La situation politique en Turquie
-
jean_droit
- Tribunus plebis

- Messages : 8381
- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
Re: Erdogan ne veut pas d'assimilation
Non, non, Ren', cette attitude est très répandue mais, comme toujours, pas exclusive.
J'ai suffidamment vécu au plus près des musulmans pour en témoigner. Témoignage de première main, bien sûr.
Mais je ne leur reproche pas du tout.
Il ont de bonnes raisons pour mépriser certains aspects de notre civilisation actuelle.
Je partage, d'ailleurs, souvent leur indignation.
J'ai suffidamment vécu au plus près des musulmans pour en témoigner. Témoignage de première main, bien sûr.
Mais je ne leur reproche pas du tout.
Il ont de bonnes raisons pour mépriser certains aspects de notre civilisation actuelle.
Je partage, d'ailleurs, souvent leur indignation.
- Ren'
- Rector provinciæ

- Messages : 432
- Inscription : ven. 03 déc. 2010, 9:27
- Localisation : France
- Contact :
Re: Erdogan ne veut pas d'assimilation
Il y a une légère incompréhension entre nous...jean_droit a écrit :Il ont de bonnes raisons pour mépriser certains aspects de notre civilisation actuelle
Mon message ne venait pas remettre en cause l'existence du point de vue négatif répandu dans le discours musulmans sur le "mode de vie occidental" (que les apologètes islamistes qualifient de "mode de vie chrétien", cf mon vieil article : http://blogren.over-blog.com/article-22042137.html ) ; je pointais simplement le fait que la réaction d'Erdogan était à comprendre dans un contexte particulier : celui du nationalisme turc, toujours prêt à accuser les autres de racisme tout en tirant une grande fierté de son propre souci de pureté raciale/culturelle.
...S'il me manque l'amour, je suis un métal qui résonne, une cymbale retentissante (1 Cor XIII, 1)
- Nanimo
- Prætor

- Messages : 2772
- Inscription : sam. 15 avr. 2006, 16:21
- Conviction : Catholique
- Localisation : CANADA
- Contact :
Re: Erdogan ne veut pas d'assimilation
Oui et non. C'est plus la consommation effrénée de l'époque, le vrai problème. C'est cela à la base qui crée la dynamique des migrations. On produit n'importe quoi. (J'ai probablement déjà abordé et développé la question!)Anonymus a écrit :Le gros problème de l'Allemagne, et de loin, c'est sa natalité. (...) C'est pour ça que ce genre de topic anti-immigration me déçoivent. Car finalement, ils ne touchent jamais le coeur du problème. Si la démographie allemande continue à suivre le même chemin, l'Etat allemand sera dans l'obligation de faire appel à toujours plus d'immigrés.
Lest we boast
[couleur de la modératrice]
[couleur de la modératrice]
- Fée Violine
- Consul

- Messages : 13034
- Inscription : mer. 24 sept. 2008, 14:13
- Conviction : Catholique ordinaire. Laïque dominicaine
- Localisation : France
- Contact :
Re: Erdogan ne veut pas d'assimilation
Le problème de la natalité en Allemagne, c'est aussi (et surtout?) qu'il y a très peu de crèches, et donc les femmes doivent choisir entre travailler et avoir un enfant.
-
jean_droit
- Tribunus plebis

- Messages : 8381
- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
La situation au Moyen-Orient
Au milieu de tous ces troubles il y a un fait qui n'a pas été suffisamment évoqué : C'est la victoire des islamistes aux élections en Turquie. Le résultat me semble naturel.
On peut faire quelques remarques : Pour moi il s'agit du prototype de la démocratie à venir dans certains pays arabes. Démocratie qui ne fait que ressembler à la démocratie occidentale. D'abord il faut souligner que c'est la troisième fois que Erdogan va être désigné premier ministre ce qui n'est pas commun en Occident. Ensuite qu'il veut chercher à mettre en place un pouvoir présidentiel fort. Enfin qu'il a réussi à marginaliser les kurdes ce qui n'est pas tout à fait démcratique mais patriotique.
On voit se dessiner un régime islamiste fort à tendance démocratique. Cela me semble bien correspondre à la mentalité musulmane.
Je pense que, après moult pétipéties, ce sera ce type de régime qui risque de s'imposer dans les pays arabes. Ce régime suppose, quand même, la présence d'un homme fort ou l'intervention de structures autoritaires comme l'armée. Cela ressemble, aussi, à ce qu'avait mis en place le colonel Nasser.
Plus que le comptage des votes ce qui est alors important dans ce type de régime c'est le contrat moral entre le pouvoir et la population.
On peut faire quelques remarques : Pour moi il s'agit du prototype de la démocratie à venir dans certains pays arabes. Démocratie qui ne fait que ressembler à la démocratie occidentale. D'abord il faut souligner que c'est la troisième fois que Erdogan va être désigné premier ministre ce qui n'est pas commun en Occident. Ensuite qu'il veut chercher à mettre en place un pouvoir présidentiel fort. Enfin qu'il a réussi à marginaliser les kurdes ce qui n'est pas tout à fait démcratique mais patriotique.
On voit se dessiner un régime islamiste fort à tendance démocratique. Cela me semble bien correspondre à la mentalité musulmane.
Je pense que, après moult pétipéties, ce sera ce type de régime qui risque de s'imposer dans les pays arabes. Ce régime suppose, quand même, la présence d'un homme fort ou l'intervention de structures autoritaires comme l'armée. Cela ressemble, aussi, à ce qu'avait mis en place le colonel Nasser.
Plus que le comptage des votes ce qui est alors important dans ce type de régime c'est le contrat moral entre le pouvoir et la population.
-
jean_droit
- Tribunus plebis

- Messages : 8381
- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
L'attitude singulière de la Turquie
La Turquie se singularise par son peu d'entrain à participer à la pseudo coalition américaine contre l'EI.
De même elle vient d'accepter d'accueillir des membres dirigeants des frères musulmans.
Difficile d'analyser cette nouvelle et de voir quelles vont en être les conséquences à moyen terme. Le pouvoir "quasi-démocratique" de Turquie vient d'être re-plébiscité ce qui lui donne une grande légitimité. Que veut, donc, faire la Turquie ?
De même elle vient d'accepter d'accueillir des membres dirigeants des frères musulmans.
Difficile d'analyser cette nouvelle et de voir quelles vont en être les conséquences à moyen terme. Le pouvoir "quasi-démocratique" de Turquie vient d'être re-plébiscité ce qui lui donne une grande légitimité. Que veut, donc, faire la Turquie ?
Les Frères musulmans bienvenus en Turquie
La Turquie, toujours en négociation pour entrer dans l'Union européenne, est prête à accueillir les responsables des Frères musulmans égyptiens devenus indésirables au Qatar. L'annonce a été faite par le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Un responsable des Frères musulmans installé à Londres a déclaré samedi que le Qatar avait demandé à sept dirigeants de la confrérie de quitter son territoire en raison des pressions exercées par ses voisins.
Le Qatar et la Turquie ont été les seuls pays de la région à soutenir les Frères musulmans après le renversement par l'armée égyptienne en juillet 2013 du président islamiste élu un an auparavant, Mohamed Morsi.
L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont en revanche appuyé l'initiative de l'armée égyptienne et fourni des milliards de dollars d'aide au nouveau pouvoir mis en place par les militaires au Caire. L'Egypte a déclaré en décembre 2013 les Frères musulmans organisation terroriste.
Dernière modification par jean_droit le mar. 16 sept. 2014, 12:04, modifié 1 fois.
-
jean_droit
- Tribunus plebis

- Messages : 8381
- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
Re: L'attitude singulière de la Turquie
En complément.
Lu dans Kipa Apic :
Remarques :
Cette décision montre bien l'islamisation progressive du monde musulman.
Et, évidemment, l'abandon du kémalisme laïc.
On voit la margénalisation des courants démocrates pro-occidentaux.
Cette donnée doit être bien analysée par les pays occidentaux dans leurs rapports avec les musulmans.
Lu dans Kipa Apic :
Remarques :
Cette décision montre bien l'islamisation progressive du monde musulman.
Et, évidemment, l'abandon du kémalisme laïc.
On voit la margénalisation des courants démocrates pro-occidentaux.
Cette donnée doit être bien analysée par les pays occidentaux dans leurs rapports avec les musulmans.
Turquie: Pour la rentrée 2014, tous les étudiants obligés d'étudier le Coran
Des cours dispensés aussi aux chrétiens?
Ankara, 16 septembre 2014 (Apic) Les cours de religion islamique sont désormais obligatoires pour tous les étudiants des écoles publiques turques, depuis la rentrée qui a débuté le 14 septembre. Avant le plan de réforme de l'éducation, adopté il y a un an par le gouvernement islamo-conservateur, ce genre de cours n'étaient dispensés que dans les écoles religieuses.
-
jean_droit
- Tribunus plebis

- Messages : 8381
- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
Re: L'attitude singulière de la Turquie
Comme par hasard voici un article éclairant de Aleteia :
Alliance contre le Califat : le double jeu de la Turquie
Bien qu’elle ait officiellement rejoint les pays s’opposant à l’État Islamique, la Turquie n’a pas les mêmes intérêts que la coalition.
Jeudi 11 septembre, date anniversaire plus que symbolique pour les USA, dix pays de langue arabe se sont engagés à Djeddah (Arabie Saoudite) aux côtés des Etats-Unis à « éradiquer » l’État Islamique.
La Turquie brillait par son absence, et ce n’est que l’un des signes de sa réticence à affronter l'Etat Islamique. Elle détient pourtant la clé de la guerre contre l’État Islamique, à savoir sa frontière avec la Turquie et l’Irak, qui permet aux djihadistes de pénétrer dans les zones de guerre et au pétrole d’être revendu en contrebande. Et si la guerre contre l'EI se gagnait d'abord en Turquie ?
Tous les Syriens vous le diront : la Turquie soutient la rebellion contre Bachar al Assad, y compris les branches complices de l’État Islamique. C’est un pays privilégié pour faire transiter les djihadistes vers la Syrie et l’Irak. Selon un reportage diffusé par la chaîne publique allemande ARD, un camp d’entraînement appartenant à l'État islamique, fonctionnait à Gaziantep, au sud de la Turquie, il y a quelques semaines encore.
Si elle tient à conserver son image d’alliée du monde occidental en politique extérieure, sur un plan régional et intérieur, en revanche, sa position est beaucoup plus ambiguë. Comme les pays occidentaux, elle souhaite la victoire des opposants à Bachar Al Assad en Syrie, d’où son soutien plus ou moins actif à toutes les formes d’opposition armée. Elle a notamment permis aux opposants de l’Armée Syrienne Libre d’opérer à partir de son territoire. Or « l’Armée Syrienne Libre », n’est qu’un nom, ses militants se sont massivement fondus dans Al Nosra, voire dans l’État Islamique.
Samim Akgonul, spécialiste de la Turquie, explique sur Radio Vatican que le pays doit aussi faire façe à des problèmes de politique intérieure. Depuis la deuxième guerre d’Irak, la population turque développe un vif ressentiment contre la politique des Etats-Unis. Par ailleurs, le pays craint les représailles de l’État Islamique en cas d’attaque du camp Atlantique. Enfin sur un plan géopolitique, la Turquie est historiquement hostile aux Kurdes, qui souhaitent obtenir leur indépendance ; elle ne peut donc pas approuver la politique de soutien au Kurdistan de la coalition menée par les États-Unis.
Plus prosaïquement, la Turquie étant engagée sur le terrain, elle a beaucoup moins de facilité que les pays occidentaux à retourner ses alliances. Sciemment ou non, les pays occidentaux ont soutenu les djihadistes, y compris ceux qui appartiennent à l’État Islamique.
La Turquie a fait de même, mais elle risque gros à vouloir changer de camp, d’où ses hésitations manifestes. Ainsi le 10 septembre dernier, Ankara autorisait les avions militaires américains à utiliser sa base aérienne d’Incirlik, mais en restreignait l’emploi aux convois humanitaires et logistiques.
-
jean_droit
- Tribunus plebis

- Messages : 8381
- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
Re: L'attitude singulière de la Turquie
Islamisation progressive ...
Au nom du droit de l'homme .... de la femme ici .....
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/ ... -lycee.php
Au nom du droit de l'homme .... de la femme ici .....
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/ ... -lycee.php
Turquie : autorisation du voile au lycée
Par Le Figaro.fr avec ReutersMis à jour le 23/09/2014 à 13:09 Publié le 23/09/2014 à 12:50
Le ministère de l'Éducation a modifié la législation sur la tenue vestimentaire des élèves dans les écoles publiques pour autoriser les élèves à porter le hidjab, avait annoncé hier soir le vice-premier ministre Bülent Arinc.
L'autorisation du port du foulard ne s'applique pas à l'école primaire, a précisé le ministre de l'Education Nabi Avci.
Le gouvernement islamo-conservateur avait déjà levé l'an dernier l'interdiction de porter des vêtements religieux dans les universités et dans les administrations.
- Anne
- Prætor

- Messages : 6923
- Inscription : jeu. 21 févr. 2008, 1:05
- Conviction : Catholique romaine
- Localisation : Provincia Quebecensis
Re: L'attitude singulière de la Turquie
Manque peut-être juste le mot encore entre "pas" et "à"...jean_droit a écrit : Islamisation progressive ...
Au nom du droit de l'homme .... de la femme ici .....
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/ ... -lycee.php
Turquie : autorisation du voile au lycée
[...]
L'autorisation du port du foulard ne s'applique pas à l'école primaire, a précisé le ministre de l'Education Nabi Avci.
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
-
Cinci
- Tribunus plebis

- Messages : 11757
- Inscription : lun. 06 juil. 2009, 21:35
- Conviction : catholique perplexe
Erdogan le vainqueur du 2 novembre
L'engagé du journal Le Devoir n'est pas tendre avec l'homme du Bosphore
http://www.ledevoir.com/international/a ... ecompenseeLa terreur récompensée
«[...] Il a accentué sa chasse aux sorcières (déjà bien engagée) contre les médias indépendants ; il a personnellement menacé et fait mettre en prison des journalistes qui l’avaient critiqué. À cette fin, il a mis la police et les tribunaux à son service. À quelques jours des élections… on a même fermé manu militari deux stations de télévision !
Erdogan n’a pratiquement rien fait ni rien dit après l’épouvantable attentat du 10 octobre contre une manifestation pacifique d’opposition, au coeur de la capitale (plus de 100 morts).
Pompier pyromane, il a polarisé l’opinion publique, accentué les divisions (conservateurs contre libéraux ; religieux contre laïques ; Turcs contre Kurdes) puis s’est posé en rempart contre le chaos, disant : « Il faut un gouvernement d’un seul parti »… sinon ce sera l’Apocalypse.» - François Brousseau
-
Christophe67
- Barbarus

Re: Turquie, Erdogan
Bonjour,
On peut certes disserter sur les méthodes utilisées, mais je suis toujours peiné par ce réflexe néo-colonialiste qui fait qu'on juge le choix d'une nation souveraine. Je ne pense pas que nos derniers présidents ont été plus purs en utilisant le mensonge, la tromperie, les fonds inconnus de dictatures reconnues, etc.
Le peuple turque a choisi, aux états européens de faire avec, que cela plaise ou non. Cela fait déjà un bon moment que l'Occident s'arroge le droit de décider qui est légitime ou non, à la tête d'un pays, l'actualité nous montre que l'embrasement du Moyen-Orient devrait nous inciter à plus de modestie.
Cordialement.
On peut certes disserter sur les méthodes utilisées, mais je suis toujours peiné par ce réflexe néo-colonialiste qui fait qu'on juge le choix d'une nation souveraine. Je ne pense pas que nos derniers présidents ont été plus purs en utilisant le mensonge, la tromperie, les fonds inconnus de dictatures reconnues, etc.
Le peuple turque a choisi, aux états européens de faire avec, que cela plaise ou non. Cela fait déjà un bon moment que l'Occident s'arroge le droit de décider qui est légitime ou non, à la tête d'un pays, l'actualité nous montre que l'embrasement du Moyen-Orient devrait nous inciter à plus de modestie.
Je partage aussi ce sentiment.Jean_Droit a écrit :Il ont de bonnes raisons pour mépriser certains aspects de notre civilisation actuelle. Je partage, d'ailleurs, souvent leur indignation.
Cordialement.
-
Cinci
- Tribunus plebis

- Messages : 11757
- Inscription : lun. 06 juil. 2009, 21:35
- Conviction : catholique perplexe
Re: Turquie, Erdogan
Amberin Zaman au Devoir
« La Turquie avait l’occasion de jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre la radicalisation, ajoute-t-elle. Avec un gouvernement qui se dit islamique, elle aurait pu montrer au monde que des musulmans peuvent se gouverner démocratiquement et pacifiquement tout en demeurant des gens pieux. Le fait que ce gouvernement a laissé passer cette occasion constitue une grande tragédie », considère la journaliste, ajoutant : « Il est très doué pour mobiliser les masses. Pourquoi ne les mobilise-t-il pas pour manifester contre le groupe État islamique ? »
« Ce gouvernement », c’est celui du président et ancien premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, et de son Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis 2002. Mme Zaman leur reproche, entre autres, de traiter les Kurdes de Syrie comme des terroristes au lieu d’en faire des alliés dans la lutte contre le groupe EI, et d’avoir rompu les négociations de paix avec les Kurdes de Turquie, qu’ils avaient eux-mêmes lancées en 2013. [...]
La liste des critiques ne s’arrête pas là. La Turquie est devenue une plaque tournante pour les Européens et les autres Occidentaux radicalisés qui veulent se joindre au groupe EI, en plus de fermer les yeux sur la contrebande de pétrole qui sert à financer ce dernier. Le trafic a perdu en intensité à la suite de reportages embarrassants et de pressions américaines. « Au cours de reportages près de la frontière syrienne, j’ai vu des villages où des bidons d’essence s’alignaient à perte de vue », raconte Amberin Zaman, qui signe actuellement des articles dans Deken (un portail turc) et al-Monitor (un portail basé à Washington), après avoir été correspondante pour l’hebdomadaire britannique The Economist»
http://www.ledevoir.com/international/a ... ion-turque
En somme, la journaliste turque évoque le portrait d'un pays au prise avec une sorte de «Cosa Nostra» au pouvoir, des types corrompus, qui «fricotent» avec l'État islamique par-dessus le marché.
« La Turquie avait l’occasion de jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre la radicalisation, ajoute-t-elle. Avec un gouvernement qui se dit islamique, elle aurait pu montrer au monde que des musulmans peuvent se gouverner démocratiquement et pacifiquement tout en demeurant des gens pieux. Le fait que ce gouvernement a laissé passer cette occasion constitue une grande tragédie », considère la journaliste, ajoutant : « Il est très doué pour mobiliser les masses. Pourquoi ne les mobilise-t-il pas pour manifester contre le groupe État islamique ? »
« Ce gouvernement », c’est celui du président et ancien premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, et de son Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis 2002. Mme Zaman leur reproche, entre autres, de traiter les Kurdes de Syrie comme des terroristes au lieu d’en faire des alliés dans la lutte contre le groupe EI, et d’avoir rompu les négociations de paix avec les Kurdes de Turquie, qu’ils avaient eux-mêmes lancées en 2013. [...]
La liste des critiques ne s’arrête pas là. La Turquie est devenue une plaque tournante pour les Européens et les autres Occidentaux radicalisés qui veulent se joindre au groupe EI, en plus de fermer les yeux sur la contrebande de pétrole qui sert à financer ce dernier. Le trafic a perdu en intensité à la suite de reportages embarrassants et de pressions américaines. « Au cours de reportages près de la frontière syrienne, j’ai vu des villages où des bidons d’essence s’alignaient à perte de vue », raconte Amberin Zaman, qui signe actuellement des articles dans Deken (un portail turc) et al-Monitor (un portail basé à Washington), après avoir été correspondante pour l’hebdomadaire britannique The Economist»
http://www.ledevoir.com/international/a ... ion-turque
En somme, la journaliste turque évoque le portrait d'un pays au prise avec une sorte de «Cosa Nostra» au pouvoir, des types corrompus, qui «fricotent» avec l'État islamique par-dessus le marché.
-
Cinci
- Tribunus plebis

- Messages : 11757
- Inscription : lun. 06 juil. 2009, 21:35
- Conviction : catholique perplexe
Re: Turquie, Erdogan
Bonjour,
Christophe67,
A ma connaissance, la Turquie n'a jamais été une colonie du Canada. François Brousseau, plus haut, n'a jamais suggéré de nous emparer nous-mêmes des leviers de commande en Turquie, puis Amberin Zaman parle ensuite de son pays.

Christophe67,
Je vois mal ce que le «réflexe néo-colonialiste» viendrait faire par-ici, brother.On peut certes disserter sur les méthodes utilisées, mais je suis toujours peiné par ce réflexe néo-colonialiste qui fait qu'on juge le choix d'une nation souveraine.
A ma connaissance, la Turquie n'a jamais été une colonie du Canada. François Brousseau, plus haut, n'a jamais suggéré de nous emparer nous-mêmes des leviers de commande en Turquie, puis Amberin Zaman parle ensuite de son pays.
Turquie/Russie
suite : http://fr.sputniknews.com/international ... etage.htmlLa Turquie abat un chasseur russe et demande une réunion extraordinaire de l’Otan. Poutine avertit de « conséquences sérieuses »
et
suite : http://fr.sputniknews.com/international ... z3sU8E41uLMoscou pourrait utiliser le trafic pétrolier de Daech pour attaquer Ankara en justice.
Espérons que les conséquences se limiteront à cela.
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Ahrefs [Bot] et 7 invités