Trinité :
Tout à fait Foxy,
Non. Il n'y a pas de "tout à fait Foxy". Pas pour moi, camarade. Pas ici.
A lire le chapitre 19 et même si les exégètes du journal
La Croix ne seraient pas d'accord : on comprend bien que l'homme d'une grande naissance ou soit "celui qui est investi de la royauté et qui juge au final" mais c'est Jésus. D'après la parabole, c'est bel et bien Jésus qui ordonne que ses concitoyens qui n'ont pas voulu de lui soient amenés devant lui et pour y être massacrés.
La cohérence entre cette parabole, le reste du Nouveau Testament et l'Ancien Testament est complète. Jésus est Dieu ... de l'Ancien Testament.
Et, dans le Nouveau Testament, Jésus annonce des "temps durs" pour ses adversaires qui ne veulent pas de lui.
L'un qui se dit voyant va devenir aveugle, à l'autre sa prêtrise lui est enlevé, Capharnaüm descend dans le fond de l'hadès, un quatrième reste dans la ténèbre extérieur à grincer des dents, le cinquième est jeté hors de la salle du banquet des noces à coups de pompe, les femmes de Jérusalem devraient plutôt pleurer sur elles-mêmes parce qu'il ne restera bientôt plus rien du Temple de Jérusalem " ... ne restera pas pierre sur pierres qui ne soient renversées". Les malheurs qui finissent par s'abattre sur la tête des ennemis de Dieu, sur la tête des obstinés comme le pharaon d'Égypte, n'est pas une figure de style. Ce n'est pas qu'une jolie formule littéraire.
Pour en revenir "étroitement" à la parabole de Luc 19, je pense que ce qui est dit des "concitoyens de l'homme de haute naissance dont ils n'ont pas voulu" et "qui périssent égorgés devant lui" est chose qui se sera déjà produite littéralement lors de la fameuse guerre juive de l'an 70 après Jésus. Quand on lit le témoignage historique de Flavius Josèphe, l'on comprend qu'un bon nombre de fanatiques religieux juifs, des zélotes ressemblant comme des frères à nos "amis" de l'État islamique (et qui se seront fait une joie de rejeter Jésus très certainement !), auront bien sûr périt égorgés eux-mêmes (les uns par le truchement de bandes rivales, les autres par la troupe romaine en 70; bien avant que les Zarquaoui de notre époque aient pu se faire écharper par des roquettes américaines, tir de sniper ou bombes russes).
Avec sa parabole, Jésus s'exprime comme l'eût fait un exégète juif de la Bible de l'an - 200 avant lui-même. Je veux dire que Jésus ne dit pas autre chose que ces que les prophètes avant lui auraient pu dire, et soit, par exemple, que la destruction de Jérusalem annoncé par Jérémie surviendrait bien parce que Dieu l'aura voulu, et ensuite la captivité à Babylone et etc. Dans tous les cas de figure il y a bien mort d'hommes et souvent des morts violentes et pas belles à voir.
La parabole des mines de Luc 19 est parfaitement cohérente avec le récit du prodige accompli par Jésus à l'entrée de Jérusalem, la fois où il maudit le figuier qui va se déssecher sur place en une nuit, au grand ébahissement des autres. Dans tous les cas, il s'agit d'une allusion au jugement final. Ce qui se produit matériellement pour vrai dans notre monde (destruction du Temple, égorgement; ou miracle, etc.) peut servir d'appui pour comprendre ce qui va se passer (damnation; ou salut, etc.) dans l'autre monde
La notion d'amour divin ne fait pas l'économie d'une justice parfois assez rude et parce que l'amour de Dieu est autre chose qu'une bluette, un sentimentalisme humain de bas étage, parce que Dieu n'est pas homme mais Dieu.
La parabole de Luc 19 est conçu pour faire réfléchir les gens et aussi pour leur inspirer un salutaire respect envers Dieu.