Re: La doctrine de l'enfer est une fable diabolique
Publié : jeu. 18 juin 2026, 16:26
Cher ami(e),patatedouce a écrit : ↑mer. 17 juin 2026, 14:54Le livre de JOB dit que le mal existe car Dieu n'est pas une caisse enregistreuse et a sa propre volonté. L'inverse est vrai : l'homme n'est pas une caisse enregistreuse de Dieu.Colas a écrit : ↑mer. 17 juin 2026, 14:04 comment un Dieu d'amour pourrait-il raisonnablement créer des enfants tout en sachant fort bien, avant même la fondation du monde, que ceux-ci seront jetés par les anges dans les flammes éternelles de l'enfer ? Et cette abjecte torture surviendrait au nom de la sacro-sainte liberté humaine, afin que Jéhovah ne viole pas la volonté souveraine de ses créatures ? Allons... je vous en prie...
Tout au long du livre de Job, la question de son malheur reste centrale : sa souffrance est-elle due à ses fautes ? À la fin, Dieu apparaît pour lui signifier que ce n'est pas le cas. Il lui rappelle que Sa volonté dépasse les logiques humaines et qu'Il n'est pas soumis à un système de rétribution automatique où il suffirait de faire le bien pour être épargné.
Pour moi, si Dieu est une caisse enregistreuse, ça veut dire qu'il n'existe pas car il n'a pas de volonté propre...
(C'est pour ça que Job dit : Dieu m'a tout donné, Dieu m'a tout repris, Dieu est grand, loué le seigneur / son malheur est la preuve de l'existence de Dieu car il sait qu'il n'a rien fait de mal)
- La logique interne d'une hypothèse de libre-arbitre de l'homme fonctionne, mais pas celle d'un absence de libre-arbitre ? libre-arbitre compris comme possibilité de faire le bien ou le mal.
- Supposez-vous que le mal n'existe pas ?
Je ne nie pas que le bien et le mal existent. Au contraire, je suis persuadé que tous les deux existent réellement. Même si à la vérité, le bien possède plus de réalité que le mal. À bien y réfléchir, le bien, comme la lumière, est en effet défini positivement. Tandis que le mal n'est que la simple absence de bien, de la même façon que l'obscurité n'est que la simple absence de lumière.
Que l'homme puisse faire le bien, je l'accepte donc entièrement. Que l'homme, en revanche, puisse accomplir la moindre œuvre méritoire, cela je le nie catégoriquement. Par œuvre méritoire, j'entends toute action vertueuse que l'on commet alors qu'on aurait pu s'en abstenir (et je ne parle pas ici d'une possibilité virtuelle, mais bien réelle).
Je suis protestant réformé. À mes yeux, celui qui fait le bien n'a pas la liberté d'agir autrement ; pas plus que celui qui fait le mal n'a la possibilité d'agir différemment. Voilà pourquoi Jésus a dit : "quiconque pratique le péché est esclave du péché" (Jean 8:34). Voilà aussi pourquoi l'apôtre Paul appelait les chrétiens affranchis du péché des "esclaves de la justice" (Romains 6:18).
L'apôtre écrit : "l'affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu'elle ne le peut même pas" (Romains 8:7). En d'autres termes, celui qui n'a pas été saisi par l'Esprit n'a même pas la possibilité de faire le bien. Quant à celui dont l'Esprit s'est emparé, il n'a plus même la capacité de pécher. D'où ces paroles de l'apôtre Jean : "quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu'il est né de Dieu" (1 Jean 3:9). Le libre-arbitre est tout, sauf une doctrine biblique. Mais je respecte infiniment les gens qui pensent différemment.
Bien cordialement,
Colas