A la base les hommes ne mangeaient que des fruits dans le jardin d'Eden, ils ne mangeaient pas des animaux et ils n'en auraient pas mangé s'il n'y avait pas eu le péché originel.
Les humains mangent de la viande à cause du péché originel ?
Sauf que l'homme n'est pas un animal comme les autres, qu'il ne l'a jamais été et qu'il ne le sera jamais.
Selon quels critères ?
Donner aux animaux ce qu'ils n'ont pas c'est appliquer un raisonnement humain
Et ? En quoi c'est un problème ?
si nous, nous avons connaissance du mal c'est parcequ'au fond de nous nous connaissons le Bien absolu, c'est à dire Dieu.
L'empathie, la pitié, ça n'existe pas ?
La Création est ordonnée et être au dessus du reste du vivant fait que nous avons une grande responsabilité envers lui, ce n'est pas un rapport de force où l'homme aurait droit de détruire tout ce qu'il voudrait comme il voudrait, c'est l'inverse. En tant qu'intendant l'homme a une responsabilité totale dans la gestion des biens donnés par Dieu et doit agir avec bienveillance et pour le bien commun car tout ce que nous recevons est un vrai trésor.
Voilà, le problème est là. Nous divergeons sur la base même de la question, ça devient à partir de là relativement compliqué...
Cela dit, c'est compliqué pour la seule question de l'antispécisme. Votre vision des choses n'est pas incompatible avec le végétarisme/végétalisme, bien au contraire...
Ce que vous décrivez c'est de l'élevage industriel, ce n'est en rien le petit élevage qui existait encore dans nos campagnes il n'y pas si longtemps où les animaux étaient choyés. Le cochon mangeait presque mieux que les hommes !
Ouiiiii, bien sûr. Je suis certain que les éleveurs nourrissaient leur cochon par pur altruisme. Ce n'était absolument pas par nécessité d'avoir des cochons bien gras pour envoyer à l’abattoir, non non non...
Et puis bon, hein, au bout du compte, le cochon était quand même dézingué...
L'absence de foi, donc de morale et l'appât du gain ont perverti tout ce qu'il y avait de beau dans l'homme, ce qui aboutit à notre monde d'aujourd'hui.
Par "absence de foi", vous entendez "foi catholique" ?
@Nihil : le fait en soi de manger des animaux a du sens dans des contextes où les végétaux qui nous entourent ne peuvent pas suffire à notre alimentation. L'animal sert de garde-manger : il mange les plantes qu'on ne peut pas digérer puis on le mange à son tour.
Même en France la plupart des terroirs étaient insuffisants sans consommation de viande. Mais aujourd'hui avec la diversité des cultures et le développement des transports et des échanges géographiques ce n'est plus un problème !
Oui.
Je ne suis pas sûre qu'il faille être athée pour voir les choses de cette manière. Je suis agnostique et je me sers des constats de la biologie et de la science pour réfléchir.
J'envisage difficilement un croyant être antispéciste... je ne suis pas vraiment calé en théologie, mais il me semble que les religions placent en général l'humain l'humain au-dessus des autres espèces animales ("Dieu a fait l'homme à son image", toussa toussa...). Cela dit, on peut être spéciste et végétarien (voir végétalien), ce n'est pas incompatible.
On peut être végétarien instinctivement (par sensibilité envers les animaux) et par réflexion poussée sur l'écologie !
Sauf que dans le cas des antispécistes, ce n'est pas seulement par pitié, la réflexion est également présente.
Certaines personnes choisissent de l'être pour des questions de santé, aussi.