Re: Réévaluer le Concile Vatican II
Publié : sam. 13 oct. 2012, 23:01
C'est incroyable de voir que l'on juge des fruits d'un concile au remplissage des Eglises et des séminaires. Certes, les églises et les séminaires étaient pleins. Mais y avait-il plus de saints avant que maintenant ?
Pourquoi ne pas se dire : à temps de crise, temps d'opportunité ?
La "décadence" telle que vous la présentez n'est pas le fruit du Concile. D'ailleurs, la décadence d'aujourd'hui n'a rien à envier à celle d'hier. Elle ne se situe seulement plus dans le même registre et bénéficie d'une certaine "transparence".
Si pour vous tous, évangéliser, c'est forcément revenir en arrière, faire de l'archéologie spirituelle, c'est tout de même dommage : l'Esprit souffle, le Seigneur est vivant, Il est à l'oeuvre, à nous de nous adapter. Et l'Esprit n'est pas à l'oeuvre pour nous ramener au siècle passé : Il est à l'oeuvre pour que la Bonne Nouvelle soit annoncée ici et maintenant, dans le monde d'aujourd'hui. Et la Bonne Nouvelle, ce n'est pas d'abord le sabre et le goupillon, assorti du Magistère, mais c'est bien l'annonce d'un Dieu qui s'est incarné, qui est mort et qui est ressuscité pour nous, par Amour et seulement par Amour.
Déjà au 17ème siècle, Saint François de Sales écrivait qu'au lieu de nous lamenter au pied du tabernacle de voir les églises vides, il nous fallait trouver le moyen d'attirer joyeusement les âmes autour du tabernacle... Je signale à tout hasard pour ceux qui ne le sauraient pas, que François de Sales, tout docteur de l'Eglise qu'il soit, voyaient ses livres déchirés en chaire par les prêtres qui le trouvaient "progressiste" (même si le terme n'existait pas à l'époque). Les catholiques fervents, même au sein d'églises pleines, ont toujours été minoritaires.
Vatican II n'est ni traditionnaliste ni progressiste : il est l'Esprit qui a soufflé à ce moment de l'histoire de l'Eglise. Je pense surtout que Vatican II avait pressenti ce qui allait se passer et a donc une longueur d'avance. La crise, nous la vivons car le monde occidental étouffe sous le matérialisme ambiant. Mais les braises sont là, et l'Esprit du Concile souffle toujours... des chrétiennes et des chrétiens qui auront acquis une bonne maturité vont en sortir. Ils sont moins nombreux mais bien plus spirituels et enracinés dans un coeur à coeur avec Jésus que ne l'étaient leurs aînés (qui pourtant remplissaient les églises). Ils sont également mieux formés à la vie mystique.
On n'a pas encore épuisé la richesse de Vatican II.
A nous, peuple de baptisés, là où nous sommes, en aimant le monde tel qu'il est, d'être des porteurs de Bonne Nouvelle, de donner cette Bonne Nouvelle à ceux qui ne s'en préoccupent pas. Montrons-leur à quel point cette Bonne Nouvelle rend l'homme libre, debout et plein de joie.
Au lieu d'accuser Pierre, Paul ou Jacques, retroussons nos manches, examinons le monde sans nous lamenter, aimons-le à la manière du Christ, prions le Saint Esprit de nous assister, et vivons de l'Evangile là où le Seigneur nous a placés.
Fraternellement.
Cécile
Pourquoi ne pas se dire : à temps de crise, temps d'opportunité ?
La "décadence" telle que vous la présentez n'est pas le fruit du Concile. D'ailleurs, la décadence d'aujourd'hui n'a rien à envier à celle d'hier. Elle ne se situe seulement plus dans le même registre et bénéficie d'une certaine "transparence".
Si pour vous tous, évangéliser, c'est forcément revenir en arrière, faire de l'archéologie spirituelle, c'est tout de même dommage : l'Esprit souffle, le Seigneur est vivant, Il est à l'oeuvre, à nous de nous adapter. Et l'Esprit n'est pas à l'oeuvre pour nous ramener au siècle passé : Il est à l'oeuvre pour que la Bonne Nouvelle soit annoncée ici et maintenant, dans le monde d'aujourd'hui. Et la Bonne Nouvelle, ce n'est pas d'abord le sabre et le goupillon, assorti du Magistère, mais c'est bien l'annonce d'un Dieu qui s'est incarné, qui est mort et qui est ressuscité pour nous, par Amour et seulement par Amour.
Déjà au 17ème siècle, Saint François de Sales écrivait qu'au lieu de nous lamenter au pied du tabernacle de voir les églises vides, il nous fallait trouver le moyen d'attirer joyeusement les âmes autour du tabernacle... Je signale à tout hasard pour ceux qui ne le sauraient pas, que François de Sales, tout docteur de l'Eglise qu'il soit, voyaient ses livres déchirés en chaire par les prêtres qui le trouvaient "progressiste" (même si le terme n'existait pas à l'époque). Les catholiques fervents, même au sein d'églises pleines, ont toujours été minoritaires.
Vatican II n'est ni traditionnaliste ni progressiste : il est l'Esprit qui a soufflé à ce moment de l'histoire de l'Eglise. Je pense surtout que Vatican II avait pressenti ce qui allait se passer et a donc une longueur d'avance. La crise, nous la vivons car le monde occidental étouffe sous le matérialisme ambiant. Mais les braises sont là, et l'Esprit du Concile souffle toujours... des chrétiennes et des chrétiens qui auront acquis une bonne maturité vont en sortir. Ils sont moins nombreux mais bien plus spirituels et enracinés dans un coeur à coeur avec Jésus que ne l'étaient leurs aînés (qui pourtant remplissaient les églises). Ils sont également mieux formés à la vie mystique.
On n'a pas encore épuisé la richesse de Vatican II.
A nous, peuple de baptisés, là où nous sommes, en aimant le monde tel qu'il est, d'être des porteurs de Bonne Nouvelle, de donner cette Bonne Nouvelle à ceux qui ne s'en préoccupent pas. Montrons-leur à quel point cette Bonne Nouvelle rend l'homme libre, debout et plein de joie.
Au lieu d'accuser Pierre, Paul ou Jacques, retroussons nos manches, examinons le monde sans nous lamenter, aimons-le à la manière du Christ, prions le Saint Esprit de nous assister, et vivons de l'Evangile là où le Seigneur nous a placés.
Fraternellement.
Cécile