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Forum de discussions entre chrétiens sur les questions ecclésiales
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Bonjour !
Vallet a raison en réalité, et les données que vous apportez concernant la démographie de ces pays doivent être maniées avec un minimum de prudence. Vous citez les chiffres de fécondité comme s'ils étaient une donnée définitive et exclusive, mais cela pose un double problème.
1° D'une part, il faut les comparer aux chiffres des pays du coin dans lesquels on trouve des chrétiens ou autre chose que des mahométans. Qu'en est-il en Thaïlande ? aux Philippines ? Et les catégorisations que vous avez faites me paraissent grevées de quelques manques : certes, les musulmans sont nombreux en Inde, mais ils sont très minoritaires par rapport aux Hindouistes. Il faudrait donc affiner les chiffres, et voir comment cela se passe pour les uns par rapport aux autres. Dans une perspective plus générale et non plus réservée à l'Asie, vous ne citez pas les statistiques des pays africains (le christianisme est devenu majoritaire en Afrique).
2° D'autre part il faut les considérer dans le temps. Rappelons-nous la "transition démographique", et soyons bien conscients qu'elle se produit dans les pays en voie de développement. Je n'ai pas les statistiques, mais je suis prêt à jurer que la démographie de ces pays est en très forte baisse depuis une ou deux décennies, comme c'est très nettement le cas au Maghreb. Vous citez un taux de 2,6 pour les Indonésiens, mais ça n'est pas énorme s'agissant d'un pays du Sud - une telle donnée suggérerait plutôt que le taux de fécondité y est en chute libre. Et même dans les pays du continent indien, qui sont si prolifiques, il faut relativiser les données : dans les pays musulmans (mais pas qu'eux), l'infanticide des filles est si fréquent, les femmes si maltraitées, que cela a des effets démographiques majeurs : dans certaines régions, nette majorité d'hommes, et handicap pour l'accroissement futur.
Autre point : vous dites "peanuts" pour les conversions de musulmans au chistianisme, et je ne peux pas vraiment vous contredire puisqu'il est difficile d'avoir des chiffres. Mais cette difficulté devrait plutôt nous renseigner - dans ces pays, un nouveau chrétien risque la mort s'il avoue son "apostasie" à des musulmans. Je pense donc que le nombre des conversions est nettement sous-évalué.
Quoiqu'il arrive, ce n'est pas l'Islam qui achèvera le christianisme... et si l'Islam devient comme vous le dites ce qu'il est déjà, c'est-à-dire une religion asiatique, il n'en sera qu'une parmi d'autres. Dites-vous, après tout, que les presque 10 % de chrétiens chinois actuels (d'après ce que dit le journaliste que j'ai évoqué), représentent autant que les habitants de l'Indonésie...
En revanche, il y a de quoi être largement d'accord sur la nécessité de ne pas réduire la situation religieuse de la planète à celle de la France !
Cordialement
MB
Vallet a raison en réalité, et les données que vous apportez concernant la démographie de ces pays doivent être maniées avec un minimum de prudence. Vous citez les chiffres de fécondité comme s'ils étaient une donnée définitive et exclusive, mais cela pose un double problème.
1° D'une part, il faut les comparer aux chiffres des pays du coin dans lesquels on trouve des chrétiens ou autre chose que des mahométans. Qu'en est-il en Thaïlande ? aux Philippines ? Et les catégorisations que vous avez faites me paraissent grevées de quelques manques : certes, les musulmans sont nombreux en Inde, mais ils sont très minoritaires par rapport aux Hindouistes. Il faudrait donc affiner les chiffres, et voir comment cela se passe pour les uns par rapport aux autres. Dans une perspective plus générale et non plus réservée à l'Asie, vous ne citez pas les statistiques des pays africains (le christianisme est devenu majoritaire en Afrique).
2° D'autre part il faut les considérer dans le temps. Rappelons-nous la "transition démographique", et soyons bien conscients qu'elle se produit dans les pays en voie de développement. Je n'ai pas les statistiques, mais je suis prêt à jurer que la démographie de ces pays est en très forte baisse depuis une ou deux décennies, comme c'est très nettement le cas au Maghreb. Vous citez un taux de 2,6 pour les Indonésiens, mais ça n'est pas énorme s'agissant d'un pays du Sud - une telle donnée suggérerait plutôt que le taux de fécondité y est en chute libre. Et même dans les pays du continent indien, qui sont si prolifiques, il faut relativiser les données : dans les pays musulmans (mais pas qu'eux), l'infanticide des filles est si fréquent, les femmes si maltraitées, que cela a des effets démographiques majeurs : dans certaines régions, nette majorité d'hommes, et handicap pour l'accroissement futur.
Autre point : vous dites "peanuts" pour les conversions de musulmans au chistianisme, et je ne peux pas vraiment vous contredire puisqu'il est difficile d'avoir des chiffres. Mais cette difficulté devrait plutôt nous renseigner - dans ces pays, un nouveau chrétien risque la mort s'il avoue son "apostasie" à des musulmans. Je pense donc que le nombre des conversions est nettement sous-évalué.
Quoiqu'il arrive, ce n'est pas l'Islam qui achèvera le christianisme... et si l'Islam devient comme vous le dites ce qu'il est déjà, c'est-à-dire une religion asiatique, il n'en sera qu'une parmi d'autres. Dites-vous, après tout, que les presque 10 % de chrétiens chinois actuels (d'après ce que dit le journaliste que j'ai évoqué), représentent autant que les habitants de l'Indonésie...
En revanche, il y a de quoi être largement d'accord sur la nécessité de ne pas réduire la situation religieuse de la planète à celle de la France !
Cordialement
MB
Bonjour MB,
Sans doute me suis-je mal expliqué
. Je suis parfaitement d'accord avec la teneur générale de votre post, et plus particulièrement avec ceci :
viewtopic.php?t=1262&postdays=0&postorder=asc&start=0
Bien à vous,
XXX
Sans doute me suis-je mal expliqué
Pour relativiser les chiffres asiatiques, j'avais justement écrit avec une belle faute d'orthographe :MB a écrit : 2° D'autre part il faut les considérer dans le temps. Rappelons-nous la "transition démographique", et soyons bien conscients qu'elle se produit dans les pays en voie de développement. Je n'ai pas les statistiques, mais je suis prêt à jurer que la démographie de ces pays est en très forte baisse depuis une ou deux décennies, comme c'est très nettement le cas au Maghreb. Vous citez un taux de 2,6 pour les Indonésiens, mais ça n'est pas énorme s'agissant d'un pays du Sud - une telle donnée suggérerait plutôt que le taux de fécondité y est en chute libre. Et même dans les pays du continent indien, qui sont si prolifiques, il faut relativiser les données : dans les pays musulmans (mais pas qu'eux), l'infanticide des filles est si fréquent, les femmes si maltraitées, que cela a des effets démographiques majeurs : dans certaines régions, nette majorité d'hommes, et handicap pour l'accroissement futur.
D'autre part, j'ai posté des études sur la chute de la fécondité dans les pays du Maghreb, il y a quelques temps de cela (comme je suis cuistre, je m'autocite) :Sachant que la moyenne mondiale est de 2,7 enfants par femme (source : INED).
Le Bangladesh sort du lot, mais pour le reste, les comportements devraient petit à petit se caler sur les reste du monde (du reste, c'est bien se que l'on observe dans les pays du Maghreb et en Iran).
viewtopic.php?t=1262&postdays=0&postorder=asc&start=0
Bien à vous,
XXX
- Adnocturne
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Les catholiques sont plus d'un milliard
L'Église a rendu publics samedi 29 avril les chiffres – plutôt décevants – de l'évolution du nombre de catholiques depuis 1978
A partir de l’édition 2004 de l’Annuarium statisticum Ecclesiæ, le bureau central des statistiques de l’Église a rendu publiques samedi 29 avril des comparaisons fort intéressantes sur l’évolution des catholiques dans le monde depuis 1978 (pour consulter ce document, cliquez ici). Ces chiffres, qui seront publiés par la Librairie éditrice vaticane dans les prochains jours, confirment et développent les données déjà publiées en février dernier dans l’Annuaire pontifical 2006.
On découvre ainsi qu’en vingt-six ans, le nombre des catholiques dans le monde est passé de 757 millions en 1978 à 1,098 milliard en 2004, soit une augmentation de près de 342 millions de fidèles. Une augmentation à mettre en parallèle, bien sûr, avec celle de la population mondiale qui est passée, elle, de 4,2 à 6,4 milliards. Du coup, le pourcentage des catholiques dans l’ensemble de la population planétaire a légèrement diminué, passant de 18 % à 17 %, avec des situations variées selon les continents.
En Europe, en 2004, on comptait 280 millions de fidèles baptisés, soit une augmentation d’un peu plus de 12 millions par rapport à 1978. La part des catholiques a peu évolué en Europe, passant de 40,5 % (1978) à 39,5 % (2004). La donnée principale concerne le continent africain, où le nombre des catholiques a presque triplé, passant de 55 millions (1978) à presque 149 millions (2004).
En Afrique, le nombre de prêtres a grimpé de 84,6 %
La situation en Asie et en Amérique a également évolué positivement avec, respectivement, 49,7 % et 79,6 % de fidèles en plus entre 1978 et 2004. Une situation facilement explicable par l’augmentation démographique enregistrée sur ces continents durant la même période. En 2004, la proportion des catholiques était de 62 % sur le continent américain, et de moins de 3 % en Asie.
Le nombre d’évêques a augmenté de 28 % en vingt-six ans. Mais l’âge moyen de ces 4 784 évêques (2004) a aussi augmenté, atteignant 67 ans. L’évolution la plus significative est celle du nombre des diacres permanents. De 1978 à 2004, leur nombre est passé de 5 500 à 32 000. Et ce, essentiellement en Europe (où ils ont presque décuplé) et en Amérique, ces deux continents concentrant 97 % des diacres permanents de la planète.
Quant au nombre de prêtres, il est passé de 420 971 en 1978 à 405 891 en 2004, avec de grandes disparités selon les continents (voir graphique). Dans un communiqué diffusé samedi, le Vatican qualifie ce recul de « plutôt décevant ». En Europe, leur nombre a chuté de 20 %, passant de 250 498 (1978) à 199 978 (2004). L’Australie, la Nouvelle-Zélande et les îles du Pacifique ont également enregistré une baisse de près de 14 % sur cette même période.
À l’inverse, en Afrique, le nombre de prêtres a grimpé de 16 926 à 31 259, soit une hausse de 84,6 % ; et en Asie, il a progressé de 74 %, atteignant 48 222 en 2004, contre 27 700 en 1978. Enfin, le continent américain a enregistré une légère augmentation de 1 %, passant de 120 271 à 121 634.
Le nombre des religieuses (770 000 en 2004) a aussi baissé, de 22 %, tandis que celui des séminaristes a globalement augmenté de 77 % sur la même période, grâce aux continents asiatique, africain et américain.
A partir de l’édition 2004 de l’Annuarium statisticum Ecclesiæ, le bureau central des statistiques de l’Église a rendu publiques samedi 29 avril des comparaisons fort intéressantes sur l’évolution des catholiques dans le monde depuis 1978 (pour consulter ce document, cliquez ici). Ces chiffres, qui seront publiés par la Librairie éditrice vaticane dans les prochains jours, confirment et développent les données déjà publiées en février dernier dans l’Annuaire pontifical 2006.
On découvre ainsi qu’en vingt-six ans, le nombre des catholiques dans le monde est passé de 757 millions en 1978 à 1,098 milliard en 2004, soit une augmentation de près de 342 millions de fidèles. Une augmentation à mettre en parallèle, bien sûr, avec celle de la population mondiale qui est passée, elle, de 4,2 à 6,4 milliards. Du coup, le pourcentage des catholiques dans l’ensemble de la population planétaire a légèrement diminué, passant de 18 % à 17 %, avec des situations variées selon les continents.
En Europe, en 2004, on comptait 280 millions de fidèles baptisés, soit une augmentation d’un peu plus de 12 millions par rapport à 1978. La part des catholiques a peu évolué en Europe, passant de 40,5 % (1978) à 39,5 % (2004). La donnée principale concerne le continent africain, où le nombre des catholiques a presque triplé, passant de 55 millions (1978) à presque 149 millions (2004).
En Afrique, le nombre de prêtres a grimpé de 84,6 %
La situation en Asie et en Amérique a également évolué positivement avec, respectivement, 49,7 % et 79,6 % de fidèles en plus entre 1978 et 2004. Une situation facilement explicable par l’augmentation démographique enregistrée sur ces continents durant la même période. En 2004, la proportion des catholiques était de 62 % sur le continent américain, et de moins de 3 % en Asie.
Le nombre d’évêques a augmenté de 28 % en vingt-six ans. Mais l’âge moyen de ces 4 784 évêques (2004) a aussi augmenté, atteignant 67 ans. L’évolution la plus significative est celle du nombre des diacres permanents. De 1978 à 2004, leur nombre est passé de 5 500 à 32 000. Et ce, essentiellement en Europe (où ils ont presque décuplé) et en Amérique, ces deux continents concentrant 97 % des diacres permanents de la planète.
Quant au nombre de prêtres, il est passé de 420 971 en 1978 à 405 891 en 2004, avec de grandes disparités selon les continents (voir graphique). Dans un communiqué diffusé samedi, le Vatican qualifie ce recul de « plutôt décevant ». En Europe, leur nombre a chuté de 20 %, passant de 250 498 (1978) à 199 978 (2004). L’Australie, la Nouvelle-Zélande et les îles du Pacifique ont également enregistré une baisse de près de 14 % sur cette même période.
À l’inverse, en Afrique, le nombre de prêtres a grimpé de 16 926 à 31 259, soit une hausse de 84,6 % ; et en Asie, il a progressé de 74 %, atteignant 48 222 en 2004, contre 27 700 en 1978. Enfin, le continent américain a enregistré une légère augmentation de 1 %, passant de 120 271 à 121 634.
Le nombre des religieuses (770 000 en 2004) a aussi baissé, de 22 %, tandis que celui des séminaristes a globalement augmenté de 77 % sur la même période, grâce aux continents asiatique, africain et américain.
-
laiglejo
- Barbarus

croissance du nombre des catholiques dans le monde
http://www.zenit.org/french/visualizza.phtml?sid=88573
Forte croissance du nombre des catholiques entre 1978 à 2004
Publication du nouvel « Annuaire Statistique de l’Eglise »
ROME, Mercredi 3 mai 2006 (ZENIT.org) – Au cours de la période qui va de 1978 à 2004, le nombre des catholiques dans le monde a connu une croissance rapide équivalente à 45 % selon le nouvel « Annuaire statistique de l’Eglise relatif à l’année 2004 et la comparaison avec les chiffres de l’Eglise en 1978 : l’agence vaticane Fides a fait le point.
L’« Annuarium Statisticum Ecclesiae » mis à jour au 31 décembre 2004, préparé par le Bureau Central de Statistiques de l’Eglise et édité par la Librairie Editrice Vaticane vient d’être publié.
Il illustre les principaux aspects de l’activité pastorale de l’Eglise catholique dans les divers pays et continents, à travers des statistiques et des graphiques. Les statistiques en particulier, quantifient de manière synthétique les mutations structurelles opérées dans l’activité pastorale de l’Eglise catholique en établissant la comparaison entre les années 1978 et 2004.
Au cours de la période qui s'étale de 1978 à 2004, les catholiques dans le monde ont connu une croissance rapide, enregistrant une augmentation de plus de 45%.
Ils sont passés d’environ 757 millions à 1,098 milliard, une augmentation équivalente à environ 342 millions de fidèles. Au cours de cette même période, la population mondiale est passée de 4,2 à 6,4 milliards. Face à l'augmentation de la population mondiale, le nombre de catholiques est en légère diminution, près de 18%.
L’Europe connaît une forte stabilité, tandis qu’en Afrique les catholiques ont presque triplé (en 1978, ils étaient environ 55 millions, et en 2004, ils étaient environ 149 millions).
Des situations intermédiaires sont enregistrées en Amérique et en Asie, où la croissance des fidèles a été certes forte (respectivement plus de 49,7% et plus de 79,6%), justifiée par la croissance démographique enregistrée à la même
période.
En Océanie, l’incidence des baptêmes sur 100 habitants demeure stable, bien que par rapport à des valeurs nettement inférieures.
Le nombre des évêques dans le monde a augmenté entre 1978 et 2004 de plus de 28%, passant de 3.714 à 4.784, avec une augmentation assez marquée en Afrique (+45,8%), en Océanie (+34%) et en Asie (+31,4%), tandis qu’en Amérique (+27,2%) et en Europe (+23,3%) les valeurs se situent sous la moyenne.
La distribution des évêques par continent est demeurée substantiellement stable. Un aspect qui mérite attention est l'âge avancé des évêques : l’âge moyen, dans la période considérée, a augmenté globalement de plus de 5 ans, passant de 62,0 à 67,4.
Au cours de cette même période 1978-2004 les prêtres ont globalement diminué de plus de 3,5% (d’environ 421.000 à moins de 406.000). A l’inverse, par rapport à la moyenne mondiale, la présence de prêtres en Afrique et en Asie se révèle plutôt réconfortante (avec une augmentation de 85% en Afrique et de 74% en Asie), tandis que l’Amérique se maintient autour d’une moyenne d’environ 120.000 prêtres. En Europe et en Océanie, on note en 2004, une diminution de plus de 20% pour l'Europe et d’environ 14% pour l'Océanie.
On observe des tendances très différentes en considérant les prêtres diocésains et religieux : tandis que dans le monde le nombre des premiers, après avoir atteint un minimum de 257 mille unités en 1988 par rapport à 262 mille en 1978, manifestait en 2004 une reprise légère mais significative, remontant les unités à plus de 268 mille, celui des seconds montre une progression constamment décroissante au long de la totalité de la période d’observation. Les prêtres religieux ont diminué sur tous les continents (-23,9% en Océanie, -20% environ en Europe, -19% en Amérique et -4,5% en Afrique) avec l’exception seulement de l’Asie, où ils sont passés d’environ 14 mille à plus de 19 mille unités.
Les autres chiffres d’acteurs pastoraux - diacres permanents, religieux profès non prêtres et religieuses professes - représentent des réalités numériques assez difformes entre elles. En 2004, le nombre des diacres permanents se montait à plus de 32 mille unités, tandis que les religieux profès non prêtres à plus de 55 mille ; quant aux religieuses, elles étaient plus de 767 mille unités.
Les diacres permanents, diocésains, et religieux sont en forte expansion tant au niveau mondial que sur les seuls continents, passant dans l’ensemble d’environ 5.500 en 1978 à plus de 32 mille unités vingt-six ans après, avec une variation supérieure à 480%. Europe et Amérique enregistrent tant les consistances numériquement plus significatives que la tendance évolutive plus vive.
Le groupe des religieux profès non prêtres a diminué de plus de 27% entre 1978 et 2004. En 1978 ils étaient plus de 75 mille dans le monde, réduits ensuite à moins de 65 mille en 1988 et se positionnant à un peu plus de 55 mille en 2004. La mode décroissante est commune à différents continents à l’exception de l’Afrique et de l’Asie où l’on observe des variations de plus de 48% et d’environ 39%, respectivement. On observe aussi une dynamique fortement décroissante pour les religieuses professes avec une contraction de plus de 22%.
Le nombre global des religieuses s’est effectivement réduit de plus de 990 mille unités en 1978 à moins de 770 vingt-six ans après. Le déclin, également dans ce cas, a concerné trois continents (Europe, Amérique et Océanie), avec des variations négatives aussi d’importance (-41% en Océanie, -39% en Europe et -27% en Amérique). En Afrique et en Asie, au contraire, l’augmentation a été soutenue de manière décisive, supérieure à 60% pour les deux continents.
Concernant l’évolution annuelle du nombre des candidats au sacerdoce, des diocésains et religieux, on observe une évolution croissante globale pour toute la période. Les candidats dans le monde sont passés de presque 64 mille unités en 1978 à plus de 113 mille en 2004, avec une augmentation d’environ 77%. L’évolution a été très différente sur les divers continents : tandis qu’effectivement, l’Afrique, l’Amérique et l’Asie ont montré des dynamiques évolutives extrêmement vives, l’Europe enregistre une contraction d’environ 2%.
Forte croissance du nombre des catholiques entre 1978 à 2004
Publication du nouvel « Annuaire Statistique de l’Eglise »
ROME, Mercredi 3 mai 2006 (ZENIT.org) – Au cours de la période qui va de 1978 à 2004, le nombre des catholiques dans le monde a connu une croissance rapide équivalente à 45 % selon le nouvel « Annuaire statistique de l’Eglise relatif à l’année 2004 et la comparaison avec les chiffres de l’Eglise en 1978 : l’agence vaticane Fides a fait le point.
L’« Annuarium Statisticum Ecclesiae » mis à jour au 31 décembre 2004, préparé par le Bureau Central de Statistiques de l’Eglise et édité par la Librairie Editrice Vaticane vient d’être publié.
Il illustre les principaux aspects de l’activité pastorale de l’Eglise catholique dans les divers pays et continents, à travers des statistiques et des graphiques. Les statistiques en particulier, quantifient de manière synthétique les mutations structurelles opérées dans l’activité pastorale de l’Eglise catholique en établissant la comparaison entre les années 1978 et 2004.
Au cours de la période qui s'étale de 1978 à 2004, les catholiques dans le monde ont connu une croissance rapide, enregistrant une augmentation de plus de 45%.
Ils sont passés d’environ 757 millions à 1,098 milliard, une augmentation équivalente à environ 342 millions de fidèles. Au cours de cette même période, la population mondiale est passée de 4,2 à 6,4 milliards. Face à l'augmentation de la population mondiale, le nombre de catholiques est en légère diminution, près de 18%.
L’Europe connaît une forte stabilité, tandis qu’en Afrique les catholiques ont presque triplé (en 1978, ils étaient environ 55 millions, et en 2004, ils étaient environ 149 millions).
Des situations intermédiaires sont enregistrées en Amérique et en Asie, où la croissance des fidèles a été certes forte (respectivement plus de 49,7% et plus de 79,6%), justifiée par la croissance démographique enregistrée à la même
période.
En Océanie, l’incidence des baptêmes sur 100 habitants demeure stable, bien que par rapport à des valeurs nettement inférieures.
Le nombre des évêques dans le monde a augmenté entre 1978 et 2004 de plus de 28%, passant de 3.714 à 4.784, avec une augmentation assez marquée en Afrique (+45,8%), en Océanie (+34%) et en Asie (+31,4%), tandis qu’en Amérique (+27,2%) et en Europe (+23,3%) les valeurs se situent sous la moyenne.
La distribution des évêques par continent est demeurée substantiellement stable. Un aspect qui mérite attention est l'âge avancé des évêques : l’âge moyen, dans la période considérée, a augmenté globalement de plus de 5 ans, passant de 62,0 à 67,4.
Au cours de cette même période 1978-2004 les prêtres ont globalement diminué de plus de 3,5% (d’environ 421.000 à moins de 406.000). A l’inverse, par rapport à la moyenne mondiale, la présence de prêtres en Afrique et en Asie se révèle plutôt réconfortante (avec une augmentation de 85% en Afrique et de 74% en Asie), tandis que l’Amérique se maintient autour d’une moyenne d’environ 120.000 prêtres. En Europe et en Océanie, on note en 2004, une diminution de plus de 20% pour l'Europe et d’environ 14% pour l'Océanie.
On observe des tendances très différentes en considérant les prêtres diocésains et religieux : tandis que dans le monde le nombre des premiers, après avoir atteint un minimum de 257 mille unités en 1988 par rapport à 262 mille en 1978, manifestait en 2004 une reprise légère mais significative, remontant les unités à plus de 268 mille, celui des seconds montre une progression constamment décroissante au long de la totalité de la période d’observation. Les prêtres religieux ont diminué sur tous les continents (-23,9% en Océanie, -20% environ en Europe, -19% en Amérique et -4,5% en Afrique) avec l’exception seulement de l’Asie, où ils sont passés d’environ 14 mille à plus de 19 mille unités.
Les autres chiffres d’acteurs pastoraux - diacres permanents, religieux profès non prêtres et religieuses professes - représentent des réalités numériques assez difformes entre elles. En 2004, le nombre des diacres permanents se montait à plus de 32 mille unités, tandis que les religieux profès non prêtres à plus de 55 mille ; quant aux religieuses, elles étaient plus de 767 mille unités.
Les diacres permanents, diocésains, et religieux sont en forte expansion tant au niveau mondial que sur les seuls continents, passant dans l’ensemble d’environ 5.500 en 1978 à plus de 32 mille unités vingt-six ans après, avec une variation supérieure à 480%. Europe et Amérique enregistrent tant les consistances numériquement plus significatives que la tendance évolutive plus vive.
Le groupe des religieux profès non prêtres a diminué de plus de 27% entre 1978 et 2004. En 1978 ils étaient plus de 75 mille dans le monde, réduits ensuite à moins de 65 mille en 1988 et se positionnant à un peu plus de 55 mille en 2004. La mode décroissante est commune à différents continents à l’exception de l’Afrique et de l’Asie où l’on observe des variations de plus de 48% et d’environ 39%, respectivement. On observe aussi une dynamique fortement décroissante pour les religieuses professes avec une contraction de plus de 22%.
Le nombre global des religieuses s’est effectivement réduit de plus de 990 mille unités en 1978 à moins de 770 vingt-six ans après. Le déclin, également dans ce cas, a concerné trois continents (Europe, Amérique et Océanie), avec des variations négatives aussi d’importance (-41% en Océanie, -39% en Europe et -27% en Amérique). En Afrique et en Asie, au contraire, l’augmentation a été soutenue de manière décisive, supérieure à 60% pour les deux continents.
Concernant l’évolution annuelle du nombre des candidats au sacerdoce, des diocésains et religieux, on observe une évolution croissante globale pour toute la période. Les candidats dans le monde sont passés de presque 64 mille unités en 1978 à plus de 113 mille en 2004, avec une augmentation d’environ 77%. L’évolution a été très différente sur les divers continents : tandis qu’effectivement, l’Afrique, l’Amérique et l’Asie ont montré des dynamiques évolutives extrêmement vives, l’Europe enregistre une contraction d’environ 2%.
Ben ça fait du bien de voir ces chiffres-là... Parce qu'ici, au Québec, tout va en décroissant ! Le nombre de croyants diminue drastiquement chaque année, si bien que l'on doit fermer des Églises, par manque de prêtres et de fidèles. Je trouve extrêmement triste que les gens délaissent l'Église à ce point. Les anciens lieux de cultes sont, pour la plupart du temps, transformés en condos, ou en galeries d'art.
Par contre, il reste quand même des "irréductibles Gaulois" de la religion catholique, comme moi =P
Par contre, il reste quand même des "irréductibles Gaulois" de la religion catholique, comme moi =P
Azuu,
Il ne faut jamais désespérer. Une de tes compatriotes ici, Hélène, nous a maintes fois expliqué la détresse de voir une terre encore récemment si catholique comme la vôtre, délaisser la foi. Ici en France nous sommes plus habitués depuis longtemps à constituer une minorité pratiquante, en revanche nous sommes pour l'instant toujours restés une "majorité culturelle", si je puis dire.
Dans ce genre de circonstances, les gens qui résistent et sont fidèles, les gens comme toi, méritent plus que jamais le qualificatif de Sel de la Terre. Nous allons tous devoir apprendre à tenir bon, à résister sans nous raidir.
Ici en France il y a des signes d'espoir. Il semblerait que depuis une dizaine d'années tout au plus, lentement mais sûrement, alors que "la Nation dans son âme achève de se déchristianiser", les fidèles soient de plus en plus assidus aux offices. Qu'ils soient aussi de plus en plus jeunes.
Courage et bonne journée,
Ex
Il ne faut jamais désespérer. Une de tes compatriotes ici, Hélène, nous a maintes fois expliqué la détresse de voir une terre encore récemment si catholique comme la vôtre, délaisser la foi. Ici en France nous sommes plus habitués depuis longtemps à constituer une minorité pratiquante, en revanche nous sommes pour l'instant toujours restés une "majorité culturelle", si je puis dire.
Dans ce genre de circonstances, les gens qui résistent et sont fidèles, les gens comme toi, méritent plus que jamais le qualificatif de Sel de la Terre. Nous allons tous devoir apprendre à tenir bon, à résister sans nous raidir.
Ici en France il y a des signes d'espoir. Il semblerait que depuis une dizaine d'années tout au plus, lentement mais sûrement, alors que "la Nation dans son âme achève de se déchristianiser", les fidèles soient de plus en plus assidus aux offices. Qu'ils soient aussi de plus en plus jeunes.
Courage et bonne journée,
Ex
- Quiconque donc écoute les paroles que je viens de prononcer et les met en pratique ressemblera à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc -
Mt 7, 24
Mt 7, 24
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jean_droit
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Directives de Benoît XVI aux évêques de Canada ( ZENIT )
Au moment où je lisais les remarques sur la situation de l'Eglise au Canada je suis tombé sur cet article de ZENIT.
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Canada : « La place essentielle » de l’Eucharistie dans la vie de l’Église
Premier message de Benoît XVI aux évêques en visite ad limina
ROME, Jeudi 11 mai 2006 (ZENIT.org) – Dans la perspective du congrès eucharistique de 2008 à Québec, Benoît XVI invite les diocèses canadiens à « un renouveau du sens et de la pratique de l’Eucharistie, par une redécouverte de la place essentielle que doit tenir dans la vie de l’Église ‘l’Eucharistie, don de Dieu pour la vie du monde’ ».
Le pape a en effet remis ce matin son premier message aux évêques du Canada, au terme de la visite ad limina du premier des quatre groupes, les évêques francophones du Québec qu’il a reçus ensemble ce matin, après les avoir reçus personnellement au cours de la semaine (cf. Documents pour le texte intégral et l’allocution de Mgr Gilles Cazabon, évêque de Saint-Jérôme et résident de l'assemblée des évêques catholiques du Québec).
« En 2008, alors que Québec célébrera le quatrième centenaire de sa fondation, votre région accueillera le Congrès eucharistique international. Aussi, voudrais-je tout d’abord inviter vos diocèses à un renouveau du sens et de la pratique de l’Eucharistie, par une redécouverte de la place essentielle que doit tenir dans la vie de l’Église ‘l’Eucharistie, don de Dieu pour la vie du monde’ », disait le pape.
« Les fidèles doivent être convaincus du caractère vital de la participation régulière à l’Assemblée dominicale, pour que leur foi puisse grandir et s’exprimer de façon cohérente. En effet, l’Eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne, nous unit et nous conforme au Fils de Dieu. Elle construit aussi l’Église, la consolide dans son unité de Corps du Christ; aucune communauté chrétienne ne peut s’édifier si elle n’a pas sa racine et son centre dans la célébration eucharistique », expliquait le pape.
Et d’insister sur le rôle des pasteurs dans ce domaine en disant: « Il est du devoir des Pasteurs d’offrir à tous la possibilité effective de satisfaire au précepte dominical et de les y inviter. Rassemblés en Église pour célébrer la Pâque du Seigneur, les fidèles puisent dans ce sacrement lumière et force afin de vivre pleinement leur vocation baptismale ».
Benoît XVI soulignait l’impact de la célébration dominicale sur toute l’activité de la semaine en ces termes : « De plus, le sens du sacrement ne s’épuise pas dans le moment de la célébration. «En recevant le Pain de vie, les disciples du Christ se disposent à aborder, avec la force du Ressuscité et de son Esprit, les tâches qui les attendent dans leur vie ordinaire» (Dies Domini, n. 45). Après avoir vécu et proclamé la présence du Ressuscité, les fidèles auront à cœur d’être évangélisateurs et témoins dans leur vie quotidienne ».
Comme corollaire, le pape insistait sur l’importance du sacerdoce ministériel : « Le rôle central du prêtre qui, in persona Christi capitis, enseigne, sanctifie et gouverne la communauté, ne doit pas être minimisé. Le sacerdoce ministériel est indispensable à l’existence d’une communauté ecclésiale. L’importance du rôle des laïcs, dont je salue la générosité au service des communautés chrétiennes, ne doit jamais occulter le ministère absolument irremplaçable des prêtres pour la vie de l’Église. Ainsi, le ministère du prêtre ne peut être confié à d’autres personnes sans nuire de fait à l’authenticité de l’être même de l’Église. De plus, comment des jeunes pourraient-ils avoir envie de devenir prêtres si le rôle du ministère ordonné n’est pas clairement défini et reconnu ? »
Le pape a par ailleurs évoqué les fruits abondant s des Journées mondiales de la Jeunesse de Toronto qui, disait-il, « ont eu un impact positif chez de nombreux jeunes canadiens ».
En encourageant « l’art de la prière », Benoît XVI ajoutait cet autre motif d’espérance: « La célébration de l’Année de l’Eucharistie a permis un réveil spirituel, notamment par le développement de l’adoration eucharistique. Le culte rendu à l’Eucharistie en dehors de la Messe, étroitement relié à la célébration, est aussi d’une très grande valeur pour la vie de l’Église, car il tend à la communion sacramentelle et spirituelle. Comme l’a écrit le Pape Jean-Paul II, «si, à notre époque, le christianisme doit se distinguer surtout par ‘l’art de la prière’, comment ne pas ressentir le besoin renouvelé de demeurer longuement, en conversation spirituelle, en adoration silencieuse, en attitude d’amour, devant le Christ présent dans le Saint-Sacrement?» (Ecclesia de Eucharistia, n. 25). De cette expérience, on ne peut que recevoir force, consolation et soutien ».
Il soulignait que les personnes consacrées « ont la mission particulière de rappeler à tous la vocation universelle à la sainteté », en ajoutant : « il est primordial que, en ayant une vie spirituelle intense, les personnes consacrées proclament que Dieu seul suffit pour donner la plénitude à l’existence humaine ».
C’est pourquoi le pape encourageait les évêques à « l’affermissement de relations confiantes avec elles et avec leurs Instituts » de façon à favoriser « une solide communion ecclésiale ».
Enfin, après avoir évoqué la question des vocations, le pape invitait « l’ensemble de la communauté catholique du Québec à porter une attention renouvelée à son attachement à la vérité de l’enseignement de l’Église, en ce qui concerne la théologie et la morale, deux aspects inséparables de l’être chrétien dans le monde ».
« Les fidèles ne peuvent pas, sans perdre leur identité propre, souscrire aux idéologies qui parcourent aujourd’hui la société », soulignait le pape.
ZF06051101
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Canada : « La place essentielle » de l’Eucharistie dans la vie de l’Église
Premier message de Benoît XVI aux évêques en visite ad limina
ROME, Jeudi 11 mai 2006 (ZENIT.org) – Dans la perspective du congrès eucharistique de 2008 à Québec, Benoît XVI invite les diocèses canadiens à « un renouveau du sens et de la pratique de l’Eucharistie, par une redécouverte de la place essentielle que doit tenir dans la vie de l’Église ‘l’Eucharistie, don de Dieu pour la vie du monde’ ».
Le pape a en effet remis ce matin son premier message aux évêques du Canada, au terme de la visite ad limina du premier des quatre groupes, les évêques francophones du Québec qu’il a reçus ensemble ce matin, après les avoir reçus personnellement au cours de la semaine (cf. Documents pour le texte intégral et l’allocution de Mgr Gilles Cazabon, évêque de Saint-Jérôme et résident de l'assemblée des évêques catholiques du Québec).
« En 2008, alors que Québec célébrera le quatrième centenaire de sa fondation, votre région accueillera le Congrès eucharistique international. Aussi, voudrais-je tout d’abord inviter vos diocèses à un renouveau du sens et de la pratique de l’Eucharistie, par une redécouverte de la place essentielle que doit tenir dans la vie de l’Église ‘l’Eucharistie, don de Dieu pour la vie du monde’ », disait le pape.
« Les fidèles doivent être convaincus du caractère vital de la participation régulière à l’Assemblée dominicale, pour que leur foi puisse grandir et s’exprimer de façon cohérente. En effet, l’Eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne, nous unit et nous conforme au Fils de Dieu. Elle construit aussi l’Église, la consolide dans son unité de Corps du Christ; aucune communauté chrétienne ne peut s’édifier si elle n’a pas sa racine et son centre dans la célébration eucharistique », expliquait le pape.
Et d’insister sur le rôle des pasteurs dans ce domaine en disant: « Il est du devoir des Pasteurs d’offrir à tous la possibilité effective de satisfaire au précepte dominical et de les y inviter. Rassemblés en Église pour célébrer la Pâque du Seigneur, les fidèles puisent dans ce sacrement lumière et force afin de vivre pleinement leur vocation baptismale ».
Benoît XVI soulignait l’impact de la célébration dominicale sur toute l’activité de la semaine en ces termes : « De plus, le sens du sacrement ne s’épuise pas dans le moment de la célébration. «En recevant le Pain de vie, les disciples du Christ se disposent à aborder, avec la force du Ressuscité et de son Esprit, les tâches qui les attendent dans leur vie ordinaire» (Dies Domini, n. 45). Après avoir vécu et proclamé la présence du Ressuscité, les fidèles auront à cœur d’être évangélisateurs et témoins dans leur vie quotidienne ».
Comme corollaire, le pape insistait sur l’importance du sacerdoce ministériel : « Le rôle central du prêtre qui, in persona Christi capitis, enseigne, sanctifie et gouverne la communauté, ne doit pas être minimisé. Le sacerdoce ministériel est indispensable à l’existence d’une communauté ecclésiale. L’importance du rôle des laïcs, dont je salue la générosité au service des communautés chrétiennes, ne doit jamais occulter le ministère absolument irremplaçable des prêtres pour la vie de l’Église. Ainsi, le ministère du prêtre ne peut être confié à d’autres personnes sans nuire de fait à l’authenticité de l’être même de l’Église. De plus, comment des jeunes pourraient-ils avoir envie de devenir prêtres si le rôle du ministère ordonné n’est pas clairement défini et reconnu ? »
Le pape a par ailleurs évoqué les fruits abondant s des Journées mondiales de la Jeunesse de Toronto qui, disait-il, « ont eu un impact positif chez de nombreux jeunes canadiens ».
En encourageant « l’art de la prière », Benoît XVI ajoutait cet autre motif d’espérance: « La célébration de l’Année de l’Eucharistie a permis un réveil spirituel, notamment par le développement de l’adoration eucharistique. Le culte rendu à l’Eucharistie en dehors de la Messe, étroitement relié à la célébration, est aussi d’une très grande valeur pour la vie de l’Église, car il tend à la communion sacramentelle et spirituelle. Comme l’a écrit le Pape Jean-Paul II, «si, à notre époque, le christianisme doit se distinguer surtout par ‘l’art de la prière’, comment ne pas ressentir le besoin renouvelé de demeurer longuement, en conversation spirituelle, en adoration silencieuse, en attitude d’amour, devant le Christ présent dans le Saint-Sacrement?» (Ecclesia de Eucharistia, n. 25). De cette expérience, on ne peut que recevoir force, consolation et soutien ».
Il soulignait que les personnes consacrées « ont la mission particulière de rappeler à tous la vocation universelle à la sainteté », en ajoutant : « il est primordial que, en ayant une vie spirituelle intense, les personnes consacrées proclament que Dieu seul suffit pour donner la plénitude à l’existence humaine ».
C’est pourquoi le pape encourageait les évêques à « l’affermissement de relations confiantes avec elles et avec leurs Instituts » de façon à favoriser « une solide communion ecclésiale ».
Enfin, après avoir évoqué la question des vocations, le pape invitait « l’ensemble de la communauté catholique du Québec à porter une attention renouvelée à son attachement à la vérité de l’enseignement de l’Église, en ce qui concerne la théologie et la morale, deux aspects inséparables de l’être chrétien dans le monde ».
« Les fidèles ne peuvent pas, sans perdre leur identité propre, souscrire aux idéologies qui parcourent aujourd’hui la société », soulignait le pape.
ZF06051101
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jean_droit
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Personnellement je suis rempli d'espérance.
Mais je sais que l'Espérance compte sur moi.
Oui, notre Eglise est mal en point.
J'en rends principalement responsable les fidèles, prêtres et évêques "soixante huitard".
Ils ont été les fossoyeurs de l'Eglise.
La liste des erreurs commises est impressionante. Certaines d'une extrême gravité. Je pense à celles concernant le dogme.
Il serait intéressant d'en dresser la liste et de montrer combien bien des innovations ont été "contre-productives".
Oui, en France, des signes encourageants nous montrent que l'étiage est, peut être, atteint.
A nous tous de contribuer à la re-christianisation.
Nous le pouvons, j'en suis sûr, si nous y mettons courage et persévérance.
Je n'ignore pas que le travail à faire est gigantesque.
Il est fait, de ci de là, par des prêtres et des communautés bien méritants.
Le maitre mot devrait être : Evangélisation.
Mais je sais que l'Espérance compte sur moi.
Oui, notre Eglise est mal en point.
J'en rends principalement responsable les fidèles, prêtres et évêques "soixante huitard".
Ils ont été les fossoyeurs de l'Eglise.
La liste des erreurs commises est impressionante. Certaines d'une extrême gravité. Je pense à celles concernant le dogme.
Il serait intéressant d'en dresser la liste et de montrer combien bien des innovations ont été "contre-productives".
Oui, en France, des signes encourageants nous montrent que l'étiage est, peut être, atteint.
A nous tous de contribuer à la re-christianisation.
Nous le pouvons, j'en suis sûr, si nous y mettons courage et persévérance.
Je n'ignore pas que le travail à faire est gigantesque.
Il est fait, de ci de là, par des prêtres et des communautés bien méritants.
Le maitre mot devrait être : Evangélisation.
Très honnêtement je suis étonné par cette affirmation dans la mesure où l'organisation est centralisée, les innovations n'ont elles pas été autorisées explicitement par Rome ? Cela ne correspond il pas à la remise en cause de Jean XXIII, Paul VI, Jean Paul II et Benoit XVI qui était à cette époque responsable de la congrégation pour la doctrine de la foi.Jean Droit a écrit :J'en rends principalement responsable les fidèles, prêtres et évêques "soixante huitard".
Ils ont été les fossoyeurs de l'Eglise.
La liste des erreurs commises est impressionante. Certaines d'une extrême gravité. Je pense à celles concernant le dogme.
Il serait intéressant d'en dresser la liste et de montrer combien bien des innovations ont été "contre productive"
(Les remises en cause d'Hans Kung et d'autres ne sont pas passées...) (Où est l'innovation ?)
Les prêtres et les fidèles ont appris et transmis ce qui leur était enseigné...
oak: le centralisme a ses limites. Relisez les premiers textes et discours de JP-II qui pense que beaucoup de principes de V-II ont été mal compris, à la fois par les progressistes qui ont saccagé le dogme, et par les intégristes qui - particulièrement en France - ont fini par réagir contre l'Eglise elle-même alors que n'était en cause que la partie progressiste.
En gros, je pense comme jean: V-II fut un immense et nécessaire renouveau pour notre foi où Dieu nous a éclairés de sa lumière. Mais les progressistes ont fauté et tout saccagé, ce qui a conduit les plus intègres à commettre l'irréparable: le schisme (ou disons plutôt un simulacre de schisme, puisque depuis ils ne rêvent que de revenir en communion et j'espère de tout coeur qu'ils le feront).
En Christ
Ex
En gros, je pense comme jean: V-II fut un immense et nécessaire renouveau pour notre foi où Dieu nous a éclairés de sa lumière. Mais les progressistes ont fauté et tout saccagé, ce qui a conduit les plus intègres à commettre l'irréparable: le schisme (ou disons plutôt un simulacre de schisme, puisque depuis ils ne rêvent que de revenir en communion et j'espère de tout coeur qu'ils le feront).
En Christ
Ex
- Quiconque donc écoute les paroles que je viens de prononcer et les met en pratique ressemblera à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc -
Mt 7, 24
Mt 7, 24
Merci, pour cet article sur le Congrès Eucharistique ! D'ailleurs, nous y allons, mon froupe et moi, en 2008. Cependant, il ne faut pas confondre Québec et reste du Canada. La religion est beaucoup plus présente dans les autres provinces, même s'il y a aussi des protestants, puisque ce sont des provinces anglophones. Ici, au Québec, la moyenne d'âge des fidèles oscille autour de 65-70 ans. Rares sont les jeunes qui assistent aux messes et s'impliquent dans leur Église.
Mais non, je ne désespère pas. Je continue de croire, et j'espère, par mon exemple, ramener quelques personnes sur le chemin de la foi.
Bonne journée,
Azuu
PS : J'y étais, aux Journées Mondiales de la Jeunesse de Toronto !
Mais non, je ne désespère pas. Je continue de croire, et j'espère, par mon exemple, ramener quelques personnes sur le chemin de la foi.
Bonne journée,
Azuu
PS : J'y étais, aux Journées Mondiales de la Jeunesse de Toronto !
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jean_droit
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Les Papes :
Jean XXIII a initialisé un processus du Concile.
Paul VI a voulu mettre en musique les décisions du Concile mais a fait preuve d'une grande faiblesse.
Ce n'est qu'à la fin de son pontificat qu'il a compris combien l'Eglise allait à sa perte.
Jean Paul II a essayé de remettre l'Eglise sur les rails.
Benoît XVI est son continuateur.
...........
Les évêques :
Dans le sillage de Paul VI un certain nombre d'évêques ont fait preuve de beaucoup trop de faiblesse.
Suivant le slogan : "Il est interdit d'interdire" ils ont laissé bien des erreurs se faire.
Combien de messes "soixante huitarde" font peu de cas de la liturgie ou même vont contre la liturgie.
Comment a-t-on pu laisser des prêtres s'accoquiner avec les communistes alors même que le communisme était "hors la loi" ?
On peut remercier monseigneur Lustiger, le mal-aimé, pour avoir bien tenu l'archevêché de Paris.
............
Les prêtres :
Lors de cette période noire de l'Eglise 8.000 prêtres en France ont quitté la prêtrise.
Une minorité de prêtres a fait la loi en traitant de ringuards tous les autres.
Une grande partie des communautés nouvelles se sont bâties en réaction à l'esprit "soixante huitard"
Certaines sont restés dans l'Eglise certaines l'ont quitté.
Pour parler de la FSSPX il me semble normal qu'elle ait été interdite car elle s'opposait à la hiérarchie. Ce ne veut pas dire que des erreurs qu'elles dénoncent ne sont pas vraies.
.............
Les fidèles
Il y a eu une prise de pouvoir par les "soixante huitard".
Combien de chrétiens m'on dit avoir été éjectés de conseils paroissiaux.
Il n'est pas la peine pour moi d'ouvrir la bouche dans l'Eglise qui est près de chez moi.
Et pourtant je me considère tout à fait en phase avec l'Eglise et Vatican II ( à 99 % ).
Jean XXIII a initialisé un processus du Concile.
Paul VI a voulu mettre en musique les décisions du Concile mais a fait preuve d'une grande faiblesse.
Ce n'est qu'à la fin de son pontificat qu'il a compris combien l'Eglise allait à sa perte.
Jean Paul II a essayé de remettre l'Eglise sur les rails.
Benoît XVI est son continuateur.
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Les évêques :
Dans le sillage de Paul VI un certain nombre d'évêques ont fait preuve de beaucoup trop de faiblesse.
Suivant le slogan : "Il est interdit d'interdire" ils ont laissé bien des erreurs se faire.
Combien de messes "soixante huitarde" font peu de cas de la liturgie ou même vont contre la liturgie.
Comment a-t-on pu laisser des prêtres s'accoquiner avec les communistes alors même que le communisme était "hors la loi" ?
On peut remercier monseigneur Lustiger, le mal-aimé, pour avoir bien tenu l'archevêché de Paris.
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Les prêtres :
Lors de cette période noire de l'Eglise 8.000 prêtres en France ont quitté la prêtrise.
Une minorité de prêtres a fait la loi en traitant de ringuards tous les autres.
Une grande partie des communautés nouvelles se sont bâties en réaction à l'esprit "soixante huitard"
Certaines sont restés dans l'Eglise certaines l'ont quitté.
Pour parler de la FSSPX il me semble normal qu'elle ait été interdite car elle s'opposait à la hiérarchie. Ce ne veut pas dire que des erreurs qu'elles dénoncent ne sont pas vraies.
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Les fidèles
Il y a eu une prise de pouvoir par les "soixante huitard".
Combien de chrétiens m'on dit avoir été éjectés de conseils paroissiaux.
Il n'est pas la peine pour moi d'ouvrir la bouche dans l'Eglise qui est près de chez moi.
Et pourtant je me considère tout à fait en phase avec l'Eglise et Vatican II ( à 99 % ).
Par soixante-huitard, Jean_droit, vous désignez les gens âgés qui s'approprient toutes les décisions des conseils paroissiaux ?
Parce qu'ici, c'est le cas. Les gens âgés ont pris toute la place, laissant les jeunes de côté, de peur qu'on fasse trop de grabuge, parce que vous savez, "les jeunes, aujourd'hui, ils ne font rien de bon" (Je n'ai rien contre les personnes âgées, vous savez, je parle ici de ceux qui veulent s'approprier la paroisse au complet -.-)On a ce genre de problème, dans ma paroisse. L'évêque essaie de faire changer certaines choses, les prêtres nous intègrent plus aux Messes, mais encore... L'autre jour, c'était le groupe d'aministration (Encore composé des mêmes personnes mentionnées ci-haut...) qui ont tout fait pour ne pas qu'on ait le local (Qu'on a repeint, et remis à neuf et en norme) qui était destiné à notre groupe jeunesse. Beaucoup de jeunes ont déserté la messe, fatigués qu'on les empêche de participer (Jeunes : 12-15 ans et plus, parfois plus jeunes, comme enfants de choeur) Certaines personnes ont dit des choses horrible sur nous, et maintenant, on se bat pour notre place.
..............Sauf qu'ils s'étonnent que les églises se vident, après tout ça.
Parce qu'ici, c'est le cas. Les gens âgés ont pris toute la place, laissant les jeunes de côté, de peur qu'on fasse trop de grabuge, parce que vous savez, "les jeunes, aujourd'hui, ils ne font rien de bon" (Je n'ai rien contre les personnes âgées, vous savez, je parle ici de ceux qui veulent s'approprier la paroisse au complet -.-)On a ce genre de problème, dans ma paroisse. L'évêque essaie de faire changer certaines choses, les prêtres nous intègrent plus aux Messes, mais encore... L'autre jour, c'était le groupe d'aministration (Encore composé des mêmes personnes mentionnées ci-haut...) qui ont tout fait pour ne pas qu'on ait le local (Qu'on a repeint, et remis à neuf et en norme) qui était destiné à notre groupe jeunesse. Beaucoup de jeunes ont déserté la messe, fatigués qu'on les empêche de participer (Jeunes : 12-15 ans et plus, parfois plus jeunes, comme enfants de choeur) Certaines personnes ont dit des choses horrible sur nous, et maintenant, on se bat pour notre place.
..............Sauf qu'ils s'étonnent que les églises se vident, après tout ça.
On finira par se demander comment fait l'Amérique du Nord, qui a connu la même vague, pour croitre et se développer, avec les mêmes "68 ards", (qui a eu lieu en 67 à Berkeley, chez eux....)
En fait si, je comprends, ils étaient minoritaires, d'une église d'accompagnement d'immigrants et ils n'ont jamais hésité à évangéliser, ils ne se sont jamais non plus considérés comme "installés", les textes des fondamentalistes
ne les traitent ils pas d'ennemis de la nation
C'était bien un problème d'évangélisation en fait, de définition du contenu de la mission chrétienne.
En fait si, je comprends, ils étaient minoritaires, d'une église d'accompagnement d'immigrants et ils n'ont jamais hésité à évangéliser, ils ne se sont jamais non plus considérés comme "installés", les textes des fondamentalistes
ne les traitent ils pas d'ennemis de la nation
C'était bien un problème d'évangélisation en fait, de définition du contenu de la mission chrétienne.
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jean_droit
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- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
Vous avez raison : Il me semble tout à fait important de donner le plus de place possible aux "minorités" : jeunes, "étrangers" ....
Dans bien des conseils paroissiaux il y a trop de gens âgés.
Pour les messes ont fait trop intervenir les femmes âgées etc ..
En France le nombre de fidèles "non métropolitains" est souvent important : Il faut leur donner toute leur place.
L'Eglise doit être vivante et ces minorités sont le futur de l'Eglise.
Je suis toujours impressionné par le dynamisme, la foi, la rectitude des nouveaux prêtres.
Il est normal de tempérer les ardeurs mais il est triste de ne pas favoriser les initiatives.
Dans bien des conseils paroissiaux il y a trop de gens âgés.
Pour les messes ont fait trop intervenir les femmes âgées etc ..
En France le nombre de fidèles "non métropolitains" est souvent important : Il faut leur donner toute leur place.
L'Eglise doit être vivante et ces minorités sont le futur de l'Eglise.
Je suis toujours impressionné par le dynamisme, la foi, la rectitude des nouveaux prêtres.
Il est normal de tempérer les ardeurs mais il est triste de ne pas favoriser les initiatives.
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