Bassmeg a écrit :
Cinci. Je suis sure que vous aussi, vous êtes un catholique à la carte. Je suis sure que vous prenez certaines libertés par rapport à la doctrine et à la bible. Nous le sommes tous, à moins de vivre comme l' ordonne le catholicisme des origine
Que vous le pensiez ne veut pas dire que vous auriez raison.
En fait, je ne pense pas pouvoir entrer dans la prestigieuse catégorie du "catholique de cafétéria", J'explique : Je peux réciter le credo de Nicée sans arrière pensée. Parce que je crois réellement les articles de foi qui sont ceux de l'Église catholique.
"Je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, et en Jésus Christ Notre Seigneur qui a été conçu du Saint Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate [...] Je crois en l'Esprit Saint ... à la sainte Église catholique, à la communion des saints ... et ... et ... et ... à la vie éternelle.
Amen !"
Par ailleurs, j'ai déjà "balancé" en lettre capitale que je croyais à l'existence de l'enfer. Je n'ai aucun doute sur l'existence du diable, des anges déchus. Je crois à l'effectivité de tous les sacrements de l'Église sans exception. Je suis convaincu que l'Église catholique est dans le vrai si on parle du sacrifice de la messe, à la réalité de la présence de Dieu sous les espèces du pain et du vin. Je ne conteste pas ce que dit l'Église catholique au sujet de la Sainte Vierge.
Puis je considère que le dogme du Purgatoire représente une partie essentielle, absolument indispensable d'une saine théologie. J'insisterais là-dessus cinq fois plutôt qu'une; que Je congédierais sans rémission tous les protestants sur ce chapitre. Qu'il m'en viendrait presque des envies de mordre en songeant à leur impiété. Je reconnais aussi la nécessité du Magistère de l'Église, le pouvoir de juridiction qui est celui des évêques catholiques.
Si je suis un "catholique à la carte" avec
ça mais alors il faudrait m'expliquer ce qui manque pour faire de moi un catholique régulier.
Pour le reste, il va de soi que je suis un
pauvre pécheur; que je n'en fais pas assez pour Dieu, pour l'Église, pour mes parents, mon prochain, etc. Ma foi pourrait être bien plus grande encore qu'elle ne l'est actuellement. C'est sûr, c'est sûr. Je manque souvent de volonté. Je n'ai pas encore résisté jusqu'au sang, - à devoir parler comme l'Apôtre -, et quand il faudrait évoquer le combat contre la chair.
Je ne pense pas être un grand saint ni un catholique extraordinaire. Je ne serai ni extraordinaire ni exemplaire. J'ai bien des défauts. Mais "catholique à la carte" je ne le pense pas.
Des réserves ...
J'ai mes réserves parfois à propos de certaines déclarations politiques du Pape ou des évêques. Là, par exemple, je pourrais difficilement recevoir certaines affirmations comme des paroles d'Évangile. Ex : le pape François et sa célébration de la pensée diversitaire dans une langue qui est trop proche à mon goût de celle de la gauche morale européenne ou celle du trudeauisme canadien ("honni soit-il !"; "Et que la lèpre lui mange la face !"; le trudeauisme, je veux dire) et ses poncifs contre le nationalisme, pro-migrationiste ...
- Grrrr ...
Lampedusa et la démarche culpabilisante du Saint-Siège envers les "Jacquou le croquant" de France et d'Espagne, d'Italie ou d'Allemagne; Jacquou le
rmiste, Lacombe Lucien fils et Fanfan la noire responsables des morts en Méditerrannée. Il fallait oser quand même.
- Grrr ... gn .. nnn ...grrrr ... Wouah ! Wouah !
Le pape en faveur du sécularisme anglo-saxon et son "multi kulti" impérialiste rebaptisé tantôt "laïcité ouverte" (apartheid légal) et donc Sa Sainteté le Pape dans un combat au finish contre la laïcité "à la française" et son principe assimilateur/intégrateur.
- Grrrr ... rrrrr ... £!@96 ...
Pouvoir opposer une certaine résistance intime à certaines orientations politiques de l'Église catholique ou à la pensée toute personnelle de l'évêque de Rome et ses proches conseillers, qui mangent trop souvent à la table des diplômés de l'école nationale d'administration publique : je n'appellerais pas cela du "catholicisme à la carte" mais simplement la vie normale de l'Église.
Il est parfaitement normal, du reste, que même des grands saints aient pu se trouver à un moment ou l'autre en désaccord avec des décisions politico-administratives de leur supérieur hiérarchique dans l'Église. Il ne peut pas se faire que tout le monde puisse penser exactement pareil en tout.
La différence
Il y a une énorme différence entre le fait d'être un membre de l'Église "
à la foi faible et qui pratique le "cherry picking" au plan doctrinal" afin de soulager son incompréhension du mystère religieux (
on parlerait d'hérésie dans ce cas-là) et le droit pour n'importe quel catholique de ne pas être un béni oui-oui, Le béni oui-oui va toujours donner raison au Pape absolument en tout, en matière politique comme en matière liturgique; en matière d'art, de cuisine, de jardinage ou de critique littéraire.
Catholique "pique-assiette" ou "hérétique" en bon français = le sujet n'arrive pas à bien comprendre le dogme de la Trinité, trouve le concept choquant, s'échauffe ensuite et fini par penser que sa difficulté lui proviendrait tout simplement de ce que dogme serait aussi absurde que gratuit. Moralité ? Ce dogme est en trop. Supprimons le dogme et le problème disparaît. L'Église dira bien ce qu'elle veut, je préfère croire autre chose que son enseignement en la matière.
ou ...
L'Église dit que l'enfer existe. "Quoi ! Impossible ! Je n'arrive pas à assimiler ce truc. J'éprouve un malaise. C'est certainement les curés qui se trompent. L'enfer n'existe pas, tiens !" Et le culte de révérence envers la Sainte Vierge ? "Déraisonnable. C'est une machination d'hommes mal inspirés. Ce culte est tout simplement une reprise d'une antique croyance païenne et blabla et ..."
Par contre, quand le pape Benoit XIV ordonne la dissolution de l'ordre des jésuites en France au XVIIIe siècle, n'importe quel catholique a parfaitement le droit d'être en désaccord avec la décision politique, et penser pour lui-même que le geste serait catastrophique et être aussi en pétard contre nos administrateurs officiant depuis la centrale place Saint-Pierre.