Coco lapin a écrit : ↑mar. 31 déc. 2024, 10:58
Si vous ne vous sentez pas hypocrite tant mieux. Mais moi, si j'étais marié,
Non seulement je ne me sens pas hypocrite, mais vous ne faites que remuer votre propre vase.
Il y a 2 aspects dans votre attitude : celle de la question en cours et celle du traditionalisme affiché.
Concernant le second, rien de très nouveau :
- il y a eu sur ce forum un membre pour essayer de nous convaincre que le crédit était condamné par l’Eglise, avec infaillibilité en prime et citations antiques évidemment.
Il y a eu aussi l’affirmation que St Paul ayant écrit que « les femmes devaient se taire dans les assemblées », et visant en plus des prophétesses, celles-ci ne devaient pas faire les lectures pendant la messe. Saint Paul, c’est presque mieux, c’est de l’infaillibilité en dentelle !
Cela pouvait encore s’entendre quand la femme était « ministre extraordinaire » mais depuis que le pape leur a permis d’être « lecteur-trice », c’est une désobéissance qui en d’autres temps, ceux du traditionalisme triomphant, aurait conduit à déclarer cette position schismatique.
Et qu’en est-il de l’acolytat ? Pas plus de femmes acceptées chez les tradis. Pourtant, que je sache, ce ne sont pas les hommes qui y lavent et repassent les nappes d’autels, et pourtant cette tâche normalement suppose cet ordre mineur !
Tout cela ne serait pas important (rien ne l’est plus hélas à cause de « tout cela » dont pourtant les tradis sont les premiers à se plaindre, que rien ne le soit plus !) mais surtout si cela pourrait s’expliquer par un refus en masse et systématique de toute nouveauté par bouderie et en attendant de pouvoir s’expliquer franchement, ce serait peut-être valeureux, mais il y a un os…
Si si, un nonos : c’est que la réduction du jeûne eucharistique, décidée après Vatican II et dans l’esprit de Vatican II, les tradis sont les premiers à en jouir et se l’être appropriée – d’autant plus que la messe du samedi soir, c’est « limite » pour eux !
En fait, il n’est pas utile de « chercher l’erreur », il y en a tout plein !
- Si comme tous les tradis, vous cherchez à briller par quelque nouveauté récalcitrante et fustigeant le magistère actuel et son laxisme hérétique (ainsi, la liste des raisons dressées d‘être contre le nouvel ordo est-elle parvenue à dépasser la centaine !) et que vous vouliez faire preuve d’imagination, je vous invite à chercher un texte qui condamnera, avec tous vos critères prônant l’infaillibilité, le… cinéma et ses acteurs !
A une époque où il n’existait pas encore mais où existait le théâtre, bref des représentations où chacun joue un rôle (mensonge ! Hypocrisie !) et sans que ce soit parce que cela supposait de jouer un personnage d’un autre sexe.
Quand vous aurez trouvé (pas besoin de remonter plus loin que ce qu'ici vous avez fait, d'évoquer Platon ou l'affaire Galilée, peut-être saurez-vous ce que c'est que rire jaune...i
Concernant la question en cours… que vous dire… Que votre aveu de célibat je m’en doutais, et que la motivation de Jean-Michel se retient en moi depuis longtemps, que vous n’y voyiez pas une accusation « personnelle » : après tout, pas besoin d’être marié pour avoir un avis sain sur la question, sans quoi il faudrait que le clergé le soit, etc.
Sauf que la vision que vous avez du mariage est à vomir. Et celle qu’il en ressort de l’homme et de la femme et de leurs relations encore plus – ce qui l’explique. Il n’y a rien de commun avec ce qui peut se passer dans la tête d’un catho célibataire et qui « n’a pas pu se retenir », mais je n’ai rien dit, non non, et je n’ai parlé que de sa tête.
Restons donc au niveau de la doctrine ; quand la Genèse dit qu’ils ne font qu’une seule chair (et quand St Paul ajoute que « ce mystère est grand », vous n’avez heureusement pas besoin de le comprendre ni d’acquiescer puisque vous êtes célibataire…) elle ne parle pas que de la chair, mais aussi des âmes et des personnes. Elle ne parle pas que d’union physique et de plaisir physique, mais l’inclut bien.
La « chair » c’est dans la bible l’humain, l’humain tout entier, la créature, aussi la condition humaine, ainsi Jésus (« l’époux ») est-il venu « épouser la chair », et par extension c’est aussi le péché, certes, mais « reprendre » tout à l’envers à partir de cette conclusion c’est tout fausser car ce n’est pas la seule et les relations dans un couple ne sont pas celles que vous semblez imaginer par transposition d’où ou de quoi, je préfère ne pas le savoir.
Vos tentatives d’explications psychologisantes ou concupiscentes font un bide complet car elles appartiennent à des profils qui ne sont pas ceux d’un saint mariage. Le sacrement qui met en relation le rapport entre l’homme et la femme, avec celui du Christ avec l’Eglise, vous en connaissez quoi ? Je ne parle pas de la pratique, mais déjà rien qu’en théorie… !? Car vos considérations qui se veulent pratico-pratiques, relèvent bien d’une théorie cachée qui est la vôtre, et même dans la pratique chacun ne fait qu’appliquer sa théorie – se garderait-il en retrait et ne la cultiverait-il qu’en pensée.
Comment pouvez-vous croire détenir la doctrine juste et nous en convaincre (car vous le savez bien que ce n’est plus celle de l’Eglise actuelle et n’étant pas sédévacantiste, elle est bien « l’Eglise de toujours ») par rapport ici aux conséquences d’un viol qui plus est de religieuses qui s'y préparent à contre-coeur quand les arguments que vous déployez, outre le recours à des considérations prétendument théologiques et infaillibles, sont si… vulgaires, je dois le dire, et souvent fausses, pour ne pas dire insolentes envers les victimes et incompétentes… !
Quand on sait ce que veut dire « ne plus faire qu’un », les considérations qui sont les vôtres ont depuis longtemps été jetées à la poubelle et dépassées par le haut, non vers le bas.