Sens de la fécondité

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Re: Sens de la fécondité

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Ombiace a écrit : ven. 20 juin 2025, 14:44 Après tout, pourquoi pas, mais j'aimerais bien savoir à qui vous attribuez ce chromosome Y, et toute cette moitié de génome créés pour s'apparier avec celui de la vierge afin de constituer l'ovule, puis l'œuf.
Vous l'attribuez à la vierge, qui aurait apporté ainsi tout le matériel génétique (la moitié du sien + une autre moitié du sien également) de Jésus sauf le chromosome Y, ou bien à l'activité créatrice du Père, ce qui fait qu'à la moitié du matériel génétique de Marie, le Père aurait créé et fusionné toute l'autre moitié du génome (incluant le chromosome Y) ?

Si j'en crois ce que vous écriviez :
Libremax a écrit : jeu. 19 juin 2025, 10:28 L'héritage charnel humain du Christ vient de la Vierge Marie, et d'elle seule.
, le génome de Jésus lui viendrait tout entier de Marie, car, un génome, c'est charnel, après tout.
Nous entrons là dans des considérations qui nous dépassent forcément.
Nous n'avons pas de trace ADN de Jésus et Marie, personne ne lui a fait d'examen génétique à l'époque,
et on peut imaginer la chose de bien des manières.
La foi de l'Eglise, c'est juste que Joseph ni aucun autre homme n'était le père biologique de Jésus.

A partir de là, que s'est-il passé ? Le miracle a-t-il consisté en une sorte de parthénogénèse ? Un chromosome X de Marie s'est-il muté en chromosome Y ? Celui-ci est-il apparu, tiré du néant, comme le cosmos à son commencement ?
Nous n'en savons rien, et je crois qu'il est déplacé de vouloir répondre coûte que coûte à ce niveau de détail.
Donc pour vous répondre : je n'ai pas de réponse précise à vous donner.
J'affirme juste qu'on ne peut pas vraiment dire que Jésus serait le fils biologique du Saint Esprit. Cela n'a pas de sens.
je voulais dire que, si l'on s'en tient à ce que je viens de citer de vous à l'instant, que non seulement Saint Joseph ne transmet rien de charnel à son "fils" Jésus, mais en plus, il a beau aimer sa femme, il doit admettre et supporter que devant lui, au quotidien, ce qui constitue génétiquement ce fils vient intégralement de sa femme (sauf le chromosome Y, un des chromosomes parmi les 46 ou 23, je ne sais plus, du matériel génétique).

Il serait, en clair, floué de sa fécondité, rendu inutile pour cela, au profit sa femme, qui devient presque autosuffisante es fécondité, et qu'il a devant lui au quotidien.
C'est vrai qu'on le décrit comme discret, mais quand même.
Et puis, Dieu ferait il avec Marie et Jésus un genre de scissiparité, ou peut-être plutôt de schizogamie.. Que sais je ?
Ce n'est plus une simple épreuve, c'est presque une punition.
Comment peut il vivre sereinement au quotidien avec cela à l'esprit ?
Ce que vous décrivez là est exactement le dogme de l'Eglise catholique (et à peu près tous les autres, au passage).
Joseph n'a transmis aucun patrimoine génétique à Jésus, et la grossesse de sa femme était un miracle, un prodige accomplissant une prophétie qui disait que "la vierge aura un enfant". Sa charge à lui était expressément de garder Marie et son enfant sous son toit, et donc de les protéger, de leur fournir le nécessaire. Comme le disait Fée Violine, on peut comprendre cela comme un honneur immense :
Pour cet homme dont on nous dit qu'il était "juste", c'est à dire, à l'époque, profondément croyant et pieux, on peut penser que c'était une grande merveille, d'autant plus que, comme le lui avait annoncé l'ange, c'était le Messie attendu. Pour des Juifs de l'époque, il y avait de quoi se réjouir, même si cela se passait d'une manière inattendue.
Par ailleurs, je voudrais le redire avec force : il n'y a pas que la fécondité sexuelle qui vaille le coup d'être vécue.
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Re: Sens de la fécondité

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J'apprécie toujours vos explications, bien carrées, bien expliquées, Libremax.

Il me manquait cette notion :
Libremax a écrit : ven. 20 juin 2025, 10:36 Pardon, mais le symbole, ici, ne parle pas de l'Incarnation. Il parle de l'engendrement éternel du Fils par le Père.
Libremax a écrit : ven. 20 juin 2025, 17:17 A partir de là, que s'est-il passé ? Le miracle a-t-il consisté en une sorte de parthénogénèse ? Un chromosome X de Marie s'est-il muté en chromosome Y ? Celui-ci est-il apparu, tiré du néant, comme le cosmos à son commencement ?
Nous n'en savons rien, et je crois qu'il est déplacé de vouloir répondre coûte que coûte à ce niveau de détail.
Ce n'est pas faux, en effet
Libremax a écrit : ven. 20 juin 2025, 17:17 Joseph n'a transmis aucun patrimoine génétique à Jésus
Il y aurait ce point, sur lequel j'ai encore quelques doutes : Pourquoi ne pas envisager que ce soit pourtant le cas, en admettant qu'une transmission génétique ait pu se faire hors liaison charnelle, par la voie du Saint Esprit ?
Libremax a écrit : ven. 20 juin 2025, 17:17 Comme le disait Fée Violine, on peut comprendre cela comme un honneur immense :
Cela ne m'échappe pas, merci à vous, Fée Violine
Libremax a écrit : ven. 20 juin 2025, 17:17 Par ailleurs, je voudrais le redire avec force : il n'y a pas que la fécondité sexuelle qui vaille le coup d'être vécue.
Merci de votre témoignage, cher Libremax
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Ombiace a écrit : ven. 20 juin 2025, 18:10
Libremax a écrit : ven. 20 juin 2025, 17:17 Joseph n'a transmis aucun patrimoine génétique à Jésus
Il y aurait ce point, sur lequel j'ai encore quelques doutes : Pourquoi ne pas envisager que ce soit pourtant le cas, en admettant qu'une transmission génétique ait pu se faire hors liaison charnelle, par la voie du Saint Esprit ?
Bonjour Ombiace, merci bien pour vos appréciations,

outre le fait que là aussi, il faudrait beaucoup d'imagination pour envisager une telle possibilité (la transmission se serait-elle faite à partir d'un bisou? d'un toucher? Dieu aurait-il retiré une cellule de Joseph durant un lourd sommeil, comme lorsqu'il créa Eve à partir d'Adam dans la Genèse, etc ?), les récits tendent tout de même à nous indiquer, même si ce n'est pas absolument explicite, que Marie a donné sons plein accord à sa grossesse, avant d'en être avertie, ce qui revient à avoir dit "oui" à Dieu.
Joseph, lui, a été mis devant le fait accompli. En d'autres termes, on ne lui a pas demandé son avis, les choses étant déjà faites.
Ce qui veut dire que la transmission de la parentalité humaine était malgré tout soumise au bon vouloir du parent.
C'est ce qui nous permet de comprendre que Joseph n'est pas du tout parent biologique de Jésus.

Cela dit, et comme l'a indiqué Benoît XVI, Dieu aurait pu, s'Il l'avait voulu, s'Incarner en un fils biologique de Marie et de Joseph.
Pour lui, cela aurait "fonctionné" aussi.
On pourrait s'évertuer à comprendre pourquoi Il ne l'a pas voulu...
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Encore merci, Libremax
Libremax a écrit : sam. 21 juin 2025, 21:00 Joseph, lui, a été mis devant le fait accompli. En d'autres termes, on ne lui a pas demandé son avis, les choses étant déjà faites.
Ce qui veut dire que la transmission de la parentalité humaine était malgré tout soumise au bon vouloir du parent.
Je dois dire que je n'ai pas saisi le lien de cause à effet que vous semblez établir.
Veuillez m'excuser pour mon délai de réaction, svp : Vous aviez déjà répondu au souci le plus conséquent
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Ombiace a écrit : mer. 25 juin 2025, 18:27 Je dois dire que je n'ai pas saisi le lien de cause à effet que vous semblez établir.
Veuillez m'excuser pour mon délai de réaction, svp : Vous aviez déjà répondu au souci le plus conséquent
Bonjour Ombiace,

Il y a deux éléments : l'annonce faite à Marie, et puis celle faite à Joseph.

Les textes tendent à exprimer que l'annonce faite à Marie se passe avant sa grossesse ("Voici que tu vas être enceinte").
A cette annonce, Marie donne son plein assentiment ("Que tout se passe pour moi comme tu l'as dit !").

L'annonce faite à Joseph, elle, se passe alors que Marie est déjà enceinte : "ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint."
Joseph n'a pas son mot à dire. Les jeux sont faits.

On peut penser que Dieu n'aurait pas choisi Marie comme mère de Jésus si elle devait refuser ce statut. On peut penser aussi que Dieu, dans sa Sagesse absolue, savait bien que Marie accepterait. Néanmoins, Il la respecte au point de lui permettre d'exprimer pleinement son accord avant que les choses commencent. Elle est bel et bien la mère de Jésus, et elle l'accepte avec joie.

On peut penser que Joseph accepte avec joie aussi d'être le père adoptif du Messie d'Israël. Mais lui, il n'est pas consulté sur le projet de Dieu. Il est juste informé de sa nature, alors que ce projet est déjà en cours. C'est cela qui démontre que Joseph ne peut être considéré comme père biologique de Jésus, fût-ce de manière miraculeuse. Il ne lui est pas demandé d'être le père de Jésus, mais de l'accueillir, lui et sa mère, chez lui, ce qui correspond exactement à l'adoption.
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Libremax a écrit : jeu. 26 juin 2025, 10:50On peut penser que Dieu n'aurait pas choisi Marie comme mère de Jésus si elle devait refuser ce statut. On peut penser aussi que Dieu, dans sa Sagesse absolue, savait bien que Marie accepterait. Néanmoins, Il la respecte au point de lui permettre d'exprimer pleinement son accord avant que les choses commencent.
Il faut garder à l'esprit que tout comme Dieu n'a pas été pris au dépourvu lorsque le premier péché fut commis, Il n'a pas non plus croisé les doigts en espérant que la Vierge Marie accepte d'accueillir en son sein le Verbe.

Dès "avant la fondation du monde", Dieu savait que la Vierge Marie accepterait tout comme Il savait qu'Adam pécherait. La Rédemption n'est pas un correctif déployé en catastrophe par suite de la Chute : les deux font partie intégrante du Plan divin dès l'origine. Tout a été pensé avant la mise en oeuvre (avant étant ici de l'ordre de l'analogie puisqu'il n'y a pas d'avant ni d'après en Dieu).

Ou pour le dire autrement, si l'on avait la possibilité de regarder le Plan avant sa mise en oeuvre, on y verrait dès le départ la Chute, l'Incarnation, la Croix, etc. comme si l'on regardait un film historique.

Il n'était pas prévu qu'Adam ne pèche pas, tout comme il n'était pas prévu que la Vierge Marie refuse, tout comme encore il n'était nullement prévu que Notre Seigneur échappe à la Croix. L'articulation de cette réalité avec le libre-arbitre accordé aux êtres humains donne certes le vertige...

Bref, "on peut penser" est une expression qui ne me semble pas parfaitement adéquate puisqu'elle tend à laisser penser que Dieu serait comme à l'intérieur du temps, susceptible d'être surpris par l'emploi fait par les êtres humains de leur libre-arbitre et contraint de s'y ajuster en permanence. Ce n'est clairement pas ce qui ressort de la Bible.

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Libremax a écrit : jeu. 26 juin 2025, 10:50
Ombiace a écrit : mer. 25 juin 2025, 18:27 Je dois dire que je n'ai pas saisi le lien de cause à effet que vous semblez établir.
Veuillez m'excuser pour mon délai de réaction, svp : Vous aviez déjà répondu au souci le plus conséquent
Bonjour Ombiace,

Il y a deux éléments : l'annonce faite à Marie, et puis celle faite à Joseph.

Les textes tendent à exprimer que l'annonce faite à Marie se passe avant sa grossesse ("Voici que tu vas être enceinte").
A cette annonce, Marie donne son plein assentiment ("Que tout se passe pour moi comme tu l'as dit !").

L'annonce faite à Joseph, elle, se passe alors que Marie est déjà enceinte : "ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint."
Joseph n'a pas son mot à dire. Les jeux sont faits.

On peut penser que Dieu n'aurait pas choisi Marie comme mère de Jésus si elle devait refuser ce statut. On peut penser aussi que Dieu, dans sa Sagesse absolue, savait bien que Marie accepterait. Néanmoins, Il la respecte au point de lui permettre d'exprimer pleinement son accord avant que les choses commencent. Elle est bel et bien la mère de Jésus, et elle l'accepte avec joie.

On peut penser que Joseph accepte avec joie aussi d'être le père adoptif du Messie d'Israël. Mais lui, il n'est pas consulté sur le projet de Dieu. Il est juste informé de sa nature, alors que ce projet est déjà en cours. C'est cela qui démontre que Joseph ne peut être considéré comme père biologique de Jésus, fût-ce de manière miraculeuse. Il ne lui est pas demandé d'être le père de Jésus, mais de l'accueillir, lui et sa mère, chez lui, ce qui correspond exactement à l'adoption.
Merci Libremax,
Là dessus, nous sommes d'accord.
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Re: Sens de la fécondité

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Bonjour Olivier,
J'avoue ne pas savoir. Il me semble que cela sonne comme si Dieu avait cautionné le péché, ou bien du moins, comme s'il s'était résolu à admettre que les œufs seraient cassés pour son omelette. Qu'en dit l'Eglise ?
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Olivier JC a écrit : jeu. 26 juin 2025, 11:59 Il n'était pas prévu qu'Adam ne pèche pas, tout comme il n'était pas prévu que la Vierge Marie refuse, tout comme encore il n'était nullement prévu que Notre Seigneur échappe à la Croix. L'articulation de cette réalité avec le libre-arbitre accordé aux êtres humains donne certes le vertige...
Il me semble que là vous conviendrez d'être allé trop loin : il était aussi prévu que Adam ne pécherait pas, que Marie puisse refuser, etc.
Le fait que Dieu savait ce qui arriverait et qui restreindrait ses prévisions par la réalité, ne rejette en rien le fait de la liberté, donc qu'il aura su ce qui arriverait parce que cela sera arrivé- simplement que son éternité le place en dehors de cette séquence temporelle et qu'il aura pu prévoir et aussi savoir tout de sorte à ce que rien ne le prenne au dépourvu, mais ce savoir ne zappe pas et nous ne devons pas le considérer, d'autres possibles au sens où il aura tout voulu tel que en zappant la liberté.
N'oublions pas sa promesse faite après le déluge : il la tient mais son prix dépend de nous !
Oui cependant, sa Providence par ailleurs ne l' a pas départi de sa liberté, et donc rien, en effet, et quoi qu'il arrive, car lui seul peut effacer le péché, ne peut faire que sa Volonté au final ne soit réalisée. (En attendant, on distingue sa volonté de permission pour expliquer notamment le mal... ) Par sa promesse, il n'a fait qu'en rehausser l'enchère et il me semble que c'est par miséricorde (les damnés auront au moins eu quelques années de répit) !
Mais ce vertige dont vous parlez tient à une donnée de plus qui n'en fait pas une maladie ou un paradoxe...
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cmoi a écrit : ven. 27 juin 2025, 5:55Il me semble que là vous conviendrez d'être allé trop loin : il était aussi prévu que Adam ne pécherait pas, que Marie puisse refuser, etc.
Le fait que Dieu savait ce qui arriverait et qui restreindrait ses prévisions par la réalité, ne rejette en rien le fait de la liberté, donc qu'il aura su ce qui arriverait parce que cela sera arrivé- simplement que son éternité le place en dehors de cette séquence temporelle et qu'il aura pu prévoir et aussi savoir tout de sorte à ce que rien ne le prenne au dépourvu, mais ce savoir ne zappe pas et nous ne devons pas le considérer, d'autres possibles au sens où il aura tout voulu tel que en zappant la liberté.
Je conçois qu'il est malaisé de tenir ensemble le fait que tout est écrit à l'avance et que pour autant le libre-arbitre de la créature reste plein et entier.

Mais raisonnons quelque peu... Nous savons que la raison d'être de la Création est la manifestation de la gloire de Dieu. Or, comment est plus pleinement manifestée la gloire de Dieu ? Il me semble évident que cette gloire est mieux manifestée lorsque la créature pèche, car le péché permet à Dieu de manifester la perfection de son amour qui va jusqu'au pardon. Sans péché, pas de miséricorde, et c'est précisément cette miséricorde qui montre le mieux l'étendue de l'amour divin pour la créature.

C'est ainsi qu'interrogé pour savoir si tel infirme doit son infirmité à son propre péché ou à celui de ses parents, Notre Seigneur répond qu'il ne s'agit ni de l'un, ni de l'autre, mais pour que la gloire de Dieu soit manifestée.

Ou encore, Notre Seigneur ne dit-il pas qu'il n'y a pas de plus grand amour que de mourir pour ses amis ? Or comment le Verbe Incarné aurait-il pu mourir pour ses amis s'il n'y avait pas de péché ?

Ô heureuse faute qui nous a valu un tel et si grand Rédempteur !

Pour autant, le libre arbitre de la créature reste plein et entier, il n'y a pas eu de piège et nos premiers parents n'ont pas la moindre excuse à faire valoir pour s'être détourné de Dieu.

Mais reconnaître la réalité de ce libre-arbitre implique de reconnaître qu'il n'y a nulle nécessité ou fatalité dans le péché, et qu'une Création dans laquelle la créature ne pèche pas aurait théoriquement été possible. A défaut de l'admettre, en effet, on en est réduit à faire du péché une conséquence nécessaire du libre-arbitre.

Or, il se trouve que le Plan sur lequel s'est arrêté le choix divin est celui dans lequel se trouvait, non pas seulement la possibilité du péché (inhérente au libre arbitre), mais la réalité du péché (accidentelle au libre arbitre). C'est celui-ci que Dieu a retenu, et non un autre.

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Ombiace a écrit : jeu. 26 juin 2025, 18:17 Bonjour Olivier,
J'avoue ne pas savoir. Il me semble que cela sonne comme si Dieu avait cautionné le péché, ou bien du moins, comme s'il s'était résolu à admettre que les œufs seraient cassés pour son omelette. Qu'en dit l'Eglise ?
Bonjour Ombiace,
je ne veux pas répondre à la place d'Olivier, qui a précisé d'ailleurs son propos dans sa réponse à Cmoi,
mais quoi qu'il en soit de ce qu'on peut comprendre de la prescience de Dieu ou non,
Dieu n'a pas empêché Adam de fauter, il n'a pas empêché les hommes de se détourner.
On pourrait très bien dire qu'Il cautionnait le péché en laissant l'homme libre de le commettre.

On pourrait très bien dire qu'il se résolvait à ce que les oeufs fussent cassés en attendant si longtemps avant d'envoyer le Rédempteur.

Le fait que Dieu soit conscient du cours de l'Histoire ne change rien à Sa propre implication dans celle ci,
cela ne change rien au fait qu'Il aime l'Homme, pécheur ou non, et qu'Il le laisse se déterminer comme il veut.
Il sait comment l'homme se détermine, c'est tout.

Dieu ne cautionne pas le péché, Il nous le dit et le redit. Mais Il ne nous impose pas l'amour.
Son amour est offert inconditionnellement, quoi que nous en fassions, même s'Il sait que nous nous en détournerons.
Il ne se résoud pas à ce que les oeufs soient cassés. Au contraire : son dessein salvateur est prévu depuis toujours.
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Ombiace a écrit : jeu. 26 juin 2025, 18:17 J'avoue ne pas savoir. Il me semble que cela sonne comme si Dieu avait cautionné le péché, ou bien du moins, comme s'il s'était résolu à admettre que les œufs seraient cassés pour son omelette. Qu'en dit l'Eglise ?
Dieu veut le péché (volonté permissive) parce qu'Il veut (volonté parfaite) manifester sa miséricorde.

La gloire de Dieu serait plus faiblement manifestée s'il n'y avait pas de péché. Ou pour le dire autrement, aimer celui qui vous aime en retour, c'est bien. Aimer celui qui vous a rejeté, c'est mieux.

C'est ainsi qu'il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance.

Mais la réalité du péché ne relève que de la permission, ce qui signifie comme précisé précédemment, qu'il n'est imputable en justice qu'à la seule créature dès lors qu'elle dispose, en tout lieu et en tout temps, et de manière plus excellente encore avant la Chute, de tous les moyens spirituels pour ne point s'y vautrer.

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Re: Sens de la fécondité

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Libremax a écrit : ven. 27 juin 2025, 9:27 Dieu ne cautionne pas le péché, Il nous le dit et le redit. Mais Il ne nous impose pas l'amour.
Son amour est offert inconditionnellement, quoi que nous en fassions, même s'Il sait que nous nous en détournerons.
Il ne se résoud pas à ce que les oeufs soient cassés. Au contraire : son dessein salvateur est prévu depuis toujours.
Bonjour Libremax, c'est aussi ce que j'incline à penser, merci.
Mais malgré tout, Dieu Tout Puissant, .. Vous connaissez le discours, qui lui aussi a du sens.

Au degré de certitude où je me situe, cela relève un peu de l'autosuggestion..
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Ombiace a écrit : ven. 27 juin 2025, 14:05 Mais malgré tout, Dieu Tout Puissant, .. Vous connaissez le discours, qui lui aussi a du sens.
Je ne suis pas sûr de comprendre tout à fait ce à quoi vous faites allusion... :)
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Re: Sens de la fécondité

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Olivier JC a écrit : ven. 27 juin 2025, 10:43
Ombiace a écrit : jeu. 26 juin 2025, 18:17 J'avoue ne pas savoir. Il me semble que cela sonne comme si Dieu avait cautionné le péché, ou bien du moins, comme s'il s'était résolu à admettre que les œufs seraient cassés pour son omelette. Qu'en dit l'Eglise ?
Dieu veut le péché (volonté permissive) parce qu'Il veut (volonté parfaite) manifester sa miséricorde.

La gloire de Dieu serait plus faiblement manifestée s'il n'y avait pas de péché. Ou pour le dire autrement, aimer celui qui vous aime en retour, c'est bien. Aimer celui qui vous a rejeté, c'est mieux.

C'est ainsi qu'il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance.

Mais la réalité du péché ne relève que de la permission, ce qui signifie comme précisé précédemment, qu'il n'est imputable en justice qu'à la seule créature dès lors qu'elle dispose, en tout lieu et en tout temps, et de manière plus excellente encore avant la Chute, de tous les moyens spirituels pour ne point s'y vautrer.

+
Bonjour Olivier.
Idem pour vous. (ce que je viens d'écrire à Libremax)

J'ajoute que je trouve des arguments pertinents aux deux options, si bien que je me trouve dépassé par le sujet
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