Le problème c'est que, comme l'actualité l'illustre tous les jours, la résidence (en fait, le parquage dans des ghettos urbains) n'est pas une garantie d'intégration […]
Je serais personnellement partisan d'imposer aux personnes désireuses d'acquérir la nationalité française des tests de citoyenneté comme cela a été fait récemment en Allemagne pour les candidats à la naturalisation, mais il faudrait que ces tests s'appliquent également aux jeunes nés sur le territoire national de parents étrangers et qu'on ferme l'option de la double nationalité. "La nationalité, c'est le sang hérité ou le sang versé " (Maurice Barrès). (le "sang versé" s'entend comme l'effort fourni pour s'intégrer).

Bonjour Karol,
Vous le démontrez fort bien, le droit du sol est caduque, tout à fait inadapté aux mouvements de populations actuels. Il faudrait vraiment passer à autre chose dans les meilleurs délais, qu’il s’agisse de l’Allemagne ou d’autres pays européens. La citoyenneté par filiation serait bien plus adaptée, et qui plus est, la filiation maternelle plutôt que paternelle, étant donné la propension des musulmans à enlever les enfants à la mère sans passer devant les tribunaux. D’autant plus que les immigrantes auraient ainsi tendance à devenir un peu plus revendicatrices, ce qui pourrait entraîner d’autres revendications si elles sentent enfin un droit soucieux du lien mère-enfant.
Quant aux examens de citoyenneté, comme vous le savez sans doute, il y en a dans tous les pays d’immigration. C’est une idée que les pays d’Europe devraient adopter et adapter et qui aurait certainement plus d’effet que dans les pays d’immigration où il est parfois difficile de comprendre ce qui lie ces sociétés.
Maintenant, aïe, vous voulez supprimer la double nationalité. Ce n’est pas le moment. Les jeunes français émigrent, surtout en Europe, il est vrai. Mais c’est un fait nouveau car les Français, bien qu’ils aient produit bon nombre d’explorateurs et d’aventuriers, ne sont pas des migrants. Les mouvements migratoires qui se dessinent en Europe sont plutôt bons, puisqu’il forme la jeunesse qui, elle, doit connaître l’Europe. L’Europe lui appartient. Un certain nombre d’entre eux rentreront en France, riches d’une expérience européenne dont la France a besoin. Il faut pouvoir rentrer dans son pays quand on le souhaite, même si cela prend plusieurs années.
Et puis, il y a ceci. Vous et moi sommes expatriés, mais vous êtes dans le cas de figure ci-dessus. Ce qui n’est pas mon cas. J’ai quitté la France à une époque où peu de Français le faisaient. Je n’ai donc jamais connu de communautés françaises en Amérique du Nord. Toutefois, j’ai rencontré de nombreux français et nous avons constaté que nous avions tendance à repartir pour la France (surtout les couples français-française; pour un couple mixte la question est bien entendu plus délicate). Et cela, peu importe l’âge. Parfois, à la retraite. Je l’ai vu je ne sais combien de fois. Alors nous enlever la nationalité française, vous n’y pensez pas! Cela irait contre ce que les Français de souche ont eux-mêmes tendance à faire. Ce qui m’ennuie dans ce que je vous dis là est qu’il est probablement difficile d’obtenir des statistiques de rapatriement volontaire. Tous les gens que j’ai connu qui sont repartis en France l’ont fait entièrement à leurs frais, bien entendu, car ils assumaient leur choix. Mais cela ne fait que souligner qu’il s’agit réellement d’une volonté.
(Bien entendu, les conditions changent et le Québec est désormais plus accueillant pour les Français et autres Européens (
non, je ne vais pas ricaner). Donc, les Français qui se lassent de l’Amérique anglo-saxonne pourraient être tentés par le Québec, plutôt que de rentrer carrément en France. Cela reste à voir.)
Ce qui est sûr, c’est qu’il faut continuer à observer les tendances qui ne sont pas les mêmes chez tous les peuples. Et le fait de rentrer en France – pour ma génération qui bien entendu diffère de la vôtre dans son comportement – m’est apparu comme étant spécifiquement français.