Re: Situation en Egypte
Publié : jeu. 04 juil. 2013, 11:21
Sans en être du tout partisan je ne vois pas en quoi un coup d'état serait "non chrétien".
La vengeance, oui !
La vengeance, oui !
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Mmm...La sharia est acceptée par la majorité des musulmans égyptiens. D'ailleurs, déjà sous le régime de Moubarak, elle jouait un grand rôle dans la promulgation des lois (en tant que source majeure de la Constitution) et ce n'est pas cela qui était remis en cause. D'ailleurs, lorsque le caractère religieux du pouvoir des Frères Musulmans est critiqué, c'est très souvent pour répliquer que ces derniers ne respectent pas vraiment la religion, et non pour dire que la sharia ne doit pas être appliquée.- Des présidents qui font voter des lois pourtant refusées par une majorité du peuple (application de la charia en Egypte, loi sur le mariage homosexuel en France)
Mais les faits sont les faits :AFRIQUE/EGYPTE - Selon le Patriarche d’Alexandrie des coptes catholiques, le peuple égyptien s’est réapproprié du pays
Le Caire (Agence Fides) – « Depuis hier, nous sommes en fête. Nous n’avons pas dormi. Le peuple égyptien a repris pacifiquement possession de son pays. Il a ainsi montré au monde qu’il est un peuple civil, malgré les graves problèmes auxquels il doit faire face ». C’est ainsi que le Patriarche d’Alexandrie des coptes catholiques, S.B. Ibrahim Isaac Sidrak, décrit à l’Agence Fides l’atmosphère régnant dans le pays après la déposition du Président Morsi de la part de l’armée et la fin brutale du gouvernement dominé par les Frères musulmans. Le chef de l’Eglise copte catholique exprime son appui à la feuille de route mise en place pour sortir de la crise politique et stabiliser le pays.
AFRIQUE/EGYPTE - Représailles contre les chrétiens après la déposition de Morsi
Minya (Agence Fides) – Parmi les épisodes de violence qui se succèdent en Egypte après la déposition du Président Morsi figure également l’assaut contre la Paroisse copte catholique Saint Georges du village de Delgia, à 60 Km de Minya.
Dans la soirée du mercredi 3 juillet, des groupes de fanatiques islamistes ont d’abord saccagé puis incendié le Presbytère et les locaux des groupes paroissiaux. «
Grâce à Dieu, il n’y a ni victimes ni blessés – raconte à l’Agence Fides l’Evêque copte catholique de Minya, S.Exc. Mgr Botros Fahim Awad Hanna – mais l’alarme demeure.
Les intégristes ont fermé la route d’accès au village. Hurlant des slogans contre les chrétiens, ils disent vouloir tout détruire et actuellement, ils tentent à nouveau de prendre l’église d’assaut. La police locale est impuissante. J’ai appelé le Caire pour demander l’intervention de l’armée ».
L’assaut contre la Paroisse Saint Georges est l’épisode de violence le plus grave à l’encontre des chrétiens enregistré au cours de ces heures dramatiques pour le pays.
Mais des menaces et des intimidations visant les communautés chrétiennes ont également été enregistrées dans d’autres localités égyptiennes. (GV) (Agence Fides 04/07/2013)
Egypte : un prêtre copte assassiné et six églises attaquées
Tel est, pour l'instant, le bilan des violences menées par les islamistes fidèles au président Morsi :
"Le Père Mina Haroan Abboud, 39 ans, prêtre copte orthodoxe d’El-Arish (ville côtière et capitale du gouvernorat du Sinaï Nord), a été assassiné hier samedi en début d’après-midi. Alors qu’il marchait dans la rue, des islamistes circulant en voiture – selon Asia News – ou à moto – selon Egypt Independent – lui ont tiré dessus à bout portant avant de prendre la fuite" (source).
"Outre l’église catholique Saint-Georges du village de Delgia (Minya) dont j’ai évoqué l’attaque ici (une attaque doublée par celle de l’église d’El Saleh de la même ville, selon Assyrian International News Service), Assist New Service s’appuyant sur des informations parues dans Egyptian Independent, lequel les tient de la Maspero Youth Union, au moins cinq autres églises auraient été attaquées par des islamistes partisans du Président déposé Morsi" (source).
Egypte: l'armée prend d'assaut un village pour le "nettoyer des éléments terroristes"
L'armée égyptienne a lancé un raid contre le village de Kerdassa ce jeudi afin de le "nettoyer" de ses terroristes islamistes. Le 14 août, le commissariat du village avait été pris d'assaut, faisant dix victimes parmi les policiers.
Les tensions restent très vives en Egypte, et notamment au Caire, où le régime militaire réprime toujours avec sévérité ses opposants accusés de terrorisme.
L'armée et la police ont attaqué jeudi le village de Kerdassa près du Caire pour en chasser des activistes islamistes, et un haut gradé de la police a été tué dans l'opération, selon l'agence officielle Mena.
Un "nettoyage" après la prise d'assaut d'un commissariat
"L'opération vise à nettoyer le village des éléments terroristes", a affirmé un responsable de la sécurité. Il a dans le même temps fait état d'un déploiement de troupes et d'hélicoptères survolant ce village, où une dizaine de policiers avaient été tués le 14 août.
Ce jour-là, quelques heures à peine après le lancement au Caire de la dispersion dans un bain de sang des partisans du président islamiste Mohamed Morsi destitué par l'armée, le commissariat de Kerdassa avait été attaqué et une dizaine de policiers tués.
Les images de leurs cadavres avaient été diffusées en boucle par les médias d'Etat qui dénoncent régulièrement le "terrorisme" des pro-Morsi en général et des Frères musulmans, la confrérie de l'ex-chef de l'Etat, en particulier.
Une répression toujours plus dure
Mohamed Morsi a été destitué et arrêté par l'armée le 3 juillet, après que des millions d'Egyptiens ont manifesté pour réclamer son départ. Les militaires ont aussitôt mis en place un gouvernement intérimaire chargé de faire réécrire la Constitution et d'organiser des élections législatives et présidentielle pour début 2014.
En une semaine à partir du 14 août, au moins un millier de personnes avaient été tuées dans la dispersion très violente de manifestations réclamant le retour du président déchu, notamment au Caire, les victimes étant pour l'immense majorité des pro-Morsi.
Et depuis, la quasi-totalité des dirigeants des Frères musulmans ont été arrêtés. Ils sont jugés, comme Mohamed Morsi, notamment pour "incitation au meurtre" de manifestants du temps où ils étaient au pouvoir.
Egypte : "L'escalade de la violence était attendue"
INTERVIEW - La tension monte encore d'un cran en Egypte. Le chercheur du CNRS Marc Lavergne analyse la situation pour metronews.
Alors que la campagne implacable de répression se poursuit contre les Frères musulmans et les partisans du président déchu Mohamed Morsi, l'armée a donné un nouvel assaut jeudi contre un fief islamiste près du Caire. Dans le même temps, deux fausses bombes déposées dans le métro de la capitale ont mis les autorités sur les dents. Le point sur la situation avec Marc Lavergne, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de l'Egypte.
Faut-il craindre une escalade de la violence en Egypte ?
Elle est là, l'escalade de la violence. Et elle était attendue : on ne décapite pas impunément un mouvement comme les Frères musulmans, une organisation extrêmement bien ancrée, qui structurait la population. Ses chefs étant en prison, il n'y a plus personne pour contrôler la base, composée essentiellement de jeunes. Ils n'ont pas de culture politique particulière, mais sont simplement ulcérés de voir le retour de l'armée et des dirigeants de l'ancien régime.
Selon vous, les mouvements islamistes se radicalisent ?
Ils sont en train de la faire, évidemment. Le mouvement des Frères musulmans était un mouvement conservateur, qui ne cherchait pas du tout à renverser la table. Aujourd'hui, il n'y a personne pour encadrer la jeunesse qui n'a pas d'avenir, pas de travail. Et bien sûr aujourd'hui, des gens sont prêts à la récupérer pour la radicaliser, lui donner des armes. On risque de partir dans un cycle de violences que l'armée sera incapable d'arrêter, qui lui donnera le prétexte pour ne pas faire d'élection et instaurer une dictature militaire.
L'armée aurait donc intérêt à cette radicalisation ?
L'armée a un intérêt à court terme à pouvoir dire qu'elle est la seule à être capable de gérer le pays. C'est un peu le pompier pyromane : ce sont eux qui ont créé cette situation, et maintenant ils s'en servent pour s'implanter durablement. Le général al-Sissi n'a jamais eu l'intention de faire quelque élection que ce soit. Il sait que la population, qu'on n'a pas vue sur les écrans de télévision, est pour les Frères musulmans.
La réconciliation vous semble impossible à moyen terme ?
On peut dire que la société égyptienne est divisée en deux. Mais c'est 20% contre 80%, les élites contre le peuple. Je ne vois pas de moyens, ni extérieurs, ni intérieurs pour ressouder. Je ne vois qu'une immaturité politique profonde de la part des Frères musulmans, de l'armée, des démocrates. Personne ne cherche à calmer le jeu pour sauver l'Egypte, même si tous disent le contraire.
Démocratie peut-être, mais pas démocratie libérale. En Europe, le mouvement de sécularisation a précédé l'émergence des démocraties libérales et c'est bien logique, car vous ne pouvez pas avoir de démocratie libérale (et donc de liberté religieuse, de conscience, de presse) sans cette sécularisation des esprits et des institutions. En parlant de démocratie égyptienne sans mentionner que ce que les Occidentaux appellent démocratie est la démocratie libérale, vous vous méprenez.Et ce n'est pas demain que la démocratie reviendra en Egypte. Oh ! Il y aura des élections comme au temps de Moubarak. Les frères musulmans seront empêchés officiellement ou officieusement de s'exprimer et/ou de voter. Et les nations occidentales, férues de démocratie, fermeront les yeux ou trouveront de bons arguments pour justifier ce déni de démocratie.
C'est faux! Cela dépend des personnes au pouvoir.Quand le pouvoir est fort ils peuvent surnager parce que, en pays musulman, depuis toujours le pouvoir soutient les chrétiens,
La justice interdit les activités des Frères musulmans en Egypte
LE CAIRE (Reuters) - La justice a interdit les activités des Frères musulmans en Egypte, nouvelle étape de la campagne de répression de la confrérie par les nouvelles autorités du Caire en place depuis la destitution du président Mohamed Morsi début juillet.
La liberté d'opinion n'est pas une fin en soi et elle a ses limites. Pourquoi vous offusquez-vous? On dirait presque que vous défendez les Frères musulmans.Ah ! Pauvre liberté d'opinion !
Egypte: Cinq ans de prison pour un converti
Le chrétien égyptien Mohammed Hegazy, qui avait filmé les affrontements entre musulmans et chrétiens sans autorisation, a été condamné à cinq ans de prison le 18 juin dernier.
Les manifestations s’étaient produites dans le gouvernat de Minya, une région explosive, où des violences contre les chrétiens avaient éclaté après la destitution du Président Morsi l’année dernière.
Depuis son arrestation le 4 décembre 2013, Mohammed Hegazy est en détention préventive, alors que la durée maximale pour un tel délit est de six mois. «Ce jugement est contraire à la loi, car il ne prévoit pas le versement d’une caution. Tel est le procédé usuel pour les délits mineurs et permet de remettre l’accusé en liberté jusqu’au recours», explique son avocat Karam Ghobrial qui envisage d’appeler du jugement.
L’ancien musulman âgé de 31 ans s’était converti en 1999.
En 2007, il avait demandé la reconnaissance officielle de son changement de religion. Il s’agissait de la première requête de ce genre dans un pays musulman dont l’islam est la religion officielle. Les menaces de mort qui lui étaient adressées par la suite ont obligé Hegazy à entrer dans la clandestinité.
«Je soupçonne que le véritable motif de son arrestation est sa conversion», a déclaré son avocat à "MidEast Christian News" en avril. La police a interrogé Hegazy sur son changement de religion, a-t-il ajouté.
L’épouse et les deux enfants de Hegazy se trouvent en Allemagne. L’accusé est détenu à la prison de Minya et n’a droit à aucune visite, sauf celle de son avocat. Le délai d‘appel a été fixé au 20 juillet.
Remercions Dieu pour le courage et l'engagement de son avocat,
Prions pour que le recours soit accepté,
Prions pour que Hegazy soit bientôt libéré et réuni avec sa famille.
AFRIQUE/EGYPTE - Pour le Patriarche copte orthodoxe, les Evêques ne doivent pas exprimer de soutien à des candidats ou à des partis dans le cadre des élections législatives
Le Caire (Agence Fides) – La date des prochaines élections législatives en Egypte n’a pas encore été fixée. Très probablement, les égyptiens seront appelés aux urnes au plus tôt en octobre prochain. Mais, dès à présent, des rencontres et des contacts ont débuté afin de déterminer les listes et les candidats qui participeront à un rendez-vous électoral crucial pour définir l’avenir politique de l’Egypte.
Dans ce contexte, le Patriarche copte orthodoxe Tawadros II, au travers d’une prise de position « préventive », reprise par les moyens de communication égyptiens, a déjà rappelé aux Evêques de l’Eglise copte orthodoxe qu’ils doivent d’abstenir de toute implication directe dans la campagne électorale en faveur de partis ou de candidats pris individuellement. Le Patriarche orthodoxe a également rappelé les mesures canoniques applicables aux représentants du clergé qui seraient directement impliqués dans l’activité politique, invitant les Evêques à ne pas participer individuellement à des rencontres avec les candidats.
« Cette position – fait remarquer à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Antonios Aziz Mina, Evêque copte catholique de Gizeh – est la même que celle adoptée dans le cadre des élections présidentielles : les églises encouragent la participation au scrutin mais il est opportun de laisser au libre discernement des fidèles le choix en ce qui concerne les partis et les candidats en faveur desquels exprimer le vote ». Le cadre des partis qui participeront aux prochaines élections semble encore flou.
Les Frères musulmans se sont en effet vus interdire par une loi de présenter une liste mais les secteurs de la population liés à la Fraternité musulmane pourront appuyer le parti al-Nur, de matrice islamiste salafiste. (GV) (Agence Fides 16/07/2014)
AFRIQUE/EGYPTE - Projet de loi à l’étude pour garantir et réglementer la construction des églises
Le Caire (Agence Fides) – La commission chargée de rédiger le projet de loi destiné à réglementer et à garantir au travers de procédures juridiques claires la construction d’églises et de lieux de culte chrétiens sur le territoire égyptien a débuté ses travaux.
« Ces jours derniers – confirme à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Boutros Fahim Awad Hanna, Evêque copte catholique de Minya – les délégués des différentes églises se sont réunis avec les fonctionnaires du Ministère de la Justice et ont commencé à faire des propositions concrètes afin de mettre un terme à tous les problèmes relatifs à la construction des églises qui ont caractérisé les années précédentes, y compris au cours de la présidence Moubarak ».
Au cours de cette phase d’instruction, la Commission – dont fait partie en tant que représentant de la communauté catholique Maître Jamil Halim, avocat copte catholique – a pour mission d’élaborer des propositions concrètes qui feront l’objet d’une évaluation de la part des chefs des différentes églises et communautés chrétiennes avant d’être soumises – peut-être déjà d’ici la fin du mois d’août – au Ministre de la Justice pro tempore Ibrahim Huneidi.
L’objectif est de soumettre la construction des églises aux mêmes pré-requis que celle des édifices privés, à commencer par l’absence de contentieux relatifs à la propriété des terrains sur lesquels devront être construits les édifices de culte.
Selon toute probabilité, les nouvelles églises devront être construites à une distance minimum de 500 mètres des mosquées et autres lieux de culte préexistants, afin d’éviter des complications dans la co-gestion des espaces urbains, surtout dans des quartiers à forte densité de résidents.
Le volume des nouveaux édifices de culte – de 300 à 2.000 m2 – devra être calibré selon des critères objectifs déterminés par le contexte, en évitant par exemple de présenter des projets d’églises très grandes pour des zones dans lesquelles résident seulement quelques familles chrétiennes.
En outre, on tentera d’établir également une période au cours de laquelle demander la régularisation de la situation des lieux de culte édifiés en l’absence de permis de construire. (GV) (Agence Fides 17/07/2014)