Re: De l'obéissance (et de la désobéissance) dans l'Eglise.
Publié : mer. 11 janv. 2012, 6:16
Bonjour à tous,
C’est en témoignant de l’obéissance la plus complète dans la foi au Christ et à l’Eglise, que l’évêque est, au nom du Christ, éducateur et libérateur des âmes dont il a la charge et dont le compte lui sera demandé au Jugement dernier. En conséquence, non seulement les prêtres et les évêques doivent obéir au Christ et à son Eglise, mais les fidèles catholiques ont le droit à l’obéissance de leur évêque et de leurs prêtres au Christ et à Son Eglise. Une obéissance qui ne souffre aucune exception.
C’est que l’évêque n’a plus de volonté propre : jusqu’au plus profond de son être, il est la propriété du Christ. Configuré au Christ, il est devenu esclave par amour, serviteur de plein gré, parce qu’il aime. Tout comme l’amour est le principe divin de la vie du Christ, l’amour est le principe même de la vie d’un évêque.
La vertu qui lui sera donc la plus nécessaire, c’est celle de l’humilité : parce que, tout comme le Christ, l’évêque est un serviteur. Le fondement même de toute sa vie spirituelle d’évêque est l’humilité.
L’humilité et l’obéissance vont de pair : parce que le secret de toute sainteté se trouve dans la connaissance, l’acceptation et l’accomplissement de la volonté de Dieu. Aussi la vie quotidienne d’un évêque, faite de sainteté, vécue dans l’obéissance, demande qu’il se renie lui-même ; elle exige de sa part une vigilance continuelle qui le rend capable de renoncer à tout ce qui n’est pas Dieu.
L’obéissance d’un évêque, c’est donc la conformité de sa volonté avec celle de Dieu et de toute l’Eglise. A la fois docilité à la voix de de sa conscience et à celle de l’Eglise. Cette obéissance exige qu’il se remette entièrement entre les mains de l’Eglise, qu’il s’abandonne totalement à elle et n’entreprenne rien à son insu.
Parce que ce n’est plus en lui l’homme qui commande, dirige et proclame, mais le Christ. Ce n’est plus en lui l’homme qui parle, exhorte, et réconforte, mais le Christ.
L’obéissance d’un évêque est donc, en quelque sorte, la meilleure des offrandes qu'il puisse faire : autre chose que le meilleur des sacrifices, la meilleure des offrandes du plus humble des serviteurs.
Amicalement.
Virgile.
La vertu qui lui sera donc la plus nécessaire, c’est celle de l’humilité : parce que, tout comme le Christ, l’évêque est un serviteur. Le fondement même de toute sa vie spirituelle d’évêque est l’humilité.
L’obéissance d’un évêque est donc, en quelque sorte, la meilleure des offrandes qu'il puisse faire : autre chose que le meilleur des sacrifices, la meilleure des offrandes du plus humble des serviteurs.
Amicalement.
Virgile.