, "l'art contemporain" genre lavabo correspond tout à fait à notre époque : c'est, de fait, l'art des hommes d'aujourd'hui, et cela répond à leur état d'esprit.
Donc, soit dit en passant, il me paraît injuste de vouloir faire des reproches, par exemple, aux cubistes ; leur oeuvre - qu'on peut ne pas aimer, la question n'est pas là - reste quand même dans une tradition esthétique. Je pense que le passage crucial, en ce qui nous concerne, se fait lorsque Picabia, qui avait beaucoup de talent, cesse de faire de la "vraie" peinture (genre Udnie, excellent), pour faire joujou à des billets dadas ou organiser des parties fines sur la Côte d'Azur. On change d'idéal, c'est tout.
J'espère que j'ai été clair. A bientôt !
Si vous permettez, je me risquerai à une petite remarque concernant Duchamp, Picabia et tous ceux qui les suivent jusqu'à aujourd'hui (que j'ai le "bonheur" de voir au "centre de création contemporaine" au palais de Tokyo... ceux qui savent comprendront). Lorsque le premier met en scène un urinoir, il y a un questionnement ironique adressé au spectateur - et la chose ne prend son biais que par ce sens - sur le statut d'oeuvre d'art, etc. Duchamp réagit à l'idolâtrie de l'oeuvre d'art, de l'objet exposé dans le musée, etc. , et joue avec cela ; il ne fait pas de "travail" sur la création, sur l'esthétique, mais sur le discours ; il fait donc oeuvre de communication et non pas d'art (en le sachant très bien). C'est ce qu'ont fait d'autres à la suite, certains surréalistes et jusqu'à bcp aujourd'hui ("l'art contemporain" au sens péjoratif comme le dit Charles). Vous avez certainement remarqué la parenté d'esprit entre ces réalisations et les campagnes de publicité, les images-chocs, les rapprochements directs et inventifs (parfois très bien fichus, là n'est pas la question) qu'on trouve dans les affiches et les spots. J'ai l'impression que c'est pareil ; j'ai l'impression que les publicitaires se sont inspirés, justement, de Duchamp et consorts, peut-être sans le savoir. En tout cas, ils sont dans le même état d'esprit.
Mais si on désigne ces "réalisations" par le terme de communication ; si on voit dans la communication la valeur cardinale des mécanismes sociaux actuels ; alors, "l'art contemporain" genre lavabo correspond tout à fait à notre époque : c'est, de fait, l'art des hommes d'aujourd'hui, et cela répond à leur état d'esprit.
Donc, soit dit en passant, il me paraît injuste de vouloir faire des reproches, par exemple, aux cubistes ; leur oeuvre - qu'on peut ne pas aimer, la question n'est pas là - reste quand même dans une tradition esthétique. Je pense que le passage crucial, en ce qui nous concerne, se fait lorsque Picabia, qui avait beaucoup de talent, cesse de faire de la "vraie" peinture (genre Udnie, excellent), pour faire joujou à des billets dadas ou organiser des parties fines sur la Côte d'Azur. On change d'idéal, c'est tout.
J'espère que j'ai été clair. A bientôt !
De l'art contemporain (2)
J'ai aperçu le sujet qu'il y avait eu sur ce thème précedemment, et j'ai une vision très différente de la plupart des personnes, je pense.
J'ai toujours eu la chance de connaître des peintres très connus, et certains sont des amis, même s'ils sont deux fois plus vieux que moi, et j'ai grandi dans une vision de l'art exceptionnelle, je peux vous citer Vassilkof, Lloveras... Habitant dans un monument historique ouvert à la visite, je peux voir les réaction des gens, qui, pour beaucoup trop, ont une vision très restreinte de la peinture: la figuration, et la nouvelle figuration. Pourtant, je ne vois pas l'interet de faire, comme un certain Dauchot, des peintures comme il y a cent ans ou plus. Il y a des méthodes, telles le cubisme, l'impressionisme, le pointillisme, le fauvisme, l'hyper réalisme, etc qui renouvelle cet art, et heureusement!
Pour les personnes qui auraient la chance d'avoir cet ouvrage, lisez L'art moderne de Huysmans, mais cet ouvrage est malheureusement rarissisme. Il a été écrit avant sa conversion, etprésente une vision de l'at moderne superbe, pleine de verve (il dépassait son maître Zola!) et faite par un descendant de peintres hollandais reconnus.
Pour ceux qui le désire, je peux leur transmettre la photo d'une Christ très moderne, à titre privé seulement, qui, je l'espère, leur plaira, même si l'original est bien mieux!
Que pensez vous de l'art contemporain? Décadent ou génial, ou bien les deux...
Personellement,je pense qu'il est fait de décadence et de génie, et qu'il faut savoir rester ouvert à tous les styles, sant pour autant apprécier: l'hyper réalisme a une méthode incroyable, mais je déteste ça!
J'ajouterai que la peinture est comme la littérature: pleine de génie et de décadence, et on le voit vraiment de nos jours!
J'ai toujours eu la chance de connaître des peintres très connus, et certains sont des amis, même s'ils sont deux fois plus vieux que moi, et j'ai grandi dans une vision de l'art exceptionnelle, je peux vous citer Vassilkof, Lloveras... Habitant dans un monument historique ouvert à la visite, je peux voir les réaction des gens, qui, pour beaucoup trop, ont une vision très restreinte de la peinture: la figuration, et la nouvelle figuration. Pourtant, je ne vois pas l'interet de faire, comme un certain Dauchot, des peintures comme il y a cent ans ou plus. Il y a des méthodes, telles le cubisme, l'impressionisme, le pointillisme, le fauvisme, l'hyper réalisme, etc qui renouvelle cet art, et heureusement!
Pour les personnes qui auraient la chance d'avoir cet ouvrage, lisez L'art moderne de Huysmans, mais cet ouvrage est malheureusement rarissisme. Il a été écrit avant sa conversion, etprésente une vision de l'at moderne superbe, pleine de verve (il dépassait son maître Zola!) et faite par un descendant de peintres hollandais reconnus.
Pour ceux qui le désire, je peux leur transmettre la photo d'une Christ très moderne, à titre privé seulement, qui, je l'espère, leur plaira, même si l'original est bien mieux!
Que pensez vous de l'art contemporain? Décadent ou génial, ou bien les deux...
Personellement,je pense qu'il est fait de décadence et de génie, et qu'il faut savoir rester ouvert à tous les styles, sant pour autant apprécier: l'hyper réalisme a une méthode incroyable, mais je déteste ça!
J'ajouterai que la peinture est comme la littérature: pleine de génie et de décadence, et on le voit vraiment de nos jours!
VDVR - VLXX
"Ma personne n'est rien, mon principe est tout" Henry V
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