Re: Les jeunes en France.
Publié : ven. 09 mars 2012, 14:49
Chère Miss Alice,
Moi aussi, comme AmoureResponsabilité, j'ai 37 ans et déjà, à mon époque, ça n'était pas facile. Et pourtant, j'ai été convertie tard, je suis issue d'un milieu athée mais très "moral" et à cheval sur les valeurs. Déjà à l'époque, ne pas adhérer à la société de consommation était suspect...
Quand j'ai eu la foi, le décalage était encore pire, mais je n'en ai jamais souffert car, en dehors du côté superficiel des jeunes qui m'entouraient, mes meilleurs amis, bien qu'athées, étaient pétris de vraies valeurs humanistes (distribuant des repas chauds aux restau du Coeur, faisant la lecture à St Vincent de Paul, ou de l'aide scolaire dans les quartiers difficiles).
Je m'étais inscrite aux mouvements chrétiens organisés par ma ville universitaire (Aix-en-Provence). J'ai très vite quitté les équipes Notre-Dame-Jeunes (j'y trouvais les cathos un peu trop "cathos bon teint"). Mais je suis restée et me suis investie dans le groupe oecuménique organisée par la cathédrale : on y accueillait les étudiants étrangers chrétiens, on célébrait une messe où toutes les confessions chrétiennes participaient (sans communier -sauf les catholiques), on y organisait un repas par semaine dans les caves de la cathédrale et un dominicain pilotait le tout avec le père de la cathédrale.
Mais, mes grandes amitiés "catholiques", je les ai trouvées à l'Abbaye de Sénanque, en étant Jeune Accueil Sénanque l'été (des groupes de jeunes qui font visiter l'abbye l'été et qui bénéficient de l'enseignement des frères et de la liturgie monastique). Ces rencontres ont changé ma vie.
Par contre, je regarde un peu les jeunes, les ados de mes amies, et il me semble en effet, que l'apprence compte quand même plus aujourd'hui qu'à mon époque... Et le pire, ce qui m'interroge beaucoup, c'est de voir que dans les écoles privées catholiques, c'est à peu près pareil : la dictature de l'apparence (même si elle reste "classique") est réelle... y compris dans les familles qui vont à la messe le dimanche...
Mais je pense que Jean-Mic a donné une très bonne formule
Fraternellement.
Cécile
PS : en terme de groupe, vous avez l'Emmanuel, le Chemin Neuf (charismatiques), les équipes Notre-Dame (plus classiques), le MEJ (plutôt traditionnel), l'Opus Déi (je me rappelle avoir été souvent à Aix-en-Provence invitée par une amie membre qui vivait en communauté : c'était sympathique mais assez fermé et surtout, on était qu'entre filles...), l'aumônerie catholique universitaire de la ville (j'ai vraiment beaucoup aimé à Aix). Enfin, chère Miss Alice, sachez que les jeunes un peu écolos pas forcément croyants, ont le même genre de problèmes que vous !!! Bref, tous ceux qui revendiquent un peu une libre pensée par rapport au monde économique qui nous entoure sont souvent montrés du doigt... Il faut faire avec
Moi aussi, comme AmoureResponsabilité, j'ai 37 ans et déjà, à mon époque, ça n'était pas facile. Et pourtant, j'ai été convertie tard, je suis issue d'un milieu athée mais très "moral" et à cheval sur les valeurs. Déjà à l'époque, ne pas adhérer à la société de consommation était suspect...
Quand j'ai eu la foi, le décalage était encore pire, mais je n'en ai jamais souffert car, en dehors du côté superficiel des jeunes qui m'entouraient, mes meilleurs amis, bien qu'athées, étaient pétris de vraies valeurs humanistes (distribuant des repas chauds aux restau du Coeur, faisant la lecture à St Vincent de Paul, ou de l'aide scolaire dans les quartiers difficiles).
Je m'étais inscrite aux mouvements chrétiens organisés par ma ville universitaire (Aix-en-Provence). J'ai très vite quitté les équipes Notre-Dame-Jeunes (j'y trouvais les cathos un peu trop "cathos bon teint"). Mais je suis restée et me suis investie dans le groupe oecuménique organisée par la cathédrale : on y accueillait les étudiants étrangers chrétiens, on célébrait une messe où toutes les confessions chrétiennes participaient (sans communier -sauf les catholiques), on y organisait un repas par semaine dans les caves de la cathédrale et un dominicain pilotait le tout avec le père de la cathédrale.
Mais, mes grandes amitiés "catholiques", je les ai trouvées à l'Abbaye de Sénanque, en étant Jeune Accueil Sénanque l'été (des groupes de jeunes qui font visiter l'abbye l'été et qui bénéficient de l'enseignement des frères et de la liturgie monastique). Ces rencontres ont changé ma vie.
Par contre, je regarde un peu les jeunes, les ados de mes amies, et il me semble en effet, que l'apprence compte quand même plus aujourd'hui qu'à mon époque... Et le pire, ce qui m'interroge beaucoup, c'est de voir que dans les écoles privées catholiques, c'est à peu près pareil : la dictature de l'apparence (même si elle reste "classique") est réelle... y compris dans les familles qui vont à la messe le dimanche...
Mais je pense que Jean-Mic a donné une très bonne formule
Fraternellement.
Cécile
PS : en terme de groupe, vous avez l'Emmanuel, le Chemin Neuf (charismatiques), les équipes Notre-Dame (plus classiques), le MEJ (plutôt traditionnel), l'Opus Déi (je me rappelle avoir été souvent à Aix-en-Provence invitée par une amie membre qui vivait en communauté : c'était sympathique mais assez fermé et surtout, on était qu'entre filles...), l'aumônerie catholique universitaire de la ville (j'ai vraiment beaucoup aimé à Aix). Enfin, chère Miss Alice, sachez que les jeunes un peu écolos pas forcément croyants, ont le même genre de problèmes que vous !!! Bref, tous ceux qui revendiquent un peu une libre pensée par rapport au monde économique qui nous entoure sont souvent montrés du doigt... Il faut faire avec