Re: On va vers un XXIe siècle spirituel !
Publié : ven. 27 mars 2020, 17:29
Merci Nebularis pour votre intéressante réponse.
Vous ajoutez la distinction pertinente entre le plan immédiat et concret d'une part, et le plan théorique ou conceptuel d'autre part.
Aussi, la notion d'égalité ou plutôt d'inégalité, dans la part donnée aux anciennes vérités de chacun dans celle qui les réunira.
A cela je voudrais ajouter une autre distinction : celle du for interne et du for externe.
Au niveau du for interne, je suis entièrement d'accord avec toutes vos remarques et la démarche.
Au niveau du for externe, qui est en question ici puisque sociologique, au risque de paraître ambigu ou lâche, hypocrite, je privilégie comme vous l'avez semble-t-il pressenti le plan immédiat et concret.
C'est à partir de lui que se créent des alliances, des accords, des statu quo. Vous vous êtes approprié mes distinctions en tant que chrétien, mais un juif, un musulman, un hindouiste, etc. fera la même chose et il importe de concilier les intégrisme de chaque religion en vue d'une paix sociale.
Cela se fait déjà pas si mal en cas d'exil. Il ne faudrait pas que la pluralité des religions les affaiblissent.
Ceci pour me resituer dans le cadre que vous aviez posé.
Car pour rester dans un contexte chrétien, les guerres entre protestants et catholiques par exemple ne s'expliquent pas par leurs croyances différentes (présence réelle dans l'eucharistie, par exemple) et pourtant elles n'auraient pas eu lieu s'ils n'avaient été chrétiens de part et d'autre alors que la guerre est une faute pour eux tous. Comment en sont-ils arrivés à se croire chacun en légitime défense ?
Je pense qu'il y a un vrai travail à faire sur la place du religieux dans la société, et qui sans la reléguer ni l'amoindrir, lui permette d'être un exemple ou un modèle partagé de vie sociale. Cela relève de la mise en pratique concrète de la foi de chacun en vue de la paix.
C'est vrai qu'il est difficile (vous avez pris l'exemple de la lapidation) de faire admettre à ceux à qui elle appartient qu'une pratique "religieuse" précise, ne saurait représenter une volonté Divine ni une nécessité qui s'impose et que dans un certain contexte, Dieu lui-même ne peut la souhaiter...
Quand il ne s'agit pas d'une pratique religieuse à proprement parler (l'avortement) cela devrait être plus facile mais peut devenir encore plus difficile ! Il faut à tout prix éviter qu'un enjeu politique devienne religieux, et le contraire. Car cela se finit souvent très mal...
Vous ajoutez la distinction pertinente entre le plan immédiat et concret d'une part, et le plan théorique ou conceptuel d'autre part.
Aussi, la notion d'égalité ou plutôt d'inégalité, dans la part donnée aux anciennes vérités de chacun dans celle qui les réunira.
A cela je voudrais ajouter une autre distinction : celle du for interne et du for externe.
Au niveau du for interne, je suis entièrement d'accord avec toutes vos remarques et la démarche.
Au niveau du for externe, qui est en question ici puisque sociologique, au risque de paraître ambigu ou lâche, hypocrite, je privilégie comme vous l'avez semble-t-il pressenti le plan immédiat et concret.
C'est à partir de lui que se créent des alliances, des accords, des statu quo. Vous vous êtes approprié mes distinctions en tant que chrétien, mais un juif, un musulman, un hindouiste, etc. fera la même chose et il importe de concilier les intégrisme de chaque religion en vue d'une paix sociale.
Cela se fait déjà pas si mal en cas d'exil. Il ne faudrait pas que la pluralité des religions les affaiblissent.
Ceci pour me resituer dans le cadre que vous aviez posé.
Car pour rester dans un contexte chrétien, les guerres entre protestants et catholiques par exemple ne s'expliquent pas par leurs croyances différentes (présence réelle dans l'eucharistie, par exemple) et pourtant elles n'auraient pas eu lieu s'ils n'avaient été chrétiens de part et d'autre alors que la guerre est une faute pour eux tous. Comment en sont-ils arrivés à se croire chacun en légitime défense ?
Je pense qu'il y a un vrai travail à faire sur la place du religieux dans la société, et qui sans la reléguer ni l'amoindrir, lui permette d'être un exemple ou un modèle partagé de vie sociale. Cela relève de la mise en pratique concrète de la foi de chacun en vue de la paix.
C'est vrai qu'il est difficile (vous avez pris l'exemple de la lapidation) de faire admettre à ceux à qui elle appartient qu'une pratique "religieuse" précise, ne saurait représenter une volonté Divine ni une nécessité qui s'impose et que dans un certain contexte, Dieu lui-même ne peut la souhaiter...
Quand il ne s'agit pas d'une pratique religieuse à proprement parler (l'avortement) cela devrait être plus facile mais peut devenir encore plus difficile ! Il faut à tout prix éviter qu'un enjeu politique devienne religieux, et le contraire. Car cela se finit souvent très mal...