Re: Egalité filles-garçons : le gouvernement abandonne les A
Publié : sam. 05 juil. 2014, 12:42
Les écoles catholiques hors contrat vous en pensez quoi? dans l'enseignement/taux de réussite etc...
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Les enfants ne sont pas tous égaux dans l'apprentissage. A intelligence égale, certains seront plus vifs, d'autres moins.paulau a écrit :Et si les enseignants apprenaient à lire , écrire et compter à tous les enfants indifféremment, filles ou garçons ? En voilà une bonne idée d'égalité !
L'ABCD de l'Egalité ne changera strictement rien à ce type de comportements.Quand on voit le développement par exemple du harcèlement de rue :
http://diglee.com/stop-harcelement-de-rue/
Non mais franchement...James a écrit :L'ABCD de l'Egalité ne changera strictement rien à ce type de comportements.Quand on voit le développement par exemple du harcèlement de rue :
http://diglee.com/stop-harcelement-de-rue/
Comme l'a dit PaxetBonum (je crois, je ne sais plus dans quel sujet), ce sont toutes les incivilités/agressions qui sont en hausse en France.
De plus, au risque de choquer certain(e)s, ce tumblr me fait plus l’effet d'une énième tentative de victimisation féministe qu'une véritable réalité quotidienne, car oui, les femmes peuvent sortir de chez elles en France sans risquer de se faire malmener à tous les coins de rue par le premier homme qui passe. On n'est pas à Bagdad non-plus.
Alors évidemment, il y aura toujours des femmes pour rapporter le comportement déplacé ou menaçant de certains types dans la rue, mais il faut bien garder à l'esprit que ce ne sont pour la plupart que des incivilités ponctuelles perpétrées par une poignée de traine-savates ; ponctuelles au même titre qu'un homme peut se faire embrouiller par ce même type d'individus pour un regard qui n'a pas plu ou pour une bousculade. Dans les autres cas, largement minoritaires, qui sont les plus violents (comme celui du garçon qui suit la fille), nous avons plutôt à faire à des violeurs potentiels, chose qui dépasse le cadre du simple "changement de mentalité" préconisé.
Bref, on est loin du soi-disant phénomène de société anti-femme qui paralyse les femmes dans tout le pays, comme on voudrait essayer de nous le faire croire ces derniers temps sur internet.
Elles sont peut-être dans les bons quartiers. Parmi vos statistiques, le fait de vivre en zone urbaine sensible ou pas change notablement le taux d'agression. Ou bien elle ne vous parlent pas de cela, avez-vous abordé le sujet avec elles?James a écrit : Je ne crois pas au fait que le harcèlement de rue soit aussi systématique qu'on l'entend depuis peu, et je ne crois pas non-plus qu'il soit plus important que toutes les autres incivilités et délits. Bref, rien qui justifie le buzz de ces derniers temps, surtout quand on voit les chiffres en hausse de la grande délinquance par exemple.
Vous me citez votre cas Silica, mais j'ai aussi des cas à citer.
Je fréquence un certain nombres de femmes dans mon entourage et nous vivons en région parisienne. Au risque de vous étonner, elles ne vivent pas dans la peur de sortir pour aller au travail, faire leur course, boire un verre dans un bar ou aller au cinéma, pourtant ça leur arrive de prendre le bus, le métro et le rer jusque tard le soir, et certaines sortent beaucoup. Évidemment, malheureusement, ça leur est arrivé de croiser des types lourds ou même "bizarres" mais ce que je tenais à signaler dans mon message c'est que ce n'est ni tous les jours, ni toutes les semaines. Ça arrive ponctuellement dans l'année. Bien sûr, dans un monde idéal, ce serait mieux que ça n'arrive pas du tout mais bon ne rêvons pas trop... En tout cas, cela arrive suffisamment rarement pour qu'elles sortent et qu'elles n'y pensent pas spécialement. D'après vous, sont-elles inconscientes?
À mon tour de vous reprocher de ne pas lire les propos de Silica, elle n'a pas dit que les agressions verbales dont elle est victime finiraient par un viol, mais qu'il y a un lien. Je trouve aussi que vous avez tendance à diminuer la gravité des gestes et des propos qui sont tenus. Ce seraient presque à vous lire de gentils dragueurs et éventuellement à la rigueur des machos.James a écrit : En ce qui concerne le viol, il ne faut pas non-plus en exagérer la portée dans ce sujet. Tout d'abord, parce que, sans vouloir les défendre, les types qui sifflent les filles dans la rue ne sont pas forcément des violeurs, loin de là : des dragueurs et des machos à la rigueur pour la plupart. Ensuite, parce que statistiquement plus des 3/4 des viols sont commis comme vous le savez par un proche (famille, ami, collègue,...). Je n'ai pas trop envie de verser dans de la comptabilité "glauque" mais voici quelques chiffres qui permettent de relativiser la fréquence des viols et tentatives de viols dans la rue : http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr ... tiques-79/
Le viol n'est donc pas la menace systématique et absolue que les féministes décrivent dans cette situation.
Excusez-moi, je ne trouve pas le chiffre dont vous parlez. Le seul chiffre que je trouve qui semble prouver ce que vous dites c'est le tableau 3 qui indique que 51% des hommes qui ont été victimes d'un acte de violence, l'ont été par quelqu'un qu'il ne connaissent pas contre 28% des femmes (parce qu'elle sont en grande partie victime de leur entourage).James a écrit : Autre point, je voudrais aussi mettre en perspective ces harcèlements de rue par rapport aux autres types de violences.
Si on regarde les chiffres de la sécurité, l'ensemble des crimes et délits sont en progression et les hommes ne sont pas en reste!
Nous aussi lorsque nous sortons, nous pouvons nous faire emmerder, être pris dans une bagarre, nous faire voler et même plus rare nous faire violer... Côté appréhension/peur, ce n'est pas plus agréable pour un homme que pour une femme de se retrouver seul avec un type pas net - visiblement agité et sous alcool - sur le quai d'un métro à minuit, vous savez?
Tenez, encore un peu de comptabilité "glauque" pour vous prouver que dans la rue, les hommes sont d'avantage victimes que les femmes : http://www.insee.fr/fr/themes/document. ... _id=ip1473
Déménager, vous croyez que c'est si facile?James a écrit : Tous ces éléments me permettent-ils raisonnablement de penser qu'il y a beaucoup d'exagération au sujet du harcèlement de rue?
Je pense que oui, mais je reste tout à fait ouvert à ce qu'on me prouve le contraire.
En attendant, s'il y a des femmes qui se font quotidiennement/régulièrement emmerder dans la rue, je voudrais bien savoir dans quels coins elles habitent?
Personnellement, si tel était mon quotidien, j'aurai plus le réflexe de déménager qu'autre chose parce qu'il y a fort heureusement encore beaucoup d'endroits calmes voir très calmes en France (d'où mon "on n'est pas à Bagdad").
Désolé je ne vois pas le rapport logique. Est-ce que regretter l'abandon de l'ABCD de l'égalité c'est présenter l'homme comme un macho? c'est là votre lecture.James a écrit : Vraiment, quel est l'intérêt de présenter l'homme comme un potentiel macho/homophobe/violent/voleur/violeur aux yeux des femmes ? Parce que c'est véritablement de ça dont il est question lorsque vous regrettez l'abandon de la diffusion de masse de l'ABCD de l'égalité...
Je répondais sur ce point plutôt à Paxetbonum qui suggérait qu'il ne fallait pas s'occuper du fait que ces agressions soient genrées et que d'ailleurs les hommes aussi pouvaient se faire attaquer.James a écrit :Où diable avez-vous vu que :
1) je niais que certaines agressions soient genrées?
Je trouvais simplement cela révélateur (peut-être à tord). Les français occidentaux sont souvent très empréssés de dénoncer le machisme des musulmans mais peu prompt par contre à balayer devant leur porte (ce qu'ils devraient avoir l'honnêteté de faire avant ces critiques faciles).James a écrit :Au passage, je vous remercie pour votre accusation de xénophobie qui outre le fait qu'elle ne fait absolument pas avancer le débat, montre que vous caricaturez mon propos. A ce sujet, si j'ai parlé de Bagdad, j'aurai pu citer n'importe quelle autre ville de cette planète où règne un climat de forte insécurité voir même de conflit : au hasard, prenons Kiev ou Sloviansk... suis-je toujours xénophobe?
Je ne suis vraiment pas certaine que les chiffres augmentent ; sans source à vous donner j'avais au contraire lu que les homocides avaient considérablement baissé depuis cinquante ans par exemple.James a écrit :Je ne crois pas au fait que le harcèlement de rue soit aussi systématique qu'on l'entend depuis peu, et je ne crois pas non-plus qu'il soit plus important que toutes les autres incivilités et délits. Bref, rien qui justifie le buzz de ces derniers temps, surtout quand on voit les chiffres en hausse de la grande délinquance par exemple.
Vous touchez là du doigt quelque chose d'essentiel et je vais préciser ma pensée (et celle de la plupart des féministes) car j'ai été mal comprise : en effet, vous avez raison, une femme a très peu de chances d'être violée à la fois par un inconnu et dans une rue sombre. Tous les témoignages de viols que j'ai recueilli dans mon entourage étaient absolument inverses : lieu domestique et agresseur connu (voir bien connu) de la victime. Donc en effet, ce n'est pas tellement des agresseurs verbaux qu'il faudrait avoir peur.James a écrit :Je fréquence un certain nombres de femmes dans mon entourage et nous vivons en région parisienne. Au risque de vous étonner, elles ne vivent pas dans la peur de sortir pour aller au travail, faire leur course, boire un verre dans un bar ou aller au cinéma, pourtant ça leur arrive de prendre le bus, le métro et le rer jusque tard le soir, et certaines sortent beaucoup. Évidemment, malheureusement, ça leur est arrivé de croiser des types lourds ou même "bizarres" mais ce que je tenais à signaler dans mon message c'est que ce n'est ni tous les jours, ni toutes les semaines. Ça arrive ponctuellement dans l'année. Bien sûr, dans un monde idéal, ce serait mieux que ça n'arrive pas du tout mais bon ne rêvons pas trop... En tout cas, cela arrive suffisamment rarement pour qu'elles sortent et qu'elles n'y pensent pas spécialement. D'après vous, sont-elles inconscientes?
En ce qui concerne le viol, il ne faut pas non-plus en exagérer la portée dans ce sujet. Tout d'abord, parce que, sans vouloir les défendre, les types qui sifflent les filles dans la rue ne sont pas forcément des violeurs, loin de là : des dragueurs et des machos à la rigueur pour la plupart. Ensuite, parce que statistiquement plus des 3/4 des viols sont commis comme vous le savez par un proche (famille, ami, collègue,...). Je n'ai pas trop envie de verser dans de la comptabilité "glauque" mais voici quelques chiffres qui permettent de relativiser la fréquence des viols et tentatives de viols dans la rue : http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr ... tiques-79/
Le viol n'est donc pas la menace systématique et absolue que les féministes décrivent dans cette situation.
J'ai habité Paris quelques années et je marchais énormément en ville. Quel que soit le quartier (et j'en étais la première surprise) (je ne traînais pas dans le 7e ni dans le 16e non plus), si je me baladais plus d'une heure j'avais droit à ce genre d'altercation (moins de temps si manque de chance). Mais cela m'est aussi arrivé sur la place de mon village natal et maintenant dans la ville de moyenne taille où j'habite.James a écrit :En attendant, s'il y a des femmes qui se font quotidiennement/régulièrement emmerder dans la rue, je voudrais bien savoir dans quels coins elles habitent?
Vous savez, de quel que sujet qu'on se préoccupe, il y a toujours quelqu'un (qui ne fait rien pour aucun des deux problèmes la plupart du temps, je ne dis pas que c'est votre cas par ailleurs) pour vous dire qu'il y a pire et que vous feriez mieux de vous concentrer sur ça. Les harcèlement de rue ? Il y a les viols quand même ! Les viols ? Il y a les enfants qui meurent de faim en Afrique quand même ! (je caricature à peine).James a écrit :En résumé, ce n'est pas tant la volonté de vous apprendre le quotidien des femmes qui m'anime, mais plus l'envie de faire baisser les tensions que certain(e)s s'amusent à attiser ces derniers temps. J'y vois là, le même type de stratégie qui avait été utilisée au sujet de l'immigration sous Sarkozy et qui l'avait fait élire.
Vraiment, quel est l'intérêt de présenter l'homme comme un potentiel macho/homophobe/violent/voleur/violeur aux yeux des femmes ?
Parce que c'est véritablement de ça dont il est question lorsque vous regrettez l'abandon de la diffusion de masse de l'ABCD de l'égalité...
Comme PaxetBonum l'a signifié (décidément, je l'aime bien), c'est plus des leçons de respect, d'entre-aide et de civisme qu'il faut inculquer aux gens dés le plus jeune âge, si vous voulez que notre quotidien à tous soit plus agréable et plus sûr à tous les niveaux (pas seulement pour le harcèlement de rue des femmes).
Absolument.p.cristian a écrit :Je signale enfin que les hommes sont aussi victimes des portes qu'ils se ferment.
Non, elles ne sont pas spécialement dans des bons quartiers ou des zones sensibles. Oui, j'en ai parlé avec elles (justement à l'occasion du "buzz" sur internet). D'où ce que j'ai dit à leur sujet...Elles sont peut-être dans les bons quartiers. Parmi vos statistiques, le fait de vivre en zone urbaine sensible ou pas change notablement le taux d'agression. Ou bien elle ne vous parlent pas de cela, avez-vous abordé le sujet avec elles?
Silica a dit que c'était intimement lié.À mon tour de vous reprocher de ne pas lire les propos de Silica, elle n'a pas dit que les agressions verbales dont elle est victime finiraient par un viol, mais qu'il y a un lien.
Ce n'est pas parce que je nie la fréquence quotidienne affirmée par certain(e)s que je ne trouve pas le harcèlement de rue inacceptable... Ne soyez pas binaire.Je trouve aussi que vous avez tendance à diminuer la gravité des gestes et des propos qui sont tenus. Ce seraient presque à vous lire de gentils dragueurs et éventuellement à la rigueur des machos.
Peut être.À la vérité, le fait que ces propos déplacés, en général proférés en toute impunité et sans honte, se généralisent me paraissent en lien avec l'augmentation des violences conjugales. Mais sur ce point, ce n'est qu'un ressenti.
Par exemple, dans le résumé, vous trouverez ceci : "Pour un homme sur deux victime de violence, l’auteur est un inconnu. À l’opposé, les trois quarts des femmes victimes de violence connaissent leur agresseur." Si vous reportez ces proportions aux chiffres du tableau 1, ligne "toute violence physique ou sexuelle", vous aurez les cas de violences dont les hommes sont victimes (500 000) et ceux concernant les femmes (300 000).Excusez-moi, je ne trouve pas le chiffre dont vous parlez. Le seul chiffre que je trouve qui semble prouver ce que vous dites c'est le tableau 3 qui indique que 51% des hommes qui ont été victimes d'un acte de violence, l'ont été par quelqu'un qu'il ne connaissent pas contre 28% des femmes (parce qu'elle sont en grande partie victime de leur entourage).
Par contre le tableau 1, montre bien que les femmes sont majoritairement les victimes et ce dans toutes les catégories.
(ce qui n'enlève rien au nombre de victimes du coté des hommes).
Je n'ai pas dit que c'était chose facile et acceptable, mais d'un point de vue pragmatique, vous aurez plus vite fait de déguerpir que d'essayer d'éduquer tout un quartier (je parle dans le cas des personnes qui se font harceler quotidiennement)... Et vu les performances de la justice en France ces dernières années, je ne sais pas s'il serait très efficace de passer ses journées au commissariat à déposer des mains courantes. A titre de comparaison, pour avoir suivi des affaires de problèmes de voisinage, dans les cas les plus difficiles, les autorités conseillent généralement officieusement de songer à cette option.Déménager, vous croyez que c'est si facile?
Moi je trouve inacceptable de laisser faire.
Même si je n'ai pas de solutions à court terme, ce n'est pas la société dont je rêve.
Mais je pense qu'il y une solution par la prise de conscience, et surtout pas par la minimisation ou le déni.
Regretter l'abandon de l'ABCD (un système d'éducation de masse) en se disant que c'est LA solution pour que les harcèlements de rue diminuent/cessent (votre discours ainsi que celui de Silica), sachant qu'ils sont perpétrés quasiment exclusivement par les hommes, oui, c'est présenter une sale image de l'homme ipso facto. Surtout si la perspective est le viol, on met dans la tête de la femme dés son plus jeune âge une peur : la peur que l'homme qu'elle va croiser dans la rue est un potentiel agresseur, un potentiel violeur.Désolé je ne vois pas le rapport logique. Est-ce que regretter l'abandon de l'ABCD de l'égalité c'est présenter l'homme comme un macho? c'est là votre lecture.
Je signale enfin que les hommes sont aussi victimes des portes qu'ils se ferment.
En fin d'année dernière, il y a eu un compte-rendu de la police sur le sujet donné par un haut responsable qui a fait grand bruit. Le bilan était assez préoccupant...Je ne suis vraiment pas certaine que les chiffres augmentent ; sans source à vous donner j'avais au contraire lu que les homocides avaient considérablement baissé depuis cinquante ans par exemple.
Oui, il y a une "peur de l'inconnu (masculin)" qui est à craindre.Vous touchez là du doigt quelque chose d'essentiel et je vais préciser ma pensée (et celle de la plupart des féministes) car j'ai été mal comprise : en effet, vous avez raison, une femme a très peu de chances d'être violée à la fois par un inconnu et dans une rue sombre. Tous les témoignages de viols que j'ai recueilli dans mon entourage étaient absolument inverses : lieu domestique et agresseur connu (voir bien connu) de la victime. Donc en effet, ce n'est pas tellement des agresseurs verbaux qu'il faudrait avoir peur.
Mais il y a là un paradoxe que j'aimerais être assez forte pour combattre moi-même : on apprend aux jeunes filles à avoir cette peur là, à ne pas sortir tard le soir seules (donc à être angoissées si elles le font quand même alors que rien ne l'interdit), à se méfier des homme qui se promènent. C'est affreux, parce qu'elles se gâcheront la vie à chaque sortie (voir renonceront à avoir une vie indépendante à ce niveau) et finiront agressée par un de leurs amis/petits amis dans leur propre lit. On ne les met pas en garde à propos de la bonne chose, et par dessus le marché on n'éduque pas les garçons à respecter les fille (on dit “attention à ne pas être violée” mais on ne dit jamais aux garçons directement “un viol c'est ça, ne viole pas”).
Donc oui, c'est stupide d'avoir peur de cette manière dans ces contextes, mais c'est intégré, trop tard pour ma génération.
Un commentaire personnel : peut-être ces hommes/jeunes hommes ne sont-ils pas des violeurs des rues, mais vu leur piètre conception de la femme je ne serais pas étonnée qu'ils soient violents avec les femmes de leur entourage.
Oui, comme vous l'avez dit, le harcèlement de rue touche tous les âges comme tous les milieux sociaux (même s'il est plus important dans les classes populaires d'après ce que j'ai compris), il est normal que vous en ayez été victime un peu partout. Seulement, vous dites que cela vous est arrivé régulièrement? A quel rythme grossomodo?J'ai habité Paris quelques années et je marchais énormément en ville. Quel que soit le quartier (et j'en étais la première surprise) (je ne traînais pas dans le 7e ni dans le 16e non plus), si je me baladais plus d'une heure j'avais droit à ce genre d'altercation (moins de temps si manque de chance). Mais cela m'est aussi arrivé sur la place de mon village natal et maintenant dans la ville de moyenne taille où j'habite.
Le phénomène Paris est certainement particulier cela dit, particulièrement horrible (en plus il y a le metro avec les mains élégamment mises aux fesses dans la cohue).
Non, en fait, il ne s'agit pas tant de détourner les préoccupations que d'avoir une vision plus globale du problème et de sa solution. Si je vous propose un programme d'éducation morale et civique à l'école, par exemple, les notions de respect de la personne engloberont les considérations purement genrées auxquelles vous tenez.Vous savez, de quel que sujet qu'on se préoccupe, il y a toujours quelqu'un (qui ne fait rien pour aucun des deux problèmes la plupart du temps, je ne dis pas que c'est votre cas par ailleurs) pour vous dire qu'il y a pire et que vous feriez mieux de vous concentrer sur ça. Les harcèlement de rue ? Il y a les viols quand même ! Les viols ? Il y a les enfants qui meurent de faim en Afrique quand même ! (je caricature à peine).
A tout relativiser ainsi, on ne fait rien du tout. Agir sur un sujet n'empêche pas d'en soutenir un autre.
Oui tout à fait!Vous pensez vraiment que les féministes et les femmes en général “s'amusent” d'être la cible d'agressions pour pouvoir ensuite s'en vanter et faire la guerre aux hommes ?
Vous voulez dire que les harcèlements de rue sont un phénomène purement français?Ces choses sont évitables, j'en veux pour témoin le temps que j'ai passé au Royaume-Uni et où le seul gugusse venu m'importuner lourdement en un an était un français !
p.cristian a écrit : Décidement en France on n'est pas très relax avec le corps.
C'est l'une des dernières planches de salut de l'enseignement.Lys_Sul a écrit :Les écoles catholiques hors contrat vous en pensez quoi? dans l'enseignement/taux de réussite etc...
Silica a écrit : Pour reprendre Paxetbonum que vous citez également, c'est quand même incroyable d'envoyer balader d'un revers de main une réalité sous prétexte que... Que quoi d'ailleurs ? Quel est l'objectif de nier le fait que certaines violences soient notoirement genrées ?