Votre réponse m'amène à clarifier quelques points.Kerniou a écrit :je trouve très bien qu 'une commission soit créée pour étudier le sujet.
Pourquoi encore une fois vouloir mettre en place un sous-ordre ou un ordre inférieur pour les femmes ? Il n'apparait pas, heureusement, que ce soit l'intention de notre Saint-Père.
"Chacun à sa place" nous disent Toto et d'autres. Le pape François est bien sur la même longueur d'onde quand il pense que les femmes n'ont pas pour l'instant, dans l'Eglise, la place qui leur revient. Il va s'employer à les mettre à leur place, cette place qui leur est refusée depuis des siècles ...
"Chacun à sa place", vous avez raison, Toto, des milliers d'hommes médiocres ne sont pas leur place dans la société comme dans l'Eglise quand ils occupent une place trop élevée pour leurs capacités et que, bien souvent, une femme compétente pourrait occuper très efficacement à leur place ...
Merci, cher Toto, de votre soutien à la cause des femmes pour que leur intelligence et leurs qualités soient, enfin, mises à leur place ...
D'abord, quand je parle du rétablissement des ordres mineurs, je ne parle absolument de créer un sous-ordre ou un ordre inférieur pour les femmes. Les ordres mineurs, qui consistaient en divers grades (exorciste, lecteur, acolyte, portier), étaient généralement conférés à un candidat à la prêtrise ; il recevait ensuite le sous-diaconat, puis le diaconat, puis enfin le prêtre. Ces ordres n'étaient évidemment conférés qu'aux prêtres. Naturellement, avec V2, ces ordres mineurs ont été supprimés, et les fonctions correspondantes, accordées à tous. Ainsi, les femmes font par exemple la lecture à la messe, ce qui m'agace systématiquement. Il n'était donc pas question de créer un sous-ordre pour les femmes, mais au contraire de rétablir les ordres mineurs, conférés uniquement aux hommes.
Ensuite, vous êtes complètement à côté de la plaque ; je passe sur votre discours sentant bon le féminisme revanchard caricatural (les hommes médiocres, les femmes intelligentes et de qualité) pour préciser qu'il ne s'agit nullement d'intelligence ou de qualité, mais de respect de la doctrine ecclésial, du Magistère et de la Tradition. Je ne nie nullement l'apport inestimable de grandes saintes dans l'Eglise catholique, et en premier lieu de la Très Sainte Vierge Marie, dont les protestants (y compris leurs femmes "évêques") nient et rejettent l'inestimable qualité de Reine du Ciel et des Anges, ni de l'incomparable apport des religieuses. Mais pour la place sacerdotale et ce qui s'y rapproche, c'est niet. Pour les fonctions liturgiques, c'est niet aussi. C'est Jésus qui a décidé de choisir 12 hommes apôtres, avec qui il a partagé le repas le soir du Jeudi Saint en instaurant l'eucharistie et en conférant le pouvoir de pardonner les péchés. Marie, femme, a eu un rôle bien plus inestimable que les apôtres, mais qui ne se confond pas.
Il serait bon, au moment où le monde nage en pleine confusion et part en délires sur l'identité de genre et autres, de rappeler au contraire les différences fondamentales anthropologiques entre l'homme et la femme, qui sont rappelées dès la Genèse. Pas de se lancer dans des revendications stériles et désordonnées.







