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Re: Un Evêque pour la modernité !
Publié : sam. 06 sept. 2014, 16:04
par francismichel
Bonjour,
dans la Tradition orthodoxe, l'Eglise pratique ce qui est appelé: l'Economie divine, à savoir qu'elle considère que, concernant le mariage, deux personnes ont pu se tromper..........
Ainsi, l'Evêque orthodoxe, où le prêtre orthodoxe avec la bénédiction de l'Evêque, et aprés avoir longuement examiné la situation personnelle d'une personne mariée puis divorcée, peut délier cette personne de son lien sacramentel, et ainsi lui permettre de se remarier sacramentellement à l'Eglise.
Toujours dans le cadre de cette économie divine pratiquée par l'Eglise, une personne divorcée, avec la bénédiction du prêtre, et après un repentir et une confession sincère, pourra aller communier.
Nous oublions trop que le Christ est venu nous sauver. Il accorde son Amour et Son pardon à toute personne qui se repent avec contrition et larmes..........
Concernant l'accueil des personnes ayant une pratique sexuelle d'ordre homosexuelle...
Bien sûr que l'Eglise orthodoxe considère que la pratique homosexuelle est une pratique sexuelle "contre-nature".
Ce n'est pas toutefois la dimension morale qui, au premier chef, préoccupe l'Eglise orthodoxe, mais d'abord que cette personne est coupée de la vie divine; elle vit coupée de Dieu, de Son Souffle divin.
Rétablir une vie sexuelle naturelle, s'est donc se replacer dans une vie personnelle selon la Volonté de Dieu, et par corrollaire, pouvoir vivre naturellement de la vie divine par les sacrements de l'Eglise.
Le prêtre orthodoxe va donc accueillir cette personne, l'accompagner, prier pour lui, l'inviter à changer de mode de vie sexuelle, à se confesser..........
D'une certaine manière, l'homosexualité est une maladie spirituelle; elle va donc conduire l'intéressé à mener un long et douloureux combat spirituel.
Le prêtre pourra, s'il voit la foi, la volonté, les efforts de cette personne à vouloir guérir et à changer de vie, pourra lui donner sa bénédiction pour communier.......
Comme vous le lisez, pas de généralité........c'est de l'économie divine, Amour et compassion...........Dieu veut nous sauver. Il sait que nous avons besoin de Son Eglise, de Ses prêtres et de Ses sacrements.........
S'il voit que cette personne, par exemple, veut faire des recrues dans la communauté, alors il l'écartera pour sauver le reste du troupeau que Dieu lui a confié
En Christ
Francis
Re: Un Evêque pour la modernité !
Publié : sam. 06 sept. 2014, 16:04
par etienne lorant
Suliko a écrit :Ma confiance en l’Eglise-institution est de plus en plus ébranlée
Moi aussi, je peux le dire : ma confiance en l'Eglsie -institution est ébranlée. Alors que j'approche de la soixantaine, la Congrégation qui m'a permis (après de multiples autres démarches) d'étudier la théologie de la Miséricorde ... me réclame... plus de dix ans après la fin de la formation :
- le témoignage du prêtre qui m'a reçu à la suite de ma conversion (1)
- le témoignage du prêtre qui m'a assisté dans l'étude de la théologie de la Miséricorde divine (2)
- le témoignage d'un troisième prêtre dans ma paroisse (3)
Je n'ai pu répondre que par ces pièces :
1.
http://www.inmemoriam.be/fr/2014-06-24/ ... AsQsvl_v9Y
2.
http://www.inmemoriam.be/fr/2010-10-26/ ... AsPBvl_v9Y
3.
http://www.inmemoriam.be/fr/2014-08-16/ ... AsRIPl_v9Y
A l'appui du fait que, par mon implication effective, d'autres personnes se sont inscrite pour suivre la même formation théologique, l'on m'a demandé ensuite les témoignages des personnes envers lesquelles j'ai accompli des actes de miséricorde. Cette fois, j'ai répondu qu'il n'en serait pas question. J'ai abandonné le "bijou de pacotille" que serait une reconnaissance officielle. Mais j'ai la Joie, et je garde la Joie.
Gardez confiance !
Re: Un Evêque pour la modernité !
Publié : sam. 06 sept. 2014, 16:27
par Vincent
prodigal a écrit :Vincent, vous parlez abstraitement.
A quel cas concret est-ce que vous pensez quand vous parlez du monde et de ses péchés? S'agit-il des homosexuels, des divorcés remariés, des mariés à un conjoint non baptisé, des jeunes gens en couple, des célibataires ayant recours au plaisir solitaire, des chrétiens mariés ayant une famille nombreuse et décidant désormais de recourir à la contraception, des couples stériles qui continuent à s'unir charnellement, et j'en oublie peut-être?
Le sujet du texte de Mgr Bonny est bien celui-ci : qui faut-il exclure de la communion en raison de sa vie sexuelle?
Il apparait en effet que je parle abstraitement. Parce que la problématique soulevée par Monseigneur Bonny est symptomatique d'un sujet plus profond qui est le rapport de l'Église au monde.
Faut-il exclure de la communion en raison de la vie sexuelle, pour prendre ce cas concret? Monseigneur Bonny répond que non, parce que l'Église doit avant tout n'être qu'amour et compassion. En cela, il a raison. Voilà pour l'Église. Mais pour le communiant? N'est-il pas lui aussi soumis à des devoirs? Si l'Église tend la main et dit: je te pardonne et ne te condamne pas", le communiant ne doit-il pas répondre "je ne pêche plus"? N'est-ce pas là l'essence d'une communion, d'un partage, d'un dialogue, où les deux parties s'expriment?
Si seule l'Église doit se réformer, sur cette question comme sur une autre, alors elle est asservie au monde, et non plus à son service. Il n'y a aucun dialogue. Et ce n'est pas de la faute seulement à l'Église.
Re: Un Evêque pour la modernité !
Publié : sam. 06 sept. 2014, 17:18
par prodigal
Pourquoi voudriez-vous qu'il n'y ait pas de dialogue, ni de volonté de s'amender?
Comment font les autres, ceux qui vont communier? Ont-ils fait voeu de chasteté, ont-ils donné aux pauvres tout ce qu'ils possèdent, ont-ils renoncé à toute volonté propre? Non, n'est-ce pas? Pourquoi faire exception pour ceux dont la situation matrimoniale est vue par tous comme irrégulière? Parce que c'est l'apparence qui compte? Je ne crois pas non plus.
Re: Un Evêque pour la modernité !
Publié : sam. 06 sept. 2014, 17:24
par archi
francismichel a écrit :Bonjour,
dans la Tradition orthodoxe, l'Eglise pratique ce qui est appelé: l'Economie divine, à savoir qu'elle considère que, concernant le mariage, deux personnes ont pu se tromper..........
Ainsi, l'Evêque orthodoxe, où le prêtre orthodoxe avec la bénédiction de l'Evêque, et aprés avoir longuement examiné la situation personnelle d'une personne mariée puis divorcée, peut délier cette personne de son lien sacramentel, et ainsi lui permettre de se remarier sacramentellement à l'Eglise.
Bonjour.
J'ai pensé un moment que sur ce point précis du remariage des divorcés, il serait souhaitable que l'Eglise catholique soit plus large en s'inspirant des pratiques orientales. Mais c'est une mauvaise idée, particulièrement dans le contexte actuel.
J'ai trouvé il y a quelque temps une remarquable réflexion sur ce point, sur le blog d'un catholique américain, à propos de son père et de son meilleur ami qui, tous deux, tombent dans ce cas:
http://theradtrad.blogspot.fr/2014/05/b ... sonal.html
(je traduirais volontiers le tout si c'était un peu moins long.)
In Xto,
archi
Re: Un Evêque pour la modernité !
Publié : sam. 06 sept. 2014, 17:27
par Belin
Personnellement, je ne vois pas toujours où se trouve le problème de fond des divorcés re-mariés, et de tous les autres couples "illégitimes". Si effectivement suivre le conseil, ou le commandement de Dieu était au dessus de leur force malgré toutes leurs bonnes volontés, alors Dieu qui sonde les cœurs en tiendra compte lors du jugement, et qu'ils restent paix. D'autres part l'Eglise enseigne que la communion spirituelle lorsqu'elle est faite convenablement a les mêmes effets que la communion effective, donc qu'ils se contentent de la communion spirituelle. En effet les ouvrir à la communion effective serait une façon de dire que Dieu, ne peut pas les rendre capable de vivre heureux dans la continence - si seulement ils veulent effectivement vivre de cette façon parce-que c'est ce que Dieu demande de faire dans leur situation, et dans ce cas leur problème est de l'ordre de la conversion!-
Alors leur problème c'est parce-qu'ils ont hontes de rester assis quand les autres vont communier? dans ce cas le problème c'est eux et leur égo, on ne communie pas pour les hommes qui nous regardent mais pour Dieu.
Re: Un Evêque pour la modernité !
Publié : sam. 06 sept. 2014, 17:59
par Belin
Vincent a écrit :
Faut-il exclure de la communion en raison de la vie sexuelle, pour prendre ce cas concret? Monseigneur Bonny répond que non, parce que l'Église doit avant tout n'être qu'amour et compassion. En cela, il a raison.
L'Amour de Dieu est aussi très exigent ( c'est à dire qu'il ne tolère aucune compromission avec le péché), et l’Église doit le dire. Dans le cas des couples "llégitimes", la compassion de Dieu consistera à leur donner les grâces afin qu'ils vivent heureux dans la continence, ou bien afin qu'ils "légalisent" leur union si c'est possible ( je pense ici au concubin), mais sa compassion ne sera jamais de les laisser dans le péché!
Re: Un Evêque pour la modernité !
Publié : sam. 06 sept. 2014, 18:03
par ChristianK
Tout péché mortel non remis implique exclusion du sacrement de communion. Si on veut dew vocations il est impératif de prêcher ca et la pénitence, l'expiation, la sa
nctification. C'est la priorité.
L'ascétisme en première ligne donc.
J'en déduis que le diocèse de cet évêque est en danger de mort. Règlement d'ici 2040. Jamais je ne participerait au catholicisme dans ce diocèse et c'est ainsi exactement que la fsspx est née.
Re: Un Evêque pour la modernité !
Publié : sam. 06 sept. 2014, 18:07
par prodigal
N'oublions pas qu'on peut être divorcé sans l'avoir voulu, mais je ne parle pas que du cas des divorcés.
Kisito,
votre argumentation repose entièrement sur l'idée que la communion spirituelle dispense de la communion effective, et donc que celle-ci n'a pas d'efficacité propre. Vous me dites que c'est l'enseignement de l'Eglise. J'en suis très surpris. Pouvez-vous me le montrer?
Archi,
je ne suis pas assez compétent en anglais pour être sûr d'avoir compris ce que vous nous avez posté, mais il me semble qu'en plus d'un témoignage ce texte avance l'argument apparemment impeccable selon lequel l'accès à la communion présuppose la repentance, et celle-ci implique à son tour que l'on ait renoncé à ce dont on se repent. C'est juridiquement solide, mais remarquez d'abord que c'est difficilement compatible avec l'argument de Kisito, car comment faire une communion spirituelle efficace lorsque l'on est sans repentir? Ensuite, il faut voir ce que concrètement cela implique : cela implique la rupture avec la personne que l'on a choisie pour vivre ensemble et construire un foyer jusqu'à la fin de ses jours. Donc, notre divorcé devrait, sans se préoccuper de son nouveau conjoint ni de ses enfants retrouver le célibat. Bien entendu, il devrait conserver une chasteté totale durant ce célibat, à moins qu'il ne préfère, comme font tant de catholiques célibataires, feindre à chaque rechute que ce sera la dernière. Auquel cas la même logique devrait le conduire, encore une fois, à s'abstenir de la communion s'il est honnête avec lui-même.
Une situation du même type toucherait donc les célibataires je viens de le dire, mais aussi ceux qui sont mariés à un non-baptisé, mais aussi les homosexuels, mais aussi les couples féconds qui voyant la maison trop petite auront recours à la contraception. Qu'est-ce qui reste? Comment font ceux qui communient, je répète ma question? Ont-ils fait voeu de chasteté, ont-ils donné tout leur bien aux pauvres, ont-ils renoncé à leur volonté propre?
Re: Un Evêque pour la modernité !
Publié : sam. 06 sept. 2014, 18:24
par Suliko
Bonjour,
En ce qui concerne l’indulgence des orthodoxes envers le remariage des divorcés, cf ce que j’avais écrit il y a quelques semaines dans un autre fil :
- [+] Texte masqué
- C-3. La pratique orthodoxe orientale
Dans l’Église primitive, la question de savoir si l’on pouvait se remarier après la mort de
son époux ou de son épouse a été discutée, mais le remariage après un divorce était interdit
(voir section C-2 ci-dessus). Certains pères orientaux (par ex. saint Grégoire de Naziance) ont
prêché contre les lois impériales laxistes qui autorisaient le remariage. Grégoire appelait les
unions successives « indulgence », puis « transgression » et enfin « porcherie »18. Ce n’était
pas des permissions de remariage après un divorce, mais des tentatives pour limiter les unions
ultérieures, même après la mort d’un époux ou d’une épouse.
Avec le temps, et sous la pression des empereurs byzantins, qui imposaient agressivement
leur autorité à l’Église orientale, les chrétiens orientaux en sont venus à confondre les
« seconds mariages », après la mort d’un époux ou d’une épouse, avec le remariage après un
divorce, et à relire les textes patristiques sous cet éclairage. Au dixième siècle, l’empereur
byzantin Léon VI a effectivement forcé les orthodoxes orientaux à accepter le remariage
après le divorce 19. Leur approche actuelle autorise, par la pratique de l’ « économie », un
second et un troisième mariage après le divorce, bien qu’avec des rites de mariage sans
eucharistie. Comme ces unions ne sont pas considérées comme adultères, les personnes
divorcées remariées sont admises à la communion.
Cette pratique diffère de la plus claire tradition de l’Église primitive, commune à l’Est et
à l’Ouest. Comme l’a déclaré en 1994 la Congrégation pour la doctrine de la foi : « Même si
l'on sait que des solutions pastorales analogues furent proposées par certains Pères de l'Eglise
et entrèrent en quelque mesure dans la pratique, elles ne recueillirent jamais le consensus des
Pères et n'en vinrent jamais à constituer la doctrine commune de l'Eglise, ni à en déterminer
la discipline »20. Une telle détermination reflète précisément ce rappel historique.
Plus encore, l’Église catholique a déterminé à maintes reprises qu’elle ne pouvait pas
admettre la pratique orthodoxe orientale. Le second Concile de Lyon (1274), se référant
spécifiquement à la pratique orthodoxe orientale, a déclaré qu’ « un homme n’est pas autorisé
à avoir plusieurs femmes en même temps, ni une femme à avoir plusieurs maris. Mais quand 9
un mariage légitime est dissous par la mort de l’un des époux, [l’Église romaine] déclare
qu’un second, et ensuite un troisième mariage sont licites l’un après l’autre »21.
En outre, les propositions actuelles préconisent ce que même les orthodoxes orientaux
n’accepteraient pas : la communion pour ceux qui vivent des unions civiles (adultères) non
bénies. Les orthodoxes orientaux admettent les personnes divorcées remariées à la
communion seulement si leur union ultérieure a été bénie au cours d’un rite orthodoxe
oriental. En d’autres termes, l’admission de personnes divorcées remariées à la communion
exigerait inévitablement de l’Église catholique qu’elle reconnaisse et bénisse les seconds
mariages après un divorce, ce qui est clairement contraire au dogme catholique établi et à
l’enseignement express du Christ.
17 Voir par exemple Saint Basile le Grand, canon 77, in Saint Basile, lettre 217. Dans l’oraison 37.8 de saint
Grégoire de Naziance, très probablement, Grégoire prêche devant la cour de Théodose à Constantinople afin de
faire changer les lois laxistes sur le mariage, dans l’Empire. L’ambiguïté, dans la prédication de Grégoire, est
clarifiée dans sa lettre 144, où il qualifie le divorce de « complètement en désaccord avec nos lois, même si
celles des Romains [de l’Empire] en jugent autrement ».
18 Grégoire de Naziance, oraison 37.8.
19 À propos de la novella 89 de l’empereur Léon, le théologien orthodoxe John Meyendorff déplore : « l’Église
fut obligée, non seulement de bénir des mariages qu’elle n’approuvait pas, mais même de les ‘dissoudre’ (i.e.
accorder des ‘divorces’)… L’Église a dû payer un prix élevé pour la nouvelle responsabilité sociale qu’elle avait
reçue ; elle a dû ‘séculariser’ son attitude pastorale à l’égard du mariage et, dans la pratique, abandonner sa
discipline pénitentielle ». Notre traduction de : John Meyendorff, Marriage : An Orthodox Perspective, 2nd ed.
(Crestwood, NY : St. Vladimir’s Seminary Press, 1975), 29.
20 Congrégation pour la doctrine de la foi, « Lettre aux évêques de l’Église catholique sur l’accès à la
communion eucharistique de la part des fidèles divorcés-remariés » (1994), n. 4.
Source:
Nova et Vetera (English ed.), à paraître en Août 2014.
Récentes propositions pour l’accompagnement pastoral
des personnes divorcées remariées -
Évaluation théologique
John Corbett, O.P.,* Andrew Hofer, O.P.,* Paul J. Keller, O.P., † Dominic Langevin, O.P.,*
Dominic Legge, O.P.,* Kurt Martens,‡ Thomas Petri, O.P.,* & Thomas Joseph White, O.P,*
(lien trouvé sur le blog de Jeanne Smits)
Il ne s'agit pas de tout tolérer, comme vous le savez. Quant aux jeunes gens, on leur dit simplement d'être totalement chastes jusqu'au mariage, et à eux de se débrouiller avec ça, en se confessant à chaque "rechute" et en feignant de croire que c'est la dernière fois. Je crois qu'il n'y a rien de plus décourageant.
Non, je ne le sais pas ! Dans les faits, on tolère le péché…Par ailleurs, il n’est pas si difficile d’éviter ce genre de péchés : fuir les occasions de pécher. Car il est clair que si un jeune vit comme ses contemporains en se contentant de se dire qu’il ne concrétisera pas physiquement ses relations, cela ne va pas aller…Par contre, s’il envisage les choses sérieusement, toujours dans la perspective des fiançailles et du mariage, cela ira mieux. Et je ne pense vraiment pas que dans ce cas-là, il soit forcément destiné à chuter ou rechuter régulièrement ! Je suis désolée, mais suivre le Christ implique de faire de grands efforts, surtout aujourd’hui, et ce n’est pas en baissant le niveau que l’on aidera les jeunes gens. La chasteté est possible et c'est la seule voie que l’Eglise est en droit d’indiquer.
Bien sûr, si l'on considère que tous ceux que vous citez sont condamnés à l'enfer, il faut les en sortir coûte que coûte, c'est logique. Donc, bien sûr que ce point est contesté, et que toujours les mêmes suscités sont considérés par Mgr Bonny, de façon assez claire, comme n'étant pas en état de péché mortel du simple fait de leur situation matrimoniale. Mais Mgr Bonny a peut-être raison, voilà tout.
Non, ce point n’a jamais été contesté avant ces dernières décennies. Ou plutôt, l’Eglise condamnait systématiquement le genre de discours tenu par cet évêque. Elle a toujours eu un autre point de vue sur le sujet que celui de Mgr Bonny : c’est un indice largement suffisant pour comprendre qui a tort et qui a raison. Si cela ne vous dérange pas de voir l’Eglise catholique s’effondrer par son libéralisme théologique et moral, et bien moi si ! Je n’ai plus confiance, car cela fait des décennies que la situation ne fait qu’empirer et que l’Eglise ne prend pas la mesure de la catastrophe.
Re: Un Evêque pour la modernité !
Publié : sam. 06 sept. 2014, 18:51
par Belin
prodigal a écrit :N'oublions pas qu'on peut être divorcé sans l'avoir voulu, mais je ne parle pas que du cas des divorcés.
Kisito,
votre argumentation repose entièrement sur l'idée que la communion spirituelle dispense de la communion effective, et donc que celle-ci n'a pas d'efficacité propre. Vous me dites que c'est l'enseignement de l'Eglise. J'en suis très surpris. Pouvez-vous me le montrer?
Ce n'est pas tout à fait cela que j'ai dis, j'ai ajouté que si on prend la communion spirituelle
convenablement, je vais donc expliciter ce terme. La communion spirituelle n'a les effets de la communion effective que si pour une raison indépendante de notre volonté on ne peut pas accéder à la communion effective.
Un exemple, si vous faites la dernière messe du jour, et que arrivé à votre tour de prendre la communion, il n'y en a plus dans la ciboire, alors vous allez recevoir les mêmes grâces que si vous aviez effectivement pris la communion. jésus n'est pas lié à ses sacrements pour donner ses grâces. Par contre si rien ne vous empêche de prendre la communion, ici la communion spirituel n'a aucun sens, car la communion spirituel est le désir et la volonté de prendre de la communion effective, ce serait absurde de désirer et de vouloir prendre la communion, mais ne pas le faire alors que rien ne nous en empêche.
Pour le cas des couples "illégitimes" si effectivement ils ont le désire et la volonté de sortir de leur situation ( ceci est très, très important. Par exemple pour un divorcé la volonté de vivre heureux dans la continence, et pour des concubins celle de se marier) et comme malgré leur volonté la discipline de l'Eglise les empêche de communier, alors la communion spirituelle aura les mêmes effet que la communion effective.
Mais s'ils n'ont pas la volonté de sortir de leur situation, si par exemple un divorcé remarié n'a aucune volonté de vivre dans la continence, alors là la communion spirituelle n'aura aucun effet. Il faut qu'il est la volonté, mais que la situation soit "au dessus de ses forces" pour le moment, car s'il persévère à vouloir sortir de sa situation Dieu va certainement venir à son secours au moment approprié, ça c'est une certitude.
Je vais vous rechercher des références autorisées pour étayer ce que j'ai dis.
Re: Un Evêque pour la modernité !
Publié : sam. 06 sept. 2014, 18:57
par prodigal
Suliko a écrit :Par ailleurs, il n’est pas si difficile d’éviter ce genre de péchés : fuir les occasions de pécher.
C'est plus que difficile, quasiment impossible. Pour fuir les occasions de pécher, comme vous dites, il faudrait ne plus avoir de corps.
Suliko a écrit : La chasteté est possible et c'est la seule voie que l’Eglise est en droit d’indiquer.
La misssion de l'Eglise est de défendre la chasteté cela je vous l'accorde. Que le meilleur moyen de le faire soit de mettre la poussière sous le tapis, si vous permettez que je reprenne cette expression, ou de condamner les fidèles à l'hypocrisie, cela je le conteste.
Suliko a écrit :Bien sûr, si l'on considère que tous ceux que vous citez sont condamnés à l'enfer, il faut les en sortir coûte que coûte, c'est logique. Donc, bien sûr que ce point est contesté, et que toujours les mêmes suscités sont considérés par Mgr Bonny, de façon assez claire, comme n'étant pas en état de péché mortel du simple fait de leur situation matrimoniale. Mais Mgr Bonny a peut-être raison, voilà tout.
Non, ce point n’a jamais été contesté avant ces dernières décennies. Ou plutôt, l’Eglise condamnait systématiquement le genre de discours tenu par cet évêque. Elle a toujours eu un autre point de vue sur le sujet que celui de Mgr Bonny : c’est un indice largement suffisant pour comprendre qui a tort et qui a raison. Si cela ne vous dérange pas de voir l’Eglise catholique s’effondrer par son libéralisme théologique et moral, et bien moi si ! Je n’ai plus confiance, car cela fait des décennies que la situation ne fait qu’empirer et que l’Eglise ne prend pas la mesure de la catastrophe.
Le texte de référence, c'est (hélas)
Humanae Vitae. Il n'a pas encore cinquante ans, et je ne me souviens pas qu'il y soit question de l'enfer. Pour l'enseignement de l'Eglise précédent, j'ai tendance, excusez-moi, à croire plutôt Mgr Bonny qui dit en substance que cela n'a pas été si monolithique que cela. Quant à l'effondrement de l'Eglise, il est bien clair que nous ne souhaitons pas cela, et Mgr Bonny non plus, au contraire, et il le prouve.
Re: Un Evêque pour la modernité !
Publié : sam. 06 sept. 2014, 19:01
par francismichel
Bonsoir,
je vous invite à relire le passage biblique de la "femme adultère"....
Le Christ invite les pharisiens, avant de condamner et lapider la femme adultère, d'interroger leur conscience et comportement personnel, quant à leurs péchés personnels.......
Ils s'en vont, comme l'on dit trivialement, "la queue entre les jambes et la tête basse".
Et le Christ dit à la femme adultère, qui risquait la lapidation dans la législation juive : Va, et ne péche plus".
Un mariage, contracté bien souvent dans l'inconscience de l'engagement spirituel qu'il implique, une faible foi, un manque de catéchèse chrétienne, etc.........peut conduire à constater que l'on s'est trompé, attiré par la beauté extérieure de l'autre, poussé par le désir sexuel..........etc.
Le Christ donne sans cesse de nouvelles possibilités de repartir, qu'aujourd'hui soit un nouveau jour, après l'échec......
Francis
Re: Un Evêque pour la modernité !
Publié : sam. 06 sept. 2014, 19:27
par Belin
francismichel a écrit :Bonsoir,
je vous invite à relire le passage biblique de la "femme adultère"....
Le Christ invite les pharisiens, avant de condamner et lapider la femme adultère, d'interroger leur conscience et comportement personnel, quant à leurs péchés personnels.......
Ils s'en vont, comme l'on dit trivialement, "la queue entre les jambes et la tête basse".
Et le Christ dit à la femme adultère, qui risquait la lapidation dans la législation juive : Va, et ne péche plus".
Un mariage, contracté bien souvent dans l'inconscience de l'engagement spirituel qu'il implique, une faible foi, un manque de catéchèse chrétienne, etc.........peut conduire à constater que l'on s'est trompé, attiré par la beauté extérieure de l'autre, poussé par le désir sexuel..........etc.
Le Christ donne sans cesse de nouvelles possibilités de repartir, qu'aujourd'hui soit un nouveau jour, après l'échec......
Le problème du divorcé remarié c'est qu'il est en plein péché, et du coup une question fondamentale se pose. En se remariant n'est ce pas toujours pour sa propre satisfaction immédiate, au détriment de la confiance qu'on devrait avoir envers Dieu? donc il devrait d'abord demander à Dieu de le délivrer de sa situation actuelle qui le met en péril de se faire "lapider" en enfer, et pour cela il doit chercher à renoncer à sa propre volonté ( celle de vouloir sa satisfaction immédiate en se remariant) pour faire celle de Dieu ( vivre heureux dans la continence). S'il a cette volonté de renoncement, Dieu va trouver pour lui la meilleur solution, même en faisant un miracle.
Re: Un Evêque pour la modernité !
Publié : sam. 06 sept. 2014, 19:49
par prodigal
Que savez-vous de la volonté de Dieu? Etes-vous si sûr de pouvoir juger sans prendre en compte aucun cas particulier, Dieu vous a-t-il donné cette science universelle des âmes? Etes-vous si sûr que le divorcé (pas toujours de son fait, rappelons-le, mais peu importe) soit plus pécheur que vous-même?
Et pensez-vous vraiment que les hommes seront jugés selon leur situation, et non selon l'état de leur âme?
Votre assurance, je l'avoue, a quelque chose de glaçant. Je crois que je préfère le doute, je l'avoue, à cette certitude. Pardonnez-moi cette pensée, si vous le voulez bien.