Re: Le dialogue interreligieux et les rencontres d'Assise
Publié : ven. 08 juil. 2011, 14:58
Tout à fait d'accord Griffon.
Merci !
Petite fleur.
Merci !
Petite fleur.
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Griffon a écrit :
Jean-Paul II a embrassé tous les musulmans. En embrassant leur livre, il leur a donné un message de paix et d’amour, d’accueil. En embrassant le coran, le pape a dit à tous les musulmans : « Je vous aime. »
Nous les catholiques, nous ne sommes pas contre vous. C’est donc un message d’amour.
Or, nous le savons tous : « Aime, et fais ce que tu veux. »
A mon très humble avis, le pape fut à ce moment inspiré par l’Esprit.
Cher Monte-Cristo,Monte-Cristo a écrit :Sans discuter du bien-fondé des rencontres d'Assise, cela pose quand même un problème : en voyant des images ou en écoutant des discours, le public lambda et les chrétiens tièdes se verront confirmer leur idée que "toutes les religions se valent"...et donc toutes les conséquences qui suivent ce raisonnement aussi !
Ces événements étaient prévus et volontairement médiatisés et c'était souvent pendant des voyages officiels, difficile de parle d'actes privés.Amfortas a écrit :Ensuite il faut bien distinguer les actes personnels du Pontife des actes magistériaux. Un Pape entre dans une synagogue ou se déchausse dans une mosquée, il pose là des actes personnels. De tels actes peuvent fort bien être discutables et discutés et n’ont pas forcément vocation à être exemplaires et à être suivis.
Au lieu de méditer et d'essayer d'en tirer un enseignement, vous concluez que la pape était vieux, malade, fatigué et qu'il avait le droit à l'erreur.La question se réduit donc à : « Pourquoi le Bienheureux Jean-Paul II a t-il posé un acte personnel discutable ? » Et la réponse est triviale : « Parce qu’il est inévitable que dans une vie de 85 ans, sous un pontificat de 27 ans, avec un programme journalier harassant, sous des pressions diverses et variées, avec des milliers de problèmes à gérer, frappé par un attentat et la maladie, on pose au moins un acte discutable, fût-on un Saint ! »
Jean-Paul II et les spécialistes en communication du Vatican se doutaient de l'écho que cela allait avoir. Vous parlez en plus de tout cela comme si c'était des actes isolés de Jean-Paul II ; Benoit XVI est allé dans une mosquée et a prié en direction de la Mecque ; les nombreuses initiatives d'évêques ou de prêtres ici et là.Donc toute cette cabale orchestrée contre le bienheureux Jean-Paul II, sur la base de quelques actes isolés, sans lendemain, mais dont la diffusion tourne en boucle, me paraît de mauvaise facture.
Il faut rappeler que selon la doctrine catholique, l'assistance de l'Esprit à l'Eglise n'est garantie que dans les actes obligatoires relevant de la fonction canonique du Pape et/ou de tous les évêques. Encore n'est-ce qu'une garantie contre l'erreur, pas une "inspiration". Le Pape n'est qu'un homme, même très important, et il faut se garder de la papolâtrie consistant à prétendre que chacun de ses gestes est "inspiré" ou même gardé par l'Esprit. En l'occurrence, il y a même eu des papes condamnés pour hérésie. On ne peut donc s'appuyer sur "la foi" et "le soutien de l'Esprit" pour fermer les yeux devant des actes qui choquent le Sensus Fidei de bien des fidèles.Griffon a écrit :Je voudrais revenir aussi sur ce baiser qui a fait couler tant d’encre (noire).
Et je le dis d’emblée, je vais comparer cette démarche du bienheureux Jean-Paul II avec la décision du Christ de manger à la table des pécheurs publics. On pourra me reprocher une comparaison tendancieuse, mais il faut savoir que cette attitude du Christ envers ces pécheurs et autres prostituées fut pour les juifs pieux de son époque un acte au moins aussi fort et… révoltant ( ?).
Quelles sont les attitudes possibles que l’on trouve alors et aujourd’hui dans le « peuple » ?
1) Ceux qui condamnent l’acte et la personne
Un tel acte est une faute à leurs yeux, et celui qui fait en public une pareille faute ne peut pas être saint.
2) Ceux qui condamnent l’acte et excusent la personne
En fait, il me semble difficile d’excuser le pape pour une attitude publique exécutée en pleine fonction. Il est sensé conduire nos âmes et non point les troubler. Et donc… s’il s’agit d’un saint homme, il va corriger en public la faute publique. Je pense que c’est ce qu’a fait par exemple un abbé Pierre dans sa prise de position concernant Roger Garaudy.
Cette faute pose aussi la question du soutien de l’Esprit à l'Eglise. Le pape est là en plein dans l’exercice de sa charge. Et voilà que l’Esprit lui ferait défaut pour poser les actes qui conviennent ?
Cette position pèche par manque de foi.
Je vous suis plus facilement sur ce point: on peut parfois se taire. Néanmoins, les Apôtres ne comprirent pas le Christ, et Lui faisaient confiance, mais le Christ était Dieu. Le Pape n'est pas Dieu, il n'est que le successeur de St Pierre, et quant à St Pierre, il a essuyé à plusieurs reprises de sérieux reproches:3) Ceux qui avouent ne pas comprendre l’acte, mais qui font confiance
C’est la foi du charbonnier, diront certains. Mais c’est aussi l’attitude des apôtres. Et l’Evangile est ponctuée de ce constat : ils ne comprirent pas.
Ne confondons pas tout.je lui résistais en face, parce qu'il était dans l'erreur
C'est votre avis que je ne partage pas. Je constate d'ailleurs que tous les partisans d'Assise y voient là une grande inspiration de l'Esprit. Ca me rappelle un peu la "Nouvelle Pentecôte" de Vatican II.Griffon a écrit :(...)
A mon très humble avis, le pape fut à ce moment inspiré par l’Esprit.
Les rencontres d'Assises sont loin d'être un dialogue inter-religieuxGriffon a écrit :Un grand mystère...?PaxetBonum a écrit :C'est un grand mystère initié par le Bienheureux Jean Paul II
Cela a fait couler beaucoup d'encre
Mais je n'ai jamais vu de réponse satisfaisante
Ben, PaxetBonum,
le dialogue inter-religieux est la conséquence normale de la fonction du pape.
Le pape n'est pas notre pape, il n'est pas réservé aux catholiques, ni même aux chrétiens.
De par sa fonction, le pape devient comme un père pour tous les hommes.
Et cela, jusqu'au curé, qui est le curé de toutes les âmes de sa paroisse.
Justement c'est çà le problème car, par prier ensemble, que veut-on dire? Que l'on prie le même Dieu? Donc que toutes les religions se valent?Fée Violine a écrit :Il me semble en effet que les rencontres d'Assise ne sont pas destinées à des dialogues inter-religieux, mais simplement à prier ensemble. C'est pourquoi je n'arrive pas à comprendre toutes ces critiques!
Le dialogue interreligieux est utile parce que nous avons des problèmes communs à résoudre. Nous ne sommes plus au temps où chacun était chez soi, où chaque pays était un pays lointain pour l'autre. Cela s'appelle la mondialisation, qu'on le veuille ou non la Terre est de plus en plus appelée à être un grand village, et dans un village chacun se parle.Enyo32 a écrit :Bonjour à tous,
Je me demandais, à quoi peux bien servir le dialogue interreligieux que l'Eglise favorise ?
Quels sont ses objectifs ? Si c'est pour mieux connaître les autres religions, elle n'a pas besoin de réunions comme celles d'Assise. Pour comprendre n'importe quelle doctrine, il suffit de lire ses textes et de connaitre son histoire. Ce serait alors de vastes "disputatio" inutiles. Ou bien un "hypocrite baiser Lamourette" comme dit l'un de mes amis, aussi inutile. L'Eglise ne veut pas non plus créer un syncrétisme, une sorte de religion mondiale. Alors pourquoi prône-t-elle ces rencontres, ce dialogue ? Qu'espère-t-elle ?
Sans vouloir vous offenser, mon père, j'ai l'impression que ce que vous dîtes est un peu trop optimiste. En quoi embrasser le coran, un livre qui nie la divinité et la crucifixion du Christ peut permettre "d'aller chercher les autres brebis qui ne sont pas dans la bergerie" ? A-t-on vu des musulmans se convertir suite à cet acte ? Je pense qu'au contraire, ça a plus déstabilisé les catholiques qu'autre chose, et donné du grain à moudre aux sédévacantistes...Guy a écrit :En lisant ce fil depuis le début, je ne comprends pas ce que le Bx Jean-Paul II a fait de mal en embrassant le coran? Si nous sommes l'Église qui renferme la vérité, alors ne devrions-nous pas montrer l'exemple envers les autres? Assumer un certain leadership pastoral pour aller chercher «les autres brebis qui ne sont pas dans cette bergerie». Le temps du «crois ou meurs» est bien révolu. Je ne crois pas que la démarche intellectuelle du raisonnement pour convertir ceux qui ne sont pas chrétiens, demeurent des méthodes qui fonctionnent pour tous et chacun. Elle a du succès auprès d'une certaine couche de la population, certes, mais monsieur et madame tout le monde ont besoin plutôt de voir des signes de paix, de rapprochement et surtout d'accueil et le geste du Bx Jean-Paul II alla dans ce sens et l'interpréter d'une autre manière c'est lui donner des intentions qu'il n'avait pas.
Je crois que vous dites n'importe quoi et vos comparaisons ne signifient absolument rien. Quel est le rapport entre le pacs homo comme vous dites et la démarche du Bx Jean-Paul II???Brindille a écrit :C'est curieux comme la démarche de notre Saint Père JPII me fait penser à celle, si critiquée, du dominicain bénissant un Pacs homo.
Pour moi, elle sont mues par le même ressort![]()
Le Bx Jean-Paul II a fait ce geste en signe d'accueil à ce milliard de musulmans pour qui le coran est leur livre saint. Du respect et de l'accueil, vous savez ce que c'est? Ce geste d'embrasser en signe d'accueil et de respect, le pape Jean-Paul II l'a fait à maintes reprises et pas seulement sur le coran. À chacune de ses visites en terres étrangères, à ses voyages pastoraux, il embrassa le sol en débarquant de l'avion, même dans les pays musulmans qu'il visita. Pourtant personne ne s'est offusqué de cela. Nous voyons souvent Jean-Paul II embrasser des objets appartenant à la culture d'un peuple, en signe de respect et d'accueil pour ces peuple. Jean-Paul II était un homme de contact humain. Quant à embrasser des musulmans, mais il l'a fait justement lors de ses visites. Je ne crois pas que Jean-Paul II a embrassé le coran dans le sens d'une vénération du livre au même titre que les Évangiles. Et je ne pense pas non plus qu'il gardait un exemplaire sur sa table de nuit. Pour ma part je n'attends pas qu'un imam embrasse les Saints Évangiles pour le considérer comme quelqu'un de bienveillant, et commencé à m'approcher de lui pour un dialogue. Vous semblez en savoir plus que le pape sur la façon d'approcher les autres nations et les autres religions à lÉvangile et au Christ. Alors prenez la place du pape, qu'attendez-vous?Brindille a écrit :Oui, il y a un problème ... Faut il embrasser la bible satanique pour que les lucifériens se convertissent au christianisme?
Autant je pense qu'il faut montrer le "bon exemple", autant la tolérance excessive frise le laxisme et la complaisance.
N'aurait il pas mieux valu qu'il embrassa des musulmans?
Quand verra-t -on un imam embrasser notre Bible qui pour les musulmans est falsifiée?
Et qu'avez-vous d'autres à suggérer de mieux que l'enseignement et l'exemple rayonnant des papes d'aujourd'hui pour apporter l'Évangile et le Christ aux nations: Le glaive? Les conversions forcées comme font certains musulmans? Je crois que tous les papes à partir de Jean XXIII jusqu'à Benoît XVI, éclairés par le Concile Vatican II, nous donnent les indications nécessaires et les exemples à suivre pour apporter l'Évangile à toutes le nations pour le monde d'aujourd'hui. Et cela sans préjudice à leur prédécesseurs qui ont marqués tout autant l'Église pour les besoins et les défis de leur époque.Monte-Cristo a écrit :Sans vouloir vous offenser, mon père, j'ai l'impression que ce que vous dîtes est un peu trop optimiste. En quoi embrasser le coran, un livre qui nie la divinité et la crucifixion du Christ peut permettre "d'aller chercher les autres brebis qui ne sont pas dans la bergerie" ? A-t-on vu des musulmans se convertir suite à cet acte ? Je pense qu'au contraire, ça a plus déstabilisé les catholiques qu'autre chose, et donné du grain à moudre aux sédévacantistes...