Re: Sauver l'âme française
Publié : sam. 03 oct. 2015, 14:09
Bonjour Paxetbonum,
Je ne sais pas si les plus grands admirateurs de 1793 prétendent que la révolution n'a pas fait de victimes parmi les catholiques. Il me semblerait que tous le reconnaissent sans grande difficulté.
C'est un peu comme pour les épisodes des guerres entre protestants et catholiques au XVIe siècle. Je verrais mal quelqu'un nous expliquer le phénomène d'époque, parler d'une guerre entre les deux partis rivaux, et au final nous dire que la guerre n'aura fait des victimes que chez les protestants (!)
Quand vous mentionnez «prêtres réfractaires», vous comprendrez du coup que c'est le caractère «réfractaire» qui intéresse les Carrier de Nantes, non pas la prêtrise en soi ou les croyances catholiques des bonnes gens. Une nuance subsiste.
Sauf, les défenseurs de la révolution auront quand même raison d'affirmer qu'il n'y a pas de parallèle à établir entre le système racialiste fermé, éliminationniste, antisémite, anti-libéral, anti-parlementaire et anti-bourgeois des fascistes allemands du XXe siècle et puis le système philosophique de pensée des hommes des Lumières qui nourrit les révolutionnaires français du XVIIIe siècle. On ne peut pas renvoyer dos à dos l'action politique des premiers à celle des seconds. Ce serait démagogique de le faire, injuste et aussi inutile que de se contenter de diaboliser l'adversaire.
Je ne sais pas si les plus grands admirateurs de 1793 prétendent que la révolution n'a pas fait de victimes parmi les catholiques. Il me semblerait que tous le reconnaissent sans grande difficulté.
C'est un peu comme pour les épisodes des guerres entre protestants et catholiques au XVIe siècle. Je verrais mal quelqu'un nous expliquer le phénomène d'époque, parler d'une guerre entre les deux partis rivaux, et au final nous dire que la guerre n'aura fait des victimes que chez les protestants (!)
Quand vous mentionnez «prêtres réfractaires», vous comprendrez du coup que c'est le caractère «réfractaire» qui intéresse les Carrier de Nantes, non pas la prêtrise en soi ou les croyances catholiques des bonnes gens. Une nuance subsiste.
Vous voulez parler de ceux qui prétendraient que le bon combat pour l'établissement de grandes idées généreuses et universelles ne pourraient jamais déboucher sur des scènes de carnage. C'est sûr que la personne qui s'avancerait à exprimer une telle croyance optimiste risquerait d'être démenti par des faits historiques. La révolution française ne fera pas exception.Mais l'origine de ces batailles, est le fait que la shoah ne doit pas avoir d'équivalent dans le dogme républicain
Sauf, les défenseurs de la révolution auront quand même raison d'affirmer qu'il n'y a pas de parallèle à établir entre le système racialiste fermé, éliminationniste, antisémite, anti-libéral, anti-parlementaire et anti-bourgeois des fascistes allemands du XXe siècle et puis le système philosophique de pensée des hommes des Lumières qui nourrit les révolutionnaires français du XVIIIe siècle. On ne peut pas renvoyer dos à dos l'action politique des premiers à celle des seconds. Ce serait démagogique de le faire, injuste et aussi inutile que de se contenter de diaboliser l'adversaire.