Quand j'étais petite, je rêvais d'être sainte...

« J'enlèverai votre cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. » (Ez 36.26)
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Théo d'Or
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Re: Quand j'étais petite, je rêvais d'être sainte...

Message non lu par Théo d'Or »

C.-J. a écrit : Même si le chemin est long parfois, au bout il y a la lumière.
stephlorant a écrit : Si cela m'est arrivé à moi, il n'y a aucune raison que cela ne vous arrive à vous (je veux dire : sous une autre forme, bien sûr, mais ce sera une délivrance pour toujours).

Confiance !
Je l'espère! :cool:
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Théo d'Or
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Re: Quand j'étais petite, je rêvais d'être sainte...

Message non lu par Théo d'Or »

En fait, il faudrait que je précise quelque chose de mon vécu assez extraordinaire.

J'ai été en proie avec des émotions violemment contradictoires.

D'une part, j'ai vécu très tôt des expériences spirituelles très intenses, notamment le jour de mon baptême, à l'âge de 5 ans.

D'autre part, j'ai vécu de façon très violente les obligations corporelles, la morale et les difficultés de ma mère qui ne se manifestaient pas toujours de façon très chrétienne (comme si elle était en proie aux mêmes contradictions, ce qui devait expliquer en partie ses périodes successives d'agressivité et d'amour à mon encontre: la relation était tourmentée). J'avais l'impression que c'était surtout mon père qui portait l'idéal de sainteté de la famille avec une grosse autorité, en temps que telle et intellectuelle aussi. Ce qui me fascinait: j'en avais peur et je l'admirais follement en même temps.

Tout ça s'est fort équilibré avec le temps, on en a beaucoup parlé, pendant plusieurs années.

Je dois donc postuler que toutes mes défenses sont obsolètes... Mais j'ai toujours des problèmes importants!

Ce qui me bloque aujourd'hui, c'est la morale.

La morale ne vous laisse pas de choix, vous êtes obligé par la morale, que vous l'ayez comprise ou pas.

Pourtant, je suis en train de découvrir ce qui ce cache derrière cette morale, et que je pourrais appeler éthique, puisque que ça fait référence à un comportement bien compris, qui se distancie de la morale en temps que règle de comportement assénée. En fait, l'éthique est l'espace libre de la morale, l'agir convaincu qu'on s'est approprié au plus profond de soi-même, par une profonde compréhension de ce qui est en jeu. La morale est peut-être un stade nécessaire mais n'est pas la maturité, c'est en ça qu'elle peut être très violente!

En somme, au jour d'aujourd'hui, ce qui me bloque dans l’Église, c'est la morale, dont je sais qu'elle blessera encore pleins de générations après moi si Dieu prête encore vie à notre planète. Mais j'avoue que ce n'est pas évident de l'éviter.

Par contre, ce qui m'attire dans l’Église, c'est l'éthique, elle regorge de trésors capables de nous y mener tout à fait librement, sans se maudire de nos inévitables écarts liés à notre état de pécheur.

Bref, étant en souffrance moi-même, je n'arrive pas à prendre mes distances face à tous ces gens qui se prennent la morale en pleine figure, sans l'avoir compris. C'est vraiment une grosse difficulté pour moi! (que le Diviseur utilise allègrement, pauvre de moi).

Et j'aimerais être une sainte....

Cordialement,

Théo d'Or
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C.-J.
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Re: Quand j'étais petite, je rêvais d'être sainte...

Message non lu par C.-J. »

Théo d'Or a écrit :....................Et j'aimerais être une sainte....

Théo d'Or
Je pensais à vos écrits, Théo d'Or, lors de mes activités du matin.
Je me disais que vous êtes lucide et que vous parvenez bien à analyser. Certes, il vous reste à découvrir et à vous découvrir, mais je n'ai aucune inquiétude pour vous.

C'est quoi pour vous être une sainte ?

Le témoignage que vous venez de déposer est riche et j'y reviendrai.
J'aimerais comprendre pourquoi ce désir de sainteté.

Bien à vous et fraternellement,
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stephlorant
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Re: Quand j'étais petite, je rêvais d'être sainte...

Message non lu par stephlorant »

Théo d'Or a écrit : Ce qui me bloque aujourd'hui, c'est la morale.
La morale ne vous laisse pas de choix, vous êtes obligé par la morale, que vous l'ayez comprise ou pas.
La morale m'avait beaucoup gêné moi-même, mais comportait un indice positif, puisque dans ma 'construction d'autrefois', seul le plus fort comptait. La morale, posant des catégories de bien et de mal, me semblait un peu plus proche de la vérité de l'individu - en tout cas plus que la philosophie.
Théo d'Or a écrit : Pourtant, je suis en train de découvrir ce qui ce cache derrière cette morale, et que je pourrais appeler éthique (...) l'espace libre de la morale
La conception de l'espace libre de la morale a fini par introduire en moi la pensée d'aimer 'en liberté', l'idée qu'il me serait peut-être possible un jour de "tout aimer". Et finalement, au bout de ma recherche, je suis tombé sur l'Amour - en quelque sorte 'l'éthique" de Jésus qui donnait sa vie pour moi afin que je ne sois plus malheureux.

Ce qui est supérieur à la morale et à l'éthique, c'est le don parfait, complètement désintéressé et totalement gratuit - qui nous paraît complètement étranger à la nature humaine... Vous n'êtes pas si loin du but (pardon : de la naissance !)
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
C.-J.
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Re: Quand j'étais petite, je rêvais d'être sainte...

Message non lu par C.-J. »

Théo d'Or a écrit :.........Et j'aimerais être une sainte....

Cordialement,

Théo d'Or

Théo d'Or,

Pour vous, ce témoignage que j'ai lu et relu sur un autre forum et dont je partage la conclusion :


"devenir saint humilité orgueil

Message par nadictus le Ven 26 Aoû 2011 - 22:34
bonjour à tous

j'ai conscience d'avoir mal formulé ma question quoique... :oops:

Nous devons travailler toute notre vie à grandir dans la vérité, ne jamais arrêter cette quête... un d'entre vous a écrit que devenir saint c'est travailler à le devenir...

nous sommes appelés à la sainteté, pour autant celui qui nous sanctifie est Dieu...
je vais dire une bétise (j'excelle en ce domaine.. :siffle:) ne devenons pas plutôt parler de purification...selon la volonté de Dieu

quand j'étais enfant je voulais être sainte, mais la vie et mes dérapages me font penser que vouloir être saint est formulé un souhait orgueilleux qui ne m'appartient pas. Alors, je préfère devenir un enfant de Dieu en purification et cheminement permanent soumis à la volonté du Père dans l'espérance 'une sanctification parfaite

en UP"
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Théo d'Or
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Re: Quand j'étais petite, je rêvais d'être sainte...

Message non lu par Théo d'Or »

Salut à vous C.-J.!

Alors ce que vous me dites là me parle totalement.

J'ai ce problème d'orgueil et, dans les moments où je ne l'ai pas, je suis en général dans l'extrême inverse, dans une forme de dépression quoi! J'avoue que j'aspire à plus d'équilibre... Et c'est très compliqué.

Finalement, il y a un lieu qui me plait bien dans l’Église catholique, même s'il n'est pas mentionné dans la Bible, c'est le purgatoire. C'est l'idée d'expurger petit à petit tout ce qui pose problème dans le chemin à la sainteté qui est intéressant. Parce que si on le fait petit à petit, on a le temps de comprendre ce qui se passe et faire un vrai choix. On se fait tenter car on n'est pas encore assez sûr de son fait...

Bon, en attendant, je suis en train d'expurger un microbe là. J'ai attrapé froid au mariage de mon amie samedi et j'ai un peu de fièvre. Il faut dire que j'avais bien stressé avant d'y aller car c'était dans un coin perdu, loin de chez moi, à un moment où mes problèmes intestinaux étaient assez aigus. En plus, j'ai été prise dans une bagarre à l'extérieur, en petite robe sans manche dans à peine quinze degrés. Quand on a fini par s'apaiser et rentrer, c'était pour ressortir peu de temps après pour des feux de Bengale et d'artifice autour d'un trio de tambours... Plus moyen de me réchauffer, même en dansant!

Bon, du coup, je suis un peu mollassonne, avec un moral également mollasson.

Théo d'Or
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C.-J.
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Re: Quand j'étais petite, je rêvais d'être sainte...

Message non lu par C.-J. »

Pour vous chère Théo d'Or et celles et ceux qui s'interrogent et questionnent sur la volonté d'être saint ou sainte.

Témoignage (site du Diocèse de Marseille) qui va totalement dans le sens de ce que je pensais à savoir que ce désir ou souhait ne nous appartient pas. Nous ne sommes pas décideurs comme certains le pensent.

"Qu’est ce qu’un saint ?

Le 1er novembre, fête de la Toussaint, nous sommes invités à fêter les saints. Mais qu’est ce qu’un saint ?
Un extra-terrestre ? un sur-homme ?
Comment le devenir ? Faut-il réaliser des guérisons, avoir des apparitions ? être canonisé tout simplement ???Non.
Les saints ne sont pas des héros. Ce ne sont pas des hommes parfaits, mais ils sont appelés à la perfection. Ce sont des hommes et des femmes ordinaires qui ont dit oui à Dieu. Le saint est pour nous un exemple vivant de ce que nous pouvons faire : marcher à la suite du Christ, et que notre vie soit une vie sainte.
Pour devenir saint, que faire ? Marcher à la suite du Christ et vivre pleinement l’évangile : "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés".
Comme le dit le Père Facelina, supérieur de la maison des Lazaristes :" Il y a du divin dans chaque homme. De temps en temps l’Eglise désigne tel ou tel. Aujourd’hui on pense à l’abbé Pierre ou à Mère Teresa. Mais cela ne signifie pas que telle petite soeur qui fait la cuisine depuis soixante ans dans son couvent et que personne ne connaît, n’est pas aussi sainte. L’Eglise propose des "tops-models" en quelque sorte. Il ne faut pas les imiter tels quels, mais s’en inspirer. Celui que nous devons imiter, c’est le Christ, comme les saints ont essayé de l’imiter. C’est un appel. On y répond, ou pas. A condition de ne jamais oublier Dieu. Le seul modèle c’est le Christ."
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Griffon
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Re: Quand j'étais petite, je rêvais d'être sainte...

Message non lu par Griffon »

Eh bien, Cher C-J.,

Quel est le problème ?
Bien sûr, c'est un appel. (pas besoin de crier si fort)

Et celui qui annonce " Je veux être saint ",
ne fait que répondre à cet appel, qu'il en soit conscient ou non.

Rassurez-vous, la sainteté n'exerce aucun attrait sur ceux dont le coeur n'est pas déjà tourné vers Dieu.

Cordialement,

Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
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lmx
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Re: Quand j'étais petite, je rêvais d'être sainte...

Message non lu par lmx »

Nous ne sommes pas décideurs comme certains le pensent.
Tout le monde est appelé à la sainteté et il est légitime de vouloir devenir saint, en sachant que c'est Dieu qui donne la sainteté, et donc que ce vouloir implique renoncement à sa propre volonté.

Aussi, désirer devenir saint ne signifie pas qu'on va la devenir par ses propres forces.

"Dieu s'est fait homme pour que l'homme se fasse Dieu" ont dit les pères de l'Eglise, et si donc le Christ est venu c'est pour que nous puissions vivre en Dieu et pour qu'il nous transforme en lui, donc pour que nous devenions des saints.
IV. La sainteté chrétienne

2012 " Avec ceux qui l’aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien ... Ceux que d’avance, il a discernés, il les a aussi prédestinés à reproduire l’image de son Fils pour qu’il soit l’aîné d’une multitude de frères. Ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés. Ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés. Ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés " (Rm 8, 28-30).

2013 " L’appel à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité s’adresse à tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur rang et leur état " (LG 40). Tous sont appelés à la sainteté : " Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait " (Mt 5, 48) :

Les fidèles doivent appliquer les forces qu’ils ont reçues selon la mesure du don du Christ, à obtenir cette perfection, afin qu’ ... accomplissant en tout la volonté du Père, ils soient avec toute leur âme voués à la gloire de Dieu et au service du prochain. Ainsi la sainteté du peuple de Dieu s’épanouit en fruits abondants, comme en témoigne avec éclat l’histoire de l’Église par la vie de tant de saints (LG 40).

2014 Le progrès spirituel tend à l’union toujours plus intime avec le Christ. Cette union s’appelle " mystique ", parce qu’elle participe au mystère du Christ par les sacrements – " les saints mystères " – et, en Lui, au mystère de la Sainte Trinité. Dieu nous appelle tous à cette intime union avec lui, même si des grâces spéciales ou des signes extraordinaires de cette vie mystique sont seulement accordés à certains en vue de manifester le don gratuit fait à tous.

2015 Le chemin de la perfection passe par la croix. Il n’y a pas de sainteté sans renoncement et sans combat spirituel (cf. 2 Tm 4). Le progrès spirituel implique l’ascèse et la mortification qui conduisent graduellement à vivre dans la paix et la joie des béatitudes :

Celui qui monte ne s’arrête jamais d’aller de commencement en commencement par des commencements qui n’ont pas de fin. Jamais celui qui monte n’arrête de désirer ce qu’il connaît déjà (S. Grégoire de Nysse, hom. in Cant. 8 : PG 44, 941C).

2016 Les enfants de notre mère la Sainte Église espèrent justement la grâce de la persévérance finale et la récompense de Dieu leur Père pour les bonnes œuvres accomplies avec sa grâce en communion avec Jésus (cf. Cc. Trente : DS 1576). Gardant la même règle de vie, les croyants partagent la " bienheureuse espérance " de ceux que la miséricorde divine rassemble dans la " Cité sainte, la Jérusalem nouvelle qui descend du Ciel d’auprès de Dieu, prête comme une épouse parée pour son Epoux " (Ap 21, 2).
http://www.vatican.va/archive/FRA0013/_P6V.HTM#3F
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