Je suis d'accord avec facilement 90% des péchés énoncés, voilà les 10% qui coincent : Ils dénotent une rigidité sur des domaines qui vous sont centraux certainement. Mais cette grille de péché s'attarde sur des détails parfois risibles, et c'est dommage :
L'Archange a écrit :Et quand nous savons, d'après saint Thomas, qu'une heure de purgatoire est infiniment plus insupportable que toute une vie de souffrances ici-bas
Sans arrogance je dirais juste qu'il est assez aventureux de décrire ce purgatoire dont nous ne savons pas grand chose. De plus il faut se confesser plus par peine d'avoir offfensé Dieu que par crainte du châtiment.
La prière :
— Je fais mal les génuflexions.
— Je ne dis jamais les Angélus.
— Je ne dis jamais de chapelet - ou je ne le dis qu'au lit.
Très tatillon. Dire que c'est un péché m'apparait bien démesuré.
Mon instruction religieuse :
— Je critique et conteste ce qu'on m'enseigne.
Je peux le comprendre et en même temps est-ce un péché d'être "prudent comme le serpent" ?
La vertu de foi :
— J'ai exposé ma foi dans des lectures hostiles ou équivoques.
Et alors ? Jésus nous a envoyé "parmi les loups", non ? Dès l'instant où notre foi ne faillit pas, cela ne peut que la renforcer. Sinon on se ferme on "monde" et l'on ne peut pas l'aider sans le connaître, même (et surtout) dans ses côtés sombres.
— J'ai fréquenté sans nécessité des personnes sans religion ou hostiles à la foi catholique
J'ai trouvé ça scandaleux, parfaitement sectaire ! Ça m'a fait penser aux témoins de Jéhovah : vivre dans un "catho-world" fermé de monde serait particulièrement contraire à notre mission : l'annonce de la Bonne Nouvelle.
— Je « touche du bois » pour être préservé d'un malheur.
Cela m'a fait sourire, la plupart des gens le disent par tradition, sans croire à cela une seconde. Enfin j'espère.
La vertu d'espérance :
— Je n'ai pas suffisamment recouru à la prière quand j'avais des soucis.
C'est un autre problème (que je connais et dont j'ai parlé déjà) celui de ne pas se sentir digne ou méritant pour quémander quoi que ce soit, et s'en remettre à sa volonté divine sans rien demander par honte de notre comportement.
— Je me suis découragé après le péché - ou j'ai eu du dépit ; j'ai pensé que Dieu ne pouvait pas me pardonner, ou que mes efforts étaient inutiles (= péché de découragement).
Je suis d'accord mais ce découragement peut venir d'une grande peine due aux offenses proférées contre Dieu trop forte pour accepter d'être pardonner.
La vertu de charité :
— J'ai communié avec de l'animosité contre quelqu'un,
Ca pour le coup, c'est tellement vrai. Le christ ne l'a pas dit plus clairement.
Mes confessions :
— Je n'ai pas un sincère repentir de mes fautes : je ne demande pas à Dieu la grâce de l'avoir.
Idem peut venir d'un sentiment d'indignité trop grand, parfois éphémere.
— Je n'ai pas la douleur de voir Dieu tant offensé dans le monde.
C'est particulièrement intéressant.
La sainte eucharistie :
— Je n'y participe pas correctement : je ne réponds pas aux prières du prêtre à haute voix et avec un effort convenable.
Je me vois mal reconnaître ça comme un péché, c'est un peu fort non ?
— Je suis distrait - ou je dors - pendant les sermons.
— Je m'attarde devant l'église au lieu de rentrer avant la messe.
Superbement tatillon ! Un peu de souplesse par pitié ! On en finit plus là !
— Après la messe, je critique ce que j'ai vu ou entendu.
Même quand c'est légitimement critiquable ?
— Je ne fais pas effort pour assister à la messe en semaine.
La aussi, chacun est libre ! La messe en semaine c'est pas indispensable, qu'on laisse libre !
— J'ai communié sans être en état de grâce consciemment.
Est un péché ? Il faut plutôt se faire enseigner cela et que cela apparaisse naturellement plutot que de se forcer.
— J'ai communié sans respecter intégralement les règles du jeûne eucharistique.
Je l'ignorais totalement ! Mais d'où cela est-il sorti ? Je ne le savais vraiment pas.
— Je critique facilement les personnes qui communient souvent, sous prétexte qu'elles ne paraissent pas meilleures que les autres.
J'ajouterai aussi (à mon tour de me protéger :> Je critique facilement les personnes qui ne communient pas souvent, sous prétexte qu'elles sont moins proches de Dieu
La messe dominicale :
— J'ai fréquenté la messe « dominicale » du samedi soir.

Vous croyez sincèrement que Dieu regarde cela ????
— J'ai travaillé le dimanche sans nécessité absolue et sans demander l'autorisation au prêtre.
Ne devons nous pas nous axer sur des choses plus importantes ?
— J'ai profané le dimanche par des divertissements coupables : bals, mauvais films, fréquentations malsaines...
Le lundi c'est moins grave ? Pardon mais c'est encore tatillon.
— J'ai refusé, sans raison valable, de nourrir mon enfant après sa naissance (faute grave).
Grave ??
Ma vie civique :
— j'ai commis volontairement des infractions au code de la route.
Mon père, j'ai grillé une priorité... Non mais vous imaginez le sketch ?
— Je désobéis à mes patrons.
Et quand c'est nécessaire ?
— J'ai refusé le devoir conjugal à mon conjoint sans motif légitime, je ne l'ai accordé qu'avec mauvaise humeur,
Cela ne regarde que le couple, ça me fait penser à la loi afghane où le viol de la femme par son mari est autorisé...
— J'ai volontairement et indûment limité les naissances dans mon foyer.
Il peut y avoir des raisons très chrétiennes de cela.
— Après avoir dit avec sincérité tous vos péchés, vous ajoutez la formule suivante :
De tous ces péchés - de tous ceux que j'ai oubliés - de tous ceux de ma vie passée, je demande pardon à Dieu, - et, à vous, mon Père, pénitence et absolution, si vous m'en jugez digne.
(Cette prière, chaque fois que vous la prononcez au confessionnal, diminue la durée de votre purgatoire que vous ont méritée vos péchés.)
Mais d'où en êtes vous sur ? Je serais gêné de parler avec certitude d'une chose dont je ne sais rien.