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Re: La vraie joie
Publié : sam. 21 nov. 2009, 19:23
par etienne lorant
La joie parfaite selon Saint François d'Assise
Comment Saint François, cheminant avec frère Léon, lui exposa ce qu'est la joie parfaite.
Comme saint François allait une fois de Pérouse à Sainte Marie des Anges avec frère Léon, au temps d'hiver, et que le froid très vif le faisait beaucoup souffrir, il appela frère Léon qui marchait un peu en avant, et parla ainsi : « O frère Léon, alors même que les frères Mineurs donneraient en tout pays un grand exemple de sainteté et de bonne édification, néanmoins écris et note avec soin que là n'est pas point la joie parfaite. »
Et saint François allant plus loin l'appela une seconde fois : « O frère Léon, quand même le frère Mineur ferait voir les aveugles, redresserait les contrefaits, chasserait les démons, rendrait l'ouïe aux sourds, la marche aux boiteux, la parole aux muets et, ce qui est un plus grand miracle, ressusciterait des morts de quatre jours, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite. »
Marchant encore un peu, saint François s'écria d'une voix forte : « O frère Léon, si le frère Mineur savait toutes les langues et toutes les sciences et toutes les Écritures, en sorte qu'il saurait prophétiser et révéler non seulement les choses futures, mais même les secrets des consciences et des âmes, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite. »
Allant un peu plus loin, saint François appela encore d'une voix forte : « O frère Léon, petite brebis de Dieu, quand même le frère parlerait la langue des Anges et saurait le cours des astres et les vertus des herbes, et que lui seraient révélés tous les trésors de la terre, et qu'il connaîtrait les vertus des oiseaux et des poissons, de tous les animaux et des hommes, des arbres et des pierres, des racines et des eaux, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite. »
Et faisant encore un peu de chemin, saint François appela d'une voix forte : « O frère Léon, quand même le frère Mineur saurait si bien prêcher qu'il convertirait tous les fidèles à la foi du Christ, écris que là n'est point la joie parfaite. »
Et comme de tels propos avaient bien duré pendant deux milles, frère Léon, fort étonné, l'interrogea et dit : « Père, je te prie, de la part de Dieu, de me dire où est la joie parfaite. » et saint François lui répondit : « Quand nous arriverons à Sainte-Marie-des-Anges, ainsi trempés par la pluie et glacés par le froid, souillés de boue et tourmentés par la faim, et que nous frapperons à la porte du couvent, et que le portier viendra en colère et dira : « Qui êtes-vous ? » et que nous lui répondrons : « Nous sommes deux de vos frères », et qu'il dira : « Vous ne dites pas vrai, vous êtes même deux ribauds qui allez trompant le monde et volant les aumônes des pauvres ; allez-vous en » ; et quand il ne nous ouvrira pas et qu'il nous fera rester dehors dans la neige et la pluie, avec le froid et la faim, jusqu'à la nuit, alors si nous supportons avec patience, sans trouble et sans murmurer contre lui, tant d'injures et tant de cruauté et tant de rebuffades, et si nous pensons avec humilité et charité que ce portier nous connaît véritablement, et que Dieu le fait parler contre nous, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite.
Et si nous persistons à frapper, et qu'il sorte en colère, et qu'il nous chasse comme des vauriens importuns, avec force vilenies et soufflets en disant : « Allez-vous-en d'ici misérables petits voleurs, allez à l'hôpital, car ici vous ne mangerez ni ne logerez », si nous supportons tout cela avec patience, avec allégresse, dans un bon esprit de charité, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite.
Et si nous, contraints pourtant par la faim, et par le froid, et par la nuit, nous frappons encore et appelons et le supplions pour l'amour de Dieu, avec de grands gémissements, de nous ouvrir et de nous faire cependant entrer, et qu'il dise, plus irrité encore : « ceux-ci sont des vauriens importuns, et je vais les payer comme ils le méritent », et s'il sort avec un bâton noueux, et qu'il nous saisisse par le capuchon, et nous jette par terre, et nous roule dans la neige, et nous frappe de tous les noeuds de ce bâton, si tout cela nous le supportons patiemment et avec allégresse, en pensant aux souffrances du Christ béni, que nous devons supporter pour son amour, ô frère Léon, écris qu'en cela est la joie parfaite.
Et enfin, écoute la conclusion, frère Léon : au-dessus de toutes les grâces et dons de l'Esprit-Saint que le Christ accorde à ses amis, il y a celui de se vaincre soi-même, et de supporter volontiers pour l'amour du Christ les peines, les injures, les opprobres et les incommodités ; car de tous les autres dons de Dieu nous ne pouvons nous glorifier, puisqu'ils ne viennent pas de nous, mais de Dieu, selon que dit l'Apôtre : « Qu'as-tu que tu ne l'aies reçu de Dieu ? et si tu l'as reçu de lui, pourquoi t'en glorifies-tu comme si tu l'avais de toi-même ? ». Mais dans la croix de la tribulation et de l'affliction, nous pouvons nous glorifier parce que cela est à nous, c'est pourquoi l'Apôtre dit : « Je ne veux point me glorifier si ce n'est dans la croix de Notre-Seigneur Jésus Christ. »
À qui soit toujours honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen.
Choisissons la joie.
Publié : mer. 18 août 2010, 6:54
par christiane
Ce matin en me levant, je choisis la joie. Non pas celle qui est liée au plaisir du moment, superficielle, mais la JOIE profonde qui devrait m'habiter constamment. Tout d'abord, je n'attends pas tout des hommes, mais j'attends tout de Dieu. Bien sûr, je prends la responsabilité de ma vie, mais je fais toutes choses, grandes ou petites, avec le Seigneur.
Je pense que la JOIE s'apprend. Celle du chrétien est d'entrer dans la vraie béatitude qui retourne les situations en bien. Seigneur, je regarde au plus profond de mon coeur pour y découvrir tes cadeaux.
PRENEZ SOIN DE VOUS !
Christiane
Re: Choisissons la joie.
Publié : mer. 18 août 2010, 15:47
par La Chartreuse
Les gens profonds sont ceux qui se donnent la peine d'aller au fond des vérités de sens commun, des vérités dont tout le monde vit du matin au soir, mais presque inconsciemment, sans jamais se demander d'où elles viennent, ni jusqu'où elles vont. Vous pouvez passez votre vie à creuser cette vérité toute simple: Sans amour, pas de joie!
La joie est le moteur principal de notre âme.
Re: Choisissons la joie.
Publié : mer. 18 août 2010, 19:09
par Griffon
christiane a écrit :Ce matin en me levant, je choisis la joie. Non pas celle qui est liée au plaisir du moment, superficielle, mais la JOIE profonde qui devrait m'habiter constamment. Tout d'abord, je n'attends pas tout des hommes, mais j'attends tout de Dieu. Bien sûr, je prends la responsabilité de ma vie, mais je fais toutes choses, grandes ou petites, avec le Seigneur.
Je pense que la JOIE s'apprend. Celle du chrétien est d'entrer dans la vraie béatitude qui retourne les situations en bien. Seigneur, je regarde au plus profond de mon coeur pour y découvrir tes cadeaux.
PRENEZ SOIN DE VOUS !
Christiane
Bonjour Christiane,
J'ai peur de dire quelque chose.
J'apprécie trop cette petite chronique quotidienne pour prendre le risque de l'interrompre.
Et pourtant, je voudrais ajouter un petit quelque chose.
Tu penses que la JOIE s'apprend.
Oui et non.... je voudrais préciser.
La joie dont tu parles est un cadeau de Dieu, un fruit de l'Esprit.
Je m'en rends vraiment compte lorsque je regarde Saint Etienne pendant sa lapidation.
Son coeur est rempli de joie à la vision de Jésus, à la droite du Père.
Il n'y a pas d'apprentissage au sens habituel du mot, avec un effort à produire.
Plutôt que de parler l'apprentissage, je dirais qu'il faut se mettre en condition d'accueillir.
La clé se trouve dans l'abandon et la reconnaissance.
Mais, c'est vrai, la plupart d'entre nous, nous devons ré-apprendre à devenir petit enfant, le petit enfant de Dieu.
Que le Seigneur te bénisse,
Griffon.
Re: Choisissons la joie.
Publié : mer. 18 août 2010, 19:16
par christiane
Merci, Griffon, pour cette mise au point salutaire.
J'éprouve chaque jour une belle gaîté, mais la VRAIE JOIE que nenni ! Je vais maintenant lire sur le net la vie de saint Etienne que je ne connais pas du tout.
Mais plus je deviendrai petite, plus je rayonnerai Dieu dans la JOIE.
Je te souhaite une magnifique soirée.
Christiane
Re: Choisissons la joie.
Publié : mer. 18 août 2010, 19:41
par Griffon
Eh bien, christiane,
J'ai peut-être une nouvelle pas tellement plaisante pour toi.
J'ai tant de joie à te lire, je sens bien que cela ne vient pas de l'alignement des mots sur l'écran.
Tu rayonnes. En tout cas, moi, je le ressens comme cela.
La joie étant un don, nous ne le recevons pas tous.
Du moins, pas tous avec la même source jaillissante et débordante au fond du coeur.
Certains êtres ont la particularité de tout donner directement.
Ils ne ressentent pas eux-même la joie, mais ils la communiquent, au moins aux âmes, de ceux qu'ils côtoient.
Ce qui fait que les gens, sans même savoir pourquoi, aiment leur rester proches.
Par ailleurs, si on ne ressent pas la joie, cela ne veut pas dire qu'elle n'est pas en nous.
Tu parles de la gaité, cela peut manifester la joie intérieure vécue au fond de l'âme.
Cette joie jaillira au bon moment.
(l'un de ceux-ci est le moment de la rencontre avec notre Jésus à notre mort)
Porte-toi bien,
Griffon.
Re: Choisissons la joie.
Publié : mer. 18 août 2010, 20:10
par Alex2
Christiane a écrit :Mais plus je deviendrai petite, plus je rayonnerai Dieu dans la JOIE.
Merci à vous pour cette phrase que je trouve magnifique!
Je la méditerai ce soir!
Alex
Re: Choisissons la joie.
Publié : jeu. 19 août 2010, 16:49
par Griffon
christiane a écrit :Je vais maintenant lire sur le net la vie de saint Etienne que je ne connais pas du tout.
Chère Christiane,
Je te devais bien ceci, en Actes 7 (pour la mort, il faut aller tout en bas... :-) :
- [+] Texte masqué
- L’histoire d’Étienne
8 Étienne jouissait d’une plénitude de grâce et de puissance, il opérait parmi le peuple des choses prodigieuses, de grands miracles. 9 Il rencontra de l’opposition de la part de la synagogue dite des Affranchis, des Cyrénéens et des Alexandrins, ainsi que d’autres de Cilicie et d’Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne, 10 mais ils ne pouvaient pas résister à la sagesse et à l’Esprit qui le faisaient parler.
11 Alors ils se trouvèrent des hommes pour l’accuser en ces termes :
— “Nous avons entendu ses blasphèmes contre Moïse et contre Dieu.”
12 Puis ils mobilisèrent le peuple, les Anciens et les maîtres de la Loi ; ils arrivèrent à l’improviste, ils l’enlevèrent et le traînèrent devant le Sanhédrin. 13 Là se présentèrent de faux témoins qui dirent :
— “Cet homme n’arrête pas de parler contre le Lieu Saint et contre la Loi. 14 Il dit, nous l’avons entendu, que Jésus le Nazôréen détruira ce lieu et changera les coutumes que nous avons reçues de Moïse.”
15 À ce moment tous dans le Sanhédrin se tournèrent vers lui : son visage était comme celui d’un ange.
7
1 Le grand prêtre lui demanda :
— “Les choses sont-elles ainsi ?”
2 Il répondit :
— “Frères et pères, écoutez ! Le Dieu de gloire est apparu à notre père Abraham quand il était en Mésopotamie, avant qu’il n’aille vivre à Harrân. 3 Il lui a dit : Quitte ton pays et ta parenté et va vers la terre que je te donnerai. 4 C’est alors qu’il a quitté la Kaldée pour vivre à Harrân.
“Après la mort de son père, Dieu l’a fait émigrer vers le pays où vous habitez à présent. 5 Il ne lui a donné aucun domaine en ce pays, pas même de quoi poser son pied, mais il lui a promis cette terre : il devait la lui donner en propriété, comme à sa descendance après lui. Mais de fait il était sans enfants.
6 “Dieu lui a parlé ainsi : Tes descendants vivront tels des émigrés sur une terre étrangère. Durant 400 ans ils seront maltraités et feront un travail d’esclaves. 7 Mais, dit encore Dieu, je jugerai la nation qui les aura maintenus en servitude. Après quoi ils en sortiront et viendront m’adorer en ce lieu.”
8 “C’est à lui que Dieu a donné l’alliance de la circoncision. Après avoir engendré Isaac, il le circoncit le huitième jour ; Isaac a fait de même pour Jacob, et Jacob pour les douze patriarches.
9 “Les patriarches devinrent jaloux de Joseph et le firent emmener en Égypte. Mais Dieu était avec lui : 10 il le libéra de toutes ses épreuves et lui donna grâce et sagesse aux yeux de Pharaon, roi d’Égypte. Celui-ci fit de lui le gouverneur de l’Égypte et de toute sa propre maison. 11 Survint une famine en Égypte et en Canaan ; l’épreuve fut telle que nos pères ne trouvaient plus à manger. 12 Jacob apprit qu’il y avait du blé en Égypte et il y envoya nos pères une première fois. 13 C’est à la deuxième fois que Joseph se fit reconnaître de ses frères. Le Pharaon connut alors la race de Joseph. 14 Puis Joseph fit appeler son père Jacob et toute sa famille, au nombre de 75 personnes. 15 Jacob descendit en Égypte et il y mourut, nos pères également. 16 On les fit ramener à Sichem et déposer dans le sépulcre qu’Abraham avait acheté à prix d’argent aux fils de Hamor, à Sichem.
17 “Le terme approchait pour la promesse que Dieu avait jurée à Abraham. Le peuple se développait et foisonnait en Égypte 18 lorsque arriva un autre roi qui ne connaissait pas Joseph. 19 Il vit notre race d’un mauvais œil et fit tout pour nuire à nos pères, leur faisant abandonner leurs bébés pour qu’ils n’aient plus de descendance. 20 C’est à ce moment que Moïse est né, celui qui était cher à Dieu. Durant trois mois il fut élevé dans la maison de son père, 21 et quand on l’exposa, il fut recueilli par la fille de Pharaon qui l’éleva comme son fils. 22 Moïse fut instruit de tout le savoir des Égyptiens : il était très doué pour la parole et pour l’action.
23 “Il avait déjà passé l’âge de quarante ans lorsque l’idée lui vint de visiter ses frères, les fils d’Israël. 24 Voyant comment on maltraitait l’un d’eux, il voulut le défendre et rendit la pareille à celui qui abusait de lui : il fit périr l’Égyptien.
25 “Ses frères allaient-ils comprendre que par sa main Dieu leur offrait le salut ? Moïse le croyait. De fait ils ne comprirent pas. 26 Le jour suivant il les vit qui se battaient entre eux et il essaya de ramener la paix : “Vous êtes frères !” leur dit-il, “pourquoi vous faire du mal l’un à l’autre ? 27 Mais celui qui maltraitait son prochain s’y refusa : Qui t’a fait notre chef ou notre juge ? 28 Veux-tu me tuer comme tu as tué hier l’Égyptien ? 29 En entendant cela, Moïse prit la fuite et s’en alla demeurer au pays de Madian. Là il eut deux fils.
30 “Quarante ans déjà s’étaient écoulés lorsque, dans le désert du mont Sinaï, un ange lui apparut dans les flammes d’un buisson en feu. 31 Moïse fut très intrigué par ce qu’il voyait. Comme il s’approchait pour mieux se rendre compte, il y eut une voix du Seigneur : 32 Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Moïse ressentait une telle crainte qu’il n’osait plus regarder. 33 le Seigneur lui dit alors : Enlève les sandales que tu as aux pieds, car le lieu où tu te trouves est une terre sainte. 34 J’ai vu comment on maltraite mon peuple en Égypte, j’ai entendu leurs gémissements et je suis descendu pour les délivrer. Va, je te renvoie en Égypte.
35 “Ce Moïse qu’ils avaient renié, à qui ils avaient dit : “Qui t’a fait chef et juge ?” c’était lui que Dieu leur envoyait comme chef et libérateur, avec l’appui de l’ange qui lui était apparu dans le buisson. 36 C’est lui qui les a fait sortir, qui a opéré signes et prodiges au pays d’Égypte, à la Mer Rouge et au désert durant quarante années. 37 C’est ce même Moïse qui a dit aux fils d’Israël : Le Seigneur fera se lever d’entre vos frères un prophète comme moi. 38 C’est lui qui était avec nos pères à l’assemblée du désert, avec l’ange qui lui parlait sur le mont Sinaï ; et il a reçu les paroles vivantes pour nous les donner.
39 “Nos pères ne voulaient pas l’écouter, ils se rebellaient et ne pensaient qu’à retourner en Égypte. 40 Ils dirent même à Aaron : Fais-nous des dieux qui marchent à notre tête, car ce Moïse qui nous a fait sortir d’Égypte, nous ne savons pas ce qui lui est arrivé. 41 C’est alors qu’ils firent le veau : ils offrirent un sacrifice à l’idole et firent leur bonheur de l’œuvre de leurs mains.
42 “Dieu détourna son visage et les laissa rendre un culte à l’armée du ciel, comme il est écrit au livre des Prophètes : M’avez-vous offert victimes et sacrifices durant les quarante années au désert, maison d’Israël ? 43 Vous portiez la tente de Molok et l’étoile de Rafa votre dieu, les images que vous aviez faites pour vous incliner devant elles. C’est pourquoi je vous déménagerai au-delà de Babylone.
44 “Nos pères avaient au désert la Tente du Témoignage ; celui qui parlait à Moïse lui avait ordonné de la faire selon le modèle qu’il avait vu. 45 Après l’avoir reçue, nos pères l’introduisirent avec Josué quand ils dépossédèrent les nations que Dieu chassait devant eux. Rien ne changea jusqu’au temps de David. 46 David jouissait de la faveur de Dieu et voulut lui procurer un lieu de repos dans la maison de Jacob. 47 De fait, ce fut Salomon qui lui construisit ce Temple.
48 “Mais le Très-Haut n’habite pas des constructions humaines ; le prophète l’a dit : 49 Le ciel est mon trône et la terre est mon marchepied ; quelle maison pourriez-vous me construire ? dit le Seigneur. Ai-je besoin d’un lieu de repos ? 50 N’est-ce pas ma main qui a fait tout cela ?
51 “Mais vraiment vous avez la nuque raide ! La circoncision n’a pas touché vos cœurs ni vos oreilles, et toujours vous résistez à l’Esprit Saint. Vous faites exactement comme vos pères : 52 quel est le prophète qu’ils n’ont pas persécuté ? Ils ont tué ceux qui annonçaient la mort du Juste, et c’est vous maintenant qui l’avez livré et tué. 53 Déjà vous aviez reçu une loi préparée par les anges, et vous ne l’avez pas observée !”
La mort d’Étienne
54 En entendant ces paroles d’Étienne, ils frémissaient de rage contre lui et grinçaient des dents. 55 C’est alors qu’Étienne fut rempli de l’Esprit Saint, il leva son regard vers le ciel et il vit Jésus siégeant à la droite de Dieu. 56 Il s’écria :
— “Je vois les cieux ouverts et le Fils de l’Homme placé à la droite de Dieu !”
57 Ils se bouchèrent les oreilles et commencèrent à pousser de grands cris. Tous ensemble ils se jetèrent sur lui. 58 On le conduisit hors de la ville et on commença à lui jeter des pierres. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme du nom de Saul.
59 Pendant qu’on le tuait à coups de pierres, Étienne faisait cette prière :
— “Seigneur Jésus, reçois mon esprit.”
60 Il se mit à genoux et cria d’une voix forte :
— “Seigneur, ne leur tiens pas compte de ce péché !”
Après quoi il s’endormit dans le Seigneur.
Magnifique soirée à toi,
Griffon.
Re: Choisissons la joie.
Publié : jeu. 19 août 2010, 18:22
par etienne lorant
Saint Paul, dans son Epître aux Galates (chapitre 5) parle des dons de l'Esprit, qui sont riches et variés et dont la Joie fait partie: Puisque la vie dans l'Esprit est une alliance entre l'homme et Dieu, se donner à l'Esprit va attirer en retour l'Esprit Lui-même et : " Voici ce que produit l'Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi. Face à tout cela, il n'y a plus de loi qui tienne. Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses tendances égoïstes. Puisque l'Esprit nous fait vivre, laissons-nous conduire par l'Esprit."
La Joie
Publié : jeu. 07 oct. 2010, 18:55
par etienne lorant
"Votre coeur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l'enlèvera" (Jn 16:22)
Cette joie apparaîtra, pour ne plus jamais s'estomper, "le jour ou je vous reverrai", dit Jésus. Cette joie, j'en ai vécu à partir du jour de ma conversion, j'en ai vécu en espérance, jour après jour; elle a disparu parfois pour réapparaître soudainement. Je savais que je la retrouverais toujours à l'Eucharistie (même lorsqu'elle ne ressemblait plus qu'à un mince filet d'eau pure et limpide s'écoulant entre les parois massives érigées par mon ego) - mais aussi par la grâce de l'Esprit Saint quand j'avais à accomplir certaines tâches pénibles ou exigeantes.
Cette joie, je l'ai encore, elle est comme une arme secrète, car au moment où je suis le plus abattu, si je me tourne vers le Seigneur, c'est à ce moment que je me relève et que je marche. Cette joie, telle qu'elle est aujourd'hui, qui me la prendrait - pourvu que je n'y renonce pas, puisque moi-même je ne la possède pas, mais je tends à lui appartenir ?
De jour en jour, je découvre des dizaines de raisons, toutes plus solides les unes que les autres, de considérer que l'homme n'est plus réconciliable avec son prochain. Mais, systématiquement, d'un instant à l'autre la joie bouscule ces raisons, les renverse et les disperse. La joie, c'est ce feu que Jésus est venu allumer sur la terre !
Re: La Joie
Publié : jeu. 07 oct. 2010, 23:26
par Petit Matthieu
Le monde nous écœure, nous dégoûte facilement et quotidiennement, on peut avoir de nombreuses raisons de vouloir ne plus en être. Et je vous rejoins Etienne en disant que ces raisons sont bien valables. En effet, comment ne pas être révolté par les injustices, la froideur de l'homme face à la misère des autres, la bêtise de certains, le mépris et l'arrogance des autres...et hélas de nous mêmes !
Et le miracle, c'est que Jésus nous dit d'être en joie, d'exulter, d'être apaisé et repus ici même où nous sommes souffrants, impotents et en rage, bourreaux et victimes.
Dieu soit loué ! Je le connais ! Dieu soit loué !
Vive la joie !
Publié : mer. 10 nov. 2010, 7:38
par christiane
"Lorsque vous sortez du confessionnal, vous êtes en état de grâce. Eh bien, que voulez-vous, il n'y paraît pas beaucoup ! Nous nous demandons ce que vous faites de la grâce de Dieu. Ne devrait-elle pas rayonner de vous ? Où diable cachez-vous votre joie ?"
BERNANOS
Re: Vive la joie !
Publié : mer. 10 nov. 2010, 18:35
par Griffon
Ben,... Christiane,
On ne va pas non plus se forcer à paraître joyeux, oui ?
Certains sont si déconnectés de leur âme qu'ils ont appris à vivre comme s'ils n'en avaient pas.
Comment faire dans ce cas ?
D'abord, ne pas l'étrangler en vivant à l'encontre de sa conscience.
Ensuite, prendre bien conscience qu'on en a.
Exemple : regarder un ciel étoilé, marcher en forêt, contempler un beau paysage, prendre un bébé dans les bras,...
Et surtout, prier, pratiquer les sacrements et l'adoration !
Cela va irriguer notre âme qui pourra se déployer et nous communiquer sa joie de retrouver la vie.
Cordialement,
Griffon.
Portons la joie
Publié : dim. 30 janv. 2011, 6:41
par christiane
Comme saint Christophe, nous portons le Christ, et je peux même dire que nous sommes porteurs de vie éternelle. Nous traversons les difficultés de la vie et NOUS AIDONS LES AUTRES A FAIRE DE MEME.
Nous sommes TOUS porteurs de la béatitude infinie. Nous sommes des passeurs, des messagers de la Bonne Nouvelle.
Seigneur, ce matin, je chante tes louanges.
Christiane
Re: Portons la joie
Publié : dim. 06 févr. 2011, 12:46
par Bip1
Chère Christiane
Si vous chantez comme vous écrivez , vous êtes le phénix des hôtes de ce forum !