Charles a écrit :jp__34 a écrit :ok merci, en fait j'aurais du assembler mes deux premièers parties
_ les sciences apportent des éléments de réponse
_ mais leur réponse ne sera jamais exhaustive
cordialement
Oui, mais tu traites déjà la seconde partie dans la première. Si tu dis que les sciences n'apportent que des éléments, tu risques de te répéter dans la deuxième partie. D'autre part, dire que leur réponse est insuffisante est déjà bien, si tu dis en plus "ne sera jamais suffisante" il faudra ne pas oublier de prouver le "ne sera jamais".
Si tu regardes les parties que j'ai proposées plus haut, les parties postérieures ajoutent quelque chose qui n'était pas dans les antérieures. Ce qui fait que les deux dissertations proposées "avancent". C'est aussi très important : tu conduis le lecteur, parce que tu "avances". Et la conclusion n'est que le terme naturel de cette avancée, elle commence quelque chose qui vient au-delà du sujet, dans "l'élan" du devoir (de la pensée).
Le défaut du plan que tu proposes est que ton devoir n'avance pas : ta deuxième partie est incluse dans ta première, tu piétines dans la deuxième, et tu auras du mal à conclure. Tu diras trois fois la même chose. Et en plus tu ne peux argumenter la première partie qu'à partir de la deuxième, si tu veux coller à ton titre "apportent des éléments de réponse". Pourquoi des "éléments de réponse" et non pas des réponses fermes ? Parce que... "leur réponse ne sera jamais exhaustive". Tu piétines ou tu tournes en rond... Parce que tu as déjà une réponse toute prête dans la tête et que tu n'as pas assez réfléchi à l'énoncé.
Les parties doivent traiter en chacune d'elles l'intégralité du sujet, la succession des parties (le plan) doit traiter le sujet, tes paragraphes doivent, idée après idée, traiter les parties. Tout cela "avance". Et si tu écris à une femme, cela avancera bien mieux, plus clairement, et avec plus d'élan.
En fait ton "plan" doit plus ressembler à un mode de procéder (comme pour une "manoeuvre" en bateau à voile) qu'à un plan d'architecte. Il ne s'agit pas de coller au hasard des pièces les unes aux autres, la chambre par ici, la cuisine par là, un couloir pourquoi pas, une terrasse devant le salon aussi... d'une façon plane, statique et ennuyeuse. Mais c'est bien plutôt comme pour faire virer de bord un vieux gréement : lofer, garder le foc à contre, faire passer la bôme, choquer le foc, border le foc... La manoeuvre, ça avance, c'est intéressant, ça chauffe les neurones, ça s'emboite et se suit avec intelligence, nécessité et élégance.
(Boris, j'ai été prof de philo et marin dans une vie antérieure ;-) )