Re: Mon amie Française est devenue catholique
Publié : lun. 24 juil. 2017, 19:44
Pas simple.
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Bonjour Relief,Relief a écrit : ↑lun. 24 juil. 2017, 19:44 Remarquons l'hypocrisie du pouvoir au Québec : pendant des décennies il a été permis de cracher publiquement sur le catholicisme. Or il y a quelques mois vient de passer une loi interdisant de critiquer l'islam.
On comprend que le but premier n'a jamais été de libérer les gens de la religion, mais de liquider le catholicisme.
Bonjour Papillon,
«Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère Sud pour aller dans l’hémisphère Nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire.» Houari Boumediene (discours à l’ONU en 1974)
Que le Québec ne tombe pas dans le même engourdissement qu'ici.L’Archevêque émérite de Smyrne, Giuseppe Germano Bernardini, raconte une conversation qu’il a eue avec un leader musulman (Tayyip Erdogan) : “Grâce à vos lois démocratiques, nous vous envahirons. Grâce à nos lois religieuses, nous vous dominerons”.
Le même phénomène se produit partout en Occident à mon avis. Les gens rejettent l'autorité religieuse dans sa forme traditionnelle organisée, tant catholique que protestante.Il s'agit là de l'influence protestante nord-américaine au Québec. Cela n'est pas valable en France où l'on a jeté le bébé avec l'eau du bain. Pour autant, au Québec, en proportion, il y a moins de catholiques pratiquants qu'en France.
Remarquons l'hypocrisie du pouvoir au Québec : pendant des décennies il a été permis de cracher publiquement sur le catholicisme. Or il y a quelques mois vient de passer une loi interdisant de critiquer l'islam. On comprend que le but premier n'a jamais été de libérer les gens de la religion, mais de liquider le catholicisme.
Très mauvaise politique à mon avis. Les actes de nature criminelle sont à réprimer, mais non pas la la critique ou la dénonciation des idées religieuses, dogmes, croyances.Papillon :
Les mesures prises pour contrer l'islamophobie et ses dérives sont plus que justifiées
Il faudrait tempérer la chose. Parler d'une "emprise" religieuse du catholicisme au Québec serait une curieuse manière d'évoquer le passé du pays. D'emblée, c'est comme partir du point de vue des ennemis de la foi catholique. Ceux qui parlaient jadis d'une "emprise" des jésuites mais ... mais c'était l'encyclopédiste en France. Un tel langage se trouve chez les Diderot, Voltaire; voire le baron d'Holbach ... tout comme chez les protestants américains du temps de la Nouvelle-France, eux qui plaignaient tellement les pauvres colons français du nord de l'Amérique, les malheureux croupissant dans les fers, sous la férule despotique du roi de France et des curés. C'est un point de vue partisan. Un regard biaisé.On[dirait le vox pop] ne s'est pas libéré d'une emprise religieuse pour en accueillir une autre.
Cinci,Cinci a écrit : ↑jeu. 27 juil. 2017, 0:24 Encore ...
Très mauvaise politique à mon avis. Les actes de nature criminelle sont à réprimer, mais non pas la la critique ou la dénonciation des idées religieuses, dogmes, croyances.Papillon :
Les mesures prises pour contrer l'islamophobie et ses dérives sont plus que justifiées
Plus nos politiciens veulent donner raison aux ayatollahs iraniens, associant la critique sérieuse de l'islam à un crime punissable par la loi, plus ce sont les Djemilla Benhabib qui vont en faire les frais. L'ancienne députée libérale Fatima Houda-Pépin s'élève d'ailleurs contre une semblable orientation politicienne au pays.
Non, pas du tout. La foi catholique est une chose, le 'power trip' d'un clergé socialement puissant et contrôlant en est une autre.Il faudrait tempérer la chose. Parler d'une "emprise" religieuse du catholicisme au Québec serait une curieuse manière d'évoquer le passé du pays. D'emblée, c'est comme partir du point de vue des ennemis de la foi catholique.On[dirait le vox pop] ne s'est pas libéré d'une emprise religieuse pour en accueillir une autre.
"Discutable à certains égards", quel euphémisme !...C'est vrai qu'une société donne toujours prise à des situations parfois conflictuelles et que le jugement de personnes en autorité peut toujours être discutable à certains égards. Sauf que parler d'une "emprise" de la religion sur les esprits, c'est suggérer déjà que la liberté se trouverait hors de celle-ci. Hum ...
Préoccupant oui, mais pas désespérant puisque nous avons une promesse digne de foi : « Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. » (Matthieu 16:18)Kerniou a écrit : ↑mer. 26 juil. 2017, 1:30 Vous avez raison l'un et l'autre, Papillon et Chistophe, la progression de l'islam, en occident est préoccupante pour l'avenir du christianisme particulièrement en Europe et surtout en France. Personne ne semble s'en préoccuper. Je dirais même, qu'en France, dans las milieux anti-cléricaux qui veulent en découdre avec le catholicisme, l'influence grandissante de l'islam est perçue positivement pour l'étouffer, sinon l'éradiquer, considérant que personne ne pourra faire pire que le catholicisme ... Eh bien, ils verront ... Nous verrons tous ...
Oui.faudrait se comprendre. Je ne me prive pas de commenter et critiquer certains comportements et agissements de membres de la communauté musulmane chez nous.
En fait, je n'ai jamais caché ma tolérance limitée envers des individus venus de l'autre bout du monde, musulmans ou autres, qui débarquent ici avec une liste de revendications en poche
Vous avez raison.La critique ne doit pas se résumer à un déferlement de haine.
Le problème réside quelque peu dans ce que vous dite ici. Ainsi, évoquer un "power trip" suggère un comportement désordonné et fautif bien sûr. Ce serait quelque chose comme l'ivresse du pouvoir au point de ne plus penser qu'à s'avantager soi-même, peu importe que ce le fut au préjudice d'à peu près tout le monde. C'est comme porté un jugement sur la nature des motivations réelles ayant dû être celles du clergé en question.Papillon :
Non, pas du tout. La foi catholique est une chose, le 'power trip' d'un clergé socialement puissant et contrôlant en est une autre.
Mais oui ... discutable ... je pensais tout simplement au fait qu'un seul personnage peut présenter plusieurs facettes. Alors quand on penserait aux manières de tel évêque autoritaire ... Oui, des décisions discutables il y en a eu. Je pourrais le mentionner.Discutable à certains égards", quel euphémisme !...
Le clergé n'a jamais exercé une emprise totale sur les esprits. Et le Québec fut toujours une société ouverte à des courants d'idées contraires ou contrariantes, si on place ici du point de vue de l'ecclésiastique le plus radical et ultramontain du XIXe siècle que l'on pourrait imaginer. Il y a toujours existé une presse "libérale" pour contrebalancer la fermeture des autres, même si je serais d'accord pour dire qu'il y aura bien existé des épisodes de censure plus ou moins ferme et connaissant plus ou moins de succès.Il suffit de lire la petite histoire du Québec qui nous révèle dans ses moindres détails sur des décennies la censure omniprésente et puissante du clergé sur tous les aspects de la vie en société : la politique, le journalisme, l'éducation, les arts (danse, peinture, littérature, théâtre) .
Vous ne pouvez pas ignorer cela, Cinci. C'est hallucinant, toutes les interventions faites par le clergé, par le passé, pour interdire et/ou condamner l'expression de certaines opinions entre autres dans les journaux, la lecture de livres (le fameux 'index' des livres interdits) , la participation à des fêtes, la danse, la présentation de pièces de théâtre, le cinéma et plus tard la télévision.
Contrôle absolu réclamé et appliqué.
Nous pourrions peut-être comparer la réaction des curés de l'époque au Québec à celle du curé d'Ars en France et dans la sienne ... Oui, il y a bien une tentative locale de censure ... avec sermon contre la danse, le cabaret et tout ... mais alors que la danse fait rage, que le cabaret est ouvert ... dans une contexte global où se trouve non seulement des partisans de la danse mais aussi des clercs et des curés plus tolérants, plus complaisants ...Vous choisissez évidemment avec soin les "bonnes interventions" que pourraient faire les curés, mais la méfiance et la prudence d'aujourd'hui avec les religieux se basent sur les "interventions moins bonnes" du passé. À qui doit-on reprocher ce 'refroidissement' ?
C'est amusant que vous parliez de "la fermeture du cinéma". Je comprends que dans le contexte où vous l'utilisez, il s'agit d'une figure de style. Mais par le passé, ce n'en était pas une.