Page 2 sur 3

Re: 43 % des catholiques français souhaitent le départ du pa

Publié : lun. 23 mars 2009, 23:12
par Columbanus
Bonsoir Christophe et bonsoir à tous,

Vous avez entièrement raison dans le sens...où j'ai volontairement galvauder le propos pour engendrer une sorte de déclic chez quelques non-pratiquants - pour les mettre face à eux-mêmes et face à notre Seigneur. Le hic, c'est que - comme vous le soulignez - cela peut scandaliser mais certains sauront prendre du recul et commencer à réfléchir.

Et, tout comme vous, Christophe, je parle (ou plutôt j'écris) en connaissance de cause puisque mon retour vers Dieu s'est réalisé après de longues années d'infidélité et ma pratique est maintenant pleinement régulière...bien que se faisant dans une chapelle de la FSSPX (que tout le monde adore! :-D ). Dans mon cas cas précis, je dirais plutôt que c'est notre Seigneur qui s'est manifesté à moi au lieu que cela soit un véritable retour initié par ma propre personne...bien qu'aillant fait le reste du chemin.

Fraternellement.

Columbanus.

Re: 43 % des catholiques français souhaitent le départ du pape

Publié : lun. 23 mars 2009, 23:19
par Céline
Petit Matthieu a écrit :j'aurais tant aimé voir le prêtre de ma paroisse hurler cet évangile, alerter ses ouailles, crier la Bonne nouvelle
Je comprend ce que vous voulez dire, moi j'ai la chance d'avoir un tel prêtre dans ma paroisse et curieusement ça en dérange certains... Enfin c'est pas comme ça à chaque Messe mais on sent tellement la volonté chez lui de transmettre l'Evangile et le Parole de Dieu que ça m'ébahit :-D
Je l'écouterais pendant des heures si je pouvais.
Essayer peut-être une autre paroisse?
C'est tellement beau la Messe, je me sens toujours mille fois mieux après, apaisée et contente.

:croix:

Re: 43 % des catholiques français souhaitent le départ du pa

Publié : lun. 23 mars 2009, 23:39
par polomnic
Christophe a écrit : Permettez-moi de ne pas être aussi... hum... catégorique. Et pourquoi un "catholique non-pratiquant" ne serait pas tout simplement un futur "recommençant" (ou réverti, comme disent les anglo-saxons) ? C'est en tout cas ainsi que l'Église, en nous appelant à la Nouvelle Évangélisation, nous incite à voir nos frères non-pratiquants.
Merci de montrer un peu de charité, d'amour, à l'égard des enfants prodigues de l'Église. Car je vous le dis, vos propos peuvent scandaliser. Pour ma part, plusieurs années se sont écoulées entre ma re-conversion et le retour à une pratique régulière.

Que Dieu vous bénisse.
Vous avez tout à fait raison quand vous dites qu'il faut être charitable. Moi même je suis sur cette voie de la reconversion.
Mais le terme Judas convient, malgré tout, tout à fait à ceux qui comme moi se sont éloignés de l'Eglise. Le plus souvent, c'est parce que nous fûmes plus attirés par le monde que par le message du Christ.
On a préféré les 30 deniers parce qu'on ne recevait pas immédiatement les récompenses du ciel que l'on croyait nous être dues.

catholique non pratiquant

Publié : lun. 23 mars 2009, 23:53
par Nig'
Petit Matthieu a écrit : Donc un catholique non-pratiquant n'est pas forcément un athée qui a peur : je voulais juste m'opposer à cette remarque qui brille, mais qui n'éclaire pas.
Hello Petit Matthieu. Par ma remarque je faisais allusion à ces catholiques non pratiquants qui semblent ne plus voir dans leur religion que ce qui les arrange (la vie après la mort, l'assurance d'une Vérité inébranlable et transcendante, l'image d'un Père bienveillant vers qui se tourner quand on se sent seul, le fameux "Dieu est Amour" qui bien déformé peut tout excuser...) tout en évinçant ce qui les embête (les multiples obligations, la nécessité de sacrifier son orgueil intellectuel à un dogme qui peut paraître absurde de prime abord, une recherche spirituelle parfois angoissante, la poursuite de la perfection morale à travers des prescriptions qui nous dépassent forcément etc.)
Bref, je ne vais pas vous juger, je ne suis même pas catholique, mais enfin je pense quand même que quand on veut chanter au monde la gloire de Dieu on peut commencer par lui concéder une heure et demi d'ennui tous les dimanche matin, en espérant un jour vaincre cet ennui.

Re: 43 % des catholiques français souhaitent le départ du pa

Publié : mar. 24 mars 2009, 0:12
par Petit Matthieu
Très bien, je vous comprends.
Ce que vous dites est en plus très vrai : On met en avant ce Dieu "chamalow" et on oublie le Dieu "justice". (encore une fois, j'ai appris cela des "austères capucins")

Re: 43 % des catholiques français souhaitent le départ du pape

Publié : mar. 24 mars 2009, 7:12
par coeurderoy
Nig' a écrit :
Petit Matthieu a écrit : Donc un catholique non-pratiquant n'est pas forcément un athée qui a peur : je voulais juste m'opposer à cette remarque qui brille, mais qui n'éclaire pas.
Hello Petit Matthieu. Par ma remarque je faisais allusion à ces catholiques non pratiquants qui semblent ne plus voir dans leur religion que ce qui les arrange (la vie après la mort, l'assurance d'une Vérité inébranlable et transcendante, l'image d'un Père bienveillant vers qui se tourner quand on se sent seul, l

Bref, je ne vais pas vous juger, je ne suis même pas catholique, mais enfin je pense quand même que quand on veut chanter au monde la gloire de Dieu on peut commencer par lui concéder une heure et demi d'ennui tous les dimanche matin, en espérant un jour vaincre cet ennui.
Je ne jetterai pas la la pierre, pour ma part, à ceux qui se tournent vers "un Père bienveillant" dans les moments de solitude... Jésus a dû être si royalement seul au moment de Son Agonie...N'éteignons pas la mèche qui fume encore...Je comprends parfaitement votre dégoût pour ceux qui...ne gardent du catholicisme que les garanties d'une "assurance post vie", mais suis loin de les envier : passer totalement à côté de l'Amour, de la vraie vie, quel ratage...Dieu, si patient, en rattrape beaucoup pourtant : Il sait nous secouer quand il le faut ! (béni soit-Il !)

Quand à s'ennuyer à la Messe, oui c'est infiniment triste, comme il est triste de s'ennuyer en compagnie de l'être aimé...Si les gestes et les paroles de l'Amour deviennent fades, convenus, y-a-t-il amour véritable d'ailleurs ? Que de prêtres et de fidèles devraient se poser la question lorsque le rendez-vous dominical semble avoir perdu toute saveur et ardeur ...
cordialement !

Re: 43 % des catholiques français souhaitent le départ du pape

Publié : mar. 24 mars 2009, 7:23
par coeurderoy
Petit Matthieu a écrit :
Très bien, je vous comprends.
Ce que vous dites est en plus très vrai : On met en avant ce Dieu "chamalow" et on oublie le Dieu "justice". (encore une fois, j'ai appris cela des "austères capucins")
La Justice du Père est Miséricorde : elle est Justesse, s'ajustera parfaitement à ce que nous sommes : efforts, faiblesses, bonne volonté, manques, comme une pièce s'ajuste parfaitement à une autre pièce, Son Tout à notre rien , Sa Miséricorde à notre misère. Sa Justice nous justifiera. Qui voit le Fils voit le Père : ce n'est pas un Dieu "chamalow" le Fils...-il ne me semble pas que suivre Jésus soit "aisément praticable" ici-bas, mais en faire un dieu justicier, oeil sévère, implacable c'est faire mentir les révélations du Coeur Miséricordieux apparu à Paray-le-Monial non ?

Re: 43 % des catholiques français souhaitent le départ du pape

Publié : mar. 24 mars 2009, 8:03
par Marco Polo
Je suis nudiste non pratiquant aussi, ou bien encore végétarien non pratiquant... j'en passe des meilleures... :siffle:

Re: 43 % des catholiques français souhaitent le départ du pape

Publié : mar. 24 mars 2009, 8:13
par coeurderoy
Petit Matthieu a écrit : Mais je suis sur également qu'elle n'est pas obligatoire pour aller à Dieu et que certains (comme moi) ne se sentent pas proche de Dieu quand ils y sont et préfèrent d'autres chemins. Tout comme les rois mages qui ont vu la même étoile et qui pourtant ont pris des itinéraires bien différents.
Curieux, cette remarque de vous (qui êtes médiéviste) a rappelé à ma mémoire des propos confiés au journal La Croix par Marie-Madeleine Davy, historienne familière de la pensée cistercienne, disciple d'Etienne Gilson, éminente médiéviste, accueillant le journaliste qu'elle recevait par "Vous êtes pour l'Eglise spirituelle n'est-ce pas ? c'est la seule qui compte, Bernard de Clairvaux appartenait à cette Eglise" ... Et la haute intellectuelle de griffer au passage l'Eglise humaine, administrative, défaillante (?). Je vous confierai qu'il me semble être bien plus proche de Dieu (il me semble ai-je écrit) dans la contemplation de la nature, l'émerveillement de l'harmonie du monde (couleurs, mouvements, musique) que dans bien des célébrations, souvent verbeuses et "bluffeuses". Pourtant "là où se trouve le Corps les aigles se rassembleront" et aucun saint n'a fait l'économie du rendez-vous eucharistique !
Posez-vous alors cette question : y vais-je pour ma satisfaction, mon confort, mon bien-être (bref pour moi) ou pour Lui, pour Le voir, Le louer, L'adorer, Le recevoir ? Ne suis-je pas suffisament faible et pécheur pour me dispenser en plus du Pain des Forts ? Mon désir de "retrait" n'est-il pas suffisance, dédain, méfiance?...
Enfin, je comprends, pour avoir éminement souffert des égarements liturgiques depuis...ben 30 ans quand même ! :( qu'on soit tenté de Le trouver par "d'autres chemins" comme vous dites, mais Il est la Voie et le Chemin par excellence, et l'Eglise a le mérite de bien (?) le baliser, en tout cas de colmater nids-de-poules et ornières, alors suivons le "pontifex" lorsqu'il s'agit de franchir rivières en crue ou marécages incertains...

catholique non pratiquant

Publié : mar. 24 mars 2009, 10:40
par Pneumatis
Bonjour,

J'ajouterai par rapport à tout ça, reconnaissant que c'est une question de foi bien sur, qu'il n'y pas d'autre chemin que la messe, si chiante soit-elle, car c'est là que Dieu se donne réellement à participer. La présence réelle de Dieu dans l'eucharistie, ça ne se trouve nulle part ailleurs. Alors adorer Dieu par la prière et la contemplation c'est très bien, mais c'est comme l'amour à distance. Je ne porte aucun jugement là-dessus, juste un constat : c'est fondamentalement stérile. A un moment donner il faut entrer dans la relation charnelle si on veut enfanter. Les œuvres véritablement chrétiennes, les œuvres de l'Esprit, ne peuvent s'engendrer que si on se laisse féconder par l'Esprit. Et ça, pardon mais, sans la communion au vrai corps du Christ qui fait participer sa substance à notre corps (rien qu'en l'écrivant j'en ai des frissons tellement c'est extraordinaire, tellement c'est un amour puissant de Dieu qui vient jusqu'à nous), votre vie spirituelle ne sera effectivement QUE spirituelle, et vous ferez tout au mieux une belle fracture entre votre esprit et votre corps, avec un esprit tout contemplatif, et un corps complètement détourné de Dieu, abandonné à la mort.

Notre corps est le temple de l'Esprit Saint, ça veut dire qu'à un moment où un autre faut l'y laisser rentrer et opérer le saint sacrifice du grand prêtre, au minimum. Sans quoi le temple n'est qu'une ruine.

Nous sommes appelés à ressusciter, cela veut dire vaincre la mort. Abandonner son corps à cette mort en le coupant de la participation divine c'est absurde. A quoi sert alors d'être croyant ? Prier quelqu'un qu'on ne voit pas ce n'est pas plus intéressant que d'aller à une messe où on chante faux. C'est peut-être plus agréable, j'en conviens. Ça nous fait entrer dans la relation spirituelle à Dieu, très bien. Il a l'air sympa, on peut se confier à Lui, Il nous rassure, et Il nous écoute toujours sans nous interrompre. Le parfait psy, quoi !!! Mais c'est quoi l'intérêt si ce n'est pas pour ressusciter avec Lui ??? Dieu n'est pas votre copine qui écoute patiemment vos problèmes et vous tape sur l'épaule en vous disant que ça va aller mieux, ou qui contemple avec vous le paysage et partage un frisson devant la beauté du lieu. Dieu à un projet de restauration pour vous : corps et âme ! Mais vite vite vite, chiante ou pas chiante, la messe c'est le moment de l'accomplissement de ce projet, allons-y sans tarder. Le Seigneur se laisse crucifier en sacrifice pour nous, pour nous sauver corps et âme... "Pardon Seigneur, tu peux le refaire la semaine prochaine parce que là j'avais un truc urgent".

Je ne juge personne, j'ai été moi-même athée pendant 25 ans. Ca ne doit pas me dispenser de dire les choses pour autant. Je ne veux choquer personne, mais juste rappeler l'essentiel : Dieu vient à nous pendant la célébration eucharistique, d'une manière totalement unique. Tout le problème c'est qu'il n'y a plus beaucoup de chrétiens pour croire à la présence réelle de Dieu dans l'eucharistie. Sinon on passerait tout notre temps libre à venir le voir à l'Église quand le tabernacle est allumé. Mais bon, c'est quand même pas une star de la chanson qui se déplace, ce n'est que Dieu en personne !

Re: 43 % des catholiques français souhaitent le départ du pape

Publié : mar. 24 mars 2009, 15:28
par Petit Matthieu
L'Eucharistie est un moment fort de notre relation à Dieu, c'est vrai.
Mais quand je lis cela : "En Vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait" Matthieu, XXV, 40.
La rencontre avec Dieu est aussi intense dans le service des petits que dans l'Eucharistie. Dès l'instant où nous sommes quelques-uns réunis pour Dieu, il est aussi présent. Que ce soit à la messe où ailleurs.
Matthieu, VI, 5 : "Pour toi, quand tu pries, retires-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte et prie ton Père qui est là, dans le secret"

Ce que je veux vous faire comprendre Polomnic, c'est de prendre un peu de recul vis à vis de votre manière de vivre votre foi. Nous ne la vivons pas tous pareil. Or Dieu n'est pas plus présent dans l'église quand dans les autres cas précités (et il y en a bien d'autres). Dieu est présent partout, les royaume des cieux n'est pas bornés dans les églises, mais il est déjà parmi nous.
Ainsi, vivre sa foi collectivement et individuellement à la fois, je trouve cela beau, bien. Mais nos chemins sont différents, vous devez l'accepter et ne pas juger (même si vous dîtes le contraire) la voie des autres. Peut-être qu'un jour j'aurais besoin de cette liturgie, de ce moment spécial de célébration collective. Pour le moment ce n'est pas ma voie, et les Ecritures me rassurent sur la présence de Dieu tout aussi puissante en dehors de l'Eucharistie.

Re: 43 % des catholiques français souhaitent le départ du pa

Publié : mar. 24 mars 2009, 15:48
par Cgs
Bonjour Petit Matthieu,

J'ai eu le même vécu que vous quand j'étais jeune. Pourquoi a-t-on besoin de l'Eglise pour prier ? Pourquoi aller à la messe alors que Dieu est partout ? Après tout, je peux très bien vivre ma foi tout seul comme un grand...

La tentation de faire soi-même, de "se débrouiller seul", d'adapter le message chrétien et d'envoyer aux oubliettes ce qui nous gêne est un réflexe humain. Mais lorsque l'on y réfléchit, croire seul ne mène pas loin. Je l'ai compris en le faisant pendant plusieurs années, et à la longue, on comprend que l'on fait fausse route. On a beau se poser plein de question, lire les textes de l'Ecriture seul, tenter de les analyser, ayons l'humilité d'admettre que l'on est souvent dépassé par ce message divin de Jésus Christ. En conséquence, allez à la messe, faire partie du corps du Christ, de l'Eglise, permet réellement de s'abreuver à la source et de faire vivre de façon authentique sa foi dans le Seigneur.

Je gage que dans quelques années, comme moi, vous reviendrez (comme vous le dites d'ailleurs), à l'essence même de la foi, le don profond de Dieu pour les hommes, l'Eucharistie :)

Bien à vous,

Re: 43 % des catholiques français souhaitent le départ du pape

Publié : mar. 24 mars 2009, 15:48
par jpeg
Ce n'est qu'un avis mais je pense qu'on peut être chrétien sans église mais difficilement catholique sans église. Parce que dans le catholicisme il y a comme le rappelle pneumatis, une valeur forte de l'eucharistie. Il y a aussi un rôle primordial du prêtre, on pourrait à la rigueur être protestant, évangélique etc sans église.

Ensuite pour en revenir au sujet, il faudrait qu'un jour l'église catholique fasse un choix clair:
-soit compter ses ouailles mais pas en nombre de baptisés mais bien en nombre de pratiquants réels
- soit accepter que plus de 50% des catholiques français se disent catholique alors qu'ils ont une vague éducation catholique (quand ils en ont reçu une).

Les baptemes, les mariages, les enterrements, tiennent dans certaines paroisses d'un service presque laïc et je suis parfois choqué du peu de convictions des fidèles qui font baptiser les enfants. C'est aussi pour ça qu'il y a une telle cassure entre le catholicisme à la française et celui des autres pays. Ici ceux qui se nomment pratiquant ont axé la pratique autour de grandes valeurs consensuelles (la charité, la tolérance, une certaine forme d'oecuménisme). Hélas parfois ce genre de valeurs se sont opérées sur l'autel de la foi, beaucoup de charité peu de convictions. Alors forcément quand ils lisent l'excommunication d'une fillette brésilienne ou le discours du pape, ils tombent des nues.

Ps: Que mon message soit bien compris, je n'ai rien contre les oeuvres au contraire.

Re: 43 % des catholiques français souhaitent le départ du pape

Publié : mar. 24 mars 2009, 17:16
par Pneumatis
Petit Matthieu a écrit :L'Eucharistie est un moment fort de notre relation à Dieu, c'est vrai.
Mais quand je lis cela : "En Vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait" Matthieu, XXV, 40.
La rencontre avec Dieu est aussi intense dans le service des petits que dans l'Eucharistie. Dès l'instant où nous sommes quelques-uns réunis pour Dieu, il est aussi présent. Que ce soit à la messe où ailleurs.
Matthieu, VI, 5 : "Pour toi, quand tu pries, retires-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte et prie ton Père qui est là, dans le secret"

Ce que je veux vous faire comprendre Polomnic, c'est de prendre un peu de recul vis à vis de votre manière de vivre votre foi. Nous ne la vivons pas tous pareil. Or Dieu n'est pas plus présent dans l'église quand dans les autres cas précités (et il y en a bien d'autres). Dieu est présent partout, les royaume des cieux n'est pas bornés dans les églises, mais il est déjà parmi nous.
Ainsi, vivre sa foi collectivement et individuellement à la fois, je trouve cela beau, bien. Mais nos chemins sont différents, vous devez l'accepter et ne pas juger (même si vous dîtes le contraire) la voie des autres. Peut-être qu'un jour j'aurais besoin de cette liturgie, de ce moment spécial de célébration collective. Pour le moment ce n'est pas ma voie, et les Ecritures me rassurent sur la présence de Dieu tout aussi puissante en dehors de l'Eucharistie.
Dieu est présent partout, oui
Ce que vous faites aux plus petits (le visiter, le couvrir, le nourrir, ...) c'est à Jésus que vous le faites, oui
Quand vous priez vous êtes avec Dieu, oui

Mais il n'y a qu'un endroit où Dieu se donne à participer à votre corps pour vous amener dans les cieux, et c'est dans l'eucharistie. C'est ce que je voulais dire.

Jésus n'a pas fait qu'enseigner ! Il n'a pas fait que parler de Dieu ou apprendre à ses disciples à prier. Il a souffert la passion, est mort et ressuscité. Jésus a donné son corps, Jésus donne son corps en nourriture. Vous privez de ça, c'est comme arrêter de lire l'évangile avant la passion. On apprend des choses très importantes, mais ce n'est pas complet. Ca n'a pas grand chose de différent avec l'enseignement d'un Rabbi et ce serai même un peu blasphémateur sur les bords si il n'y a pas... la passion, la mort et la résurrection ! La messe ce n'est pas qu'un moment où on se réunit pour écouter et commenter l'Ecriture : ça, ça correspond à ce qu'a fait Jésus pendant les 3 ans précédent sa passion. Mais après, il y a le mystère eucharistique qui nous conduit à la résurrection. C'est quelque chose de réel, pas juste un pièce de théâtre en souvenir de la cène. Le pain est véritablement le corps de Jésus, c'est vraiment son sacrifice que nous revivons, et nous y participons. C'est un grand mystère, mais c'est vrai !

Re: 43 % des catholiques français souhaitent le départ du pape

Publié : mar. 24 mars 2009, 17:28
par coeurderoy
Oui, c'est l'expérience de cette vie trinitaire transformant votre âme que vous risquez de différer : Charles de Foucauld est passé directement du confessionnal de l'abbé Huvelin à l'adoration et à la communion eucharistiques quotidiennes, question d'intensité et de don total dans l'Amour...
In Christo !