Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
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Léon
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Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
Salut Théophile,
avez-vous reçu un petit livret du catéchumène, avant la prochaine réunion du 31 mai ?
avez-vous reçu un petit livret du catéchumène, avant la prochaine réunion du 31 mai ?
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ThéophileduSegala
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Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
Salut Léon,
Non pas encore.
Mais le prêtre m’a promis un petit livret effectivement.
Je le prendrai en photo si c’est permis.
Non pas encore.
Mais le prêtre m’a promis un petit livret effectivement.
Je le prendrai en photo si c’est permis.
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Léon
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Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
C'est un détail, mais c'est top !
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ThéophileduSegala
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Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
Héhé, je l’attends avec impatience
Je ne sais pas toujours quoi dire ou faire lors de la messe, j’espère trouver les réponses dans ce livret.
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Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
Oui, vous verrez au fur et à mesure, pas de souci.ThéophileduSegala a écrit : ↑ven. 23 mai 2025, 21:59Héhé, je l’attends avec impatience
Je ne sais pas toujours quoi dire ou faire lors de la messe, j’espère trouver les réponses dans ce livret.
Ben déjà, comme nous tous, je vous invite à bien écouter pendant la messe de manière paisible et attentive.
Pour le reste, ça coule de Source: Jésus-Christ.
Mais je n'en dis pas plus, le 31 mai c'est samedi prochain, patience cher ami !
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ThéophileduSegala
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Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
Je savoure ce temps avec délice, cher LéonLéon a écrit : ↑ven. 23 mai 2025, 22:17Oui, vous verrez au fur et à mesure, pas de souci.ThéophileduSegala a écrit : ↑ven. 23 mai 2025, 21:59
Héhé, je l’attends avec impatience
Je ne sais pas toujours quoi dire ou faire lors de la messe, j’espère trouver les réponses dans ce livret.
Ben déjà, comme nous tous, je vous invite à bien écouter pendant la messe de manière paisible et attentive.
Pour le reste, ça coule de Source: Jésus-Christ.
Mais je n'en dis pas plus, le 31 mai c'est samedi prochain, patience cher ami !
J’écoute toujours très attentivement.
Par chance dimanche dernier une sœur qui connaît bien tout cela était juste derrière moi, c’était plus facile
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Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
Et vous avez été bien accueilli par les autres frères et soeurs ?ThéophileduSegala a écrit : ↑ven. 23 mai 2025, 22:30Je savoure ce temps avec délice, cher LéonLéon a écrit : ↑ven. 23 mai 2025, 22:17
Oui, vous verrez au fur et à mesure, pas de souci.
Ben déjà, comme nous tous, je vous invite à bien écouter pendant la messe de manière paisible et attentive.
Pour le reste, ça coule de Source: Jésus-Christ.
Mais je n'en dis pas plus, le 31 mai c'est samedi prochain, patience cher ami !
J’écoute toujours très attentivement.
Par chance dimanche dernier une sœur qui connaît bien tout cela était juste derrière moi, c’était plus facile![]()
Un apéro après la messe sur le parvis de l'Eglise par exemple ?
Ou tout simplement quelques sourires et rencontres bienveillantes ?
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Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
Rien pour le moment mais je suis discret aussi, je dois l’admettre.
Ça viendra naturellement.
J’ai déjà échangé quelques sourires et je commence à reconnaître certaines personnes.
Dernière modification par ThéophileduSegala le sam. 24 mai 2025, 14:12, modifié 1 fois.
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Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
Le second prêtre de notre paroisse m’a contacté pour organiser une première rencontre.
Il se pourrait que je change de groupe, mais je n’ai pas encore tout saisi clairement.
Il m’a dit qu’il me rappellerait après avoir fait le point.
J’en profite pour déposer ici une pensée qui m’a traversé l’esprit hier.
Il a toujours été là.
Il est là, même quand mon cœur se ferme, même quand tout semble obscur.
Le chemin que nous parcourons est une dialectique silencieuse,
une tension vivante entre l’appel et la réponse, qui commence dès notre naissance.
Oui, Dieu — notre Dieu plein de tendresse et de miséricorde — possède l’art et la manière d’aimer.
Il est l’Amour en acte : patient, discret, mais inlassable.
Il se pourrait que je change de groupe, mais je n’ai pas encore tout saisi clairement.
Il m’a dit qu’il me rappellerait après avoir fait le point.
J’en profite pour déposer ici une pensée qui m’a traversé l’esprit hier.
Il a toujours été là.
Il est là, même quand mon cœur se ferme, même quand tout semble obscur.
Le chemin que nous parcourons est une dialectique silencieuse,
une tension vivante entre l’appel et la réponse, qui commence dès notre naissance.
Oui, Dieu — notre Dieu plein de tendresse et de miséricorde — possède l’art et la manière d’aimer.
Il est l’Amour en acte : patient, discret, mais inlassable.
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Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
Un petit détail que j’ai oublié : on m’a demandé de fournir un acte de naissance.
Je l’ai reçu hier.
Je continue d’écrire ici ce que je ressens, comme un exutoire, un journal intime.
Le Seigneur a allumé un feu en moi ces derniers jours — un feu que je ne peux ni contenir, ni éteindre.
Cet appel à me tourner vers ceux qu’on ne regarde pas est devenu si intense que j’en suis bouleversé.
Lundi, j’irai à la Croix-Rouge pour proposer mon aide.
Et si Dieu le permet, je commencerai une formation d’aide-soignant cet hiver.
Je dois avouer que mon cœur s’ouvre… et se referme encore.
Le choc est grand, j’ai du mal à encaisser.
Je suis informaticien à la base, et plutôt reclus.
Je n’aurais jamais pu croire cela sans l’avoir vécu.
Moi qui ai toujours vu ce métier comme ingrat, presque dégradant…
Aujourd’hui, je le vois presque comme le plus beau métier du monde.
C’est devenu, à mes yeux, le sang du Christ.
Il y a en moi une urgence, un “Me voici !” que je n’arrive plus à taire.
Je me sens vraiment poussé par quelque chose de plus grand que moi.
Je résiste encore… mais je n’ai plus trop d’issue.
J’aimerais pouvoir me cloner un million de fois !
Aujourd’hui, j’ai croisé un sans-abri blessé à la main.
Je lui ai proposé de garder son chien pendant qu’il allait se faire soigner à la pharmacie… mais il a refusé par gêne et inconfort.
Je n’ai pas pu faire plus.
Avec le recul, je me rends compte que j’aimerais participer à des maraudes.
Être là, juste là, pour ces hommes et ces femmes que plus personne ne regarde.
Je l’ai reçu hier.
Je continue d’écrire ici ce que je ressens, comme un exutoire, un journal intime.
Le Seigneur a allumé un feu en moi ces derniers jours — un feu que je ne peux ni contenir, ni éteindre.
Lui seul sait ce qu’il va en faire.Il y avait dans mon cœur comme un feu dévorant, enfermé dans mes os…
Je m'épuisais à le contenir, mais je ne le pouvais.
— Jérémie 20,9
Cet appel à me tourner vers ceux qu’on ne regarde pas est devenu si intense que j’en suis bouleversé.
Lundi, j’irai à la Croix-Rouge pour proposer mon aide.
Et si Dieu le permet, je commencerai une formation d’aide-soignant cet hiver.
Je dois avouer que mon cœur s’ouvre… et se referme encore.
Le choc est grand, j’ai du mal à encaisser.
Je suis informaticien à la base, et plutôt reclus.
Je n’aurais jamais pu croire cela sans l’avoir vécu.
Moi qui ai toujours vu ce métier comme ingrat, presque dégradant…
Aujourd’hui, je le vois presque comme le plus beau métier du monde.
C’est devenu, à mes yeux, le sang du Christ.
Je ne comprends pas ce qui m’arrive.Ce que vous avez fait au plus petit de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.
— Matthieu 25,40
Il y a en moi une urgence, un “Me voici !” que je n’arrive plus à taire.
Je me sens vraiment poussé par quelque chose de plus grand que moi.
Je résiste encore… mais je n’ai plus trop d’issue.
J’aimerais pouvoir me cloner un million de fois !
Aujourd’hui, j’ai croisé un sans-abri blessé à la main.
Je lui ai proposé de garder son chien pendant qu’il allait se faire soigner à la pharmacie… mais il a refusé par gêne et inconfort.
Je n’ai pas pu faire plus.
Avec le recul, je me rends compte que j’aimerais participer à des maraudes.
Être là, juste là, pour ces hommes et ces femmes que plus personne ne regarde.
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ThéophileduSegala
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Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
Si vous saviez combien j’aime la liturgie des heures !
Elle est devenue, jour après jour, mon pain quotidien.
C’est par elle que le Seigneur m’a conduit tout au long de ces neuf derniers mois —
et même un peu avant, lorsque mes pas étaient encore hésitants.
La toute première fois où j’ai contacté un prêtre, c’était le 17 janvier 2024 (j’ai vérifié cette nuit
),
et j’avais déjà commencé à lire les offices un peu dans le désordre... sans encore comprendre comment cela fonctionnait.
Elle m’offre, à chaque heure priante, une parole juste,
une lumière ajustée à l’état de mon cœur.
Elle parle à plusieurs niveaux : parfois pour consoler, parfois pour éclairer, toujours pour nourrir.
Et parmi les trésors qu’elle recèle, ce matin aux Laudes, un hymne m’a profondément touché :
C’est bientôt l’heure de la messe, je vais me préparer.
Bon dimanche à toutes et à tous !
Elle est devenue, jour après jour, mon pain quotidien.
C’est par elle que le Seigneur m’a conduit tout au long de ces neuf derniers mois —
et même un peu avant, lorsque mes pas étaient encore hésitants.
La toute première fois où j’ai contacté un prêtre, c’était le 17 janvier 2024 (j’ai vérifié cette nuit
et j’avais déjà commencé à lire les offices un peu dans le désordre... sans encore comprendre comment cela fonctionnait.
Elle m’offre, à chaque heure priante, une parole juste,
une lumière ajustée à l’état de mon cœur.
Elle parle à plusieurs niveaux : parfois pour consoler, parfois pour éclairer, toujours pour nourrir.
Et parmi les trésors qu’elle recèle, ce matin aux Laudes, un hymne m’a profondément touché :
Quelle joie de boire à cette source chaque jour !J’ai vu l’eau vive
jaillissant du cœur du Christ, alléluia !
Tous ceux que lave cette eau
seront sauvés et chanteront : alléluia !
J’ai vu la source
devenir un fleuve immense, alléluia !
Les fils de Dieu rassemblés
chantaient leur joie d’être sauvés, alléluia !
J’ai vu le Temple
désormais s’ouvrir à tous, alléluia !
Le Christ revient victorieux,
montrant la plaie de son côté, alléluia !
J’ai vu le Verbe
nous donner la paix de Dieu, alléluia !
Tous ceux qui croient en son nom
seront sauvés et chanteront : alléluia !
C’est bientôt l’heure de la messe, je vais me préparer.
Bon dimanche à toutes et à tous !
✝︎
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Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
J’ai mis le doigt sur deux choses ce matin à la messe :
Le silence… et les femmes.
C’est la première fois que j’arrivais une demi-heure en avance.
Et j’ai été profondément touché par le silence habité qui régnait dans l’église,
alors que chacun s’activait discrètement pour préparer la célébration.
Ce silence n’est pas vide : il est prière, présence, offrande.
Et j’ai pris conscience, à ce moment-là, de l’importance des temps de silence pendant la liturgie.
Chez les Témoins de Jéhovah, il n’y a pas ce silence —
et c’est là encore l’une des nombreuses perles que je découvre dans l’Église catholique.
Puis, un autre aspect m’a frappé :
mon regard sur les femmes a profondément changé.
Je suis célibataire (chaste) depuis treize ans, avec un cœur souvent agité par le désir.
Mais aujourd’hui, à l’église, je vois des sœurs très belles, très recueillies…
et je ne ressens plus ce même désir.
Je n’ai plus envie de courir après une femme —
j’ai envie d’amitié vraie.
Je suis libre, j’ai le temps.
Je découvre que la piété féminine est une vertu que je n’avais jamais vraiment su admirer.
Et maintenant, je réalise combien il y a, dans l’Église catholique, de femmes profondément croyantes,
sincèrement engagées, rayonnantes de foi.
Peut-être est-ce cela qui me rassure :
le fait de voir qu’il y a, ici, de véritables occasions de belles rencontres humaines et spirituelles.
Chose impossible, ou très rare, chez les Témoins de Jéhovah —
où, même chez les femmes les plus pieuses, je percevais toujours un fond de matérialisme.
Je rends grâce aujourd’hui pour ces prises de conscience.
Elles me recentrent. Elles me pacifient.
Le silence… et les femmes.
C’est la première fois que j’arrivais une demi-heure en avance.
Et j’ai été profondément touché par le silence habité qui régnait dans l’église,
alors que chacun s’activait discrètement pour préparer la célébration.
Ce silence n’est pas vide : il est prière, présence, offrande.
Et j’ai pris conscience, à ce moment-là, de l’importance des temps de silence pendant la liturgie.
Chez les Témoins de Jéhovah, il n’y a pas ce silence —
et c’est là encore l’une des nombreuses perles que je découvre dans l’Église catholique.
Puis, un autre aspect m’a frappé :
mon regard sur les femmes a profondément changé.
Je suis célibataire (chaste) depuis treize ans, avec un cœur souvent agité par le désir.
Mais aujourd’hui, à l’église, je vois des sœurs très belles, très recueillies…
et je ne ressens plus ce même désir.
Je n’ai plus envie de courir après une femme —
j’ai envie d’amitié vraie.
Je suis libre, j’ai le temps.
Je découvre que la piété féminine est une vertu que je n’avais jamais vraiment su admirer.
Et maintenant, je réalise combien il y a, dans l’Église catholique, de femmes profondément croyantes,
sincèrement engagées, rayonnantes de foi.
Peut-être est-ce cela qui me rassure :
le fait de voir qu’il y a, ici, de véritables occasions de belles rencontres humaines et spirituelles.
Chose impossible, ou très rare, chez les Témoins de Jéhovah —
où, même chez les femmes les plus pieuses, je percevais toujours un fond de matérialisme.
Je rends grâce aujourd’hui pour ces prises de conscience.
Elles me recentrent. Elles me pacifient.
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Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
J’ai compris une chose importante ce soir en discutant avec un ami dans la foi.
Quelque chose s’est clarifié en moi.
Alors j’écris, non pour expliquer, mais pour témoigner.
L’ancien moi réduit au silence
Il demeure encore, tapi quelque part dans les replis de mon être. Cet ancien moi.
Je le reconnais sans effort :
il a le visage de l’orgueil blessé,
la voix tremblante du désir contrarié,
le corps courbé sous le poids de ses propres illusions.
Mais il ne parle plus.
Son empire s’est effondré dans le silence.
Ce n’est pas que je l’ai vaincu,
c’est qu’il n’a plus de lieu où régner.
Je le vois parfois s’agiter faiblement, cherchant à ranimer ce qui fut.
Mais l’âme, désormais baignée d’une autre lumière, ne l’écoute plus.
La miséricorde, lieu du retournement
Il fut un temps où la grâce me saisissait avec force.
Elle venait comme une brise douce, comme un feu dans la nuit, comme une main posée sur l’épaule.
Elle m’a tiré hors des abîmes.
Mais à présent, ce n’est plus la grâce seule qui me nourri, c’est la miséricorde.
J’ai échangé la grâce contre la miséricorde —
non parce que la première m’était retirée,
mais parce qu’elle m’a conduite jusqu’à cette autre profondeur.
La grâce m’élevait ;
la miséricorde m’abaisse.
Et dans cet abaissement,
je découvre l’amour le plus pur :
celui qui n’attend rien,
celui qui couvre la nudité de l’âme,
celui qui descend jusqu’à la cendre pour en faire un autel.
La compassion envers ce qui en moi fut ténèbre
Je ne hais plus cet être ancien.
Je ne le crains plus.
Je ne le nie pas non plus.
Je le regarde avec les yeux du Christ —
non pas pour l’excuser,
mais pour l’aimer au-delà de ce qu’il a été.
C’est une miséricorde étrange, paisible, presque silencieuse.
Elle n’a pas besoin de mots.
Elle s’incline. Elle couvre. Elle transfigure.
Et chaque fois que je laisse la miséricorde s’exprimer —
envers moi, envers les autres, envers tout ce qui souffre —
l’ancien moi s’efface un peu plus.
Non pas par force,
mais parce que la lumière ne laisse pas de place à l’ombre.
Ce n’est pas un combat.
C’est un passage.
Je ne détruis rien.
Je ne nie rien.
Je laisse être.
Je laisse le feu de Dieu consumer ce qui doit l’être.
Et dans ce feu, je deviens.
Ou plutôt : je me laisse devenir.
L’ancien moi ne me définit plus.
Il est là,
mais il ne m’habite plus.
Et l’âme, lavée dans la miséricorde,
s’élève sans bruit.
C’est la deuxième fois cette semaine que j’avoue à un membre de ma famille que j’ai demandé le baptême.
C’était complètement impensable pour “l’autre moi”.
Le Seigneur me libère de toutes mes craintes.
Et je rends grâce.
Quelque chose s’est clarifié en moi.
Alors j’écris, non pour expliquer, mais pour témoigner.
L’ancien moi réduit au silence
Il demeure encore, tapi quelque part dans les replis de mon être. Cet ancien moi.
Je le reconnais sans effort :
il a le visage de l’orgueil blessé,
la voix tremblante du désir contrarié,
le corps courbé sous le poids de ses propres illusions.
Mais il ne parle plus.
Son empire s’est effondré dans le silence.
Ce n’est pas que je l’ai vaincu,
c’est qu’il n’a plus de lieu où régner.
Je le vois parfois s’agiter faiblement, cherchant à ranimer ce qui fut.
Mais l’âme, désormais baignée d’une autre lumière, ne l’écoute plus.
La miséricorde, lieu du retournement
Il fut un temps où la grâce me saisissait avec force.
Elle venait comme une brise douce, comme un feu dans la nuit, comme une main posée sur l’épaule.
Elle m’a tiré hors des abîmes.
Mais à présent, ce n’est plus la grâce seule qui me nourri, c’est la miséricorde.
J’ai échangé la grâce contre la miséricorde —
non parce que la première m’était retirée,
mais parce qu’elle m’a conduite jusqu’à cette autre profondeur.
La grâce m’élevait ;
la miséricorde m’abaisse.
Et dans cet abaissement,
je découvre l’amour le plus pur :
celui qui n’attend rien,
celui qui couvre la nudité de l’âme,
celui qui descend jusqu’à la cendre pour en faire un autel.
La compassion envers ce qui en moi fut ténèbre
Je ne hais plus cet être ancien.
Je ne le crains plus.
Je ne le nie pas non plus.
Je le regarde avec les yeux du Christ —
non pas pour l’excuser,
mais pour l’aimer au-delà de ce qu’il a été.
C’est une miséricorde étrange, paisible, presque silencieuse.
Elle n’a pas besoin de mots.
Elle s’incline. Elle couvre. Elle transfigure.
Et chaque fois que je laisse la miséricorde s’exprimer —
envers moi, envers les autres, envers tout ce qui souffre —
l’ancien moi s’efface un peu plus.
Non pas par force,
mais parce que la lumière ne laisse pas de place à l’ombre.
Un effacement sans violencela lumière brille dans les ténèbres,
et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.
— Jean 1,5
Ce n’est pas un combat.
C’est un passage.
Je ne détruis rien.
Je ne nie rien.
Je laisse être.
Je laisse le feu de Dieu consumer ce qui doit l’être.
Et dans ce feu, je deviens.
Ou plutôt : je me laisse devenir.
L’ancien moi ne me définit plus.
Il est là,
mais il ne m’habite plus.
Et l’âme, lavée dans la miséricorde,
s’élève sans bruit.
C’est la deuxième fois cette semaine que j’avoue à un membre de ma famille que j’ai demandé le baptême.
C’était complètement impensable pour “l’autre moi”.
Le Seigneur me libère de toutes mes craintes.
Et je rends grâce.
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Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
Bonsoir Théophile.
Dites moi, reléguez vous la grâce au registre du superflu ?
Quelque part, la miséricorde ne serait elle pas une forme de grâce, au même titre que d'autres ?
Je n'ai pas trop le sentiment que ce soit quelque chose dont il soit bon de se sevrer..
Dites moi, reléguez vous la grâce au registre du superflu ?
Quelque part, la miséricorde ne serait elle pas une forme de grâce, au même titre que d'autres ?
Je n'ai pas trop le sentiment que ce soit quelque chose dont il soit bon de se sevrer..
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ThéophileduSegala
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Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu
Bonsoir cher Ombiace,
Je ne relègue pas la grâce au registre du superflu — bien au contraire.
Elle demeure pour moi l’origine, le souffle premier, le don gratuit par lequel tout commence.
Ce que j’ai voulu exprimer, c’est un passage intérieur : non un rejet, mais un approfondissement.
Oui, la miséricorde est bien une forme de grâce — mais pour moi, elle en est le visage abaissé, le regard qui s’incline, l’amour qui couvre.
Il ne s’agit pas de se sevrer de la grâce, mais peut-être de reconnaître qu’elle prend plusieurs visages au fil du chemin.
La grâce m’a saisi, et elle m’a conduit jusque-là : vers la miséricorde.
Comme si la lumière d’en haut m’avait d’abord appelé à me lever,
puis, à genoux, à me laisser aimer dans ce que je fuyais encore.
Ce n’est pas une substitution, c’est une maturation.
Mais sur le moment, je ne le comprenais pas encore.
Je me livre tel que je l’ai vécu :
cette nuit-là, j’implorais le Seigneur,
et toute cette grâce — je n’en voulais plus.
Je ne voulais que sa miséricorde…
Et c’est là, dans cette miséricorde, que j’ai découvert une grâce plus basse, plus nue, plus douce aussi.
Une grâce qui ne relève plus, mais qui couvre.
Qui guérit sans bruit.
Et cela aussi — oui — c’est encore la grâce.
Merci, cher Ombiace, de m’avoir permis de préciser cela
Je ne relègue pas la grâce au registre du superflu — bien au contraire.
Elle demeure pour moi l’origine, le souffle premier, le don gratuit par lequel tout commence.
Ce que j’ai voulu exprimer, c’est un passage intérieur : non un rejet, mais un approfondissement.
Oui, la miséricorde est bien une forme de grâce — mais pour moi, elle en est le visage abaissé, le regard qui s’incline, l’amour qui couvre.
Il ne s’agit pas de se sevrer de la grâce, mais peut-être de reconnaître qu’elle prend plusieurs visages au fil du chemin.
La grâce m’a saisi, et elle m’a conduit jusque-là : vers la miséricorde.
Comme si la lumière d’en haut m’avait d’abord appelé à me lever,
puis, à genoux, à me laisser aimer dans ce que je fuyais encore.
Ce n’est pas une substitution, c’est une maturation.
Mais sur le moment, je ne le comprenais pas encore.
Je me livre tel que je l’ai vécu :
cette nuit-là, j’implorais le Seigneur,
et toute cette grâce — je n’en voulais plus.
Je ne voulais que sa miséricorde…
Et c’est là, dans cette miséricorde, que j’ai découvert une grâce plus basse, plus nue, plus douce aussi.
Une grâce qui ne relève plus, mais qui couvre.
Qui guérit sans bruit.
Et cela aussi — oui — c’est encore la grâce.
Merci, cher Ombiace, de m’avoir permis de préciser cela
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