Re: Acte pénitentiel durant la Messe
Publié : mer. 11 juil. 2007, 13:20
Merci Larmorencourt.
Oui VexillumRegis, je suis d'accord avec toi.
Oui VexillumRegis, je suis d'accord avec toi.
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
VexillumRegis a vraissemblablement raison, mais Boris certainement : le Rite romain actuel est imparfait (de même que l'était le Rite romain pré-conciliaire) et les liturgistes sont parfaitement dans leur rôle d'y suggérer des améliorations. Mais seule l'Église, par l'autorité de ses pasteurs légitimes, est habilitée à définir les formes liturgiques et rituelles. Et appliquer de soi-même les améliorations liturgiques auxquelles nous aspirons n'est pas une attitude catholique : nous devons appliquer les normes (imparfaites) de la liturgie (tout en agissant pour qu'elles s'améliorent). Car n'est-ce pas là précisément ce que nous appelons une "dérive liturgique" : appliquer une liturgie "privée" par opposition à la liturgie de l'Église ?el Padrecito a écrit :Oui VexillumRegis, je suis d'accord avec toi.
Laissons les personnes formées et pétries de Liturgie nous dire quelles sont les attitudes correspondant aux rites.VexillumRegis a écrit :Il y a deux attitudes corporelles qui ne me semblent pas bien correspondre avec l'essence du rite célébré durant le déroulement de la Sainte Messe :
Il ne faut pas confondre acte pénitentiel et Sacrement de confession.VexillumRegis a écrit :1°- Rester droit comme un piquet durant l'acte pénitentiel ; l'inclination serait une attitude me semble-t-il plus correcte pour exprimer la contrition. D'ailleurs, dans la FERM, le prêtre s'incline profondément en récitant le Confiteor (et les fidèles ?).
Offrir la matière du sacrifice !VexillumRegis a écrit :2°- J'ai toujours trouvé étrange de rester assis durant l'offertoire. Bien entendu, il s'agit avant tout d'un acte du prêtre qui offre la matière du Sacrifice, mais les fidèles ne doivent-ils pas s'offrir eux-mêmes avec les oblats ? - Il est vrai que la quête exprime, quoique médiocrement, cette offrande des fidèles, mais combien en ont-ils conscience ?
Présentation Générale du lectionnaire Romain a écrit :6.
Dans l'action liturgique, l'Église répond fidèlement cet "Amen" qu'une fois pour toutes et pour tous les siècles le Christ, Médiateur entre Dieu et les hommes, a exprimé, en répandant son sang, pour sceller dans l'Esprit Saint la nouvelle Alliance.
Puisque Dieu lui-même communique sa parole, il attend toujours une réponse, qui est écoute et adoration "dans l'Esprit et la vérité" (Jn 4, 23) . L'Esprit Saint, en effet, rend efficace cette réponse, de sorte que les paroles entendues dans l'action liturgique passent aussi dans la vie, selon cet enseignement: "Mettez la Parole en application, ne vous contentez pas de l'écouter" (Jc 1, 22) .
Les attitudes corporelles, les gestes et les paroles par lesquels s'exprime l'action liturgique et se manifeste la participation des fidèles reçoivent signification non seulement de l'expérience humaine dont ils proviennent, mais aussi de la parole de Dieu et de l'économie du salut à laquelle ils se référent. Et donc, les fidèles participent d'autant mieux à l'action liturgique qu'ils s'efforcent plus profondément, en écoutant la Parole proclamée, de s'unir au Verbe de Dieu lui-même incarné dans le Christ. De la sorte, ils s'appliqueront à faire passer dans leur conduite et dans leur vie ce qu'ils ont célébré dans la liturgie et, en retour, ils s'efforceront de faire passer dans la célébration liturgique ce qu'ils auront vécu.
Je vous laisse lire la suite sur le site du Vatican et je vous propose cette analyse de la Schola Saint Maur.Sacramentum Caritatis a écrit :52.
(...)Nous ne devons pas cependant nous cacher qu'une certaine incompréhension, précisément sur le sens de cette participation, s'est parfois manifestée. Il convient par conséquent de dire clairement que, par ce mot, on n'entend pas faire référence à une simple attitude extérieure durant la célébration.(...)
Jean est l'exemple parfait dans le sens où il n'est pas le seul à agit comme il le décrit : rechercher à donner du sens à sa prière.jean_droit a écrit :Après le "trou d'air" post-conciliaire ( Oh ! que je suis gentil aujourd'hui !) il m'a fallu reprendre des gestes et des attitudes convenables pour la messe et les offices.
Comme je ne passe pas mon temps à regarder les textes qui définissent les "bonnes manières" j'ai essayé de reprendre, au fur et à mesure, les "bonnes habitudes" de mon adolescence.
Je l'ai fait petit à petit des fois sans faire attention des fois pour donner plus de sens à ma prière.
Ces 2 points ont toujours cours dans la liturgie et n'ont pas été supprimés.jean_droit a écrit :Je m'incline quand, dans le psaume 94, on récite :
"Entrez, inclinez vous, prosternez vous ..."
J'ai repris quelques bonnes habitudes, qui reviennent des tréfonds de mon adolescence :
S'incliner profondément lors du symbole de Nicée quand est citée l'Incarnation.
jean_droit a écrit :Mais je pense que mieux vaut en rajouter qu'en supprimer.
Seriez-vous anti-conciliaire Jean ?Sacrosanctum Concilium a écrit :A) Normes générales
Modifier la liturgie relève de la hiérarchie
22.
1. Le gouvernement de la liturgie dépend uniquement de l'autorité de l'Eglise: il appartient au Siège apostolique et, dans les règles du droit, à l'évêque.
2. En vertu du pouvoir donné par le droit, le gouvernement, en matière liturgique, appartient aussi, dans des limites fixées, aux diverses assemblées d'évêques légitimement constituées, compétentes sur un territoire donné.
3. C'est pourquoi absolument personne d'autre, même prêtre, ne peut de son propre chef ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie.
Paul VI est très clair sur cette question : dans les cas que vous sous-entendez, l'église n'est pas l'Eglise ! (Cf. Doctrina et Exemplo n°4)jean_droit a écrit :Oui c'est vrai, la messe n'est pas ma prière mais la prière de l'Eglise.
Seul problème ... quand vous êtes le seul à nous agenouiller je me demande si l'église est l'Eglise.
Donc en d'autres termes vous accueillez avec joie le véritable Concile, c'est à dire les textes, et vous rejetez fermement le pseudo-esprit des années 70-90.jean_droit a écrit :Pour ce qui est du Concile tu connais mon point de vue.
Je prends ce qui est bon et je rejette ce qui est mauvais.
Comme un certain ... Benoît XVI.
jean_droit a écrit :Nous n'en serions pas là si cette simple obéissance avait été respectée.
Mais l'acte pénitentiel n'est pas la Pénitence. L'acte de la Messe est sans commune mesure avec le sacrement.el Padrecito a écrit : Dans la forme extraordinaire du rite Romain, nous sommes à genoux pendant l'acte pénitentiel de la Messe; et dans la forme ordinaire, nous sommes debout, raides comme des piquets!
(...)
Quand on se confesse, normalement on est à genoux.