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Re: Une spiritualité plus masculine (Mgr Cordileone)
Publié : ven. 28 juin 2013, 9:26
par AdoramusTe
archi a écrit :
Je n'ai pas tout lu et il y aura certainement des points que je ne partage pas, mais bon, l'abbé rappelle notamment ce qu'ont dit ou écrit le RP Bouyer, Mgr Gamber, le Card. Ratzinger, le Card Stickler... Rien que pour ça, ça vaut le coup de les (re)lire.
Personnellement, je pense que la meilleure promotrice de la messe traditionnelle est elle-même.
Il faut en faire l'expérience soi-même pour comprendre ce qui a été perdu et du fossé qui a été volontairement mis entre deux formes.
C'est pourquoi il est plus efficace de la faire découvrir aux autres que de diffuser des argumentaires comme celui de l'abbé Aulagnier.
A mon sens, il vaut mieux lire le livre l'abbé de Servigny, "Orate Fratres", qui ne s'engage pas sur le terrain de la critique de la réforme et laisse le lecteur réfléchir (
viewtopic.php?f=154&t=25565)
Re: Une spiritualité plus masculine (Mgr Cordileone)
Publié : dim. 30 juin 2013, 21:28
par Suliko
Personnellement, je pense que la meilleure promotrice de la messe traditionnelle est elle-même.
Il faut en faire l'expérience soi-même pour comprendre ce qui a été perdu et du fossé qui a été volontairement mis entre deux formes.
C'est pourquoi il est plus efficace de la faire découvrir aux autres que de diffuser des argumentaires comme celui de l'abbé Aulagnier.
Je suis tout à fait d'accord avec vous. Et je dirais même plus : le contact direct avec n'importe quelle liturgie traditionnelle (par exemple celle de Saint Jean Chrysostome) peut amener à une prise de conscience de l'appauvrissement subi.
Le problème, c'est qu'il est possible de se voir répliquer que la forme ordinaire est trop souvent mal célébrée. A cela, je ne sais que répondre, car je ne connais pas assez les détails techniques des deux formes.
Par contre, une chose que j'apprécie de la forme ordinaire, c'est la lecture d'un passage de l'AT.
Re: Une spiritualité plus masculine (Mgr Cordileone)
Publié : lun. 01 juil. 2013, 20:17
par AdoramusTe
Suliko a écrit :
Par contre, une chose que j'apprécie de la forme ordinaire, c'est la lecture d'un passage de l'AT.
C'est vrai que les passages de l'A.T. sont intéressants car mis en rapport avec l'Evangile.
C'est un inconvénient mineur.
Re: Une spiritualité plus masculine (Mgr Cordileone)
Publié : lun. 01 juil. 2013, 21:18
par archi
AdoramusTe a écrit :Personnellement, je pense que la meilleure promotrice de la messe traditionnelle est elle-même.
Il faut en faire l'expérience soi-même pour comprendre ce qui a été perdu et du fossé qui a été volontairement mis entre deux formes.
C'est pourquoi il est plus efficace de la faire découvrir aux autres que de diffuser des argumentaires comme celui de l'abbé Aulagnier.
A mon sens, il vaut mieux lire le livre l'abbé de Servigny, "Orate Fratres", qui ne s'engage pas sur le terrain de la critique de la réforme et laisse le lecteur réfléchir (
viewtopic.php?f=154&t=25565)
Le fait de découvrir ce qui a été perdu ne doit pas exclure la (juste) critique. Et quelque part, je ne comprends pas cet acharnement de certains à vouloir soutenir la messe traditionnelle en s'empressant de préciser que les 2 formes sont également valables. Si la messe traditionnelle a survécu malgré une interdiction (jugée depuis illégitime), ce n'est pas juste par nostalgie ou par recherche d'un certain style esthétique, mais bien parce que la nouvelle présente d'énormes insuffisances, certaines évidentes pour qui assiste simplement aux 2 liturgies telles qu'elles sont habituellement célébrées, d'autres qui requièrent plus d'examen des différences ou de bonnes connaissances liturgiques. Et il convient de pointer ces insuffisances là où elles ne sont pas évidentes pour tout le monde.
Il ne s'agit pas d'être en état de guerre permanente, mais il faut être ferme sur le respect accordé à la liturgie sacrée, et plus encore à la Très Sainte Eucharistie qui y est consacrée. Le moins que l'on puisse dire est que le respect dû et traditionnellement porté à celle-ci s'est énormément amenuisé dans les célébrations modernes. Et tout ne s'y réduit pas à ce qu'on peut qualifier d'"abus" vis-à-vis des textes.
In Xto,
archi.
Re: Une spiritualité plus masculine (Mgr Cordileone)
Publié : lun. 01 juil. 2013, 21:38
par AdoramusTe
archi a écrit :
Le fait de découvrir ce qui a été perdu ne doit pas exclure la (juste) critique. Et quelque part, je ne comprends pas cet acharnement de certains à vouloir soutenir la messe traditionnelle en s'empressant de préciser que les 2 formes sont également valables. Si la messe traditionnelle a survécu malgré une interdiction (jugée depuis illégitime), ce n'est pas juste par nostalgie ou par recherche d'un certain style esthétique, mais bien parce que la nouvelle présente d'énormes insuffisances, certaines évidentes pour qui assiste simplement aux 2 liturgies telles qu'elles sont habituellement célébrées, d'autres qui requièrent plus d'examen des différences ou de bonnes connaissances liturgiques. Et il convient de pointer ces insuffisances là où elles ne sont pas évidentes pour tout le monde.
Je ne dis pas que ces « études » sont inutiles. Je m'y intéresse moi-même. Je dis simplement que dans la pratique, ce n'est pas ce qui peut venir en premier, pour le fidèle moyen d'aujourd'hui.
Je remarque que ceux qui agitent en permanence le BEC sont de très mauvais promoteurs de la liturgie traditionnelle car ils privilégient l'intellect plutôt que l'expérience personnelle. Et très souvent, l'effet est inverse de celui escompté.
Néanmoins, rappeler les paroles de Benoit XVI «Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste.» me semble déjà un bon point de départ.
Re: Une spiritualité plus masculine (Mgr Cordileone)
Publié : lun. 01 juil. 2013, 21:45
par archi
AdoramusTe a écrit :Je remarque que ceux qui agitent en permanence le BEC sont de très mauvais promoteurs de la liturgie traditionnelle car ils privilégient l'intellect plutôt que l'expérience personnelle. Et très souvent, l'effet est inverse de celui escompté.
Certes. Le BEC n'est pas dénué d'intérêt, mais de toutes façons il ne fait pas le tour de la question. L'intérêt du texte que j'ai mentionné, c'est qu'il ne parle pas
que du BEC. Mais comme vous dites, l'intellect ne suffit effectivement pas.
Néanmoins, rappeler les paroles de Benoit XVI «Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste.» me semble déjà un bon point de départ.
Tout à fait d'accord.
In Xto,
archi.