Un mot :
«J'ai dit que c'était une parabole sévère pour la chrétienté» - gérardh
gérardh,
Dieu n'est pas
«plus sévère» vis-à-vis l'Église qu'il serait censé l'être vis-à-vis gérardh. Si gérardh n'est plus sous le jugement, alors l'Église non plus; ou bien Dieu se doit d'être terrible pour ceux qui se prétendent saints, deux fois plus terrible à commencer pour les deux fois plus saints selon leur dire, etc.
A ce régime, si gérardh estimerait être quatre fois plus saint que le pape François, alors c'est un «très sévère examinateur» qui attend gérardh dans l'autre dimension, un très très très très sévère manipulateur de loupes et de miscroscopes pour passer en détail la moindre imperfection dans la vie de gérardh.
S'il existe bien
une valeur qui est
la plus anti-évangélique qui soit mais c'est bien cette imagination complètement débilitante à sa source, énervante, mondaine et archi-mondaine par-dessus le marché, une idée reçue avec la tétée au biberon et selon laquelle il importerait de
n'être pas médiocre, et que la meilleure manière de ne pas l'être devrait consister (une fin en soi) à manier le fouet pour en fustiger les autres, pour les assommer de remontrances, les accuser, les critiquer, les sommer de s'examiner, les exhortant à la tolérance zéro envers les manquements de l'un l'autre (les fautifs, les mous, les déviants, les incorrects, les laxistes, les trop peu soucieux, les gras, les lents, les paresseux, les insuffisamment obsédés de la perfection ...)
Je suis convaincu, moi, que l'axe central de ce qui ne fonctionne pas, de la maladie, des schismes dans l'Église notamment, du traditionnalisme déjanté en passant par le snobisme chrétien (et catholique oui,oui ... dédain, arrogance, hauteur ...) qui existe dans les forums internets également : il réside dans cette affaire de
sévérité.
[...]
Il y a quelques années, je me souviens encore d'un bon chrétien (je ne parle pas de moi) ,qui, suite à de nombreuses discussions animées, n'en pouvait tout simplement plus (outre le fait de finir par se sentir persécuté lui-même par ses différents contradicteurs) avait fini par exploser en s'écriant «Théologie de merde !» Il voulait dire qu'avec un peu de mauvaise foi ses interlocuteurs chrétiens instrumentalisaient des points de discussion religieuse, en guise de prétexte, à la vérité, pour diffuser leurs attentes de sévérité, de jugement, de rejet et tout. La discussion servait de prétexte pour diffuser le poison d'accusation sous-jacent, pré-existant.
Et bon, voilà, j'avais à coeur de vous partager ceci.
(... il manquerait peut-être ici le signe Peace des hippies et autres soixante-huitards que tous aimeront et comme il est facile de s'en rendre compte à consulter les pages catholiques des forums, en sus d'une photo de Jean XXIII)