Personnellement, j’ai ressenti la brève réaction de Carmela en ce sens qu’elle trouvait mes réflexions trop « idéales » ou « théoriques » par rapport aux difficultés concrètes de la vie. Et, hélas… c’est bien vrai.
Dans une section du forum affectée à la théologie dogmatique et pour essayer de progresser dans l’intelligence de la foi, il est parfois impossible d’éviter une certaine complexité de la réflexion avec des longueurs théoriques autant qu’un manque de nuances dans les résumés nécessaires.
Heureusement que d'autres peuvent venir corriger, compléter et nuancer.
Si un lecteur veut répondre dans le détail, il peut le faire, mais que nul de s’y sente obligé.
La richesse et la profondeur d’une réaction ne dépend jamais de sa longueur.
A un très (voire trop) long message trop complexe et/ou trop peu nuancé, que chaque lecteur n’hésite jamais à réagir même seulement par quelques mots et/ou un émoticône. Une brève intervention très courte n’empêche jamais de faire comprendre une réaction profonde.
Merci à tous ceux qui réfléchissent et qui réagissent.
Belin a écrit : Selon mon point de vue, il y a eu une première création, mais celle ci a été en quelque sorte "gâtée" par le péché de l'homme, et dans cette première création le mariage et la procréation était le bien ultime…
Sans oublier, bien sûr, que, depuis les origines, le bien ultime, c’est l’harmonie avec Dieu.
Belin a écrit : La nouvelle création se fait en Jésus et l'homme est maintenant invité à se placer sous la perspective de la seconde création et non sous la perspective de la première. Alors que sous la première création l'homme était invité à quitter ses parents pour s'attacher à sa femme, sous la seconde création l'homme est invité à tout quitter y compris sa femme et ses enfants pour s'attacher à Jésus…
La nouvelle création nous conduit bien sûr plus loin et dépasse en excellence tout ce qui l’a précédée.
Mais, la perspective de la création originelle n’a pas perdu de sa valeur. C’est ce que l’enseignement du Christ nous révèle.
Belin a écrit :Pour revenir au mariage. Est ce qu'on croit que c'est par une éducation et une prise en charge totale d'un enfant dès sa conception qu'on a le plus d'aptitude à faire de nouveau disciples? alors on peut se marier. Donc on ne devrait pas se marier d'abord parce qu'on est amoureux, être amoureux peut être important pour trouver son(sa) partenaire et rendre les chose faciles pour les débuts, mais en arrière plan on doit savoir que ce qui est visé c'est chercher à procréer en vue de faire des nouveaux disciples.
Le lien sacré du mariage a toute sa valeur même pour des époux qui ne peuvent avoir d’enfant ou qui sont devenus trop âgés pour encore en avoir.
Il ne faut évidemment pas nier le lien qui existe entre le mariage et la procréation. Il n’y a pas de véritable amour conjugal sans ouverture à la vie. Mais, cette ouverture ne veut pas dire que la fécondité est la finalité principale du mariage ou le but poursuivi par les époux, comme si l’enfant à venir avait plus d’importance que l’amour mutuel des époux ou que cet amour par lequel Dieu crée une communion à son image n’avait pas une valeur sacrée en lui-même.
La question est importante tant pour ne pas donner un excès d’importance ou une priorité à l’enfant possible d’une union que pour ne pas affaiblir la valeur prépondérante de l’amour des époux qui est à l’image de la communion d’amour de Dieu qui unit le Père le Fils et l’Esprit Saint.
Ni dans le jardin d’Eden, ni dans l’enseignement du Christ sur le mariage, il n’est fait mention de la procréation. La procréation n’y est pas évoquée explicitement en relation avec le mariage.
Lors de la création, le commandement « Soyez féconds et multipliez-vous » a été adressé tant aux animaux (Gn 1,22) qu’aux humains (Gn 1,28).
L’éblouissement amoureux entre les époux, dans le récit d’Adam et Eve, a toute sa valeur indépendamment de leur descendance. Il en va de même pour l’indissolubilité de leur union indiquée par le Christ.
Mais, pour éviter toute déduction hâtive et erronée qui voudrait dissocier fautivement le mariage de l’ouverture à la vie, tant l’évangile de St Matthieu que celui de St Marc nous racontent qu’immédiatement après son enseignement sur le mariage, Jésus a pris des petits enfants dans ses bras et a déclaré à ses disciples : « Laissez venir à moi les petits enfants » !