Perplexe,
Je vous remercie à mon tour pour votre intérêt, car je commençais à penser que j'avais fait un flop en ouvrant ce sujet. Ne provoquant qu'une polémique stérile.Je souhaite vous remercier pour votre témoignage sur un thème si embarrassant pour la société et si pesant pour ceux qui vivent cette épreuve de la dépression.
Je vais essayer de vous répondre... certains passages me laissent... perplexe (
Hmm... Si j'entends bien, vous voulez dire qu'il est plus correct de qualifier en maladie / trouble du désespoir qu'en maladie de l'espérance. C'est à peu près ce que je voulais dire, même si ma formulation était peut-être imparfaite. Vous semblez penser aussi que c'est un passage nécessaire plutôt qu'une chute évitable (est-ce bien cela ? ) " pour rencontrer Dieu ". C'est le premier point de désaccord. Je dois dire que je ne sais pas. Je dirais que certains symptômes dépressifs sont effectivement nécessaires mais pas tous. Les saints qui sont les mieux placés pour en témoigner, sont souvent passés par des périodes intenses d'angoisse / douleur morale, songez à Sainte Thérèse de Lisieux qui avait une " maladie mystérieuse ", probablement psychologique. Après, elle s'est vraisemblablement rétablie, mais, cette " maladie " s'apparente à cela. Cela me fait plutôt penser à la " désintégration positive ", un concept parfois dévoyé à mon sens, mais qui est intéressant.Vous dites " la dépression est une maladie de l'espérance ". À mon sens c'est plutôt une maladie (ou un trouble) du désespoir !
D'ailleurs vous dites vous-même un peu plus loin que "ce qui empêche d'en sortir : la désespérance...".
C'est à mon sens le désespoir qui fait entrer en dépression et le désespoir qui maintient en dépression.
Quant à l'appellation de schizophrénie, en fait, j'ai momentanément vécu un épisode délirant ( de type persécution ). Votre parenthèse sur la schizophrénie est un peu sommaire, je veux dire, je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire avec les troubles relationnels familiaux. Si ça ne devait en tenir qu'à moi, je préfère parler de " dépression avec des symptômes psychotiques " mais bon.
Si vous pouviez développer cela.Il s'agit de placer l'autre au centre de son expérience constructive, cela est ce "tout autre regard". En ce sens je vous rejoins pleinement lorsque vous dites que "guérir uniquement par le psychisme sans la dimension spirituelle... ça me semble réducteur.".
Cordialement.

