Bonjour Mikaël
Tout d'abord : désolée pour la longueur de ce post...mais difficile de répondre à de si grandes questions en si peu de mots (je n'ai pas l'esprit de synthèse

)...je vois là une grande soif de vérité et je me fais un plaisir de répondre à la mesure de mes connaissances en espérant que d'autres pourront compléter si besoin est.
Métazét a écrit : Peut-on alors comparer l'être de Dieu à l'être des particules élémentaires : quarks, électrons, photons, etc. ? Je m'explique : on peut faire de la physique en ne postulant que des entités observables (voire des entités effectivement observées) et considérer dès lors les entités inobservables (quarks, électrons, photons, etc.) (voire les entités inobservées actuellement) comme des fictions commodes (cette position est qualifiée d'antiréalisme). Tout se passe "comme si" ces entités étaient réelles, mais nous ne serions pas justifiés à affirmer leur réalité. Les partisans de l'antiréalisme se fonde sur le rasoir d'Occam : il ne faut pas multiplier les entités sans nécessité. Les partisans du réalisme, quant à eux, soutiennent la réalité de ces entités, par le truchement d'une inférence à la meilleure explication.
Désolée Mikaël, vous m’avez perdu à partir du mot « photons ». Je ne pourrais répondre quant à cette analogie parce que, pour vous le dire bien franchement (et honte à moi), j’ai coulé le seul cour de physique de ma vie en secondaire 3 (je ne sais pas l’équivalent scolaire du système Français)…je me suis par contre reprise dans les beaux arts, l’histoire de l’art et la théologie. Il faudrait, si vous voulez bien être gentil, user d’un autre exemple. Ou alors quelqu'un qui s'y connaît pourrait répondre ? :unsure:
Métazét a écrit : De quelle manière la foi éclaire-t-elle la raison ? Pouvez-vous donner un exemple ?
La foi suppose un abandon au mouvement de l’Esprit qui est toujours l’initiateur dans cette relation, cette communion d’amour. Comme exemple, je ne peux que donner un témoignage personnel : j’étais, avant d’être convertie, athée, révoltée, féministe enragée, tout ce que vous voulez. J’avais atteint un niveau d’orgueil assez haut pour revendiquer mon autonomie sans Dieu tout en me croyant « intellectuelle » (pffsss…) alors que je me bourrais le crâne de tous les bouquins qui me tombaient sous la main dans mes champs (limités) d’intérêts. Depuis, une série d’événements dans ma vie m’ont conduit à me retrouver pauvre et seule avec moi-même. J’ai donc eu la bonne idée un jour de crier vers Dieu (tout en attendant pas grand-chose de cette rencontre) mais ô surprise, j’ai adressé ma pauvre prière à Jésus qui n’attendait que ce moment de "lâcher-prise" pour me faire sentir sa présence aimante…pour me pardonner toutes mes infidélités, toutes mes lâchetés…puis, il y a eu comme un temps d’aveuglement (un peu comme saint Paul d’une certaine manière). Plus aucune certitude…tout était ébranlé...heureuse confusion ! Toutes mes idéologies, mes thèses sur la vie, mes grandes philosophies sont tombées comme l’éclair…black out. J’ai oublié les 2/3 de tout ce que j’avais appris par mes propres forces pour les considérer comme des balayures inutiles…des vaines théories compliquées alors que tout était si simple…si beau…si tout. Sans aucun doute, vous pourrez me dire que la foi n’a pas éclairé ma raison mais me l’a fait perdre ! Mais…non…je ne peux l’expliquer scientifiquement…c’est une certitude intérieure. Par ailleurs, même si elle ne s’explique pas, car tout cela va au-delà des mots, je sais que je n’ai pas perdu la raison. Au contraire, la lumière se fait de plus en plus…tout est plus limpide chaque jour.
Il s’agit en fait de « faire descendre la tête dans le cœur ».
Métazét a écrit : Que voulez-vous dire par laisser le mystère se découvrir à nous ? Voulez-vous dire que l'homme ne peut réussir à découvrir l'existence de Dieu de par ses propres moyens ?
Si l’homme était capable de découvrir Dieu (ou qui est Dieu ou ce qu’est Dieu) par lui-même, Dieu n’aurait pas eu besoin de se livrer à nous sur la Croix. Pas besoin que Dieu descende jusqu’à nous si nous pouvons nous hisser jusqu’à Lui ! C’est le propre de toutes les religions : l’homme qui cherche Dieu à tâton. C’est ce qui fait l’originalité du Christianisme : c’est Dieu qui vient à l’Homme et non l’inverse…c’est d’ailleurs ce qui cause scandale à nos frères juifs et musulmans : l’Incarnation.
Métazét a écrit :Si c'est cela que vous voulez dire, alors dois-je en conclure que c'est dans les projets de Dieu que je sois incroyant ?
Ah ! Il a le dos large le Bon Dieu ! :lol:
Métazét a écrit : (puisque malgré des années de recherche, je n'ai rien trouvé, et que c'est Dieu qui aurait dû faire le premier pas pour que je puisse le trouver)
C’est très émouvant de vous lire. Et si c’était Dieu qui vous cherche et que vous ne vous laissez pas trouver ?
« Adam, où es-tu ? » - « J’ai entendu ton pas…et j’ai eu peur »…Dieu cherche son Adam…et Il le trouve dans un tombeau (la belle affaire !) :
Lazare ! Deuro Exo ! Sort de ce tombeau ! (Je paraphrase…)
Je t’ai créé pour la vie, ta place est debout, ici devant moi dans un face à face d’amour. Dieu doit descendre jusque dans nos tombeaux pour nous relever de toutes nos morts…
Métazét a écrit :Hélène a écrit :Ben...dans la foi catholique aussi ! Bonne Nouvelle non ?

On peut toucher, voir, entendre, goûter Dieu depuis qu'Il s'est fait chair, depuis qu'Il s'est fait Pain pour notre vie. Vous croyez que je rigole ? Pas du tout ! Dans sa Sainte Humanité, en Jésus, Dieu marche avec nous, Dieu nous touche et nous bénit de ses mains, Dieu nous parle par une bouche humaine, Dieu nous voit par des yeux humains, Dieu nous entend, Dieu nous écoute, Dieu nous étreint...Dieu nous aime... et ça, c'est une lointaine analogie avec ce qui se vit humainement dans un couple de ce qui nous sera donné en plénitude.
Certes, c'est ce que dit la Bible, mais je n'étais pas là à ce moment là pour vérifier.
Ah mais pas de soucis ! Tout cela est toujours d’actualité ! Jésus n’est pas ressuscité il y a deux mille ans et puis est disparu dans la brume ! Il est
toujours ressuscité,
toujours vivant et Il se donne à voir, à entendre, à goûter, tel que je le décrits plus haut, sans se lasser…
« Pourquoi cherchez-vous parmi les morts, celui qui est vivant ? »
Métazét a écrit : De toute façon, l'humain Jésus, à supposé qu'il ait existé, n'est plus parmi nous en tant qu'humain, de nos jours.
Vous êtes un homme intelligent Mikaël : aucun historien sérieux ne remet plus en doute l’existence de l’homme Jésus. Maintenant, de croire qu’Il est Fils de Dieu et Dieu Lui-même est une autre histoire et c’est là qu’entre en ligne de compte la foi et la liberté de chacun. Mais historiquement…pas de doute. Si les ésotériciens et les ennemis de l’Église affirment l’existence de Jésus…il faudra bien croire que l’homme a existé. Seuls les vieux dictionnaires russes parlent d’un « personnage mythologique n’ayant jamais existé ». Mais depuis, ils ont corrigé…les preuves étant trop accablantes.
Métazét a écrit :Mais même à supposer qu'il soit encore là, il y a une question que je me pose : Dieu est-il réductible au personnage de Jésus-Christ. Autrement dit, est-ce que l'ensemble de ce qui constitue Dieu était incarné en Jésus ?
Oui :
"Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis tout mon amour". Cette théophanie au moment du baptême de Jésus au Jourdain, je ne me lasse pas de la méditer : "
en qui j’ai mis TOUT mon amour". Si nous nous référons à la Première Lettre de saint Jean, l’Évangéliste nous apprend que «
Dieu est Amour ». Le Père dit qu’il a mis TOUT son amour en Jésus…c’est qu’Il est tout en Lui et le Fils, dans un même élan d’amour réciproque - que l’on nomme l’Esprit Saint – reflue vers le Père en se livrant tout entier dans une action de grâce (sens du mot Eucharistie). Le Père se donne au Fils et le Fils reflue vers le Père, tout cela dans le mouvement de l’Esprit. «
Le Père et moi sommes un ». «
Ne sais-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? ». «
Vous saurez que Je Suis » (Jésus prétend être « celui qui est » au même titre que le Père lorsque Moïse lui demande son nom. C’est pour ce « blasphème » d’ailleurs qu’il sera condamné). Je ne peux que vous conseiller de méditer (je dis bien « méditer » et non pas « étudier » car il s’agit bien d’accueillir une Parole…de se rendre disponible à son action) sur l’Évangile et les Lettres de saint Jean d’où ces Paroles que je cite sont tirées…
Métazét a écrit : Parce que sinon, cela laisse en suspend la question de l'existence du reste de ce qui constitue Dieu.
Dieu est Dieu : Il est omniprésent et omnipotent. Il peut être à la fois dans le Fils incarné et Jésus peut parler à son Père qui est aux cieux. C’est le mystère de la Sainte Trinité…Il est à la fois Tout en Jésus, Tout en l’Esprit et Tout en sa Paternité. Il n’est pas absent d’une Personne à l’autre alors qu’Il s’incarne. Pas question de saucissonner Dieu.
Métazét a écrit : Hélène a écrit :On peut Lui parler et Il nous écoute...toujours... Il nous caresse comme une mère tient son petit enfant contre sa joue (Osée 11, 1-9). Il nous étreint du haut de la Croix. Comme disait Benoît XVI (en substance) : la Croix est comme le baiser de Dieu sur nos souffrances, comme une maman vient embrasser les blessures de son enfant.
Oui mais tout cela est métaphorique, subjectif, symbolique. Avec ma chérie, les paroles et caresses sont réelles et objectives (même s'il y a bien sûr une composante métaphorique, subjective, symbolique, etc.).
Mais tout cela est bien réel. Même plus réel que les réalités visibles ! Dieu est plus proche de vous que vous-même…ce n’est pas une métaphore ni une rêverie symbolique ou subjective. Au contraire, la Parole de Dieu qui nous est révélée est la norme objective par excellence. Elle est hors de nous, elle vient à nous. Elle ne peut nous tromper car elle ne s’appuie pas sur du sentiment ou du mystico-gélatineux dans lesquels nos émotions et nos états d’âme tendent souvent à tomber. Elle ne change pas au gré de nos humeurs. Elle est stable, fidèle, éternelle…elle est un Roc sur lequel nous pouvons toujours nous appuyer qui nous rend inébranlable…même dans les tempêtes de ce monde et dans nos vies.
Métazét a écrit : Hélène a écrit :Ça n'est pas une question de connaissance...mais une question de co-naissance...
Que voulez-vous dire par là ?
Il ne s’agit pas seulement de connaître (au sens de savoir intellectuellement) mais de co-naître (mot connaissance au sens biblique), càd : « naître avec » …ou si vous préférez, naître de l’Esprit. Il s’agit d’une connaissance existentielle forte. Ce que Nicodème, le grand sage qui connaissait (intellectuellement) la Loi de Moïse sur le bout des doigts, n’a pas saisi…jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il devait renaître « d’en haut ». Par exemple, lorsque Adam « connu » Ève, nous pressentons bien qu’il s’agit d’une connaissance intime dans laquelle ils se sont livrés l’un à l’autre dans un don de soi réciproque et qui fait qu’ils sont devenus « une seule chair » au point de donner vie à un troisième être (l’enfant né de cette union). L’enfant naît du « nous » de ses parents. C’est à cette intimité de tout notre être que nous sommes invités à participer en Jésus en le rendant fécond pour nos frères et soeurs.
Métazét a écrit :Il me semble avoir déjà fait l'expérience de l'agapè. La joie, la paix, le sentiment d'être vivant sont des phénomènes que j'ai déjà observé ou même plutôt ressenti, me semble-t-il, chez moi comme chez les autres. Pourtant, je ne crois pas en Dieu et je n'ai pas l'impression d'avoir faire concrètement l'expérience de la présence de Dieu.
Attention. Je n’ai pas voulu réduire l’agapè à un sentiment de bien-être intérieur du style « sérénité ». L’Amour agapè est un amour qui va plus loin qu’un simple amour de réciprocité. L’Amour agapè aime à un point tel de s’oublier soi-même, de se livrer, fusse au prix de notre vie afin que l’autre sache par ce don que cet amour ne vient pas de nous, petits humains…c’est un amour surnaturel qui nous dépasse et qui fait aimer les ennemis, prier pour ceux qui nous font du mal, faire du bien à ceux qui nous persécutent, etc. Êtes-vous toujours sûr de l’avoir expérimenté ? Je l’espère sincèrement pour vous. Personnellement, j’en suis plutôt à la case départ…
Métazét a écrit :Pour tout dire, j'ai même déjà fait l'expérience concrète de son absence à certains moments de ma vie particulièrement desespérés (par exemple, quand j'ai perdu la foi, que je suis devenu athée).
Vertigineux n’est-ce pas ? Je connais cette expérience. Qui de nous ne l’a jamais expérimenté cette absence ? Nous l’expérimentons plus que sa présence ! C’est certain. Par ailleurs, la présence de Dieu ne se vérifie pas à partir de nos ressentis subjectifs…Il est objectivement toujours là…qu’on le sente ou non.
Métazét a écrit :Pourquoi mon expérience de l'absence de Dieu serait-elle moins valable que votre expérience de sa présence ? Je pense qu'il faut tenir compte des deux pour se faire une idée.
Elle n’est pas « moins valable »…elle est seulement désespérante…mais il faut savoir que cette apparente absence n’en est pas une :
la ténèbre n’est point ténèbre devant toi, la nuit comme le jour est lumière... Parce que nous tomberions dans le néant si Dieu cessait pour une seule seconde de nous porter dans l’existence par sa Parole toute-puissante d’amour.
Métazét a écrit :Comme vous l'aurez compris, j'étais anciennement chrétien. Pourtant, je n'ai jamais eu de réponse à mes prières.
Parfois nos demandes sont répondues mais pas de la manière que nous l’attendions…comme disait Thérèse d’Avila (en substance) : "Dieu entend nos prières, seulement, il réajuste le tir parfois alors que nous pensons qu’il n’a pas répondu". Nous voudrions bien que Dieu fasse notre volonté plutôt que nous faire la sienne…qui est toute bonne pour nous mais nous en sommes parfois si décalés…cela nous empêche de voir.
Métazét a écrit :Ca dépend ce que vous entendez par "mettre à l'épreuve". Il est vrai qu'il m'est déjà arrivé de dire : "Dieu, si tu existes, fais léviter cette chaise !" ;-) Mais en général, mes recherches sont plutôt de nature philosophiques, épistémologiques, etc. Et croyez bien que j'y met tout mon coeur, car ce sujet me passionne, m'obsède, remplis chacune de mes journées, à tel point que ma copine, pourtant fervente catholique, en a parfois marre de m'entendre, moi le mécréant, lui rabacher les oreilles de discussions sur Dieu et la religion ;-)
Je ne peux que vous encourager alors à poursuivre vos recherches si vous êtes de bonne foi (façon de parler…). Mais il faut savoir le chercher là où Il se donne…si vous avez soif de Vérité, allez boire à la Source et pas dans
les citernes lézardées qui ne retiennent pas l’eau (réf : livre de Jérémie) !
Celui qui a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive et des fleuves d’eau vive couleront de son sein (c’est Jésus qui parle…).
Métazét a écrit :Ah mais moi je ne demanderais pas mieux qu'il existe !
Ah ! Merveilleux alors ! Tout est réglé : Il existe !
Métazét a écrit : Hélène a écrit :Cette réaction psychologique a toujours quelque chose à voir avec une absence, virtuelle ou réelle, du père (biologique) toutefois...
Que voulez-vous dire ?
Je veux dire que notre nature blessée nous fera toujours faire des projections ou des transferts sur Dieu. Puisque nous l’appelons « Père » : quel risque Il a pris le Bon Dieu de se faire appeler Père avec toute les caricatures de la paternité que nous allions lui faire subir ! Dans le concret, ça veut dire : père biologique absent = pas de Dieu Père qui puisse exister. Lorsque je dis « absent » cela peut-être une paternité réelle mais déficiente. Ou encore, un père sévère peut nous faire voir Dieu avec la lunette embrouillée de cette blessure et donner une image d’un Dieu vengeur, juge, sévère, vindicatif, etc. Ce sont des bases de la psychologie humaine parce que pour le petit enfant, sa première « image de Dieu » - ou qu’il associe à Dieu ou à l’Absolu - est ses parents…particulièrement l’image paternelle. Pour ma part, j’ai eu un papa alcoolique et absent…image floue s’il en est d’un paternel qui n’a pas assumé sa paternité…ce qui donne un enfant - puis un adulte - mal structuré, mal affirmé, manquant de confiance en lui…toutes des blessures qui m’habitent mais que le Seigneur guérit dans la mesure où je Le laisse toucher mon humanité…
Métazét a écrit : Il faudra vous mettre d'accord avec bastien romera qui disait lui ceci :
bastien romera a écrit :L'amour suppose la confiance
Pas de contradiction : ça marche dans les deux sens. Allez méditer sur l’hymne à la charité de saint Paul dans 1 Corinthiens 13…
l’amour prend patience, l’amour ne jalouse pas (…), l’amour fait confiance, il espère tout, il endure tout…
Métazét a écrit :Hélène a écrit :
Tout est par Lui, tout est pour Lui tout est en Lui...
Cela ressemble à du panthéisme. Equivalez-vous Dieu et l'Univers ?
Whaou ! Pas du tout ! :waou: C’est une parole de l’Apocalypse que je citais de mémoire. Lorsque l’on parle de Lui (avec L majuscule), il s’agit de Jésus, par qui tout a été fait et dont sans Lui rien n’a été fait (voir le Prologue de saint Jean). Pas d’équivalence entre Dieu et l’Univers : Il est distinct de sa Création et ne se confond pas avec la nature. Il est le Tout-Autre…abîme ontologique entre la créature et le Créateur…c'est la base même de l'anthropologie biblique.
Métazét a écrit :Non, bien entendu, mais cela ne veut pas dire que ce soit Dieu qui soit à l'oeuvre, à moins que vous l'identifiez aux processus complexes de la nature qui font pousser mes cheveux, me maintiennent en vie, etc. Mais en ce cas, pourquoi utiliser le mot Dieu plutôt que l'expression "processus naturels complexes" si ce n'est pour sa charge poétique évocatrice et parce que c'est plus court à prononcer ?
Dieu est la cause première de toute chose…c’est pas pour faire poétique ou romantique…c’est une Vérité révélée.
Métazét a écrit :Ca c'est ce que vous dites, mais je n'en sais rien. Pour autant que je sache, ce qui me fait exister est un équilbre moléculaire complexe dans mon corps et entre mon corps et l'environnement. Qu'est-ce qui vous fait penser qu'il y a autre chose ?
Et qui est à l’origine d’un équilibre moléculaire qui vous fait tenir sur cette terre ? C’est ce que Einstein cherchait à savoir également…Il avait besoin de remonter à la source de toute chose…
Métazét a écrit :Il me semble qu'il y a une cricularité dans votre raisonnement : comment pourrais-je accepter que ce mystère est offert par un Autre que moi, alors que c'est précisément une des choses que j'aimerais qu'il me soit révélé : qu'il existe un Autre que moi (je présume que par cet Autre avec un grand A vous entendez bien sûr Dieu ?).
Exact ! Si vous cherchez sincèrement à ce que Dieu se révèle à vous : cessez alors de ruminer « dans votre tête » et laissez-vous saisir par sa Miséricorde…laissez-vous aimer (pourquoi pas par le canal de la grâce qu’Il vous offre en votre petite chérie catholique ?). Il n’y a qu’un seul Nom par lequel nous pouvons être sauvés : Jésus-Christ. C’est à Lui que vous devez vous adresser…à rien ou personne d’autre. Il vous écoute…Il est là…Il est vivant…Il vous aime et attend patiemment que vous baissiez les armes de l’intellect, de la raison, de la ci de la ça…Ah oui ! Je vous fais une confidence : il parle aussi par ses amis, ceux à qui il a donné son Esprit Saint, càd…nous pauvres chrétiens. Mais surtout, Il parle avant tout dans sa Parole et les Sacrements…notre pauvre réponse est de consentir à recevoir…et non pas à avoir trouvé les réponses nous-même par nous-même, seul avec nous-même…c’est une amitié, un commerce amical, une communion d’amour…une famille…
Fraternellement,
Hélène