La vraie joie
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Forum d'échange entre chrétiens sur la façon de vivre l'Évangile au quotidien, dans chacun des domaines de l'existence
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: La vraie joie
La joie parfaite selon Saint François d'Assise
Comment Saint François, cheminant avec frère Léon, lui exposa ce qu'est la joie parfaite.
Comme saint François allait une fois de Pérouse à Sainte Marie des Anges avec frère Léon, au temps d'hiver, et que le froid très vif le faisait beaucoup souffrir, il appela frère Léon qui marchait un peu en avant, et parla ainsi : « O frère Léon, alors même que les frères Mineurs donneraient en tout pays un grand exemple de sainteté et de bonne édification, néanmoins écris et note avec soin que là n'est pas point la joie parfaite. »
Et saint François allant plus loin l'appela une seconde fois : « O frère Léon, quand même le frère Mineur ferait voir les aveugles, redresserait les contrefaits, chasserait les démons, rendrait l'ouïe aux sourds, la marche aux boiteux, la parole aux muets et, ce qui est un plus grand miracle, ressusciterait des morts de quatre jours, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite. »
Marchant encore un peu, saint François s'écria d'une voix forte : « O frère Léon, si le frère Mineur savait toutes les langues et toutes les sciences et toutes les Écritures, en sorte qu'il saurait prophétiser et révéler non seulement les choses futures, mais même les secrets des consciences et des âmes, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite. »
Allant un peu plus loin, saint François appela encore d'une voix forte : « O frère Léon, petite brebis de Dieu, quand même le frère parlerait la langue des Anges et saurait le cours des astres et les vertus des herbes, et que lui seraient révélés tous les trésors de la terre, et qu'il connaîtrait les vertus des oiseaux et des poissons, de tous les animaux et des hommes, des arbres et des pierres, des racines et des eaux, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite. »
Et faisant encore un peu de chemin, saint François appela d'une voix forte : « O frère Léon, quand même le frère Mineur saurait si bien prêcher qu'il convertirait tous les fidèles à la foi du Christ, écris que là n'est point la joie parfaite. »
Et comme de tels propos avaient bien duré pendant deux milles, frère Léon, fort étonné, l'interrogea et dit : « Père, je te prie, de la part de Dieu, de me dire où est la joie parfaite. » et saint François lui répondit : « Quand nous arriverons à Sainte-Marie-des-Anges, ainsi trempés par la pluie et glacés par le froid, souillés de boue et tourmentés par la faim, et que nous frapperons à la porte du couvent, et que le portier viendra en colère et dira : « Qui êtes-vous ? » et que nous lui répondrons : « Nous sommes deux de vos frères », et qu'il dira : « Vous ne dites pas vrai, vous êtes même deux ribauds qui allez trompant le monde et volant les aumônes des pauvres ; allez-vous en » ; et quand il ne nous ouvrira pas et qu'il nous fera rester dehors dans la neige et la pluie, avec le froid et la faim, jusqu'à la nuit, alors si nous supportons avec patience, sans trouble et sans murmurer contre lui, tant d'injures et tant de cruauté et tant de rebuffades, et si nous pensons avec humilité et charité que ce portier nous connaît véritablement, et que Dieu le fait parler contre nous, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite.
Et si nous persistons à frapper, et qu'il sorte en colère, et qu'il nous chasse comme des vauriens importuns, avec force vilenies et soufflets en disant : « Allez-vous-en d'ici misérables petits voleurs, allez à l'hôpital, car ici vous ne mangerez ni ne logerez », si nous supportons tout cela avec patience, avec allégresse, dans un bon esprit de charité, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite.
Et si nous, contraints pourtant par la faim, et par le froid, et par la nuit, nous frappons encore et appelons et le supplions pour l'amour de Dieu, avec de grands gémissements, de nous ouvrir et de nous faire cependant entrer, et qu'il dise, plus irrité encore : « ceux-ci sont des vauriens importuns, et je vais les payer comme ils le méritent », et s'il sort avec un bâton noueux, et qu'il nous saisisse par le capuchon, et nous jette par terre, et nous roule dans la neige, et nous frappe de tous les noeuds de ce bâton, si tout cela nous le supportons patiemment et avec allégresse, en pensant aux souffrances du Christ béni, que nous devons supporter pour son amour, ô frère Léon, écris qu'en cela est la joie parfaite.
Et enfin, écoute la conclusion, frère Léon : au-dessus de toutes les grâces et dons de l'Esprit-Saint que le Christ accorde à ses amis, il y a celui de se vaincre soi-même, et de supporter volontiers pour l'amour du Christ les peines, les injures, les opprobres et les incommodités ; car de tous les autres dons de Dieu nous ne pouvons nous glorifier, puisqu'ils ne viennent pas de nous, mais de Dieu, selon que dit l'Apôtre : « Qu'as-tu que tu ne l'aies reçu de Dieu ? et si tu l'as reçu de lui, pourquoi t'en glorifies-tu comme si tu l'avais de toi-même ? ». Mais dans la croix de la tribulation et de l'affliction, nous pouvons nous glorifier parce que cela est à nous, c'est pourquoi l'Apôtre dit : « Je ne veux point me glorifier si ce n'est dans la croix de Notre-Seigneur Jésus Christ. »
À qui soit toujours honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen.
Comment Saint François, cheminant avec frère Léon, lui exposa ce qu'est la joie parfaite.
Comme saint François allait une fois de Pérouse à Sainte Marie des Anges avec frère Léon, au temps d'hiver, et que le froid très vif le faisait beaucoup souffrir, il appela frère Léon qui marchait un peu en avant, et parla ainsi : « O frère Léon, alors même que les frères Mineurs donneraient en tout pays un grand exemple de sainteté et de bonne édification, néanmoins écris et note avec soin que là n'est pas point la joie parfaite. »
Et saint François allant plus loin l'appela une seconde fois : « O frère Léon, quand même le frère Mineur ferait voir les aveugles, redresserait les contrefaits, chasserait les démons, rendrait l'ouïe aux sourds, la marche aux boiteux, la parole aux muets et, ce qui est un plus grand miracle, ressusciterait des morts de quatre jours, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite. »
Marchant encore un peu, saint François s'écria d'une voix forte : « O frère Léon, si le frère Mineur savait toutes les langues et toutes les sciences et toutes les Écritures, en sorte qu'il saurait prophétiser et révéler non seulement les choses futures, mais même les secrets des consciences et des âmes, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite. »
Allant un peu plus loin, saint François appela encore d'une voix forte : « O frère Léon, petite brebis de Dieu, quand même le frère parlerait la langue des Anges et saurait le cours des astres et les vertus des herbes, et que lui seraient révélés tous les trésors de la terre, et qu'il connaîtrait les vertus des oiseaux et des poissons, de tous les animaux et des hommes, des arbres et des pierres, des racines et des eaux, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite. »
Et faisant encore un peu de chemin, saint François appela d'une voix forte : « O frère Léon, quand même le frère Mineur saurait si bien prêcher qu'il convertirait tous les fidèles à la foi du Christ, écris que là n'est point la joie parfaite. »
Et comme de tels propos avaient bien duré pendant deux milles, frère Léon, fort étonné, l'interrogea et dit : « Père, je te prie, de la part de Dieu, de me dire où est la joie parfaite. » et saint François lui répondit : « Quand nous arriverons à Sainte-Marie-des-Anges, ainsi trempés par la pluie et glacés par le froid, souillés de boue et tourmentés par la faim, et que nous frapperons à la porte du couvent, et que le portier viendra en colère et dira : « Qui êtes-vous ? » et que nous lui répondrons : « Nous sommes deux de vos frères », et qu'il dira : « Vous ne dites pas vrai, vous êtes même deux ribauds qui allez trompant le monde et volant les aumônes des pauvres ; allez-vous en » ; et quand il ne nous ouvrira pas et qu'il nous fera rester dehors dans la neige et la pluie, avec le froid et la faim, jusqu'à la nuit, alors si nous supportons avec patience, sans trouble et sans murmurer contre lui, tant d'injures et tant de cruauté et tant de rebuffades, et si nous pensons avec humilité et charité que ce portier nous connaît véritablement, et que Dieu le fait parler contre nous, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite.
Et si nous persistons à frapper, et qu'il sorte en colère, et qu'il nous chasse comme des vauriens importuns, avec force vilenies et soufflets en disant : « Allez-vous-en d'ici misérables petits voleurs, allez à l'hôpital, car ici vous ne mangerez ni ne logerez », si nous supportons tout cela avec patience, avec allégresse, dans un bon esprit de charité, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite.
Et si nous, contraints pourtant par la faim, et par le froid, et par la nuit, nous frappons encore et appelons et le supplions pour l'amour de Dieu, avec de grands gémissements, de nous ouvrir et de nous faire cependant entrer, et qu'il dise, plus irrité encore : « ceux-ci sont des vauriens importuns, et je vais les payer comme ils le méritent », et s'il sort avec un bâton noueux, et qu'il nous saisisse par le capuchon, et nous jette par terre, et nous roule dans la neige, et nous frappe de tous les noeuds de ce bâton, si tout cela nous le supportons patiemment et avec allégresse, en pensant aux souffrances du Christ béni, que nous devons supporter pour son amour, ô frère Léon, écris qu'en cela est la joie parfaite.
Et enfin, écoute la conclusion, frère Léon : au-dessus de toutes les grâces et dons de l'Esprit-Saint que le Christ accorde à ses amis, il y a celui de se vaincre soi-même, et de supporter volontiers pour l'amour du Christ les peines, les injures, les opprobres et les incommodités ; car de tous les autres dons de Dieu nous ne pouvons nous glorifier, puisqu'ils ne viennent pas de nous, mais de Dieu, selon que dit l'Apôtre : « Qu'as-tu que tu ne l'aies reçu de Dieu ? et si tu l'as reçu de lui, pourquoi t'en glorifies-tu comme si tu l'avais de toi-même ? ». Mais dans la croix de la tribulation et de l'affliction, nous pouvons nous glorifier parce que cela est à nous, c'est pourquoi l'Apôtre dit : « Je ne veux point me glorifier si ce n'est dans la croix de Notre-Seigneur Jésus Christ. »
À qui soit toujours honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
christiane
- Tribunus plebis

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- Inscription : sam. 13 déc. 2008, 18:43
Choisissons la joie.
Ce matin en me levant, je choisis la joie. Non pas celle qui est liée au plaisir du moment, superficielle, mais la JOIE profonde qui devrait m'habiter constamment. Tout d'abord, je n'attends pas tout des hommes, mais j'attends tout de Dieu. Bien sûr, je prends la responsabilité de ma vie, mais je fais toutes choses, grandes ou petites, avec le Seigneur.
Je pense que la JOIE s'apprend. Celle du chrétien est d'entrer dans la vraie béatitude qui retourne les situations en bien. Seigneur, je regarde au plus profond de mon coeur pour y découvrir tes cadeaux.
PRENEZ SOIN DE VOUS !
Christiane
Je pense que la JOIE s'apprend. Celle du chrétien est d'entrer dans la vraie béatitude qui retourne les situations en bien. Seigneur, je regarde au plus profond de mon coeur pour y découvrir tes cadeaux.
PRENEZ SOIN DE VOUS !
Christiane
- La Chartreuse
- Rector provinciæ

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- Inscription : mar. 17 nov. 2009, 16:53
- Localisation : Canada
Re: Choisissons la joie.
Les gens profonds sont ceux qui se donnent la peine d'aller au fond des vérités de sens commun, des vérités dont tout le monde vit du matin au soir, mais presque inconsciemment, sans jamais se demander d'où elles viennent, ni jusqu'où elles vont. Vous pouvez passez votre vie à creuser cette vérité toute simple: Sans amour, pas de joie!
La joie est le moteur principal de notre âme.
La joie est le moteur principal de notre âme.
Amicalement
La Chartreuse
Je suis soldat du Christ, si la Vérité est attaquée je parlerai, je tiendrai haut et ferme l'étendard de la foi, l'étendard de mon Dieu.
La Chartreuse
Je suis soldat du Christ, si la Vérité est attaquée je parlerai, je tiendrai haut et ferme l'étendard de la foi, l'étendard de mon Dieu.
Re: Choisissons la joie.
Bonjour Christiane,christiane a écrit :Ce matin en me levant, je choisis la joie. Non pas celle qui est liée au plaisir du moment, superficielle, mais la JOIE profonde qui devrait m'habiter constamment. Tout d'abord, je n'attends pas tout des hommes, mais j'attends tout de Dieu. Bien sûr, je prends la responsabilité de ma vie, mais je fais toutes choses, grandes ou petites, avec le Seigneur.
Je pense que la JOIE s'apprend. Celle du chrétien est d'entrer dans la vraie béatitude qui retourne les situations en bien. Seigneur, je regarde au plus profond de mon coeur pour y découvrir tes cadeaux.
PRENEZ SOIN DE VOUS !
Christiane
J'ai peur de dire quelque chose.
J'apprécie trop cette petite chronique quotidienne pour prendre le risque de l'interrompre.
Et pourtant, je voudrais ajouter un petit quelque chose.
Tu penses que la JOIE s'apprend.
Oui et non.... je voudrais préciser.
La joie dont tu parles est un cadeau de Dieu, un fruit de l'Esprit.
Je m'en rends vraiment compte lorsque je regarde Saint Etienne pendant sa lapidation.
Son coeur est rempli de joie à la vision de Jésus, à la droite du Père.
Il n'y a pas d'apprentissage au sens habituel du mot, avec un effort à produire.
Plutôt que de parler l'apprentissage, je dirais qu'il faut se mettre en condition d'accueillir.
La clé se trouve dans l'abandon et la reconnaissance.
Mais, c'est vrai, la plupart d'entre nous, nous devons ré-apprendre à devenir petit enfant, le petit enfant de Dieu.
Que le Seigneur te bénisse,
Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
O Jésus, pour Te suivre.
-
christiane
- Tribunus plebis

- Messages : 1029
- Inscription : sam. 13 déc. 2008, 18:43
Re: Choisissons la joie.
Merci, Griffon, pour cette mise au point salutaire.
J'éprouve chaque jour une belle gaîté, mais la VRAIE JOIE que nenni ! Je vais maintenant lire sur le net la vie de saint Etienne que je ne connais pas du tout.
Mais plus je deviendrai petite, plus je rayonnerai Dieu dans la JOIE.
Je te souhaite une magnifique soirée.
Christiane
J'éprouve chaque jour une belle gaîté, mais la VRAIE JOIE que nenni ! Je vais maintenant lire sur le net la vie de saint Etienne que je ne connais pas du tout.
Mais plus je deviendrai petite, plus je rayonnerai Dieu dans la JOIE.
Je te souhaite une magnifique soirée.
Christiane
Re: Choisissons la joie.
Eh bien, christiane,
J'ai peut-être une nouvelle pas tellement plaisante pour toi.
J'ai tant de joie à te lire, je sens bien que cela ne vient pas de l'alignement des mots sur l'écran.
Tu rayonnes. En tout cas, moi, je le ressens comme cela.
La joie étant un don, nous ne le recevons pas tous.
Du moins, pas tous avec la même source jaillissante et débordante au fond du coeur.
Certains êtres ont la particularité de tout donner directement.
Ils ne ressentent pas eux-même la joie, mais ils la communiquent, au moins aux âmes, de ceux qu'ils côtoient.
Ce qui fait que les gens, sans même savoir pourquoi, aiment leur rester proches.
Par ailleurs, si on ne ressent pas la joie, cela ne veut pas dire qu'elle n'est pas en nous.
Tu parles de la gaité, cela peut manifester la joie intérieure vécue au fond de l'âme.
Cette joie jaillira au bon moment.
(l'un de ceux-ci est le moment de la rencontre avec notre Jésus à notre mort)
Porte-toi bien,
Griffon.
J'ai peut-être une nouvelle pas tellement plaisante pour toi.
J'ai tant de joie à te lire, je sens bien que cela ne vient pas de l'alignement des mots sur l'écran.
Tu rayonnes. En tout cas, moi, je le ressens comme cela.
La joie étant un don, nous ne le recevons pas tous.
Du moins, pas tous avec la même source jaillissante et débordante au fond du coeur.
Certains êtres ont la particularité de tout donner directement.
Ils ne ressentent pas eux-même la joie, mais ils la communiquent, au moins aux âmes, de ceux qu'ils côtoient.
Ce qui fait que les gens, sans même savoir pourquoi, aiment leur rester proches.
Par ailleurs, si on ne ressent pas la joie, cela ne veut pas dire qu'elle n'est pas en nous.
Tu parles de la gaité, cela peut manifester la joie intérieure vécue au fond de l'âme.
Cette joie jaillira au bon moment.
(l'un de ceux-ci est le moment de la rencontre avec notre Jésus à notre mort)
Porte-toi bien,
Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
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Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
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Re: Choisissons la joie.
Merci à vous pour cette phrase que je trouve magnifique!Christiane a écrit :Mais plus je deviendrai petite, plus je rayonnerai Dieu dans la JOIE.
Je la méditerai ce soir!
Alex
Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haissent, bénissez ceux qui vous maudissent et priez pour ceux qui vous maltraitent.
Re: Choisissons la joie.
Chère Christiane,christiane a écrit :Je vais maintenant lire sur le net la vie de saint Etienne que je ne connais pas du tout.
Je te devais bien ceci, en Actes 7 (pour la mort, il faut aller tout en bas... :-) :
Magnifique soirée à toi,
Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
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Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Choisissons la joie.
Saint Paul, dans son Epître aux Galates (chapitre 5) parle des dons de l'Esprit, qui sont riches et variés et dont la Joie fait partie: Puisque la vie dans l'Esprit est une alliance entre l'homme et Dieu, se donner à l'Esprit va attirer en retour l'Esprit Lui-même et : " Voici ce que produit l'Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi. Face à tout cela, il n'y a plus de loi qui tienne. Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses tendances égoïstes. Puisque l'Esprit nous fait vivre, laissons-nous conduire par l'Esprit."
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La Joie
"Votre coeur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l'enlèvera" (Jn 16:22)
Cette joie apparaîtra, pour ne plus jamais s'estomper, "le jour ou je vous reverrai", dit Jésus. Cette joie, j'en ai vécu à partir du jour de ma conversion, j'en ai vécu en espérance, jour après jour; elle a disparu parfois pour réapparaître soudainement. Je savais que je la retrouverais toujours à l'Eucharistie (même lorsqu'elle ne ressemblait plus qu'à un mince filet d'eau pure et limpide s'écoulant entre les parois massives érigées par mon ego) - mais aussi par la grâce de l'Esprit Saint quand j'avais à accomplir certaines tâches pénibles ou exigeantes.
Cette joie, je l'ai encore, elle est comme une arme secrète, car au moment où je suis le plus abattu, si je me tourne vers le Seigneur, c'est à ce moment que je me relève et que je marche. Cette joie, telle qu'elle est aujourd'hui, qui me la prendrait - pourvu que je n'y renonce pas, puisque moi-même je ne la possède pas, mais je tends à lui appartenir ?
De jour en jour, je découvre des dizaines de raisons, toutes plus solides les unes que les autres, de considérer que l'homme n'est plus réconciliable avec son prochain. Mais, systématiquement, d'un instant à l'autre la joie bouscule ces raisons, les renverse et les disperse. La joie, c'est ce feu que Jésus est venu allumer sur la terre !
Cette joie apparaîtra, pour ne plus jamais s'estomper, "le jour ou je vous reverrai", dit Jésus. Cette joie, j'en ai vécu à partir du jour de ma conversion, j'en ai vécu en espérance, jour après jour; elle a disparu parfois pour réapparaître soudainement. Je savais que je la retrouverais toujours à l'Eucharistie (même lorsqu'elle ne ressemblait plus qu'à un mince filet d'eau pure et limpide s'écoulant entre les parois massives érigées par mon ego) - mais aussi par la grâce de l'Esprit Saint quand j'avais à accomplir certaines tâches pénibles ou exigeantes.
Cette joie, je l'ai encore, elle est comme une arme secrète, car au moment où je suis le plus abattu, si je me tourne vers le Seigneur, c'est à ce moment que je me relève et que je marche. Cette joie, telle qu'elle est aujourd'hui, qui me la prendrait - pourvu que je n'y renonce pas, puisque moi-même je ne la possède pas, mais je tends à lui appartenir ?
De jour en jour, je découvre des dizaines de raisons, toutes plus solides les unes que les autres, de considérer que l'homme n'est plus réconciliable avec son prochain. Mais, systématiquement, d'un instant à l'autre la joie bouscule ces raisons, les renverse et les disperse. La joie, c'est ce feu que Jésus est venu allumer sur la terre !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Petit Matthieu
- Pater civitatis

- Messages : 1528
- Inscription : lun. 02 févr. 2009, 20:23
- Conviction : catholique
- Localisation : Paris
Re: La Joie
Le monde nous écœure, nous dégoûte facilement et quotidiennement, on peut avoir de nombreuses raisons de vouloir ne plus en être. Et je vous rejoins Etienne en disant que ces raisons sont bien valables. En effet, comment ne pas être révolté par les injustices, la froideur de l'homme face à la misère des autres, la bêtise de certains, le mépris et l'arrogance des autres...et hélas de nous mêmes !
Et le miracle, c'est que Jésus nous dit d'être en joie, d'exulter, d'être apaisé et repus ici même où nous sommes souffrants, impotents et en rage, bourreaux et victimes.
Dieu soit loué ! Je le connais ! Dieu soit loué !
Et le miracle, c'est que Jésus nous dit d'être en joie, d'exulter, d'être apaisé et repus ici même où nous sommes souffrants, impotents et en rage, bourreaux et victimes.
Dieu soit loué ! Je le connais ! Dieu soit loué !
"Ce n’est que pour ton amour, pour ton amour seul, que les pauvres te pardonneront le pain que tu leur donnes."
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
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christiane
- Tribunus plebis

- Messages : 1029
- Inscription : sam. 13 déc. 2008, 18:43
Vive la joie !
"Lorsque vous sortez du confessionnal, vous êtes en état de grâce. Eh bien, que voulez-vous, il n'y paraît pas beaucoup ! Nous nous demandons ce que vous faites de la grâce de Dieu. Ne devrait-elle pas rayonner de vous ? Où diable cachez-vous votre joie ?"
BERNANOS
BERNANOS
Re: Vive la joie !
Ben,... Christiane,
On ne va pas non plus se forcer à paraître joyeux, oui ?
Certains sont si déconnectés de leur âme qu'ils ont appris à vivre comme s'ils n'en avaient pas.
Comment faire dans ce cas ?
D'abord, ne pas l'étrangler en vivant à l'encontre de sa conscience.
Ensuite, prendre bien conscience qu'on en a.
Exemple : regarder un ciel étoilé, marcher en forêt, contempler un beau paysage, prendre un bébé dans les bras,...
Et surtout, prier, pratiquer les sacrements et l'adoration !
Cela va irriguer notre âme qui pourra se déployer et nous communiquer sa joie de retrouver la vie.
Cordialement,
Griffon.
On ne va pas non plus se forcer à paraître joyeux, oui ?
Certains sont si déconnectés de leur âme qu'ils ont appris à vivre comme s'ils n'en avaient pas.
Comment faire dans ce cas ?
D'abord, ne pas l'étrangler en vivant à l'encontre de sa conscience.
Ensuite, prendre bien conscience qu'on en a.
Exemple : regarder un ciel étoilé, marcher en forêt, contempler un beau paysage, prendre un bébé dans les bras,...
Et surtout, prier, pratiquer les sacrements et l'adoration !
Cela va irriguer notre âme qui pourra se déployer et nous communiquer sa joie de retrouver la vie.
Cordialement,
Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
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christiane
- Tribunus plebis

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- Inscription : sam. 13 déc. 2008, 18:43
Portons la joie
Comme saint Christophe, nous portons le Christ, et je peux même dire que nous sommes porteurs de vie éternelle. Nous traversons les difficultés de la vie et NOUS AIDONS LES AUTRES A FAIRE DE MEME.
Nous sommes TOUS porteurs de la béatitude infinie. Nous sommes des passeurs, des messagers de la Bonne Nouvelle.
Seigneur, ce matin, je chante tes louanges.
Christiane
Nous sommes TOUS porteurs de la béatitude infinie. Nous sommes des passeurs, des messagers de la Bonne Nouvelle.
Seigneur, ce matin, je chante tes louanges.
Christiane
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Bip1
- Barbarus

Re: Portons la joie
Chère Christiane
Si vous chantez comme vous écrivez , vous êtes le phénix des hôtes de ce forum !
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