Re: En tant que catholique, Républicain ou Royaliste ?
Publié : jeu. 10 févr. 2022, 11:42
Ah bon ?Socrate d'Aquin a écrit : ↑jeu. 10 févr. 2022, 11:04 Veuillez d'ailleurs noter que le vote n'est pas l'élection.
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Ah bon ?Socrate d'Aquin a écrit : ↑jeu. 10 févr. 2022, 11:04 Veuillez d'ailleurs noter que le vote n'est pas l'élection.
Tout à fait, comme celui sur l'Union Européenne, par exemple.
Non. Elire un représentant et voter une décision sont deux choses différentes : dans le premier cas, vous désignez celui qui décidera à votre place ; dans le second, vous décidez vous-même.Thurar a écrit : ↑jeu. 10 févr. 2022, 11:42Ah bon ?Socrate d'Aquin a écrit : ↑jeu. 10 févr. 2022, 11:04 Veuillez d'ailleurs noter que le vote n'est pas l'élection.
Oui, d'accord, on peut finasser autant qu'on veut. Il n'empêche que ce sont les médias et le pouvoir financier qui décident des candidats pour qui vous allez voter. Si ces derniers ne font pas de courbettes devant les vrais décideurs (les lobbies, les médias, les banques... ) ils n'ont aucune chance de se présenter et encore moins de gagner.Socrate d'Aquin a écrit : ↑jeu. 10 févr. 2022, 12:23Non. Elire un représentant et voter une décision sont deux choses différentes : dans le premier cas, vous désignez celui qui décidera à votre place ; dans le second, vous décidez vous-même.
La question n'est pas là. Un vote et une élection sont deux choses différentes. Ce n'est pas "finasser" que de distinguer la libre décision de la désignation d'un représentant (ou d'un tyran). Rousseau a eu sur la question de lumineuses paroles.Thurar a écrit : ↑jeu. 10 févr. 2022, 12:32Oui, d'accord, on peut finasser autant qu'on veut. Il n'empêche que ce sont les médias et le pouvoir financier qui décident des candidats pour qui vous allez voter. Si ces derniers ne font pas de courbettes devant les vrais décideurs (les lobbies, les médias, les banques... ) ils n'ont aucune chance de se présenter et encore moins de gagner.Socrate d'Aquin a écrit : ↑jeu. 10 févr. 2022, 12:23
Non. Elire un représentant et voter une décision sont deux choses différentes : dans le premier cas, vous désignez celui qui décidera à votre place ; dans le second, vous décidez vous-même.
C'est la grande mascarade électorale.
C'est plus compliqué que cela. La monarchie capétienne est un système, non d'inégalités, mais de privilèges, c'est-à-dire de "lois privées" (privilège : privata lex, loi privée). Un privilège est un loi qui régit un corps social distinct des autres corps sociaux dans la société.Kerniou a écrit : ↑jeu. 10 févr. 2022, 12:47 la monarchie était très inégalitaire et l'Eglise qui jouissait d'un pouvoir temporel et d'influence sur la monarchie a été associée au pouvoir absolu voire arbitraire et à l'inégalité entre les hommes ... Mais les inégalités et l'injustice sont inhérentes à la nature humaine ... Alors chercher un système qui tout en restant imparfait prône l'égalité entre les hommes représente déjà un mieux ... Jésus s'est tenu et est resté en dehors du pouvoir politique." Mon royaume n'est pas de ce monde" ...
Tout à fait, c'est ce qu'explique très bien une historienne médiéviste dans un livre récent. (La légende noire du Moyen Age de Claire Colombi) Les privilèges sont des lois privées qui s'appliquaient à certains métiers ou certaines fonctions. (Comme elle l'écrit, si un paysan de l'ancien régime arrivait à notre époque, il nommerait les RTT, les avantages des cheminots, les primes, les tickets restaurant ou le treizième mois des privilèges. La TVA à 5,5% pour la restauration alors qu'elle est de 19,6 dans d'autres secteurs est un ''privilège'', etc. ) Ce n'est qu'une question de vocabulaire.Socrate d'Aquin a écrit : ↑jeu. 10 févr. 2022, 12:59La monarchie capétienne est un système, non d'inégalités, mais de privilèges, c'est-à-dire de "lois privées" (privilège : privata lex, loi privée). Un privilège est un loi qui régit un corps social distinct des autres corps sociaux dans la société.
Qui jouissait de privilèges ? La noblesse bien sûr, le clergé, mais aussi les corporations de métiers (artisans, commerçants, policiers, juristes, médecins, etc.), les provinces, les villes...
(...) Ceci pour dire que l'ancienne monarchie n'était pas exactement un système "inégalitaire".
Moi je crois à la phrase de Sergio Leone dans Le bon, la brute et le truand : ''Le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent'', et en l'occurrence c'est nous qui creusons aujourd'hui. C'est ce qu'on appelle le pouvoir profond qui impose sa loi, et malheur à celui qui refuse de s'y soumettre. Quelle que soit la forme de gouvernement, il se maintient toujours au pouvoir par la force armée et par la peur.En tous cas, un régime qui fonctionnerait selon les dispositifs que vous dénoncez n'est pas une démocratie stricto sensu, quand bien même elle en aurait les apparences.
Eh ben oui, vous venez de répondre vous-même à votre propre question. Est-ce que la société est plus juste et plus "égalitaire" aujourd'hui, maintenant que les "privilèges" ont été abolis ?Kerniou a écrit : ↑jeu. 10 févr. 2022, 13:54 A Socrate d'Aquin
Ce régime générait beaucoup d'inégalités ... L'inégalité de la naissance en était le socle ....sauf quand on était" bien né" ... "dans une bonne famille" ... L'avenir se profilait bien à condition de rester dans le rang ...
_"vous vous êtes donné la peine de naître et rien de plus !" dira Beaumarchais ...
Pas étonnant que les mal nés dans une mauvaise famille en aient eu marre ... mais de nos jours, ne parle-t-on pas, encore, lors des mariages, dans certains milieux, de jeune fille ou de jeune homme "de bonne famille " ?
Le mélange des torchons et des serviettes n'est-il pas toujours aussi mal vu ?
Vous noircissez un peu le tableau : l'ascension sociale n'a pas attendu la Révolution. Quantité de grands hommes ont pu s'élever socialement sous l'Ancien Régime. On a même reproché à Louis XIV de s'entourer d'hommes du peuple.Kerniou a écrit : ↑jeu. 10 févr. 2022, 13:54 A Socrate d'Aquin
Ce régime générait beaucoup d'inégalités ... L'inégalité de la naissance en était le socle ....sauf quand on était" bien né" ... "dans une bonne famille" ... L'avenir se profilait bien à condition de rester dans le rang ...
_"vous vous êtes donné la peine de naître et rien de plus !" dira Beaumarchais ...
Pas étonnant que les mal nés dans une mauvaise famille en aient eu marre ... mais de nos jours, ne parle-t-on pas, encore, lors des mariages, dans certains milieux, de jeune fille ou de jeune homme "de bonne famille " ?
Le mélange des torchons et des serviettes n'est-il pas toujours aussi mal vu ?
Dans le même sens, je pense à la réponse de Bartolo à sa pupille Rosine (dans "Le barbier de Séville") qui lui demande de quel droit il la tyrannise :Moi je crois à la phrase de Sergio Leone dans Le bon, la brute et le truand : ''Le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent'', et en l'occurrence c'est nous qui creusons aujourd'hui. C'est ce qu'on appelle le pouvoir profond qui impose sa loi, et malheur à celui qui refuse de s'y soumettre. Quelle que soit la forme de gouvernement, il se maintient toujours au pouvoir par la force armée et par la peur.
S'élever dans certaines limites, quand même.Socrate d'Aquin a écrit : ↑jeu. 10 févr. 2022, 15:37 l'ascension sociale n'a pas attendu la Révolution. Quantité de grands hommes ont pu s'élever socialement sous l'Ancien Régime. On a même reproché à Louis XIV de s'entourer d'hommes du peuple.