Bonjour Raistlin,
La paix du christ soit sur vous,
Raistlin a écrit :
Mais compréhension ne veut pas dire complicité. Je me permets donc de revenir sur certains passages de votre post.
Bien, je n'avais pas l'impression de me rendre complice, comme je dis à quelques reprises, je ne souhaite pas faire une apologie de l'homosexualité, mais je crois que c'est une réalité très mal comprise. De vouloir soulever des questions qui présente l'autre côté de cette réalité ne me semble pas être une complicité mais simplement une recherche d'une vue d'ensemble, qui elle, bouscule souvent les réponses rapides.
Raistlin a écrit :
De fait, l'Eglise demande aux catholiques de se montrer compréhensif et plein d'amour pour les personnes homosexuelles. Je trouve que ses "devoirs" ne sont pas trop mal faits.
Mais dans le concret, ça veut dire quoi? L'homosexuel qui développe une névrose comme ma cousine, heureusement dans son cas ce fut passagé, elle est allé en voir des prêtres et des communauté, et elle n'a pas eu grand soutient concret. Le soutient spirituel, ça passe aussi par le concret... C'est beau de dire : "Aimons-nous les uns les autres comme Jésus nous a aimé", mais concrêtement, qu'est-ce que ça signifie? L'Église, j'ai dit, devrait refaire ses devoirs pour rendre son discours plus compréhensible, plus accessible à la raison humaine, recourir à l'argument : "On adhère aux Écritures ou on n'y adhère pas" dit donc que nous revenons à la religion du livre... comme ça nous arrange dans certains cas, et pourtant on s'en défend dans d'autres...
Raistlin a écrit : Mais est-ce une raison pour ne pas se battre, ou pire, pour dire qu'il ne devrait pas y avoir de bataille ? L'Eglise invite les homosexuels à la continence et elle sait que c'est un chemin de croix. Ce n'est pas juste pour ces personnes car elles portent une croix qu'elles n'ont pas voulu. Le Christ aussi n'a pas souhaité porté la croix, mais Il a librement accepté le faire. Les homosexuels sont invités à faire de même.
Est-ce difficile ? Plus que ce que l'on peut imaginer certainement, mais il n'y a pas d'autre réponse, tout comme il n'y avait pas d'autre réponse que la croix pour le Christ.
Je réponds à cela dans mon invitation finale à Denju, je ne dis pas de ne pas se battre, je dis seulement que ce genre de bataille en brise plusieurs davantage que... bon. Mais sans dire que l'on doit revoir le mariage, sans dire que l'on doit bénir leurs union de fait, je me demande jusqu'où la condamnation est plus salutaire. Aussi, pour l'homosexuel qui choisit la lutte, celui qui en développe une détresse psychologique quelconque, que fait-on de lui? Comment le soutenons-nous? C'est comme la femme qui achève de se faire tuer par son mari violent et qui divorce... si elle n'a pas l'anulation de mariage, elle doit refaire sa vie souvent assez seule...
Raistlin a écrit : Cher David, vous vous trompez. Déjà parce qu'il ne s'agit pas de deux lignes mais de toute l'Ecriture qui glorifie l'alliance de l'homme et de la femme et condamne celle de deux personnes du même sexe.
Ensuite, l'interprétation ne fait pas l'unanimité chez les personnes souhaitant défendre l'homosexualité. Lisez Saint Paul et osez dire que ses paroles ne sont pas explicites. Dans cas, vous pourrez dire de même de l'adultère, du vol, du mensonge, etc... Bon courage !
Réalisons aussi que l'on ne savait rien de l'homosexualité à cette époque, que l'on était dans une société patriarcale, etc. Aujourd'hui on reconnait la cleptomanie comme une maladie, des gens peuvent dire des mensonges et être sincère, des gens s'inventent des histoires dans leur tête, ça arrive, c'est triste, mais ça peut être malade et non pas malin. Il me semble que c'est là le problème, c'est que si le désir homosexuel ne relève pas de la malice, pourquoi une telle condamnation? Je n'ai pas la réponse. Je dis que l'on pourrait y réfléchir encore.
Raistlin a écrit : Encore une fois, je crois que c'est à l'Eglise qu'il faut faire confiance en matière d'interprétation de la Bible.
Je suis tout à fait d'accord avec ce point, je n'ai pas tant voulu réduire l'importance de ces passages de l'Écriture comme de relever le genre de dilemne que ça peut soulever pour la personne concernée. L'interprétation de l'Écriture revient certainement à l'Église, mais il faut considérer aussi que l'Église n'a pas que la tâche d'interprétation, elle a la tâche d'aller chercher les brebis qui se seraient peut-être égarées, qui seraient en difficutlé réelle, là-dessus, il me semble que les actions soient plutôt minces, surtout si ça concerne 5% de la population.
Raistlin a écrit : Oui c'est insuffisant. Mais avant de théoriser sur la nocivité incertaine de l'homosexualité, il y a la Parole de Dieu. On y adhère ou on n'y adhère pas, chacun reste libre, mais, pour le croyant qui fait confiance à Dieu, l'homosexualité n'est pas bonne pour l'Homme.
Qu'elle ne soit pas bonne, c'est une chose, comment la soigne-t-on, comment la rend-t-on "vivable" pour les personnes qui s'en trouve frappée. Je ne dis pas d'ouvrir les portes grandes à n'importe quoi, n'importe comment, je dis seulement que les moyens
concrets pour soutenir la personne homosexuelle dans sa lutte sont si faible qu'il me semble presque irresponsable d'appeler à la lutte des gens dont on n'assure pas les moyens.
En espérant que vous compreniez mieux les nuances de mon intervention, qui ne cherche pas à discréditer l'Écriture ou son interprétation, mais qu'il me semble que du travail reste à faire pour mieux comprendre cette réalité.
Dieu vous bénisse,
David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.