Pour moi, c'est d'avantage les termes "harcèlement" et "Faire souffrir par des traitements injustes" que je retiens.D'accord pour votre définition, mais j'y met un sens quand même plus fort que simplement "importuner". Il n'y a pas de croisade contre ces parents ; on ne leur interdit pas de penser ce qu'ils veulent. Par contre, il y a réaction à leurs actes. C'est quand même différent.
Ceci dit, forcer une gamine à regarder des choses qui la met mal à l'aise (et la fait tomber dans les pommes), on peut parler de cruauté sans exagérer non-plus.
Sans entrer dans l'étude de cas, comme je le disais dans un autre sujet, je pense que ces choses-là doivent être traitées au rythme de l'enfant.Mais je vous repose la question (pardonnez-moi) : qu'est-ce que concrètement, précisément vous réprouvez dans les cours d'éducation sexuelle ?
Ou peut-être les rejetez-vous dans leur principe ? Si c'est le cas pour quelles raisons ?
Pourquoi ne pas les mettre en option ? Mais parce que le sexe, la sexualité et le passage à la puberté concernent tout le monde. C'est d'intérêt commun que de dispenser ces cours : si on laisse ça uniquement aux parents, certains enfants n'entendront jamais parler des dangers des MST, des plannings familiaux, des risques de grossesse précoces, des moyens de contraception, certaines filles ne sauront jamais pourquoi elles saignent tous les mois et ce qui se passe exactement, ni les garçons pourquoi ils ont des pertes nocturnes et Cie. Peut-être que ces ados n'entendraient jamais parler du consentement mutuel. Ce n'est pas pour blâmer les parents (on peut être soi-même mal informé, pas à l'aise avec le sujet ou pour en parler avec son propre enfant) ; beaucoup sont certainement soulagés que l'école prenne en charge une partie de la question (les miens s'étaient débarrassés du problème en m'achetant des livres, bravo la pédagogie !).
C'est de la santé publique qu'il s'agit, véritablement : santé physique (maladies sexuellement transmissibles, grossesses) et mentale (relations entre les partenaires, etc).
Par ailleurs il me semble qu'en complément il y a aussi des ateliers organisés en association avec des intervenants extérieurs.
Certains sont précoces et demanderont des informations tôt, d'autres plus sensibles et il faut les ménager. (On pourrait faire un parallèle avec le rapport à la violence aussi)
De plus, le sexe en lui-même est en dehors de la préoccupation de bon nombre des enfants, à quoi bon les informer en masse de la chose?
PAR CONTRE, tout ce que vous dites au sujet des informations médicales et biologiques sont fondamentales pour des adolescents parce qu'ils sont suffisamment éveillés mentalement et physiologiquement pour comprendre de quoi il est question. De plus à l'adolescence, ils sont à même de comprendre que le sexe n'est pas seulement une affaire de plaisir et de reproduction, et qu'il y a des questions d'ordre mental et moral qui doivent être prises en compte. Le problème c'est que la morale que pourra traiter l'école ne sera jamais qu'une morale laïque et, pour un croyant, tout cela restera incomplet. Vous comprenez? Il ne s'agit pas de considérations puritaines, nous voulons que nos enfants soient responsables et que toutes les clés leur soient données en temps et en heure quand ils sont en mesure de les assimiler.


