Publié : jeu. 08 févr. 2007, 17:18
Discusssion sur Girard et le catholicisme déplacée ici : viewtopic.php?t=381&postdays=0&postorder=asc&start=15
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Mais non voyons... les libéraux de service, sur ce site, connaissent un peu Montesquieu, Tocqueville, Constant, Hayek, Aron, Popper, Rawls... sans parler des autres qui ne sont pas de leur bord ou qui parlent d'autre chose. Disons que la culture philosophique (au sens large, certains des penseurs précités pouvant être qualifiés d'autre chose que de philosophes) n'est pas faite pour être affichée en tant que telle, mais pour donner des fondations à des discussions qui ne la citent pas forcément.giorgino a écrit :je suis vraiment tès étonné de constater que rien ne transparait sue ce fil au sujet de la philosophie contemporaine !! Rien : ou si peu ! Meme ceux qui alimentent ce sujet PHILOSOPHIE n 'en disent pas un mot et meme et surtout quand il s 'agit de religion !! Il semble que pour les forumeurs de ce site la philo se soit arretée a S Anselme! !! Aux preuves ontologiques de l' existence de Dieu !! Ca , ça marche fort sur ce site ! Mais aborde -t-on la religion sous d ' autres perspectives ???? JAMAIS !! ca me fait penser a certains profs de français a la Fac pour qui la litterature se serait arretée a Flaubert , ou a Stendhal ! Non que je n' aime pas sthendal , mais quand meme !! Comme si certains intervenants , sur ce sujet , n' avaient RIEN lu depuis St jean de la Croix ? Sur un plan de la culture générale , je trouve qu' il s 'agit d 'un manque incroyable ! Si !! pardon ! On parle de Michel Onfray !! C ' est ça la reference " culturelle " , ici , en philo dans la cité catholique !! Mem Popeye le THE philposophe de service semble s 'etre scotché au moyen age !! Curieux , non ??
Je ne savais pas que Derrida , Ricoeur , Jankélévitch , E Morin , Levinas , M Serres n' étaient que du débalage prétentieux !!! Je trouve ce jugement ridicule pour tout dire .popeye a écrit :[align=justify]Lumen a entièrement raison de faire remarquer que la philosophie est une recherche de la vérité, non le débalage prétentieux et pompeux d'une vaine érudition. L'avantage immédiat de la philosophie conceptualiste réaliste, c'est qu'elle permet à ceux qui la connaissent de ne pas s'embarasser des niaiseries pédantes de facheux, fussent-ils enseignés en faculté de "philosophie". Ah, la monumentale bétise des "philosophes" allemands, pour ne rien dire de celle de Hume, de Spinoza ou de Descartes. Ah, l'obscénité freudienne. Et si vous voulez savoir qui répond à Freud, je vais vous le dire : Rudolf Allers. Et certainement pas Girard, dont les propos sont par trop souvent négateurs du dogme de foi, donc nécessairement faux.[/align]
Vous le trouverez l'article à cette adresse : http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article24 (il s'agit d'un site de philosophie dont je suis le webmaster, et rédacteur parmi d'autres).Première description, la fameuse introduction du « plan d’immanence ». On le sait, cela désigne chez Deleuze la création d’un espace philosophique dénué de toute idée transcendante, que ce soient le Bien, le Vrai, le Beau, bref dénué de tous les universaux. Il ne reste plus que des multiplicités, des affects, des signes, dirigés par leur intensité. Là encore, on regrette que Bouaniche ne s’interroge pas sur le sens de parler d’immanence lorsque toute transcendance se trouve résorbée. Cette espèce de cartographie philosophique réduisant la pensée au plat – à la platitude ? – opère évidemment une destitution du sens originel de l’immanence, de l’intériorité, pour tenter de supprimer la dualité intérieur / extérieur qu’induisait le couple immanence / transcendance. En d’autres termes, Deleuze substitue le plat à l’intériorité pour qualifier l’immanence ; mais pourquoi conserver ce terme s’il s’agit d’exclure définitivement son contraire ? Pourquoi conserver le mot même d’immanence si l’être se réduit à la planéité universelle ? En maintenant le terme d’immanence quitte à en radicalement bouleverser le sens, Deleuze cherche bien évidemment – et non sans lourdeur – à signaler qu’il rompt avec toute idée de transcendance tout en conservant le terme (immanence) qui jadis ne prenait sens que dans l’opposition à la transcendance, ce qui revient à poser un champ ontologique qui ne prend son sens que dans une opposition à ce qui, désormais, ressemble fort à du vide. Bref Deleuze pose la transcendance comme désignant le vide absolu, l’illusion fondamentale, et rompt avec celle-ci en posant comme seule réalité le champ immanent, qui ne prend toutefois son sens qu’en fonction de cette opposition primordiale, le champ immanent ne pouvant en aucun cas être conçu comme originaire, ce sans quoi le maintien du terme « immanence » serait insensé. Ainsi que Mattéi l’a fort bien vu, non seulement Deleuze demeure systématiquement prisonnier de la négation qu’il prétend combattre chez Hegel mais surtout – et de façon moins évidente – il demeure tributaire de l’origine qu’il cherche désespérément à occulter.