Je ne connais pas vraiment le grec et l'araméen. Je suis juste des travaux qui en parlent, et j'aime partager cela.elenos a écrit :J’ai relu la traduction de l’évangile de Jean par sœur Jeanne d’Arc. Cette dernière est (à ma connaissance) la seule qui présente le texte grec avec une rythmique qu’elle matérialise par des coupures que l’on retrouve mais en lisant à haute voix (un peu comme dans la prosodie de certains poètes modernes). D’autre part elle tente de la reproduire en français. Cette rythmique du texte grec n’a rien de la versification traditionnelle des poètes grecs qui était fondée sur la longueur des voyelles mais elle suit parfaitement le souffle du lecteur. Surtout lorsque l’on sait qu'on lisait surtout au moins à voix haute ou basse comme dans les monastères. Je ne crois pas qu’il existe ailleurs des textes grecs des évangiles reproduisant ces coupures pour respecter le souffle de la voix humaine. Peut-être dans les manuscrits des monastères d’orient ...
Merci pour ces apports de vos connaissances que vous donnez ici.
PS En fait j'ai lu quelque chose de semblable. Dans la bibliothèque d'une université américaine, lors d'un séjour aux USA. Une "mise en page" d'évangile grec par un professeur de langues anciennes et qui reproduisait le "souffle" du lecteur. Je n'ai pas eu l'idée d'en recopier un chapitre.
A propos du souffle que suit le texte des Evangiles, il y a une traduction française qui s'appuie explicitement sur cette composition du texte.
C'est une traduction du texte araméen, (celui de la Peshitta) pas grec.
