Re: Est-ce que Satan hait Jésus? Et pourquoi?
Publié : mer. 08 juin 2011, 10:54
par PriereUniverselle
Pour [quote="Raistlin"][quote="Cgs"]
Le premier péché de l’homme
397 L’homme, tenté par le diable, a laissé mourir dans son cœur la confiance envers son créateur (cf. Gn 3, 1-11) et, en abusant de sa liberté, a désobéi au commandement de Dieu. C’est en cela qu’a consisté le premier péché de l’homme (cf. Rm 5, 19). Tout péché, par la suite, sera une désobéissance à Dieu et un manque de confiance en sa bonté.
398 Dans ce péché, l’homme s’est préféré lui-même à Dieu, et par là même, il a méprisé Dieu : il a fait choix de soi-même contre Dieu, contre les exigences de son état de créature et dès lors contre son propre bien. Constitué dans un état de sainteté, l’homme était destiné à être pleinement " divinisé " par Dieu dans la gloire. Par la séduction du diable, il a voulu " être comme Dieu " (cf. Gn 3, 5), mais " sans Dieu, et avant Dieu, et non pas selon Dieu " (S. Maxime le Confesseur, ambig. : PG 91, 1156C).
399 L’Écriture montre les conséquences dramatiques de cette première désobéissance. Adam et Eve perdent immédiatement la grâce de la sainteté originelle (cf. Rm 3, 23). Ils ont peur de ce Dieu (cf. Gn 3, 9-10) dont ils ont conçu une fausse image, celle d’un Dieu jaloux de ses prérogatives (cf. Gn 3, 5).
400 L’harmonie dans laquelle ils étaient, établie grâce à la justice originelle, est détruite ; la maîtrise des facultés spirituelles de l’âme sur le corps est brisée (cf. Gn 3, 7) ; l’union de l’homme et de la femme est soumise à des tensions (cf. Gn 3, 11-13) ; leurs rapports seront marqués par la convoitise et la domination (cf. Gn 3, 16). L’harmonie avec la création est rompue : la création visible est devenue pour l’homme étrangère et hostile (cf. Gn 3, 17. 19). A cause de l’homme, la création est soumise " à la servitude de la corruption " (Rm 8, 20). Enfin, la conséquence explicitement annoncée pour le cas de la désobéissance (cf. Gn 2, 17) se réalisera : l’homme " retournera à la poussière de laquelle il est formé " (Gn 3, 19). La mort fait son entrée dans l’histoire de l’humanité (cf. Rm 5, 12).
401 Depuis ce premier péché, une véritable " invasion " du péché inonde le monde : le fratricide commis par Caïn sur Abel (cf. Gn 4, 3-15) ; la corruption universelle à la suite du péché (cf. Gn 6, 5. 12 ; Rm 1, 18-32) ; de même, dans l’histoire d’Israël, le péché se manifeste fréquemment, surtout comme une infidélité au Dieu de l’alliance et comme transgression de la Loi de Moïse ; après la Rédemption du Christ aussi, parmi les chrétiens, le péché se manifeste de nombreuses manières (cf. 1 Co 1-6 ; Ap 2-3). L’Écriture et la Tradition de l’Église ne cessent de rappeler la présence et l’universalité du péché dans l’histoire de l’homme :
Ce que la révélation divine nous découvre, notre propre expérience le confirme. Car l’homme, s’il regarde au-dedans de son cœur, se découvre également enclin au mal, submergé de multiples maux qui ne peuvent provenir de son Créateur, qui est bon. Refusant souvent de reconnaître Dieu comme son principe, l’homme a, par le fait même, brisé l’ordre qui l’orientait à sa fin dernière, et, en même temps, il a rompu toute harmonie, soit par rapport à lui-même, soit par rapport aux autres hommes et à toute la création (GS 13, § 1).
Conséquences du péché d’Adam pour l’humanité
402 Tous les hommes sont impliqués dans le péché d’Adam. S. Paul l’affirme : " Par la désobéissance d’un seul homme, la multitude (c’est-à-dire tous les hommes) a été constituée pécheresse " (Rm 5, 19) : " De même que par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort est passée en tous les hommes, du fait que tous ont péché... " (Rm 5, 12). A l’universalité du péché et de la mort l’apôtre oppose l’universalité du salut dans le Christ : " Comme la faute d’un seul a entraîné sur tous les hommes une condamnation, de même l’œuvre de justice d’un seul (celle du Christ) procure à tous une justification qui donne la vie " (Rm 5, 18).
403 A la suite de S. Paul l’Église a toujours enseigné que l’immense misère qui opprime les hommes et leur inclination au mal et à la mort ne sont pas compréhensibles sans leur lien avec le péché d’Adam et le fait qu’il nous a transmis un péché dont nous naissons tous affectés et qui est " mort de l’âme " (cf. Cc. Trente : DS 1512). En raison de cette certitude de foi, l’Église donne le Baptême pour la rémission des péchés même aux petits enfants qui n’ont pas commis de péché personnel (cf. Cc. Trente : DS 1514).
404 Comment le péché d’Adam est-il devenu le péché de tous ses descendants ? Tout le genre humain est en Adam " comme l’unique corps d’un homme unique " (S. Thomas d’A., mal. 4, 1) Par cette " unité du genre humain " tous les hommes sont impliqués dans le péché d’Adam, comme tous sont impliqués dans la justice du Christ. Cependant, la transmission du péché originel est un mystère que nous ne pouvons pas comprendre pleinement. Mais nous savons par la Révélation qu’Adam avait reçu la sainteté et la justice originelles non pas pour lui seul, mais pour toute la nature humaine : en cédant au tentateur, Adam et Eve commettent un péché personnel, mais ce péché affecte la nature humaine qu’ils vont transmettre dans un état déchu (cf. Cc. Trente : DS 1511-1512). C’est un péché qui sera transmis par propagation à toute l’humanité, c’est-à-dire par la transmission d’une nature humaine privée de la sainteté et de la justice originelles. Et c’est pourquoi le péché originel est appelé " péché " de façon analogique : c’est un péché " contracté " et non pas " commis ", un état et non pas un acte.
405 Quoique propre à chacun (cf. Cc. Trente : DS 1513), le péché originel n’a, en aucun descendant d’Adam, un caractère de faute personnelle. C’est la privation de la sainteté et de la justice originelles, mais la nature humaine n’est pas totalement corrompue : elle est blessée dans ses propres forces naturelles, soumise à l’ignorance, à la souffrance et à l’empire de la mort, et inclinée au péché (cette inclination au mal est appelée " concupiscence "). Le Baptême, en donnant la vie de la grâce du Christ, efface le péché originel et retourne l’homme vers Dieu, mais les conséquences pour la nature, affaiblie et inclinée au mal, persistent dans l’homme et l’appellent au combat spirituel.
406 La doctrine de l’Église sur la transmission du péché originel s’est précisée surtout au cinquième siècle, en particulier sous l’impulsion de la réflexion de S. Augustin contre le pélagianisme, et au seizième siècle, en opposition à la Réforme protestante. Pélage tenait que l’homme pouvait, par la force naturelle de sa volonté libre, sans l’aide nécessaire de la grâce de Dieu, mener une vie moralement bonne ; il réduisait ainsi l’influence de la faute d’Adam à celle d’un mauvais exemple. Les premiers réformateurs protestants, au contraire, enseignaient que l’homme était radicalement perverti et sa liberté annulée par le péché des origines ; ils identifiaient le péché hérité par chaque homme avec la tendance au mal (concupiscentia), qui serait insurmontable. L’Église s’est spécialement prononcée sur le sens du donné révélé concernant le péché originel au deuxième Concile d’Orange en 529 (cf. DS 371-372) et au Concile de Trente en 1546 (cf. DS 1510-1516).
Un dur combat...
407 La doctrine sur le péché originel – liée à celle de la Rédemption par le Christ – donne un regard de discernement lucide sur la situation de l’homme et de son agir dans le monde. Par le péché des premiers parents, le diable a acquis une certaine domination sur l’homme, bien que ce dernier demeure libre. Le péché originel entraîne " la servitude sous le pouvoir de celui qui possédait l’empire de la mort, c’est-à-dire du diable " (Cc. Trente : DS 1511 ; cf. He 2, 14). Ignorer que l’homme a une nature blessée, inclinée au mal, donne lieu à de graves erreurs dans le domaine de l’éducation, de la politique, de l’action sociale (cf. CA 25) et des mœurs.
408 Les conséquences du péché originel et de tous les péchés personnels des hommes confèrent au monde dans son ensemble une condition pécheresse, qui peut être désignée par l’expression de Saint Jean : " le péché du monde " (Jn 1, 29). Par cette expression on signifie aussi l’influence négative qu’exercent sur les personnes les situations communautaires et les structures sociales qui sont le fruit des péchés des hommes (cf. RP 16).
409 Cette situation dramatique du monde qui " tout entier gît au pouvoir du mauvais " (1 Jn 5, 19 ; cf. 1 P 5, 8) fait de la vie de l’homme un combat :
Un dur combat contre les puissances des ténèbres passe à travers toute l’histoire des hommes ; commencé dès les origines, il durera, le Seigneur nous l’a dit, jusqu’au dernier jour. Engagé dans cette bataille, l’homme doit sans cesse combattre pour s’attacher au bien ; et non sans grands efforts, avec la grâce de Dieu, il parvient à réaliser son unité intérieure (GS 37, § 2).
IV. " Tu ne l’as pas abandonné au pouvoir de la mort "
410 Après sa chute, l’homme n’a pas été abandonné par Dieu. Au contraire, Dieu l’appelle (cf. Gn 3, 9) et lui annonce de façon mystérieuse la victoire sur le mal et le relèvement de sa chute (cf. Gn 3, 15). Ce passage de la Genèse a été appelé " Protévangile ", étant la première annonce du Messie rédempteur, celle d’un combat entre le serpent et la Femme et de la victoire finale d’un descendant de celle-ci.
411 La tradition chrétienne voit dans ce passage une annonce du " nouvel Adam " (cf. 1 Co 15, 21-22. 45) qui, par son " obéissance jusqu’à la mort de la Croix " (Ph 2, 8) répare en surabondance la désobéissance d’Adam (cf. Rm 5, 19-20). Par ailleurs, de nombreux Pères et docteurs de l’Église voient dans la femme annoncée dans le " protévangile " la mère du Christ, Marie, comme " nouvelle Eve ". Elle a été celle qui, la première et d’une manière unique, a bénéficié de la victoire sur le péché remportée par le Christ : elle a été préservée de toute souillure du péché originel (cf. Pie IX : DS 2803) et durant toute sa vie terrestre, par une grâce spéciale de Dieu, elle n’a commis aucune sorte de péché (cf. Cc. Trente : DS 1573).
412 Mais pourquoi Dieu n’a-t-il pas empêché le premier homme de pécher ? S. Léon le Grand répond : " La grâce ineffable du Christ nous a donné des biens meilleurs que ceux que l’envie du démon nous avait ôtés " (serm. 73, 4 : PL 54, 396). Et S. Thomas d’Aquin : " Rien ne s’oppose à ce que la nature humaine ait été destinée à une fin plus haute après le péché. Dieu permet, en effet, que les maux se fassent pour en tirer un plus grand bien. D’où le mot de S. Paul : ‘Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé’ (Rm 5, 20). Et le chant de l’‘Exultet’ : ‘O heureuse faute qui a mérité un tel et un si grand Rédempteur’ " (S. Thomas d’A., s. th. 3, 1, 3, ad 3 ; l’Exsultet chante ces paroles de saint Thomas).
EN BREF
413 " Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de la perte des vivants (...). C’est par l’envie du diable que la mort est entrée dans le monde " (Sg 1, 13 ; 2, 24).
414 Satan ou le diable et les autres démons sont des anges déchus pour avoir librement refusé de servir Dieu et son dessein. Leur choix contre Dieu est définitif. Ils tentent d’associer l’homme à leur révolte contre Dieu.
415 " Établi par Dieu dans un état de sainteté, l’homme séduit par le Malin, dès le début de l’histoire, a abusé de sa liberté, en se dressant contre Dieu et en désirant parvenir à sa fin hors de Dieu " (GS 13, § 1).
416 Par son péché, Adam, en tant que premier homme, a perdu la sainteté et la justice originelles qu’il avait reçues de Dieu non seulement pour lui, mais pour tous les humains.
417 A leur descendance, Adam et Eve ont transmis la nature humaine blessée par leur premier péché, donc privée de la sainteté et la justice originelles. Cette privation est appelée " péché originel ".
418 En conséquence du péché originel, la nature humaine est affaiblie dans ses forces, soumise à l’ignorance, à la souffrance et à la domination de la mort, et inclinée au péché (inclination appelée " concupiscence ").
419 " Nous tenons donc, avec le Concile de Trente, que le péché originel est transmis avec la nature humaine, ‘non par imitation, mais par propagation’, et qu’il est ainsi ‘propre à chacun’ " (SPF 16).
420 La victoire sur le péché remportée par le Christ nous a donné des biens meilleurs que ceux que le péché nous avait ôtés : " La où le péché a abondé, la grâce a surabondé " (Rm 5, 20).
421 " Pour la foi des chrétiens, ce monde a été fondé et demeure conservé par l’amour du créateur ; il est tombé, certes, sous l’esclavage du péché, mais le Christ, par la Croix et la Résurrection, a brisé le pouvoir du Malin et l’a libéré... " (GS 2, § 2).
Re: Est-ce que Satan hait Jésus? Et pourquoi?
Publié : mer. 08 juin 2011, 11:46
par PriereUniverselle
Pour Raistlin et Cgs :
Cela ne répond toujours pas à cette rupture qui s'est produite dans l'Ange bon qui ensuite a fait oeuvre mauvaise en devenant Satan et l'homme qui a abusé de la liberté en gonflant son orgueil pour chuter tout deux.
Dieu est parfait, Dieu est amour, c'est une réalité. Dieu reste le vainqueur final.
Quand est-il de sa création ?....Puisqu'elle a le pouvoir de se tromper !.....Puisque elle est imparfaite, elle ne peut qu'être sujette à l'erreur ! Les Anges comme les hommes ! Satan et Adam le démontrent.
Cette absence d'amour , ce manque de confiance, cette altération du bien qui devient mauvais ne peut pas exister dans la création , si Dieu ne le permet pas !
Pour que Satan puisse arriver à son oeuvre de tenter Eve puis Adam à manger de l'arbre de la connaissance, Dieu a laissé faire. Il aurait pu intervenir déjà sur Satan lui même pour qu'il ne puisse pas pécher contre lui ! Il aurait pu intervenir sur Adam et Eve pour qu'il se détroune du Serpent.
Le serpent est une création de Dieu.
Dieu est parfait. Mais sa création est limitée. Les étoiles elles-mêmes y sont soumises. Peut être que la rupture à dose homéopathique en tant qu'agent est nécessaire , c'est ce qui fait que les étoiles se sont formées en galaxies ou explosent. Que la recherche de l'équilibre (les soins médicaux, la guérison, l'amour) après une période de rupture (maladie, déséquilibre, souffrance morale, jalousie, guerre, mort) est le lot de l'humanité sur terre. La création limitée dès sa conception doit appliquer les règles que Dieu a conçues pour elle, sinon la rupture devient si grande qu'elle devient dévastatrice. Dieu ayant pouvoir sur tout. Il a aussi le pouvoir de faire disparaitre le mal (en tant qu'absence de tout ce que vous voudrez ) quand il le voudra.
Re: Est-ce que Satan hait Jésus? Et pourquoi?
Publié : mer. 08 juin 2011, 15:23
par Raistlin
PriereUniverselle a écrit :Cela ne répond toujours pas à cette rupture qui s'est produite dans l'Ange bon qui ensuite a fait oeuvre mauvaise en devenant Satan et l'homme qui a abusé de la liberté en gonflant son orgueil pour chuter tout deux.
Ben si ça y répond : Satan a fait un mauvais usage de sa liberté. Comment se fait-il qu'un tel usage de la liberté était possible ? Hé bien parce qu'il s'agit justement de liberté.
PriereUniverselle a écrit :Dieu est parfait, Dieu est amour, c'est une réalité. Dieu reste le vainqueur final.
Quand est-il de sa création ?....Puisqu'elle a le pouvoir de se tromper !.....Puisque elle est imparfaite, elle ne peut qu'être sujette à l'erreur ! Les Anges comme les hommes ! Satan et Adam le démontrent.
La création, par définition, n’est pas Dieu. Elle est donc sujet aux limites, d’où l’existence du mal physique : si je mets ma main dans le feu, je brûle, parce que le feu pose une limite.
Mais cela ne saurait signifier que le mal moral – qui est le véritable mal – soit une fatalité. En outre, vous confondez erreur et péché. On peut certes commettre une erreur par ignorance, mais c’est bien différent du péché qui est une opposition délibérée à la volonté de Dieu. Ainsi, il est faux de dire que les anges déchus ont commis une erreur, ils ont péché librement et c’est toute la gravité de leur crime.
PriereUniverselle a écrit :Cette absence d'amour , ce manque de confiance, cette altération du bien qui devient mauvais ne peut pas exister dans la création , si Dieu ne le permet pas !
Il est évident que Dieu permet le mal. Mais il n’en est pas l’auteur. La différence est subtile mais importante. Un Dieu auteur du mal serait un être incohérent, cruel et injuste.
PriereUniverselle a écrit : Dieu ayant pouvoir sur tout. Il a aussi le pouvoir de faire disparaitre le mal (en tant qu'absence de tout ce que vous voudrez ) quand il le voudra.
Attention, Dieu n’a pas le pouvoir de faire de ses créatures des êtres parfaits au sens absolu du terme (comme Lui est parfait). Car Lui seul est parfait de cette perfection et faire une créature un être parfait reviendrait à faire un autre Dieu ce qui est absurde (et Dieu ne peut pas réaliser ce qui est absurde). C’est bien pourquoi nous sommes divinisés, non pas par un coup de baguette magique divine impossible, mais par une
participation à la nature même de Dieu. Dieu nous rend parfait en nous unissant à Lui.
Pour le mal, Dieu pourrait certes supprimer le mal de ce monde, mais pas sans détruire notre liberté. Il pourrait certes réordonner notre liberté comme au temps d’Adam et Eve mais cela serait encore un viol de notre liberté : beaucoup ne lui ont rien demandé. C’est tout le sens, selon moi, du Salut : Dieu sauve ceux qui veulent être sauvés. Et à ceux là, Il donne non seulement la vraie liberté mais aussi la gloire d’être participant de sa nature divine.
Je ne sais plus qui disait que l’Univers était une machine à faire des saints. Je trouve ça assez juste.
Re: Est-ce que Satan hait Jésus? Et pourquoi?
Publié : mer. 08 juin 2011, 17:45
par Raistlin
PriereUniverselle a écrit :Qui est l'auteur de la création du mal ?.....C'est une création ! L'ange mauvais avait il se pouvoir de créer le Mal ?
Encore une fois, le mal n'est pas une création. Et oui, l'ange mauvais avait le pouvoir de pécher puisqu'il l'a fait. A moins que vous ne teniez que Dieu l'a fait pécher ce qui est inadmissible.
PriereUniverselle a écrit :Raistlin vous dites que Dieu à donner la liberté !...... Vous le concevez dans votre tête comme un choix entre le bien et le mal ?.....
C'est compliqué car il ne faut confondre liberté et libre-arbitre. Dieu nous a donné la liberté pour nous décider librement à choisir le bien mais le libre-arbitre - qui est de faire n'importe quoi de sa liberté - est aussi présent.
PriereUniverselle a écrit :Doit-on ramener la conception de Dieu à un raisonnement humain ? Je ne crois pas que l'on puisse se comparer à lui !
Vous savez, ce genre de considérations mène à des impasses. En invoquant l’argument que vous mettez en avant, on peut dire n’importe quoi sur Dieu et s’abriter derrière le fait qu’Il soit le Tout-Autre (ce qu’Il est) pour se justifier.
Personnellement, si je crois effectivement que Dieu est le Tout-Autre, incompréhensible pour nos intelligences créées, je crois aussi :
1- Qu’Il nous a révélé des choses sur Lui et qu’on peut les comprendre, au moins dans une certaine mesure (exemple : la Trinité, le fait qu’Il n’est pas l’auteur du mal et le rejette, etc.)
2- Que nous sommes faits à Son image et qu’en tant que tels, nous sommes capables de dire certaines choses sur Lui, même s’il faut rester prudent. En tant qu’image de Dieu, certaines choses en l’Homme sont des reflets de ce qui est en Dieu.
PriereUniverselle a écrit :Nous ne pouvons l'approcher que par son Fils Jésus-Christ qui a prit forme humaine pour nous faire comprendre l'Amour de Dieu pour sa création, et l'Esprit-Saint qui nous accompagne sur notre route humaine.
Jésus a pris forme humaine ? Expression maladroite pour désigner l’Incarnation si vous voulez mon avis.